Amalgames

Jusqu’aux années 1970, le charmant village de Wibrin, perdu sur une route secondaire entre les cités-martyrs d’Houffalize et de La-Roche-en Ardenne, n’avait assurément jamais fait parler de lui – ou à peu près…

C’est pourtant en ce hameau paisible que veille encore un Sherman jalousement fleuri, sauvé jadis de la ferraille par la gratitude de ses habitants, et parmi des murs chaulés et sous un toit d’ardoises, que grandit celui qui, plus qu’un Meeuws ou qu’un Gerets, serait assurément le meilleur défenseur belge de sa génération : le surdoué Michel Renquin.

Repéré par les recruteurs du Standard en 1974, alors qu’il évoluait encore au 5ème échelon du football belge, presqu’aussitôt titulaire, et même international deux ans plus tard, déjà incontournable : Renquin participa si décisivement au spectaculaire redressement des Diables Rouges que Thys, Goethals et journalistes-gentlemen de jadis le désigneraient des années plus tard, et à l’unisson, parmi le 11 de base historique de son football national.

Figure majeure de la grande équipe belge de la première moitié des années 1980, mais doté d’un caractère pour le moins affirmé, loyal mais jamais soucieux de plaire, Renquin balaya régulièrement (fût-ce parfois bon gré mal gré) les avances de grands cercles continentaux, auxquels il privilégia finalement, dégoûté par l’ostracisme entre-temps subi, de briller sereinement en Suisse, puis même d’y entreprendre une plus modeste carrière d’entraîneur.

Toluca, 11 juin 1986, Belgique-Paraguay : Pfaff lobé, Renquin sauve les siens d’un retourné acrobatique devant sa ligne de but. Ce match, fondateur du parcours jusqu’alors médiocrissime des Diables Rouges au Mexique, et à dire vrai rénovateur d’une équipe profondément malade depuis le jugement du Waterscheigate le 2 avril 1984, signifiait enfin le retour en grâce de Renquin, dont le destin international était depuis cinq ans injustement compromis. Intrinsèquement l’un des meilleurs défenseurs mondiaux de sa génération, Renquin avait toutefois payé la lourde suspension rendue à son encontre par l’UEFA le 28 mars 1981… laquelle ruinerait son transfert au Bayern, le contraindrait à signer à Anderlecht, et le déclasserait même dans la hiérarchie belge tout au long de la Coupe du Monde 1982. De retour de Suisse d’où, échaudé, il avait réciproquement snobé de prendre part à l’Euro 1984, Renquin se rappellerait au bon souvenir de Thys en transfigurant aussitôt le visage de son équipe.

C’est alors, bien des années plus tard et à l’habituelle stupéfaction générale, que le toujours déroutant Ardennais annonçait soudain, en mars 2014, son intention de rejoindre le mouvement politique du Parti Populaire, d’inspiration droitarde et poujadiste…et même d’en mener la liste dans sa belle province ardennaise! Un jour plus tôt, au cours d’un « débat » de la RTBF aux allures de procès, et quoique réfutant le qualificatif d’extrême-droite : le Président de ce parti, Mischaël Modrikamen, avait-il répété son rejet de l’immigration de masse, non moins que sa relative proximité avec certaines positions de la Française Marine Le Pen ou de l’UDC en Suisse.

Dudit Modrikamen, il n’est sans doute pas inutile de préciser qu’il s’était acquis une stature publique en se faisant le porte-voix de milliers de petits porteurs cocufiés par le sauvetage scabreux d’une banque nationale, et que son premier coup politique l’avait été en alignant, sur ses listes, un ancien présentateur-star de la météo, congédié par son employeur après avoir invité, sur son compte Facebook et dans la foulée d’une agression, les musulmans de Belgique à « s’intégrer ou dégager. »

Dans un pays où est déjà peu commun qu’un footballeur se lance en politique, de surcroît dans cette moitié Sud arrimée à un socialisme sans plus guère d’attache à ses glorieux combats sociaux du passé, il va sans dire que le choix téméraire posé par Renquin ne tarderait à susciter la controverse… Et de fait, le jour même de son officialisation, le très improbable journaliste politique de la RTBF Himad Messoudi tweeterait-il un arrêt sur images daté du 18 mars 1981, où le brillant défenseur belge se fendait publiquement d’un salut…nazi !

