Mario Corso, héros antonionien

Michelangelo Antonioni, réalisateur en rupture avec le cinéma traditionnel, aussi célébré que décrié, appréciait Mario Corso, footballeur incompris et personnalité à la communication complexe, thème central de plusieurs films du maestro.

Europe Portrait

Concentré sur ses sensations, Mario Corso s’accorde manifestement une pause. Il s’asperge d’eau claire, la recrache, comme s’il s’agissait d’une ablution destinée à éteindre le feu qui brûle en lui. De sa main droite, il se rafraichit la nuque, tel un pugiliste exténué. En optant pour une vitesse d’obturation élevée, le photographe fige l’instant et crée une image remarquable de netteté, dont la charge cinématographique est évidente. S’il n’était ce maillot à rayures, ce pourrait être un gros plan réalisé au pied d’un ring par Scorsese ou un autre dans le but de sublimer la solitude du boxeur. Le regard de Mario ignore l’objectif tout proche et crée une distance avec le spectateur alors que la contre-plongée l’extrait d’un monde extérieur dont on ne perçoit qu’un ciel uni.

Ce portrait a été réalisé le mercredi 23 août 1961, à San Pellegrino Terme, dans la vallée Brembana, au pied des Alpes Orobie. Sur les conseils d’Angiolino Quarenghi, le nouveau médecin choisi par Helenio Herrera, l’Inter a fui la chaleur de l’été milanais pour élire domicile au Grand Hôtel de la station thermale afin de préparer le premier match de Serie A programmé le dimanche suivant[1]. La séance d’entrainement touche probablement à sa fin et Mario s’éloigne de la pelouse bordant le parc du palace dont on prétend qu’elle surclasse en qualité celle de San Siro. Puisqu’il pratique le football et non la boxe, Mario n’est pas seul, ses équipiers et le staff des Nerazzurri l’entourent. Pourtant, c’est bien l’expression d’une forme d’isolement silencieux que saisit le photographe anonyme, celle d’un joueur profondément différent, immergé dans un univers avec lequel il ne parviendra jamais à communiquer.

Helenio Herrera se met en scène dans les cuisines du Grand Hôtel. Mario Corso porte le sweatshirt avec la mention Inter. Photo prise probablement durant l’été 1962, Gerry Hitchens figurant parmi les joueurs présents (à droite).

A 20 ans, Mario Corso entame déjà sa quatrième saison avec l’Inter, la seconde sous les ordres d’Helenio Herrera. Auteur de grandes performances en championnat, il a connu ses premières sélections au printemps précédent et symbolise avec Gianni Rivera l’espoir d’une renaissance du football italien après le fiasco des éliminatoires à la Coupe du monde 1958 et les cas de dopage qui prolifèrent[2]. La presse remarque déjà sa singularité sans s’en offusquer : son art repose exclusivement sur son pied gauche – le pied gauche de Dieu selon ses admirateurs – et ses déplacements l’éloignent fréquemment de l’aile où il est supposé se trouver.

Il doit patienter jusqu’en 1963 pour commencer à se constituer un palmarès, mais quel palmarès ! Indissociable de la Grande Inter double championne d’Europe et Intercontinentale, sa gestuelle raffinée – dont les coups francs en feuille morte sont un must – et sa liberté de mouvement lui confèrent un statut particulier au sein d’un effectif travailleur et discipliné. Quand Jair ou Domenghini multiplient les courses sur le flanc droit, Mario Corso trottine librement, chaussettes baissées, intervenant parcimonieusement ici ou là, spectateur de représentations dont il s’exclut lui-même durant de longs entractes. Ce dilettantisme apparent ne manque pas de heurter les adeptes de l’effort continu, au premier rang desquels figure évidemment le chroniqueur Gianni Brera, auteur d’un incontestable et cinglant rappel grammatical : « Corso, participe passé du verbe courir[3]. » Grand amateur de football, Pier Paolo Pasolini n’est pas totalement convaincu, disant de Mariolino qu’« il joue au football en poésie, mais ce n’est pas un “poète réaliste” : c’est un poète un peu maudit , voire extravagant. » Au sein même de l’Inter, il se dit que le très réaliste Helenio Herrera souhaite chaque été l’expédier sous d’autres cieux mais que le couple présidentiel, Angelo et Erminia Moratti, s’y oppose fermement, la First lady préférant « Corso pendant dix minutes à Domenghini pendant une heure et demie. » 

Feuille morte sous le regard du capitaine Giacinto Facchetti.

