Pour le mois d’août, Pinte de Foot passe à l’heure d’été et vous replonge dans l’ambiance des magazines estivaux. Jeux, conseils et enquêtes évidemment fouillées, c’est la Pinte d’été, rafraîchissante et houblonnée tout juste comme il faut.
Comme chacun le sait, la bière et le football sont indissociables. Mais ta consommation de houblon en révèle bien plus sur ta personnalité que tu ne le crois. Petit tour d’horizon.
Tu regardes surtout les grosses affiches. Tu affirmes à qui veut l’entendre que tu suis le « football européen ». En réalité, tu regardes la Ligue des champions à partir des quarts de finale et tu oublies aussitôt qui a joué. Pour toi, le football est très simple : il y a 22 types qui courent derrière un ballon, de temps en temps quelqu’un marque, ça met l’ambiance et c’est l’occasion de se resservir. Supporter un club, ça te dirait bien, mais tu ne sais pas comment tu réagirais si ton équipe venait à perdre un match. Dans le doute, tu préfères t’abstenir.
Tu as joué au football dans ta jeunesse et tu te rappelles que ton coach parlait toujours des fondamentaux. Ça t’est resté, tu penses 4-4-2 et tu ne peux pas croire qu’un autre système tactique puisse être plus performant. Le 4-4-2, c’est du solide, ça permet d’avoir un avant-centre et un autre attaquant en soutien, à côté ou bien derrière lui, tu ne sais plus trop, toujours est-il que seulement l’un d’entre eux est avant-centre, c’est bobby qui te l’a dit et comme il sait beaucoup de choses tu l’écoutes sagement.
Dans le football, ce que tu préfères ce ne sont pas les buts mais c’est la sueur, les tacles et les contacts virils. Pour toi, le match idéal se dispute sous une pluie battante, avec des joueurs dépourvus de technique mais adeptes d’un kick and rush qui fait la part belle aux duels aériens à la limite de la sportivité. Tu es nostalgique de ce football un peu bourrin mais dans le fond si naturel et tu regrettes qu’on demande aux gardiens actuels de savoir jouer avec leurs pieds.
Tu es toujours celui qui rappelle aux autres l’importance d’être fair-play et de respecter l’arbitre, quoi qu’il arrive. Tu te lèves même quand l’adversaire marque car tu apprécies le beau jeu avant tout. Tu aimes l’expression « corner intéressant » et tu ne comprends pas les critiques envers Christian Janpierre. Comme les supporters japonais en déplacement, tu nettoies ta place en quittant le stade et tu pousses le vice en faisant pareil au bar. Tes amis te trouvent chiant mais ils sont bien contents quand tu leur tends ta boîte à outils impeccablement rangée le jour où ils en ont besoin.
Tu es le garant de la tradition. Tu parles toujours de Coupe d’Europe des clubs champions, tu ne jures que par le WM et tu évoques la Coupe des coupes avec plus de nostalgie que quand tu parles de tes regrettés grands-parents. Incollable sur le football d’avant l’arrêt Bosman, tu es l’utilisateur qui a ajouté le plus de vidéos sur Footballia.
Pour toi, le foot, c’est d’abord de l’analyse. Heat map, expected goals, half spaces, la data c’est ton dada et tu ne rates jamais une occasion de le rappeler à ton entourage, en franglais bien évidemment. Tu ne peux pas te contenter d’apprécier quelque chose sans ajouter un commentaire très précis pour étaler ta science, c’est plus fort que toi. Tu as déjà tenté des défenses à 2 dans Football Manager, juste pour voir ce que ça donne, et tu es persuadé que tu trouveras la prochaine révolution tactique avant les autres.
Le foot est avant tout une question d’émotions. De pure adrénaline. Dribbler. Feinter. Passer. Frapper. La qualité du jeu n’a pas d’importance, seule compte l’intensité. Tu étais fan de Jürgen Klopp avant même qu’il ne devienne connu. Au stade, tu te lèves dès que le ballon passe le rond central, persuadé que ça va le faire, cette fois-ci. Quand une action échoue, tu ne fais aucun effort pour retenir tes cris de frustration et il t’est déjà arrivé de te faire virer du bar et d’avoir été obligé de regarder la fin du match depuis la terrasse, sous la pluie, mais tu ne t’en es même pas rendu compte.
Tu aimes aller à contre-courant. La coupe d’Europe, pour toi, se termine en août lorsque les barrages prennent fin. Le reste n’a aucun intérêt, en revanche tu profites de ton temps libre le reste de la saison pour t’intéresser à des championnats que les autres qualifient de mineurs. Tu peux réciter dans l’ordre la liste des vainqueurs de la Liga Bantrab et tu es le seul qui avait vraiment vu l’Ouzbékistan jouer avant la Coupe du monde 2026.
