Hourra l’Oural (épisode 1)

Europe Histoire

« Mais la jeunesse que nous sommes
marche avec l’étoile à son front
non dans le ciel des anciens hommes
mais sur la terre sans patrons »
Louis Aragon, Hourra l’Oural, 1934.

Dans l’entre-deux-guerres, le 1er janvier était traditionnellement l’occasion d’organiser à Paris des matchs internationaux de prestige. Les clubs et les stades se faisaient alors concurrence afin de séduire et d’attirer des spectateurs sans cesse plus nombreux.

En 1926, le programme était particulièrement aguichant : d’une part, un team hybride composé de joueurs des clubs de l’Olympique et du CASG défiait le Sparta Rotterdam au stade Bergeyre à 13 heures, tandis que de l’autre côté de Paris, au stade Buffalo de Montrouge, une entente formée par le Club Français et le Red Star était opposée à partir de 14h15 au Slavia Prague. Champion de Tchécoslovaquie en titre, le club praguois se présentait avec toutes ses vedettes : Frantisek Planicka, Emil Seifert, Josef Silny, Antonin Puc, etc.

Le public parisien, pourtant, donna sa préférence à un autre match, qui était alors un événement aussi mystérieux que passionnant : au stade Pershing, une équipe de la Fédération sportive du travail (FST) rencontrait une sélection moscovite. En somme, comme l’écrivait L’Auto, « le match d’aujourd’hui marquera la reprise des relations entre la France et la Russie. »

Ainsi, l’occasion s’offrait enfin de voir à l’œuvre les footballeurs soviétiques sur les pelouses de France. A ce titre, l’événement fut largement relayé par la presse, aussi bien par L’Humanité que par Le Figaro ou Le Miroir des sports. Et la foule vint en masse, « des milliers de travailleurs de la région parisienne – 20 000 au moins », croit savoir L’Humanité du lendemain. Moitié moins, selon L’Auto…

Vêtus de rouge, brandissant un drapeau rouge, après avoir chanté l’Internationale, les Soviétiques donnèrent la leçon aux Français : 5-0, score final. Sans forcer. Et la presse spécialisée de noter l’adresse et l’intelligence des Moscovites, mais aussi leur lenteur. Toutefois l’essentiel n’était pas là, et L’Humanité avait en effet raison de conclure que cette manifestation fut une « bonne journée de propagande pour la Fédération sportive du travail. »

Les footballeurs de la FST, ce 1er janvier 1926. Accroupi, au centre, le Hongrois Gusztáv Sebes, alors employé chez Renault et qui fut, de 1949 à 1957, le sélectionneur du célèbre Onze d’or.

Elle avait en revanche tort, ou elle cherchait à abuser son lectorat, lorsqu’elle affirmait que les joueurs soviétiques n’étaient que de simples sportifs ouvriers. Si le Conseil suprême de la culture physique de l’URSS –  qui avait organisé la venue des Soviétiques en France – avait effectivement cherché à atténuer la portée politique de l’événement, il n’en demeurait pas moins que six des dix-neuf membres de la délégation étaient encartés au Parti communiste. Le capitaine Artemev, membre du Komsomol, était le seul joueur autorisé à s’adresser à la presse.

La communication était principalement assurée par Seredkin, membre du Conseil suprême de la culture physique, et responsable de la délégation. La veille du match, il accorda un entretien d’une heure et demi à L’Auto dans sa chambre d’hôtel. Peu satisfait de certaines retranscriptions du journaliste, il demanda et obtint que des corrections et des précisions fussent publiées le 4 janvier. Bref, rien ne fut laissé au hasard : la rencontre devait donner de l’URSS et du sport soviétique une image positive, servir sa propagande.