L’autorité des Moratti ne s’impose pas à Edmondo Fabbri, nommé sélectionneur de la Nazionale après l’échec italien au premier tour de la Coupe du monde 1962. Absent au Chili, Mario pourrait profiter de la purge fatale aux Oriundi (José Altafini, Humberto Maschio, Omar Sívori, Angelo Sormani) pour constituer une alternative au combatif mais conventionnel bolognais Ezio Pascutti. Il n’en est malheureusement rien et la plupart des sélections de Mariolino ne font qu’exposer douloureusement les incompréhensions entre l’Interiste et le commissaire technique. Au moment d’établir la liste pour la World Cup 1966, Fabbri lui préfère un ailier buteur en pleine ascension, Gigi Riva.

Des incompréhensions, c’est bien de cela dont il s’agit. Entre Fabbri et Corso, les paroles circulent sans qu’elles ne paraissent faire sens. Porteur du maillot azzurro, Mario ne parvient pas à participer à l’harmonie tactique, marginalisé par des attitudes et des silences, comme si aucun langage commun ne pouvait le rapprocher de ses partenaires. Le sujet est si sérieux que Sprint, un magazine télévisé hebdomadaire proposant un regard décalé sur le monde du sport, lui consacre un reportage en mars 1965 sans qu’il ne soit présent sur le plateau. Puisqu’il est question d’incommunicabilité, l’animateur du programme a sollicité le témoignage de deux intellectuels de grand renom, le scénariste Diego Fabbri et le réalisateur Michelangelo Antonioni, dont les films explorent le quotidien de personnages n’arrivant pas à exprimer et comprendre ce qu’ils ressentent en dépit de leur proximité. « – Antonioni, vous m’excuserez pour la banalité de ma question, peut-on parler d’incommunicabilité entre Corso et les autres joueurs, et surtout entre Corso et ses entraineurs ? – Eh bien… certains entraineurs doivent être un peu comme des producteurs ayant entre les mains des metteurs en scène dont l’inspiration sort de leurs perspectives et les effraie aussitôt. » Il poursuit et bat en brèche la supposée désinvolture de Corso, « Je dois dire que c’est un joueur qui me plait beaucoup. Et puis, cette apparente distance qu’il semble afficher me paraît justement n’être qu’apparence, car les décisions tactiques qu’il prend sans cesse montrent qu’il est un joueur qui pense constamment à ce qu’il fait pendant le match (…). C’est pourquoi il est rare de voir Corso rater une passe ou se retrouver dans une mauvaise position. Ce qui prouve qu’il s’agit d’un joueur qui réfléchit au déroulé du match. »

Capture d’écran de l’émission Sprint. Antonioni se trouve à droite.

La bienveillance de Michelangelo Antonioni à l’égard de Corso ne correspond pas à l’opinion générale, nourrie par les critiques de la presse. Si Corso fuit les interviews et murmure des propos sans saveur quand le micro se tend vers lui, n’est-ce pas la démonstration d’un défaut de socialisation, à l’origine des difficultés de connexion du joueur avec ses équipiers de la Nazionale ? À cela, il faut ajouter ses célébrations, souvent minimalistes et solitaires, pauvres en émotions. N’est-ce pas en raison de sa ressemblance avec ses héros embarrassés par leurs sentiments qu’Antonioni l’apprécie ?