L’instantané, enfin, était-il commenté comme suit : « Michel Renquin au Parti Populaire. Pour les plus jeunes, en 81, Renquin a adressé un salut nazi, après avoir été exclu contre Cologne »… Et aux internautes qui tentaient de contextualiser ce geste, au demeurant bien réel, cet employé de la très politisée télévision publique belge d’enfoncer les clous du cercueil public de Renquin : « Il y a des contextes qui peuvent expliquer un salut nazi ? » ; « Quelle explication ? Un arbitre mal intentionné ? Ca excuse le geste ? »

Ne tournons pas autour du pot : en matière de football et pour le moins, le dénommé et fort auto-satisfait Messoudi est un cuistre, familier sur son compte Facebook du partage de ses dernières parties de FIFA 2015 (prends ça, Alain Duhamel !) ou, parmi le bac à sable ci-usité, des plus absurdes légendes urbaines du football européen… Aussi est-il de prime abord difficile, dans le cas d’espèce, de trancher : Messoudi, instrument de la société du spectacle, a-t-il péché par son ignorance coutumière ? A moins qu’il n’ait plus délibérément joué la carte de la provoc… voire du calcul politique ?

41e minute : égalisation pour le Standard par son Allemand de l’Ouest Helmut Graf. Après sa sortie sur blessure, le Standard prendrait même la tête sur un exploit individuel de l’international belge Guy Vandersmissen.

La nuit de Müngersdorf

Le fait footballistique est que, ce soir navrant du 18 mars 1981, le club du Standard tomba dans un traquenard de première catégorie : véhicules des 20 000 supporters liégeois (dont une part considérable consistait toutefois en militaires belges casernés en Allemagne) outrancièrement fouillés à la frontière par la police allemande, laquelle semblait redouter que le public rouche, d’un hooliganisme alors balbutiant, marginal et encore inoffensif, ne voulût venger les brimades et violences subies plus tôt lors d’un tournoi disputé dans la cité rhénane.

Après un premier time équilibré, marqué par les excellentes dispositions d’un Standard bien plus entreprenant que ne l’avait été le Cologne de Michels à l’aller (sanctionné d’un 0-0), le match tournerait cependant bien vite à la mascarade, à compter de la 50e minute de jeu : peu après un penalty non-sifflé, pour une poussée dans le grand rectangle de Gerber sur le Standardman Wellens, la jambe du très en verve Helmut Graf serait-elle spectaculairement brisée, et impunément, en dépit de la manifeste préméditation du méfait commis par le trop vitaminé Konopka, au terme d’un sprint furieux de 30 mètres sur toute la largeur du terrain.

Cologne, 55e minute de jeu. De gauche à droite : Bonhoff, l’arbitre irlandais John Carpenter, les Standardmen Helmut Graf et Sigurvinsson…et, en bas à droite : la jambe coupable de Konopka, après que celui-ci eut expressément traversé toute la largeur du terrain, comme un enragé, pour venir briser la jambe de son compatriote mais rival d’un soir Helmut Graf, auteur avant la pause d’un but qui qualifiait les Belges de Happel. En dépit du caractère délibéré de l’agression, survenue sous les yeux de l’arbitre, Konopka n’hériterait pas même du moindre avertissement. Peu avant le but de Graf, ledit Carpenter avait déjà omis de siffler un penalty pour une faute manifeste de Gerber sur l’attaquant belge Wellens.

Un gros quart d’heure plus tard, mais toujours éliminé, Cologne égaliserait sur un penalty ubuesquement accordé à Dieter Müller. Puis enfin, à quatre minutes de la fin du temps règlementaire, d’ailleurs prestement sifflée en dépit des nombreux incidents qui avaient émaillé la rencontre : Littbarski inscrirait-il d’une frappe croisée le but de la qualification, dans un climat devenu d’autant nauséabond que l’arbitre Carpenter ne cessait de plaisanter en allemand avec les joueurs locaux.