Arrivés en France le 28 décembre, les Soviétiques furent autorisés à rester sur le territoire jusqu’au 18 janvier. Après la démonstration de Paris, ils se produisirent deux jours plus tard à Saint-Denis, toujours en compagnie de membres de la FST. Saint-Denis était alors le fief de Jacques Doriot, le président des Jeunesses communistes qui avait œuvré au noyautage de la FST. Puis, le 10 janvier, les Soviétiques se rendirent sur le terrain de Schiltigheim pour rencontrer une sélection de la FST d’Alsace-Lorraine. Elle aussi d’obédience communiste, mais particulièrement puissante et bien structurée, la FST-AL était indépendante de la FST. Tout au long de la tournée, Seredkin et Artemev multiplièrent les prises de parole et les conférences, principalement à destination de la presse communiste.

Propager la révolution par le sport

« Avec le football, particulièrement, le jeune homme apprend la nécessité de l’effort individuel mis au service d’une collectivité ».
Jean Varenne, L’Humanité, 29 mars 1910.

Si le sport ouvrier était déjà largement développé en Autriche ou en Allemagne (Alsace y compris) à la fin du XIXe siècle, il ne naquit véritablement en France qu’en 1907 avec la création de l’Union sportive du Parti socialiste par des militants de la SFIO.

Longtemps, en effet, le socialisme et le mouvement ouvrier français étaient restés réticents vis-à-vis de la pratique sportive. Mais ses vertus hygiénistes et récréatives, ainsi que sa capacité de mobilisation politique et revendicative, se firent progressivement jour. Face au sport « bourgeois », avec ses dérives mercantiles et chauvines, sa passion pour la performance, le sport ouvrier entendait incarner un autre idéal. En somme, la lutte des classes devait aussi passer par le sport.

Néanmoins, à la veille de la Première Guerre mondiale les clubs ouvriers ne rassemblaient que 3 à 4 000 adhérents, alors que les grandes fédérations omnisports en comptaient plus de 150 (la FGSPF, catholique) ou 200 000 (l’USFSA, laïque). Bref, autant dire que dans le paysage sportif français ils ne pesaient rien, et qu’ils étaient très loin de leur objectif de rassembler l’ensemble des ouvriers.

Au sortir de la guerre, le sport ouvrier n’échappa pas aux soubresauts nés de la Révolution d’Octobre. Dans un premier temps, la nouvelle FST – ainsi baptisée en 1919 – résista à la division du socialisme français au congrès de Tours (1920). Mais la stratégie de prise de contrôle opérée par les communistes aboutit à l’adhésion de la FST à l’Internationale rouge sportive (IRS) en 1923.

Vue générale de la salle du congrès de Tours (1920), actant la séparation entre socialistes et communistes.

Pilotée par Moscou, l’IRS se pensait comme une branche du Komintern. Elle affirmait ainsi, sans ambages, ses ambitions révolutionnaires : « chaque sportif ouvrier doit être un soldat de la révolution mondiale », proclama-t-elle lors de son troisième congrès en octobre 1924.

De leur côté, les socialistes fondèrent l’Union des sociétés sportives et gymniques du travail (USSGT) en 1925 et ils rallièrent l’Association socialiste internationale d’éducation physique (ASIEP) – qui devint en 1928 l’Internationale sportive ouvrière socialiste (ISOS). De tendance réformiste, c’est elle qui organisa notamment les Olympiades ouvrières de Francfort (1925) et de Vienne (1931). Une querelle idéologique, sur fond de pratique sportive, s’ouvrait alors entre la FST et l’USSGT en France, entre l’IRS et l’ISOS à l’échelle européenne.

Le sport au service de la diplomatie

« L’idée de la neutralité du sport, écrivait un jour notre camarade Doriot, est aussi peu réelle que celle de l’athéisme du pape. »
Paul Guitard, L’Humanité, 25 avril 1929.

C’est dans ce contexte qu’il faut placer le match du 1er janvier 1926. Par l’intermédiaire du sport, les dirigeants soviétiques entendaient effectivement promouvoir « l’internationalisme prolétarien » et générer un courant de sympathie à l’égard de l’URSS – singulièrement dans des disciplines, comme le football, où les Soviétiques se savaient souverains.