Intronisé à la suite du fiasco contre la Corée du Nord en World Cup 1966, Ferruccio Valcareggi tend sans grande conviction la main à Corso. Déjà circonspect quant à la possibilité de faire cohabiter Gianni Rivera et Sandro Mazzola, le commissaire technique renonce rapidement. Mariolino n’est ni de la phase finale de l’Euro 1968, ni de l’épopée ayant mené la Nazionale à la finale de la Coupe du monde 1970.

Mario Corso poursuit sa carrière dans le cadre sécurisant de San Siro en dépit des départs successifs d’Angelo Moratti, d’Helenio Herrera et de l’intrigant directeur sportif Italo Allodi[4]. En vieillissant, il tente de découvrir les vertus de l’altérité, affichant son aisance matérielle et son goût pour les décors contemporains aux côtés d’une compagne aux faux airs de Monica Vitti avec laquelle il compose un couple, faut-il le préciser ?, sans enfant. Quand il ne peut plus s’exprimer avec son pied gauche[5], il opère un semblant de rapprochement avec le monde extérieur, un effort dont on devine le caractère vain et artificiel, épousant en cela encore une fois le destin des personnages traqués par la caméra de Michelangelo Antonioni dans quelques uns de ses films les plus marquants.

Avec Enrica.

[1] L’Inter effectue ses stages d’avant-saison de 1961 à 1978 à San Pellegrino Terme, là où est produite la célèbre eau minérale.

[2] Trois joueurs de l’Inter (Aristide Guarneri, Franco Zaglio et Mauro Bicicli) sont déclarés positifs aux amphétamines au début de l’année 1961. L’année suivante, c’est un autre Interiste qui tombe, Gerry Hitchens. Les sanctions sont dérisoires. Tiré au sort lors d’une grande opération lancée par la Fédération italienne en avril 1961, Mario Corso, lui, n’est pas contrôlé positif.

[3] Correre à l’infinitif, corso au participe passé.

[4] En 1968 pour Moratti et Herrera, 1970 pour Allodi.

[5] Mario Corso quitte l’Inter pour le Genoa en 1973. Sa carrière prend fin en 1974 en Serie B, à la suite d’une grave blessure.

27 commentaires pour "Mario Corso, héros antonionien"

  1. bobbyschanno dit :

    J’adore ces portraits de joueurs qui s’entrecroisent avec le très grand cinéma italien des années 60-70, comme Verano le fait (ici, ou dans « Le conformiste »).

    Et puis Antonioni, j’ai une affection particulière. Et Monica Vitti était tellement belle…

    Très bel ouvrage, mister, merci beaucoup !

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Jamais rien vu d’Antonioni. Tu conseillerais quel film ?

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      1. Alexandre dit :

        Si Bobby ne te répond pas L’Eclipse, c’est à n’y plus rien comprendre!

        Perso mon premier fut Zabriskie Point. Et j’ai trouvé ça vaseux et daté, en tout cas ça ne me parlait pas. Le final, spectaculaire, est comme souvent des plus réussis chez Antonioni, mais jusqu’alors, olala………….. Je ne crois toutefois pas que les puristes tiennent ce film en bien haute estime.

        L’Avventura est un must. Blow Up s’appuie plus singulièrement sur une forme d’intrigue, plus « accrocheur ».

        Dans l’ensemble : faut aimer les oeuvres hypnotiques, formalistes..et avoir le temps 😉

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      2. bobbyschanno dit :

        Pas le temps de répondre tout de suite, mais Verano est de toute façon plus indiqué : meilleure connaissance et goûts plus sûrs.
        Mais je passerai ce soir.

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      3. Alexandre dit :

        Un fan m’avait dit que The Passenger était une bonne porte d’entrée, mais jamais vu.

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      4. Verano82 dit :

        Ça dépend ! Dans la trilogie que constituent La Notte, L’Eclipse et l’Avventura, j’ai une préférence pour le premier. Vu à l’Accatone ou un de ces cinés du Quartier latin, j’avais été bouleversé par cette histoire de couple en échec. Sans issue et magnifique. Lent également ce qui permet d’apprécier l’esthétique de ce film, les plans de Milan et ses immeubles anguleux.

