Et si le foot avait son « Field of Dreams » ?

Moteur... Action

Il y a quelque chose d’étrange dans la manière dont le cinéma traite le sport. La boxe a Raging Bull, Rocky, Million Dollar Baby. Le football américain a Any Given Sunday, Remember the Titans, Friday Night Lights. Le baseball, à lui seul, a généré une mini-industrie de chefs-d’œuvre dont Bull Durham, Le Meilleur, Moneyball, et surtout Field of Dreams, film culte de 1989 porté par Kevin Costner. Le football, le vrai, celui qu’on joue au pied, celui qui rassemble la moitié de la planète chaque week-end n’a rien d’équivalent. Quelques rares réussites isolées, beaucoup de téléfilms oubliables, et surtout une absence criante de grand film fondateur, de celui qu’on regarde en boucle un dimanche pluvieux. Pourquoi ce vide, alors que le sport le plus populaire du monde regorge d’histoires plus riches, plus tragiques, plus universelles que n’importe quel autre (ce site en étant le plus bel exemple) ?

Pour le prouver, faisons un exercice de pensée un peu long, mais qui vaut la peine qu’on s’y attarde : et si le classique Field of Dreams avait été consacré non pas au baseball mais au football ? Pour que la démonstration porte vraiment, il faut d’abord que je vous raconte le film original en détail car j’ose penser que beaucoup d’entre vous n’ont jamais entendu parler de ce classique américain.

Field of Dreams | Rotten Tomatoes

Attention Spoilers

Ray Kinsella (incarné par Kevin Costner) est fermier dans l’Iowa. Un soir d’été, en marchant dans son champ de maïs, il entend une voix qui lui murmure une phrase énigmatique : « Si tu le construis, il viendra. » Personne d’autre ne l’entend. La nuit suivante, une vision s’impose à lui : un terrain de baseball, en plein milieu de ses cultures.

Ray n’est pas un homme religieux ni particulièrement mystique. Mais il porte en lui un poids bien précis. Enfant, son père, grand fan de baseball, lui racontait sans cesse l’histoire de son idole, Shoeless Joe Jackson, l’un des meilleurs frappeurs de l’histoire du jeu, banni à vie en 1919 pour avoir participé au trucage des World Series avec sept autres coéquipiers des Chicago White Sox. Un scandale si retentissant qu’on a surnommé l’équipe les « Black Sox ». Ray, adolescent en pleine rébellion contre son père, avait un jour claqué la porte de sa famille, disant à son père qu’il ne pourrait jamais apprécier un homme dont l’idole était un tricheur (Shoeless Joe). Son père est mort plus tard, sans que jamais ils n’aient pu se réconcilier. Ray porte cette culpabilité comme une plaie jamais refermée et contre l’avis de tous et contre toute logique financière, Ray rase une partie de sa récolte de maïs pour construire ce terrain de baseball. Le village et sa belle famille le prennent pour un fou mais il peut compter sur le soutien de sa femme Annie et de sa fille Karin.

