Répondre à : Europe du Passé

#5547
bobbyschanno
Modérateur

J’ai vu aussi passer des choses sur la résistance de Donnenfeld. Jusqu’à l’été 43, il est à Marseille. Ensuite, au début de l’été, il rejoint Weiskopf (qu’il connaissait de l’Hakoah et de l’OM) à Annecy. Mais ça ne dure pas : Weiskopf joue son dernier match pour Annecy le 25 ou le 26 septembre.

Donnenfeld part avec lui, mais ils ne vont pas en Suisse. Apparemment, ils vont dans le Vexin. Une semaine après la libération de Paris, Weiskopf est déjà sur les terrains du Red Star ! C’est donc possible que, Donnenfeld étant dans le Vexin en gros d’octobre 43 à août 44, il ait alors joué un rôle de renseignement auprès des Anglais.

Toujours main dans la main, les deux compères jouent ensuite pour le Red Star de 44 à 46. Avec Simonyi, avec lequel Weiskopf gèrent un resto. Donnenfeld tient un bar. En 46, Weiskopf devient entraîneur-joueur du Maccabi de Paris, au moins jusqu’en 49. Donnenfeld joue quelques matchs avec le Maccabi à l’été 46, notamment une tournée à Wien. Là, leurs chemins se séparent.

Weiskopf reste en région parisienne. Il est Français, marié, a un premier enfant né fin 38 (il a 3 mois lors de la seule sélection de Weiskopf le 16 mars 1939) et en aura un deuxième en 50. Il meurt à Neuilly en 96.

Donnenfeld, lui, tente l’aventure de la Dimayor en 49. Il n’est pas Français et je ne suis pas sûr qu’il ait une famille. En tout cas, j’imagine que c’est le cas : avec une femme et des gosses, difficile d’imaginer une telle aventure en Colombie ! Mais je ne sais pas ce qu’il a fait entre 46 et 49… En tout cas, il n’a pas oublié la France. En 52, il passe une annonce pour recruter des arbitres français. Il se fait alors appeler Federico Donnenfeld !

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 année par bobbyschanno.