C’est dans ce contexte que surviendrait l’expulsion du capitaine liégeois Renquin : « plus attachant » des joueurs passés sous les ordres du pourtant très exigeant Robert Waseige, mais aussi doué qu’émotif, et que Carpenter jaunirait une seconde fois, à raison, au motif de ses trop viriles protestations, après une remise en touche inutilement jugée fautive – une expulsion, donc, que Renquin tiendrait à saluer avec son absence coutumière de diplomatie.

Mais même au sortir du Müngersdorfer Stadion, le Standard n’en avait pas fini de ce nauséeux guet-apens rhénan : violences policières sur des supporters rouches, pourtant trop abattus que pour pouvoir vraiment en découdre, qui ne demandaient plus qu’à fuir ce dégoût, mais que l’on laissa mariner au stade deux bonnes heures durant.

Ainsi que paraîtrait dans la presse ouest-allemande (pour qui l’affaire deviendrait cependant bien vite absolument taboue), au lendemain de cette pantalonnade footballistique aux forts accents d’incident diplomatique : l’arbitre Carpenter, dont les décisions étaient curieusement devenues à sens unique à compter de la pause, avait d’évidence « orienté le sort de la rencontre », globalement dominée par un Standard mieux en place en dépit des absences de ses vedettes Edstroem et Gerets.

Les Sports, 19 mars 1981.

Récipiendaire de moult lettres de félicitations, du soutien unanime d’une presse belge francophone d’habitude plus mesurée, et même de l’empathie de partis traditionnels qui trouvèrent à saluer son « culot », le tempérament de Renquin le desservirait toutefois une seconde fois quand, convié à se défendre devant la Commission de Discipline de l’UEFA, et plutôt que de faire profil bas : il répondrait goguenard avoir voulu « saluer son épouse dans la foule. »

Ce fut la provocation de trop : Renquin serait suspendu pour six matchs de Coupe d’Europe, ce qui ruina pour de bon son transfert au Bayern (dont il avait été la priorité), précipiterait plus encore les perspectives de départ de Happel pour Hambourg, précipiterait tout bonnement son départ vers un Anderlecht dont il ne voulait pas, et inspirerait à Thys de se défier de ce joueur certes suprêmement doué, mais au caractère décidément par trop explosif. Les Allemands, pour leur part, se garderaient bien d’entretenir la mémoire de cette victoire suspecte quoique homérique, certes, mais irrémédiablement salie par l’insensé coup de sang de l’Ardennais.

Corps de victimes civiles d’un SS-Sonderkommando, exhumés à l’hiver 1945 dans un bois de Wibrin.

Au nom du père

Retour à 2014, à la polémique, à ce tweet assassin du 24 mars 2014…

Aussitôt invité par un grand média belge à réagir à cette attaque médiatique, Renquin répondrait comme suit : « C’est une nouvelle preuve que certains médias sont sous l’emprise de certains partis. Volontairement sortie de son contexte, cette vidéo est de la manipulation. Qui plus est, la personne qui l’a postée écrit « pour les jeunes », en sachant que les gens plus âgés qui ont vécu cet épisode de ma vie en connaissent le sens. Elle n’a pas pris la peine d’en rappeler la signification, pourtant je l’avais bien expliquée et les gens l’avaient comprise. Finalement, en voulant être malveillante, cette personne a fait une publicité extraordinaire au PP. »

Au-delà du fait footballistique, au-delà des controverses politiques : le fait historique, familial même, est surtout que Wibrin, avant d’accoucher en 1955 d’un exceptionnel mais trop entier footballeur, avait déjà défrayé la chronique durant l’offensive von Rundstedt. Dans ce paisible hameau, peuplé à l’hiver 1944 de quelques centaines à peine d’individus, qui tous se connaissaient : deux civils avaient-ils en effet été sauvagement assassinés par des troupes SS, ainsi que cinq autres dans les bois environnants.