Un soir, un homme apparaît sur le terrain : Shoeless Joe Jackson lui-même, jeune, en uniforme, venu jouer. Il est bientôt rejoint par d’autres joueurs des Black Sox, tous bannis, tous morts depuis longtemps, tous ravis de pouvoir enfin rejouer. Une seconde voix résonne bientôt dans la tête de Ray : « Apaise sa douleur. » Après une enquête, Ray comprend qu’il s’agit de Terence Mann, un écrivain reclus (inspiré de J.D. Salinger) qui fut, dans les années 1960, une figure majeure de la contestation et de la contre-culture. Un auteur radical, engagé, adulé d’une génération, avant de disparaître complètement de la vie publique, dégoûté par la récupération commerciale de tout ce en quoi il croyait. Ray part le retrouver à Boston et l’embarque dans cette quête improbable. Lors d’un match de baseball auquel ils assistent ensemble, le tableau d’affichage du stade leur adresse un message mystérieux qui les renvoie vers un troisième homme : « Moonlight » Graham, un joueur qui n’a eu, en 1905, qu’une seule apparition en professionnel avec les New York Giants. Un match où il dispute une poignée de minutes en défense, sans jamais avoir eu la chance de frapper une seule balle. Une déception qui le verra prendre sa retraite et entamer des études de médecine pour devenir un medecin respecté dans une petite ville du Minnesota. Malheureusement, une fois sur place, Ray et Terence apprennent que le docteur Graham est mort depuis plusieurs années. Déçus, ils reprennent la route de nuit. Mais c’est alors que Ray, seul au volant, croise un jeune auto-stoppeur qui se présente comme… Archie Graham, le même homme, mais jeune, tel qu’il était avant de quitter le baseball. Ils comprennent qu’ils viennent de croiser un fantôme, une version du docteur revenue le temps d’une nuit à l’âge de ses rêves inaccomplis. De retour en Iowa, le jeune Archie Graham se matérialise sur le terrain et obtient enfin sa chance : il joue, il frappe, il vit ce qu’il n’avait jamais pu vivre.

Who Was J. D. Salinger? | The New Yorker
J.D. Salinger

Pendant ce temps, la ferme des Kinsella est menacée de saisie par la banque, et le frère d’Annie mène une véritable croisade pour convaincre le couple de vendre. Inquiet de les voir s’extasier devant un terrain de baseball sur lequel ils semblent les seuls à voir des joueurs. Sous le conseil de sa fille qui lui dit que les gens viendront et paieront pour voir les matchs, Ray refuse l’ultime proposition. Une dispute éclate entre les deux hommes et la petite Karin, perchée sur les gradins de fortune, tombe et commence à s’étouffer. Archie Graham, pour la sauver, doit alors franchir la ligne qui sépare le terrain du monde réel, ce qui signifie redevenir instantanément un vieil homme, perdant à jamais sa chance de rejouer, mais retrouvant ses mains de médecin le temps de sauver la fillette. Il choisit la vie de l’enfant plutôt que son rêve. Et c’est à ce moment-là que les hommes sur le terrain se révèlent au frère d’Annie et au reste du monde. Shoeless Joe s’approche et fait une proposition à Terence, venir avec eux. Il accepte et s’avance vers le champ de maïs et disparaît avec les fantômes des joueurs, dans une scène qui laisse entendre qu’il va enfin écrire de nouveau, inspiré par ce qu’il vient de vivre.

Ray se retrouve maintenant seul face à Shoeless Joe Jackson sur le terrain, quand un jeune receveur apparait et s’entraine dans un coin. Joe répète à Ray le message du début du film « Si tu le construis, il viendra » et disparait dans le maïs. Ray comprend alors qu’il s’agit de son propre père, John Kinsella, ressuscité dans la fleur de l’âge, à l’époque où lui-même n’était pas encore né. Ray obtient enfin la réconciliation qu’il n’a jamais pu avoir de son vivant. La toute dernière réplique du film, devenue culte, est la question que Ray pose à son père : « Papa… tu veux qu’on fasse une balle ensemble ? » Le film se referme sur un plan aérien : une file de phares de voitures s’étirant à perte de vue dans la nuit, des centaines de familles venues de loin pour payer et voir, enfin, ce terrain que plus rien ne semblait justifier.

Old Trafford à l’aube de Field of Dreams

C’est cette architecture précise, un homme hanté par l’histoire de son père, une injustice sportive vieille de plusieurs décennies, un écrivain qui a renoncé au monde, un joueur oublié dont la vie a basculé ailleurs qu’il faut maintenant transposer, pièce par pièce. Et ça tombe bien, car une affaire de match truqué similaire a secoué l’Angleterre en 1915. Alors que la Première Guerre mondiale s’intensifie, Liverpool et Manchester United s’affrontent le jour du Vendredi saint. Liverpool n’a plus rien à jouer dans un championnat ou il sait déjà qu’il finira dans le ventre mou. Pour Manchester, c’est différent. Les Mancuniens ont besoin de points car ils sont à lutte avec Chelsea, Bolton et Tottenham pour éviter la relégation. Et c’est dans ce cadre que certains joueurs des deux clubs vont s’arranger pour orchestrer une victoire d’United.