Néanmoins le sport, en France comme en URSS, était à la traîne des relations internationales. Il ne fut jamais – pendant toute l’entre-deux-guerres – à l’origine des rapprochements ou des tensions, mais il les illustra, il les mit en scène, il en fut la vitrine.

La France refusa d’abord de reconnaître la réalité du nouveau gouvernement bolchevique en Russie. Les relations officielles furent coupées dès novembre 1917, mettant ainsi un terme à l’alliance concrétisée en 1893. L’abandon de la doctrine de la révolution mondiale au profit de celle du « socialisme dans un seul pays », en 1924, ouvrit cependant la voie à de nouvelles relations entre les deux pays.

La victoire du Cartel des gauches aux élections législatives, et la nomination d’Edouard Herriot comme président du Conseil, favorisa ce rapprochement. Herriot, qui avait effectué un séjour favorable en URSS en 1922, avait en effet fait campagne notamment sur la reconnaissance du nouveau régime. Du côté français, cette reconnaissance servait un double objectif : obtenir le remboursement des fameux emprunts russes et, surtout, renouer le contact avec une puissance qui s’était dangereusement rapprochée de l’Allemagne en signant avec elle le traité de Rapallo (1922).

Edouard Herriot (à gauche) et Ramsay MacDonald, Premier ministre du Royaume-Uni, en gare de Genève le 6 septembre 1924.

Officielle le 28 octobre 1924, la reconnaissance de l’URSS par la France permit donc de nouveaux échanges et favorisa les circulations sportives. Si les sportifs soviétiques invités par la FST à sa troisième Fête fédérale – organisée du 12 au 14 juillet 1924 pour faire pièce aux Jeux olympiques se déroulant alors à Paris – furent refoulés faute de visas, la délégation venue d’URSS put donc entrer en France le 28 décembre 1925.

Pour les dirigeants soviétiques, les buts de cette diplomatie sportive étaient clairs : montrer à l’international le prestige national et les acquis du modèle communiste ; renforcer les relations diplomatiques qui permettraient de garantir la sécurité de l’URSS ; enfin, autant que possible, susciter un courant de sympathie à l’égard de la « patrie des travailleurs ». Soixante ans plus tard, Constantin Jiboijdov, membre de l’équipe moscovite, se souvenait encore des émotions ressenties à la fin du match : « l’arbitre n’avait pas eu le temps de siffler la fin de la rencontre que le terrain fut envahi par une véritable marée humaine. Chacun voulait serrer la main d’un joueur soviétique, lui taper sur l’épaule, lui témoigner sa sympathie. » Décidément, même au-delà du rectangle vert, c’était partie gagnée pour les Soviétiques.

L’événement resta pourtant longtemps sans lendemain puisque, très vite, les relations entre les deux pays se tendirent. D’une part, la chute du Cartel en juillet 1926 ramena Raymond Poincaré – et la droite – au pouvoir. D’autre part, l’ambassadeur soviétique à Paris Christian Rakovski déclencha une violente crise diplomatique à partir du mois d’août 1927 en signant un manifeste qui appelait le prolétariat des pays capitalistes à se ranger du côté de l’URSS en cas d’agression de celle-ci.

Le manifeste de Rakovski anticipait, d’une certaine façon, la tactique « classe contre classe » rendue officielle l’année suivante : les puissances capitalistes furent à nouveau vues comme des ennemies de l’URSS dont elles préparaient l’invasion. Afin de s’en prémunir, les communistes européens devaient donc combattre l’ensemble des forces politiques de ces pays, y compris les sociaux-démocrates qui furent alors affublés du qualificatif de « sociaux-fascistes ».

Dans ces conditions, la venue de footballeurs soviétiques à Paris en avril 1928 fut annulée – les dirigeants français y voyant par trop une manifestation de propagande en faveur d’une puissance désormais sinon ennemie, du moins distante. Pour les mêmes raisons, les autorités françaises n’autorisèrent pas les sportifs de la FST à se rendre à la Spartakiade de Moscou au mois d’août.