        Dans un tout autre style, j’aime beaucoup Profession: reporter avec Nicholson. Et puis ce plan séquence final de plusieurs minutes…

        Pour tout dire, avant de trouver cet extrait d’émission sportive, je n’imaginais pas un instant qu’Antonioni appréciait le foot.

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      5. bobbyschanno dit :

        J’ai un peu de temps maintenant, alors je te réponds, chef.

        De ceux que j’ai vus (pas grand chose) :
        – « Le désert rouge » (1964) est un tableau de maître.
        – « Zabriskie Point » (1970) présente peu d’intérêt.
        – « Profession : reporter » (1975), sans doute le Antonioni le plus connu, ne m’a jamais convaincu.
        – « Blow up » (1966) est un chef-d’oeuvre. Réflexion sur le regard, sur notre incapacité à saisir le réel, peut-être dans la lignée d’un « Rashômon » (1950) de Kurosawa, et qui sera à l’origine de deux autres chefs-d’oeuvre : « Conversation secrète » (1974), le meilleur film de Coppola et de Gene Hackman, où le son joue le rôle de l’image ; et « Blow out » (1981) de De Palma, sorte de synthèse des deux précédents puisqu’il porte sur la difficulté à interpréter sons et images. Bon, c’est tout à fait dans mes thématiques : nous voyons une chose, mais que voit les autres ? la nécessité de prendre en compte le regard de l’autre, les lectures diverses du même vécu, du même réel, la relativité des images alors que d’aucuns leur attribuent un pouvoir absolu, etc. De Palma reprendra la réflexion sur l’image, et les images, dans le pas si mauvais « Snake eyes » (1998).

        Du coup, j’ai envie de voir un autre Antonioni. Ça tombe bien, je passe à la médiathèque demain.

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      6. Alexandre dit :

        « Pour tout dire, avant de trouver cet extrait d’émission sportive, je n’imaginais pas un instant qu’Antonioni appréciait le foot. »

        ==> Il a même apporté sa contribution à un film collectif dans le cadre de la WC90 (et y avait pas de Moana Pozzi dans le casting). Son titre m’échappe complètement par contre, mais je crois que le concept tenait en le portrait d’une ville par un cinéaste célèbre, c’est peu ou prou ça. Ca doit pouvoir se retrouver.

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      7. Khiadiatoulin dit :

        Merci les gars pour vos conseils !

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      8. Alexandre dit :

        Son portrait de Rome, pour la WC 90 donc :

        https://www.youtube.com/watch?v=kdJTRoN7jOA

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      9. Alexandre dit :

        @Khiadia : Bon courage…………….. 😉 (avis perso : vraiment pas le cinéaste qui a le mieux vieilli)

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      10. Verano82 dit :

        Oui, il existe même une série de films réalisés par divers cinéastes pour chacune des villes de la coupe du monde.

        À l’époque, Antonioni est déjà handicapé, il a subi une attaque cérébrale au début des années 1980. Le très esthétique et inégal film à sketch, « Par-delà les nuages » a été réalisé avec Wim Wenders. Inès Sastre dans les brouillard de Ferrare, Irène Jacob, éprise de Dieu à Aix, Chiara Caselli, en maîtresse, jalouse à Paris, Sophie Marceau, sur les hauteurs de Portofino…

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      11. Alexandre dit :

        Le souvenir que je garde d’Irène Jacob, c’est qu’elle était tout le temps à poil dans les films. Et je ne crois pas que mes souvenirs soient pollués par ton article sur Moana Pozzi.

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    2. Alexandre dit :

      Verano, directeur de la photographie et apôtre de la sensualité (la photo aurait sa place dans Têtu, non?) sur P2F, whoelse?

      Enrica aurait mérité une autre habilleuse..

      Je ne sais rien de rien de l’Inter pré-Herrera, les données brutes suggèrent que, quand Corso se fit une place dans l’équipe, le club traversait (et traversa encore un temps, jusqu’à Herrera) une période chaotique et peu fructueuse, mais??