Nous sommes dans la plaine du Cheshire, au sud de Manchester, en 1985. Tom Ashworth cultive du blé sur les terres que son père exploitait avant lui, et son grand-père avant encore. C’est une région plate, fertile, à quelques kilomètres à peine des stades qui, soixante-dix ans plus tôt, ont vu naître un scandale dont presque personne, aujourd’hui, ne se rappelle vraiment. Car le père de Tom, lui, s’en souvient. Toute son enfance, Tom l’a entendu raconter, encore et encore, l’histoire de Sandy Turnbull. L’homme qui, en 1909, avait offert à Manchester United sa première FA Cup, et celui qui inscrivit le premier goal de l’histoire des Red Devils à Old Trafford en 1910. Le genre de moment qu’une ville entière garde en mémoire pendant des générations. Le père de Tom l’avait vu jouer, enfant, depuis les tribunes debout d’un jeune Old Trafford. Et puis il y eu ce Vendredi saint de 1915, ce match contre Liverpool où tout, disait-on, avait été arrangé à l’avance. Et c’était vrai.

Matchday Programme

En ces temps de guerre, il est pratiquement acquis que le championnat ne reprendra pas au terme de la saison. L’establishment est même hostile envers les footballeurs considérés comme antipatriotiques. Avec un avenir incertain devant eux et leur carrière potentiellement sur le point de s’achever, plusieurs joueurs de Liverpool et de Manchester United se réunirent à plusieurs reprises au pub The Dog and Partridge, à Manchester, afin de discuter de l’arrangement du résultat de la rencontre à venir entre les deux équipes. Au coeur du complot, le capitaine de Liverpool et ancien joueur de « Man U », Jackie Sheldon, et ses coéquipiers Thomas Fairfoul, Bob Pursell et Tom Miller, ainsi que les joueurs de Manchester United Sandy Turnbull, Enoch West et Arthur Whalley. La raison n’est donc pas de sauver les Mancuniens d’une descente, mais de s’enrichir grâce aux paris sportifs dans une période de grande incertitude. Le match est une honte tant la supercherie n’est même pas un tant soit peu dissimulée aux yeux du public et des journalistes. Un pénalty est tellement mal tiré qu’il atteint le point de corner et Fred Pagnam se fait réprimander par ses propres coéquipiers après un tir sur la transversale en fin de partie. Le public n’est pas dupe et hue la totalité du match…

Le pari organisé entre les joueurs des deux équipes est trop gros et découvert. Les bookmakers remarquent que de nombreuses sommes sont misées sur le score exact de 2 à 0 pour Manchester alors que la cote était de 8 en leur faveur pour 1 côté Liverpool. C’est trop évident et la FA doit se saisir de l’affaire. Les joueurs incriminés sont jugés, et punis sans pitié par la Fédération anglaise. Turnbull, et les six autres joueurs impliqués sont bannis à vie. Le père de Tom refusait d’y croire, ou plutôt : il y croyait, mais il continuait d’aimer Turnbull quand même, en écho à ses souvenirs d’enfance. Adolescent, Tom a tourné cette dévotion en dérision. Il dit à son père que Turnbull était un tricheur comme les autres, qu’il n’y avait rien d’admirable à truquer un match pendant qu’une guerre mondiale décimait une génération entière de jeunes hommes du même âge que ces joueurs. Les mots ont été trop forts. Père et fils s’éloignent l’un de l’autre et le père devenu vieil homme meurt d’une crise cardiaque un matin de labeur, sans que jamais la brouille n’ait été réparée.