Ils furent néanmoins 24 – hommes et femmes – à effectuer le voyage illégalement, après un périple en train et en bateau. Sur place, ils retrouvèrent près de 4 000 sportifs soviétiques et plus de 600 venus de toute l’Europe et d’Uruguay. D’abord pensée pour démontrer les progrès de la culture physique en URSS, la Spartakiade de Moscou était aussi une réponse du sport communiste aux Jeux olympiques d’Amsterdam – qui venaient de se terminer – et une démonstration de solidarité internationale avec l’URSS au moment même où le congrès du Komintern entérinait la tactique « classe contre classe ». Une fois encore, le sport illustrait la politique. Le message était clair : les vigoureuses jeunesses communistes étaient prêtes à se dresser face aux capitalistes pour défendre l’URSS menacée d’agression.

Littérature

– Pierre Arnaud et James Riordan, dir., Sport et relations internationales (1900-1941), L’Harmattan, 1998.
– Jean-Pierre Azéma, 1940 l’année noire, Fayard, 2010.
– Paul Boulland, « France-URSS 1926 : un match très politique », theconversation.com, 16 janvier 2018.
– Sophie Cœuré, La grande lueur à l’Est (les Français et l’Union soviétique, 1917-1939), CNRS éditions, 1999.
– Mickaël Correia, Une histoire populaire du football, La Découverte, 2018.
– Péter Csillag, « Népsport : Párizs vad Nomádja », nemzetisport.hu, 22 janvier 2026.
– Yannick Deschamps, La diplomatie sportive entre la France et l’URSS des années 1920 à l’année 1991, thèse de doctorat en histoire contemporaine, Université de Strasbourg, 2020.
– Paul Dietschy, Histoire du football, Perrin, 2014.
– Sylvain Dufraisse, Les héros du sport (une histoire des champions soviétiques, années 1930-années 1980), Champ Vallon, 2019.
– André Gounot, Les mouvements sportifs ouvriers en Europe (1893-1939), Presses universitaires de Strasbourg, 2016.
– Fred Kupferman, Au pays des Soviets (le voyage français en Union soviétique, 1917-1939), Gallimard, 1979.
– Nicolas Ksiss, La FSGT, du sport rouge au sport populaire, La ville brûle, 2014.
– Adrien Morvan, « Retour sur le premier championnat d’URSS, aux origines du football soviétique », footballski.fr, 25 mai 2015.

19 commentaires pour "Hourra l’Oural (épisode 1)"

  1. Verano82 dit :

    Toujours fouillés, les papiers du bobby. Au milieu des années 20, on comprend que le foot participe à la normalisation des relations avec l’URSS et sert la propagande communiste. Les Olympiades populaires de Barcelone en 1936 participent-elles du même mouvement de propagande soviétique ou est-ce plutôt une sorte de réflexe antifasciste pour tenter de protéger les Fronts populaires français et espagnol ?

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    1. bobbyschanno dit :

      L’Olimpiada popular s’inscrit dans le mouvement antifasciste mais n’a partie liée ni avec l’URSS, ni avec l’IRS, ni avec l’ISOS. Elle est organisée par un comité local, pour faire pièce aux Jeux nazis de Berlin.

      L’IRS organisait ses compétitions : Spartakiades de Moscou (1928) et de Berlin (1931), Rassemblement populaire de Paris (1934). L’ISOS organisait aussi les siennes : Olympiades ouvrières de Francfort (1925), Vienne (1931) et Anvers (1937). J’en parle dans la deuxième partie.

      Le foot, et plus généralement le sport, fut effectivement mis au service de la diplomatie culturelle de l’URSS, mais aussi de la France.

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  2. Khiadiatoulin dit :

    Ça me fait penser à Deng Xiaoping qui affirmait avoir assisté à la finale des Jeux Olympiques 1924 à Paris, entre l’Uruguay et la Suisse, pendant qu’il était ouvrier en France.