La vie est une question de choix et tu ne t’embêtes plus à expliquer les tiens. Tu applaudis les latéraux inversés et les raumdeuters et tu défends ton point de vue bec et ongles. Tu t’identifies beaucoup à Christophe Dugarry à la Coupe du monde 1998, un autre génie incompris. Tu roules en Fiat Multipla.
Forcément, chaque semaine ça change. C’est toujours le nom d’une micro-brasserie que tu oublies aussitôt, l’important c’est que c’est un produit régional fait avec des produits locaux, ça vient du terroir, pas plus de 30 kilomètres de là. C’est la micro-brasserie la plus proche du stade où tu mets les pieds, et comme tu es dans un stade différent chaque week-end, tu n’as aucune chance de te souvenir du nom.
Dans la vie, il faut parfois savoir avaler des couleuvres. C’est ton mantra à chaque fois que tu es chargé de conduire après le match et tu te demandes systématiquement si toute ta vie est déjà devenue aussi fade que ta boisson ou s’il te reste encore une chance d’y échapper. Tu as peur d’avoir déjà échoué car tu as acheté un SUV pour ne rouler qu’en ville, tu gardes tes chaussettes quand tu mets tes sandales et, l’hiver dernier, tu t’es surpris à goûter une tisane et à trouver ça bon.
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« c’est bobby qui te l’a dit »
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Hey, il n’y a pas que la bière en été ! Alors P2F vous propose sa sélection de rosés pour bien finir l’été. Oui, oui, de rosés, car il est désormais possible de trouver des choses buvables à des prix raisonnables.
Château la Verrerie, Luberon, bio, 13€
Sortez de la piscine, admirez les ocres autour de vous, installez vous à l’ombre de vieilles pierres et rafraîchissez vous avec ce Luberon sans prétention, un vin de Provence frais et fruité à partager avec des amis.
Château Laur, Malbec rosé, Côtes du Lot, 9€
Vous craignez d’être assommé par un vin né des soleils brûlants du Quercy, vous avez en tête les Cahors d’antan 100% malbec ? Oubliez vos préjugez, on peut faire un rosé frais et sec avec le cépage local. Ce Château Laur sera parfait avec des viandes grillées (sur la plancha, pas de barbecue avec cette sécheresse, malheureux !).
Domaine Peretti della Rocca, Cuvée Jules, 22€
Pour finir, faites vous plaisir avec un rosé de gastronomie corse, frais et délicatement épicé, élevé à proximité de Figari. Une valeur sûre même si nous lui préférons les blancs 100% vermentinu.
22 balles pour un rosé…
Le rosé, c’est à boire avec des glaçons, juste pour se bourrer la gueule. 2 balles la bouteille, un bouchon qui se tourne, c’est bien comme ça !
Vous êtes des ouftis !
Hé ho ici c’est Pinte d’été, pas Verre à pied d’été !
La Stout me va à merveille, rien à redire.
Si ce n’est que le kick’n rush était au fond bien plus cérébral qu’on ne croirait, éhéh.
Ca existe, des bières fumées en République Tchèque? Je n’en ai vu, et forcément bu, qu’en Franconie – or vu que les CZ sont juste à côté..??
Et ajouter qu’il fallait une sacrée technique pour jouer comme bien des Anglais parvenaient à le faire sur des pelouses détrempées!
Ce surtout à considérer que l’ADN de leur jeu : c’était la vitesse.. C’étaient pas des peintres.
Non, pas de bières fumées en Tchéquie (ou alors seulement des trucs très confidentiels). En Tchéquie c’est la pils avant tout, les fondamentaux. Un lager de temps en temps et ensuite des IPA comme partout.
Concernant le kick and rush, si ça a si bien marché pendant si longtemps, c’est que c’était forcément moins primitif que ça en a l’air de loin. Mine de rien savoir doser un long ballon ça demande une sacrée technique, pas un truc pour faire « ich ich » en faisant des passements de jambe…
Les Anglais pratiquaient un football pragmatique, dénué de chichis inutiles. Ce qui s’est visuellement traduit par une forme de sobriété..que d’aucuns ont assimilée à de la pauvreté technique. Mais il fallait savoir le faire, ce qu’ils faisaient sur des pelouses pareilles..et à du 100 à l’heure svp, c’est là que c’est impressionnant.
Je ne vois pas la Cruzcampo, je suis déçu… Je rigole, ça vaut rien comme bière.