Malgré l’importante couverture médiatique du scandale Liverpool-Manchester United, l’affaire fut rapidement éclipsée pour revenir aux horreurs de la Première Guerre mondiale. Le football professionnel en Angleterre fut interrompu au terme de la saison afin que les joueurs puissent participer à l’effort de guerre. C’est durant cette période que fut créé le 17e Bataillon de service de football du régiment de Middlesex. Sandy Turnbull s’y engagea, avant d’être transféré au 8e bataillon du régiment d’East Surrey, au sein de la 18e division (Eastern Division). Promu au grade de sergent suppléant, il participa à la bataille d’Arras et fut tué au combat le 3 mai 1917, à l’âge de 32 ans.

Sandy Turnbull
Sandy Turnbull

Un soir de juillet, en traversant son champ de blé encore vert, Tom entend une voix qu’il est seul à percevoir : « Construis-le, et il viendra. » La nuit suivante, la vision s’impose : un terrain de football, tracé au cordeau, en plein milieu des épis. Tout le village le croit devenu fou lorsqu’il rase un carré entier de blé, à quelques semaines de la moisson, pour y planter deux buts et tracer des lignes à la chaux. Sa belle-famille s’alarme pour l’avenir de la ferme. Et puis, un soir d’automne, une silhouette apparaît sur la pelouse neuve : un jeune joueur en maillot rouge frappe calmement le ballon comme s’il n’avait jamais cessé de jouer. C’est Sandy Turnbull. Il se fout bien de savoir que son bannissement a été levé après sa mort, en reconnaissance de son sacrifice pendant la guerre, il continue de jouer parce c’est ce qu’il a toujours voulu.

Les autres le rejoignent, semaine après semaine. Tous ont vu leur sanction levée en 1919 pour services rendus pendant la guerre. Tous sauf un, qui refuse de quitter le terrain à la tombée de la nuit et de s’effacer dans le champ de blé qui l’entoure, qui reste plus longtemps que ses coéquipiers comme s’il cherchait quelque chose que le jeu seul ne peut lui offrir, c’est Enoch West. Celui qui a clamé son innocence jusqu’au bout, celui qui proposa une récompense de 50 livres à quiconque saurait prouver son implication dans l’affaire, celui qui distribua des tracts contestant les accusations, celui qui a attaqué plusieurs journaux et la Fédération en justice et celui qui a toujours perdu. Celui qui n’a été lavé de tout soupçon qu’en 1945, à cinquante-neuf ans, bien trop tard pour que cela change quoi que ce soit à sa vie. Sur le terrain de Tom, il rejoue, encore et encore, disputant tous les matchs qui lui ont été arrachés.

Remember a true #mufc great, born today in 1886, Enoch West! Enoch joined  from NFFC in 1910, winning a league title that season. The striker scored  80 goals in 181 games over
Enoch West

« Apaise sa douleur »

La voix guide de nouveau Tom. Après quelques recherches, il comprend qu’il s’agit de Julian Hartley, ancien gardien de but amateur devenu, dans les années 1960, l’un des écrivains phares du mouvement littéraire qui avait mis pour la première fois la classe ouvrière du nord industriel au centre de la culture britannique (dans l’esprit de ce que fut réellement, à la même époque, le mouvement Kitchen Sink, porté par des auteurs comme David Storey, lui-même ancien joueur de rugby à XIII devenu romancier.) Mais dans les années 1980, en plein thatchérisme, alors que les mines ferment les unes après les autres et que les communautés ouvrières qu’Hartley décrivait s’effondrent, l’auteur a cessé d’écrire, dégoûté, retiré du monde.