La Roche, dite « la perle de l’Ardenne », voisine de Wibrin et détruite à plus de 90% par les combats de l’offensive von Rundstedt, à la fin décembre 1944. Dans une chronique consacrée à la Bataille des Ardennes, l’écrivain flamand Hans Vanacker se rappelle : « A ma demande, je suis caserné en Allemagne, où le service pour un milicien belge était deux mois plus court qu’au pays. Parmi les soldats avec lesquels je sors le plus, quelques-uns sont francophones. Un jour, dans un bistrot de Neheim, dans le Sauerland, le salut hitlérien de Michel Renquin vient fortuitement sur le tapis. Quel n’est pas mon étonnement de voir tous les francophones prendre fait et cause à cent pour cent et avec conviction pour Michel Renquin. Et ils poursuivent : « Sais-tu où est né Renquin? A Bastogne. Et où il a grandi? En Ardenne. Dis-toi bien une chose : n’importe quel Ardennais comprend Michel. » Dans la foulée, ils me reprochent mon manque criant d’empathie, puis m’énumèrent une impressionnante série de membres de leurs familles tombés sur les champs de bataille ou de quantité d’autres qui n’ont pas survécu à tel ou tel bombardement. Ceux qui me font ces récits ne sont pas des historiens, mais des jeunes gens qui savent fichtrement bien de quoi ils parlent. En les entendant, on a l’impression que les atrocités de l’hiver 1944-45 sont subitement toutes proches. »

Quant au propre père de Renquin, auquel il dirait bientôt avoir pensé en faisant ce geste, « seul au milieu de cette foule fanatisée, qui hurlait et applaudissait aux décisions insensées d’un petit homme en noir », ce sont tout bonnement plusieurs années de captivité qu’en Allemagne il avait dû endurer…

Autant dire que l’Allemand – et le nazi de surcroît – gardait mauvaise presse dans ces rudes contrées dévastées à l’hiver 1944, et où avaient grouillé les maquis dès l’invasion consommée, quelque quatre ans plus tôt. Aussi, si douteux fût le geste de Renquin en 1981, effectué dans un délétère contexte de cocufiage sportif, et que l’intéressé qualifia d’ailleurs de « connerie » par la suite : que dire alors du navrant amalgame entrepris par ce fort douteux, mais fort idéologisé « journaliste » ?

Que l’on partage ou pas son orientation politique, motivée selon l’intéressé par ses valeurs chrétiennes et par son rejet des partis traditionnels : Renquin, jadis, déclara-t-il au moins regretter son geste. Près de dix ans plus tard, la famille de Michel Renquin, entre-temps sorti avec dégoût de la chose politique, victime du nazisme et plus accessoirement d’une mascarade sportive, attend toujours les regrets de Monsieur Messoudi…

Alexandre Willamme

Inca de carnaval

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13 réflexions sur « Amalgames »

  1. Pfaff, Gerets, Meeuws, Millecamps, Renquin. Pas mal cette défense ! Peut-être Millecamps en maillon faible, non ? En tout cas, j’ai le souvenir de défenses belges remarquablement placées, coulissant à merveille, redoutable pour piéger les adversaires sur hors-jeu. Et une tradition de latéraux belges de très haut niveau que l’on cite rarement, obnubilés par les « laterais » brésiliens ou « terzini » italiens.

    Pour ce qui est du traitement médiatique que tu évoques, que dire, sinon qu’il relève d’une approche partisane classiquement développée par de sacrosaints journalistes retranchés derrière leur non moins sacrosainte indépendance rédactionnelle. Et le corporatisme de cette profession est écœurant.

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    1. Millecamps était le moins doué, le moins illustre..mais au marquage individuel on faisait difficilement mieux.

      En Belgique les trois stoppeurs qui se détachaient étaient Broos (Anderlecht), Millecamps (Waregem) et Poel (Standard).

      Tout au long des années Waseige, Happel puis Goethals : Poel fut toujours un si pas le premier choix de son entraîneur au Standard, il faisait l’unanimité..et cependant il n’a jamais été international, il me semble??? Peut-être craignait-on, à la fédération, de trop « rouchifier » la défense, déjà fortement estampillée Standard fin 70’s-début 80’s? Aucune idée. En tout cas ce fut une injustice.

