Le petit théâtre de la Ligue 1 : épisode 24

Europe Friandise

Il est revenu. On le disait fini, dépassé. Il rongeait son frein depuis de longs mois. Il s’était promis de leur montrer de quel bois il était fait. Il rêvait de venir sauver le monde une fois de plus et il a enfin reçu une mission à hauteur de son talent. Les critiques ont plu comme des papelitos en virage. Il a tenu bon, comme il l’avait toujours fait. Le buste droit, la tête haute. Il a piqué au vif ses compagnons, tenu tête à ses adversaires. Et il a mené son équipe à la victoire. Avec Antoine Kombouaré à sa tête, le Paris FC a battu Nice et est passé devant son adversaire du jour.

Les larmes ont coulé sur d’autres terrains. A l’aune des dix dernières journées de la saison, la Lorraine s’emplit de tristesse et se vide de ses espoirs de maintien après la défaite du FC Metz contre Brest. En supériorité numérique, les Grenats ont tout de même été forcé de rendre les armes. L’abdication ne semble plus très loin. Le FC Nantes, qui croisait le fer avec Lille, a chuté lui aussi, sans jamais paraître pouvoir faire mieux que résister aux assauts adverses. Et c’est Auxerre, qui a lutté avec brio en terre bretonne face au FC Lorient, qui relève la tête après son match nul.

Mais tout cela n’est rien en comparaison de l’immense bataille qui a lieu pour une qualification en coupe d’Europe. Après une longue traversée du désert, tandis que leurs réserves d’eau et de vivres se réduisaient semaine après semaine, les Monégasques continuent de relever la tête pour retrouver les sommets, comme face à Angers ce week-end. Rennes également, qui ne cessait de trébucher sur ce chemin semé d’embûches, a appliqué la loi du plus fort face à Toulouse.

Le week-end avait débuté avec une joute épique entre Lens et Strasbourg. Malmenés, les Artésiens ont trouvé les ressources pour damer le pion des Alsaciens et rentrer dans le Nord en ramenant un précieux point. Insuffisant pour s’accrocher au trône, mais suffisant pour continuer de croire à un dénouement heureux. Et puis il y a Marseille. Hué, traîné dans la boue, réduit à mendier des points sur tous les terrains de France et de Navarre sans parvenir à ses fins, l’Olympique de Marseille est venu à bout de son ennemi du jour, ce cavalier si fringant ces derniers temps qu’il en paraissait suspect. L’Olympique Lyonnais a chu, pour la deuxième fois de suite, et la suite de la bataille promet d’être toujours plus homérique.

Tout cela s’est déroulé sous l’œil indifférent du baron parisien. Mou mais toujours vainqueur, le Paris Saint-Germain a disposé du Havre et attend de voir qui d’autre osera le défier à l’avenir.

L’analyse de Robert, pilier de comptoir :

« T’as tout dit gamin, j’ai rien à ajouter. Mais si je peux te donner un conseil : abandonne tes rêves de devenir écrivain. »

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