David Storey obituary | Stage | The Guardian
David Storey

Tom part le chercher, contre son gré, et l’embarque dans cette quête qui ne ressemble à rien de raisonnable. Lors d’un match de championnat auquel ils assistent ensemble à Manchester, un vieux programme retrouvé par hasard dans les archives du club leur révèle un troisième nom : Daniel Coupe, défenseur qui n’a joué qu’un seul match pour Manchester City, avant de partir à la guerre, où il sera blessé deux fois, par les gaz, puis par balle, et d’où il reviendra, contre toute attente, vivant. De retour chez lui, à Worksop, il redeviendra charpentier, le métier qu’il exerçait déjà avant son unique après-midi de gloire, et y passera le reste de sa vie, respecté, discret, presque oublié de tous sauf des siens. Tom et Julian apprennent que Coupe est mort depuis plusieurs années. Ils reprennent la route de nuit, déçus. C’est alors que leur apparait sur le bord de la route, un jeune auto-stoppeur qui se présente sous le nom de Daniel Coupe. C’est le même homme qui monte dans la voiture, mais jeune, tel qu’il était ce jour de février 1915 où il avait remplacé au pied levé un coéquipier blessé.

De retour sur le terrain de blé, le jeune Coupe se matérialise et obtient enfin sa revanche : revivre des matchs avec les stars de son époque et vivre ce que la guerre lui avait volé. Mais lors d’une partie improvisée un dimanche après-midi, la fille de Tom, Alice, tombe d’un muret de pierre après une énième dispute entre Tom et son beau frère concernant la vente de la ferme. Inconsciente, Dan Coupe, pour la secourir, franchi la ligne de craie qui sépare le terrain du monde réel, ce qui le fait immédiatement redevenir le vieil homme qu’il était à sa mort, mais lui rend aussi les gestes de premiers secours appris dans les tranchées, ceux qu’un ancien soldat blessé deux fois n’oublie jamais. Il choisit la vie de l’enfant plutôt que sa revanche sportive. C’est à ce moment que les joueurs sur le terrain apparaissent aux yeux du monde.

Ce soir-là, alors que Tom est en discussion avec Julian Hartley, se demendant comment recouvrer ses dettes. Turnbull apparaît sur le terrain et propose à Julian de partir avec lui. L’écrivain accepte, il s’avance vers le blé en bordure du champ et disparaît avec les fantômes des joueurs, dans une scène qui laisse deviner qu’il va enfin recommencer à écrire. Frustré Tom demande à Sandy Turnbull pourquoi il n’est pas convié à voir ce qu’il y a de l’autre coté alors qu’il a fait tout ce qu’on lui a dit, mettant son équilibre financier en péril.

« Si tu le construis, il viendra »

Turnbull dit à Tom qu’il n’a pas bien saisi le sens de toute son aventure. Ce n’est pas pour que lui puisse recommencer à jouer au foot qu’il a construit ce terrain, mais pour quelqu’un d’autre. C’est à ce moment qu’ un jeune homme en tenue de gardien de but s’avance sur la pelouse, si jeune que Tom ne le reconnaît pas directement, jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il s’agit de son propre père, dans la fleur de l’âge. La réconciliation que la vie leur avait refusée leur est enfin offerte. Tom s’avance vers lui et lui pose la question la plus simple du monde : « Papa… tu veux taper quelques ballons avec moi ? »

Le film, ou plutôt l’article, puisque je n’écris ici qu’un exercice de pensée, se referme sur un plan aérien : une file de phares s’étirant sur des kilomètres le long des petites routes du Cheshire, dans la nuit, des centaines de familles venues de tout le pays pour payer et voir, enfin, ce terrain tracé au milieu des champs, ou l’on semble pouvoir se réconcilier avec son passé.

Ce qui manque, ce ne sont ni les histoires sur le foot, ni les hommes qui les ont vécues. C’est simplement que personne, encore, n’a eu l’audace de les raconter derrière la caméra, souffrant principalement d’un manque de reconnaissance du sport dans un pays où le cinéma est le roi. Si Hollywood était dans le Cheshire, il ne ferait aucun doute que Daniel Craig aurait porté un cultissime Field of Dreams réalisé à deux pas d’Old Trafford. Si mon récit n’est que fiction, le théâtre des rêves est lui pourtant, bien réel.