      Restaient Broos ou Millecamps..et c’est Broos qui avait le plus la cote, mais il se blessa durant les éliminatoires d’Euro 80, le spectral Millecamps saisit sa chance..et je crois bien qu’il ne loupa pas la moindre rencontre pendant 2-3 ans, de 79 à la WC82 il est inamovible. Par contre, pour les qualifs de l’Euro84 : déclassé au profit du Standardman Daerden, c’est déjà fini…… C’est un peu comme son contemporain Hrubesch, en somme : international sur le tard, pas bien longtemps..mais 2-3 années particulièrement relevées.

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    2. Les latéraux belges, oui : il y eut du très, très lourd..et une tendance de fond, de décennie en décennie. On peut même à la rigueur parler d’école dans la mesure où, à compter de Goethals c’est assez net : prédominance des fullbacks à gauche..et des wingbacks à droite (ne pas prendre ces « fullbacks »/ »wingbacks » au sens tactique leur usuellement prêté : il ne s’agit ici guère que de distinguer latéraux plutôt défensifs..et très offensifs). A compter de Goethals, c’est très net : le jeu, asymétrique, penche à droite côté belge.

      Autre point, qui d’ailleurs va dans le même sens : plupart de ces « wing-backs » droits étaient à l’origine des attaquants. Gerets, Grün, Renquin, Bastyns.. (la liste serait interminable).. et c’est encore vrai aujourd’hui!, Meunier par exemple.

      Renquin, lui c’est vraiment particulier : il excellait aussi bien à droite qu’à gauche..ou comme libéro (WC86). Ce n’est pas qu’hors les frontières que l’on retient davantage le plus iconique Gerets, en Belgique aussi Renquin est quelque peu oublié (cet article dit pourquoi). Et cependant, entre les deux y avait pas photo!!!

      J’ai souvenir d’un Anderlecht-Standard où Rensenbrink martyrisa Gerets, lequel demanda à Renquin d’intervertir leurs positions..et, aussitôt : Rensenbrink ne toucha tout bonnement plus le cuir (frustré, il eut même un mauvais geste..qu’il regretta aussitôt, car avec Renquin c’était oeil pour oeil).

      Gerets était un joueur magnifique, le rêve pour un entraîneur. Mais Renquin avait exactement les mêmes qualités (physiques et morales)..mais également rien de ses défauts : là où Gerets pouvait être brouillon dans l’effort, ou être mis en sacrée difficulté par un grand dribbleur, maladroit disons..ben Renquin non, jamais : tout était maîtrisé, sans effort apparent, toujours dans l’anticipation……….et ses relances au sol étaient un modèle du genre pour casser les lignes : comme un quaterback il progressait bien souvent en diagonale, balle au pied dans sa zone, résistait au pressing adverse, attirait vers lui l’attention du bloc adverse……….puis, d’une passe en rupture : il éludait d’un coup 4-5 joueurs adverses, que de buts Renquin a créé de la sorte..

      Live : je n’ai pas vu meilleur défenseur belge. Hélas pour lui : il y eut cette histoire, ce traquenard et cette réaction.. En définitive, la Belgique ne put vraiment s’appuyer sur son inégalé talent que pour l’Euro80 et 4-5 matchs de la WC86, c’est peu..

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    3. Traitement médiatique? J’ai adoré le joueur Renquin, mais pour moi il était secondaire ici : c’est la tartufferie de ce journaliste qui m’avait intéressé.

      Sa manipulation était grossière, indigne de ce que prescrit ladite « Charte de Munich ».. Petit rappel à l’attention de cet idiot utile mal dégrossi :

      « Respecter la vérité, quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même, et ce, en raison du droit que le public a de connaître la vérité. »

      « Publier seulement les informations dont l’origine est connue ou les accompagner, si c’est nécessaire, des réserves qui s’imposent ; ne pas supprimer les informations essentielles et ne pas altérer les textes et les documents. »

      « Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte. »

      « S’interdire le plagiat, la calomnie, la diffamation, les accusations sans fondement ainsi que de recevoir un quelconque avantage en raison de la publication ou de la suppression d’une information. »

      « Ne jamais confondre le métier de journaliste avec celui du publicitaire ou du propagandiste ; n’accepter aucune consigne, directe ou indirecte, des annonceurs. »

      La charte du journalisme ne tient qu’en 10 devoirs à observer………et cet imbécile sera parvenu à en pourfendre la moitié en deux très autosatisfaits tweets, chapeau l’artiste..