      Quelle avait été durant les 50’s l’approche-jeu dominante à l’Inter?

      Il portait probablement cela en lui, mais peut-on s’imaginer que c’est surtout à compter d’Herrera qu’un Corso parut si « étranger »? Team-building, communication verrouillée, gestion martiale.. ==> Quel grand écart ce dut être pour, cas d’espèce?, une personnalité semble-t-il peu grégaire.

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      1. Verano82 dit :

        Au début des années 50, après la disparition du Torino, l’Inter obtient des résultats honorables sous la direction d’Alfredo Foni. Je ne sais pas trop comment joue son Inter mais il y a déjà un libero, ça j’en suis sûr. J’imagine que ce n’est pas encore aussi défensif qu’avec HH mais que la base du catenaccio est là. Par la suite, il n’y a pas de véritable continuité et le vestiaire est sous l’emprise de leaders, dont Benito Lorenzi qui mène la vie dure à quelques oriundi comme Massei ou Angelillo.

        Qu’aurait été Corso dans les années 50 ? Peut être Skoglund l’aurait il barré ? Le foot italien était énergique, assez physique, les esthètes venaient de l’étranger et rien ne dit qu’il n’aurait pas subi les mêmes critiques, celles que la presse réserve aux joueurs italiens atypiques et peu coureurs (Corso, Rivera, Antognoni…).

        Enfin, quelques mots sur le docteur Angiolino Quarenghi que je cite dans l’article. Médecin de l’Inter durant une quinzaine d’années, il ne peut être étranger à la partie obscure et peu glorieuse des performances interistes des années 1960. L’Inter d’Herrera se dopait et outre certains contrôles positifs, les langues se sont déliées après la mort de Picchi puis plus tard, après celle de l’icône Facchetti. Et pourtant il existe un prix Quarenghi décerné chaque année aux meilleurs médecins sportifs…

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  2. Khiadiatoulin dit :

    Il est magnifique ce cliché !

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Haha. Il était bon Gianni Brera.

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    2. Verano82 dit :

      Oui et c’est cette photo peu connue de Corso qui m’a donné envie d’écrire l’article.

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  3. Khiadiatoulin dit :

    Suis toujours étonné que les José Altafini, Humberto Maschio, Omar Sívori, Angelo Sormani n’aient pas un peu continué avec la Nazionale alors qu’ils étaient encore performants. Ça valait bien le coup de les prendre.

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  4. Khiadiatoulin dit :

    Et Godard, il en disait quoi de Georges Lech ?

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Superbe. Merci Verano. Comme tu le disais, il y a certainement quelques similitudes dans le comportement sur une pelouse de Corso et Rogelio. Mais l’Andalou a l’air plus drôle.

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  5. Alfredo Puskás dit :

    Beau portrait pour un beau joueur.
    J’adorais son style, j’adorais son nom, un nom qui claque.
    Je me souviens vaguement d’un France-Italie au Parc en 66 qui accoucha d’un 0-0; pourtant dans les rangs italiens figuraient ni plus ni moins que Rivera, Corso, Mazzola et Riva. Thierry Roland remarqua, non sans malice, que Corso et Rivera ne se passaient pratiquement jamais le ballon :  » buongiorno l’atmosfera ! « 

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  6. Lobos.arouca dit :

    Vous faites tellement un magnifique travail, n’hésitez pas à mettre de la pub pour vous financer. Vu la qualité de votre taf, ça ne me dérangerait aucunement.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Je ne vais répondre que pour moi, mais je pense que le groupe est d’accord, on ne fait ça que pour s’amuser. Le jour où on en aura marre, on retournera dans l’anonymat. Ce qui est déjà un peu le cas. Haha
      Mais c’est déjà incroyable d’avoir tenu 4 ans. En essayant de faire des trucs corrects. Et ça a permis de se faire un groupe de copains. C’est ça qui restera pour ma part.

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      1. bobbyschanno dit :

        ❤️

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    1. Verano82 dit :

      Dino Risi, un autre style qu’Antonioni, disons plus exubérant !

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