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    1. bobbyschanno dit :

      Excellent !
      Je fus confondu de découvrir Sebes, qui parle donc de cet épisode parisien dans son autobiographie. Le site hongrois mentionné en littérature en parle abondamment.

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    2. Verano82 dit :

      Quand il travaillait à côté Montargis – la Venise du Gâtinais pour faire plaisir à Alex – chez Hutchinson, fabricant de pneus.

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  3. Khiadiatoulin dit :

    Josef Silny viendra jouer en France, à Nîmes.

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    1. bobbyschanno dit :

      Grande vedette du football tchécoslovaque de la deuxième moitié des années 20 et de la première moitié des années 30.

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  4. Khiadiatoulin dit :

    Ah, c’est certain que l’idée de neutralité, Doriot n’y croit pas.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Me demande ce que aurait donné L’URSS dans les compétitions des années 30 ?

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      1. AlphaBet17 dit :

        Difficile à dire.

        D’un côté, ils impressionnent par moments grâce a leur collectif et leur technique mais de l’autre, leur football semble lent et tactiquement, il est déjà totalement anachronique.

        En 1938, toutes les équipes soviétiques, sauf deux, jouent encore dans une pyramide parfaitement académique.

        Certes, le foot soviétique pousse ce concept plus loin que le reste du monde, qui passe au W-M, mais je pense que si ils auraient fait grosse impression contre les équipes les plus faibles, la première opposition sérieuse aurait balayé la Sbornaia.

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      2. Khiadiatoulin dit :

        Merci et je ne comprends pas que l’URSS ait accepté aussi tard de participer aux compétitions européennes de clubs en foot, alors qu’au basket, elle a participé dès le départ et que sa sélection de foot est présente dans les compétitions dans les années 50 également ? Pourquoi ce veto avec les clubs ?

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      3. bobbyschanno dit :

        J’en parle dans la deuxième partie et corrobore largement les infos d’Alpha.
        Maurice Pefferkorn plaçait le football soviétique quelque part entre la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, donc dans un deuxième wagon européen.
        Effectivement, dans le meilleur des cas et sauf surprise, ça allait chercher un deuxième tour en Coupe du monde, guère plus.

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      4. bobbyschanno dit :

        Les Soviétiques ne participent qu’à condition d’être sûrs de gagner, ou au moins de figurer très honorablement. Question de prestige national.
        Sans doute se sentaient-ils plus en confiance en basket qu’en foot ? Cela s’est-il confirmé ou bien les clubs soviétiques de basket ont-ils été ridicules ?

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      5. Khiadiatoulin dit :

        Au basket, dès les années 50, l’URSS est dominante que ce soit en club ou en sélection. Le Real se débrouille, les Yougos sont abonnés aux places d’honneurs en sélection dans les années 60, avant de devenir le véritable rival de l’URSS, à partir du titre mondial 70. Par la suite, ce sera une lutte à mort.

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      6. Khiadiatoulin dit :

        Au basket, en Euroleague ou C1 à l’époque, les 6 premiers titres sont pour les soviétiques. 3 pour Riga, avec le premier géant du basket européen, Krunins, 2 pour le CSKA et même un titre pour Tbilissi.

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      7. bobbyschanno dit :

        Tu as donc la réponse à ta question.

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      8. Khiadiatoulin dit :

        Alors pourquoi ils ont participé au foot en sélection ? Les débuts sont plutôt bons, le titre olympique 56 et l’Euro 60 mais c’était pas gagné.

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      9. bobbyschanno dit :

        Aux Jeux, ils jouent contre des amateurs. Ensuite, contre les professionnels, ils avaient peut-être plus confiance en la sélection…

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      10. bobbyschanno dit :

        La sélection gagne l’Euro 1960, va en finale en 64, les Soviétiques sont dragués par l’Ouest (ballon d’or pour Yachine), même Franco les tolère en Espagne…
        Logiquement, en 65, ils envoient une équipe en C2 puis, en 66, une en C1. Ils se sentent en confiance, convaincus de bien figurer.

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