19 février 1910 - Inauguration du stade Old Trafford

19 commentaires pour "Et si le foot avait son « Field of Dreams » ?"

  1. Alfredo Puskás dit :

    Je le trouve un peu surestimé ce film. Sinon comme gands films sur le baseball il y a  » Le meilleur  » de Barry Levinson avec Robert Redford et  » Pride of the Yankees ‘ de Sam Wood avec Gary Cooper dans le rôle de Lou Gehring.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Un avis sur Mr. Baseball avec Magnum ?

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  2. bobbyschanno dit :

    Connais pas ce film.
    Ça me paraît vachement américain, dans le sens « jouant sur les mythes fondateurs », à la manière de Shane (film lui aussi largement surestimé) ou It’s a wonderful life (pour le coup, lui, pas du tout du tout surestimé : c’est un chef-d’oeuvre).

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    1. Alfredo Puskás dit :

      Exactement  » Field of Dreams  » lorgne du côté de Capra, mais en est loin. Et puis Costner quoi…

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  3. g-g-g dit :

    Le film en question ne m’a jamais vraiment convaincu non plus. Il est vrai que malgré bientôt 35 ans de vie aux USA, je n’ai pas grandi avec le baseball et je ne peux que comprendre, plutôt que ressentir, son caractère mythique pour certains. Il est également vrai que je ne l’ai vu qu’une fois, il y a bien longtemps, et que je pourrais mieux l’apprécier à une période de la vie où on commence à faire le bilan.

    « Le Meilleur » (The Natural) est au départ un roman qui n’a pas été trop mal adapté à l’écran (et puis Robert Redford, bon…) mais manque de souffle pour faire un vrai grand film de sport. Je préfère de loin « Moneyball », dans un genre différent. Il y a aussi « Les Coulisses de l’exploit » (Eight Men Out) qui relate l’histoire des « Black Sox » de 1919 – bien, mais pas phénoménal. Enfin, un petit coup de cœur pour « Une équipe hors du commun » (A League Of Their Own) qui évoque l’éphémère ligue féminine des années de guerre en l’absence des hommes partis au front. Geena Davis, Madonna, Tom Hanks, et cette phrase culte passée droit dans la vie de tous les jours : « There’s no crying in baseball! »

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Est-il toujours aussi important pour les Américains ? J’ai l’impression que le foot us est largement devant.

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    2. Stade et Mayo dit :

      J’ai beaucoup aimé a league of their own ! Mon top 3 sur le baseball je pense que c’est Trouble with the curve (avec Clint Eastwood, Justin Timberlake et Amy Adams), moneyball (on peut devenir fan des malheureux A’s (qui viennent de clôturer une horrible saison) rien que grâce à ce film) et The Rookie , plus feel good avec Dennis Quaid.

      J’ai vu le meilleur il y a longtemps et n’ai plus assez les idées claires à son sujet. Major League sur les Indians revient souvent dans les discussions mais j’avais été déçu.

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  4. Khiadiatoulin dit :

    Le scandale des Black Sox ne touche pas que les joueurs de base-ball. Le champion du monde des plumes, Abe Attell, qui avait ses accointances avec la mafia juive, est accusé d’avoir servi de relais à la magouille.

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    1. Verano82 dit :

      Yep, le parrain est Arnold Rothstein. C’est un des personnages qui peuplent la série Boardwalk Empire, dont j’ai bien aimé les premières saisons.