      Ajouter que le « turpitudisme » (je vais rester gentil) politique n’a pas grand-chose à craindre de ce genre d' »analyste/journaliste politique », je présume que l’ascension de ce genre d’individu doit précisément beaucoup à leur vacuité, leur inoffensivité?

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      1. Tout de suite, les grands mots, la charte !!! 😉
        Cette histoire me fait penser à ce qu’a vécu l’arbitre roumain accusé de racisme lors de PSG – Basaksehir. Bien que l’enquête de l’UEFA ait conclu à l’absence d’acte raciste, avons nous lu un article un peu fouillé (en France du moins) sur la suite de l’emballement médiatique. Qui sait qu’il a été suspendu 6 mois par l’UEFA pour sa maladresse malgré l’absence de condamnation pour racisme ? Qui sait qu’il n’a pas été réintégré au collège des arbitres officiant en coupe d’Europe ? Cloué au pilori puis oublié. Mais le mal est fait !

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      2. Ah, ces zouaves aiment à se draper derrière des grands principes! (et ce Messoudi à se la jouer hyper-vertueux, alors qu’en grattant un peu..), bref, oui : la charte! 🙂

        C’avait été une honte de A à Z, cette affaire d’arbitre roumain. Triste époque.

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  2. Renquin à Anderlecht, ça vaut le coup d’être détaillé..

    Renquin devait initialement signer au Bayern..mais il y eut le Müngersdorf……..

    Cette élimination scandaleuse à Cologne fit un mal fou à l’équipe, un ressort était cassé. Happel ne serait plus resté des années mais, s’il n’y avait eu ce cocufiage.. Il est notoire que cela précipita sa décision de partir pour Hambourg.

    Et Renquin dès lors? Lui se destinait par défaut au FC Bruges, de toute façon difficile d’être plus mal payé qu’au Standard, un accord avait d’ailleurs été trouvé..mais le Directeur du Standard, le très autoritaire Roger Petit, voyait les choses autrement : un big deal avec Anderlecht impliquant Renquin d’une part..et de l’autre les internationaux NL Haan et Dusbaba + de l’argent.. Renquin s’y refusa dans un premier temps et c’est alors que Petit, coutumier du fait (il fit de même avec Gerets), menaça de détruire sa carrière s’il n’obtempérait pas.

    Ce ne fut pas la saison la plus heureuse de sa carrière : après deux matchs, Renquin dut se faire opérer et loupa donc la première partie de la saison. De surcroît il paya sous le maillot mauve ses 6 matchs de suspension en Coupe des Champions, édition 82 qu’Anderlecht eût raisonnablement dû gagner..mais il y eut l’os Aston Villa, sans conteste la plus grande désillusion des mauves en coupes d’Europe. Après un an il partait en Suisse, championnat qui entreprenait alors d’engager de grandes stars du football mondial.

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      1. Défenseur très lourd et très dur, vraiment pas un poète.

        Son passage au Standard fit un four..que Haan fit toutefois aussitôt oublier.

        Ceci dit, joueur dur.. Oui, mais ça restait soft par contre à Théo Laseroms, ex-Feyenoord et vu à La Gantoise au début des 70’s : celui-là, c’était du registre Vinnie Jones. Une crapule.

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  3. Une action illustrative du jeu de Renquin : FC Bruges – Standard 1980, à partir de 0:56 https://auvio.rtbf.be/media/fc-bruges-standard-07-septembre-1980-1-7-division-1-2126235

    Interception, une-deux.. tout en décontraction.

    L’air de rien, il a souvent été tenu pour homme du match dans pas mal des matchs-références des Diables : le match contre l’Italie à l’Euro, Paraguay et URSS lors de la WC86.. Juste après la WC86, il est de la sélection mondiale qui affronte « l’équipe des Amériques ».

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