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      1. Khiadiatoulin dit :

        Je ne connaissais pas Rothstein.
        « Connu pour son élégance et sa sobriété, il a grandement contribué à la carrière criminelle de Charlie « Lucky » Luciano qui le considéra comme un mentor avant de devenir celui considéré comme le père du crime organisé moderne américain. Enfin, il a aussi été le mentor de futurs patrons du crime comme Meyer Lansky, Frank Costello, Bugsy Siegel et de nombreux autres. »

        Sacré formateur le Rothstein.

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  5. 411VM dit :

    Super article, même si je n’ai pas vu le film (que je mets sur ma liste).

    Bémol: pas grave hein?

    Un article « Moteur…Action » commence par cette phrase, est décrit puis documenté par une video de la dite action, et fini par « Coupez! »

    No offence hein?
    Ton article est de qualité.

    Peace

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  6. Khiadiatoulin dit :

    Y a-t-il un seul bon film sur le foot ? J’avais bien aimé Coup de tête. Trincamps, Trincamps, Trincamps, but, but, but !

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    1. 411VM dit :

      J’ai bien peur qu’il y en ait pas d’autres.
      Moult réalisateurs l’ont dit : il est presque impossible de donner du peps à une action, le jeu.
      Il ne reste que les à cotés du match qui peuvent être intéressants.

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    2. Stade et Mayo dit :

      Enfant j’avais aimé Goal naissance d’un prodige.. Il faut dire qu’il tombait à point avec mon âge, mais ce n’était pas terrible. Le 3e est finalement le plus adulte j’ai l’impression ! Il n’est meme pas sorti au ciné et n’a pas été doublé tellement le 2 avait été mauvais (je n’en ai plus de souvenirs).
      Dans les rares qui m’ont plus je mettrai Hooligans (Charlie Hunnam est quand meme brillant en incarnant Pete, c’est vraiment lui qui fait le film plus qu’Elijah Wood). Joue la comme Beckham est toujours super rafraîchissant à voir, un classique selon moi ! Mais ce sont la des films à l’univers associé au foot mais pas une plongée direct dedans, pareil pour Looking for Eric (pas encore vu My Name Is Joe). Si on reste dans le milieu stricto senso du footla le meilleur serait The Damned United sur Brian Clough ? J’avais beaucoup aimé mais aucune idée de si il etait trop romancé ou pas.
      J’ai beaucoup aimé également A shot at Glory sur l’épopée fictive d’une petite equipe écossaise (Kilnochie) jusqu’en finale de coupe d’ecosse. Joliment porté par Robert Duvall. Je pense que Michael kiton incarne le coach des rangers dans le film.

      Si j’ai un gamin fan de foot je lui fait regarder Jimmy Grimble sans hésiter. On se replonge dans le city de la lose et dans les rêves de victoires d’un enfant. Peu connu chez les francophones mais super chouette j’ai trouvé. J’en avais fait un petit papier sur mon site.

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      1. Khiadiatoulin dit :

        The Damned United est pas mal, c’est vrai.

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    3. Cebolinha dit :

      J’avais bien aimé Le Ballon d’or de Cheik Doukouré, mais j’ai dû le voir vers 11 ou 12 ans. Je ne sais pas ce que ça vaut dans les yeux d’un adulte

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    4. AlphaBet17 dit :

      Comme ça a été dit, le foot ne se marie pas bien au cinéma, et c’est pour ça que Shaolin Soccer est le seul vrai bon film de football.

      Par contre, on pourrait faire plein de bons films autour du football, en ne faisant pas de l’action sur le gazon le point central du métrage.

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    5. belo_dedici dit :

      Une boutique de foot vintage s’appelle comme ça à Sainté, « Trincamp ». Les mecs bossent vachement bien et sont créatifs. Par exemple, ils ont fait un t-shirt « Chaillotine ».

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    6. belo_dedici dit :

      « Mercato » avec Debouze c’est pas mal. On est dans les coulisses donc moins contraignant à filmer. Récemment j’ai vu « Bombonera », une daube sauvée par la présence d’un personnage féminin (pour une fois !) et par l’hommage fait à Garrincha.

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