Les pilules

Avant-dernière partie de notre série consacrée à l'anniversaire de la mort du footballeur Nico Rijnders, au dopage qui sévissait alors dans le sport néerlandais...et aux activités plus particulièrement du dealer d'Ajax, le médecin du sport John D Rolink

Continent Europe Histoire Médical Portrait Rétrospective

« Le chirurgien fait tout, mais ne sait rien
Le médecin sait tout, mais ne fait rien
Le psychiatre ne sait ni ne fait rien
Et le médecin légiste sait tout, mais il est trop tard. »

(Wayne Miller)

Surfant sur les succès soudains du football ajacide, et d’autant plus décomplexé qu’il comptait bien monnayer des pratiques « plus avancées » qu’au Feyenoord Rotterdam, c’est tout au long des années 1960 puis 1970 que Rolink jouerait de la surmédicalisation des sociétés occidentales, et partant, selon lui, du droit souverain des sportifs à s’en inspirer – pourvu bien sûr qu’ils fussent encadrés par des professionnels dûment rémunérés, tels Thei Jessen au Fortuna Sittard, Ab Rozijn au Go Ahead, Dick Oosthoek au FC Twente, ou le phénoménal Jimmy van Rompu à l’AZ’67.

Pour autant, ces vues mi-mercantiles mi-cyniques n’étaient loin s’en faut partagées par l’intégralité du spectre médiatique, politique ou médical néerlandais – et en tout cas certainement plus par le masseur ajacide Salo Muller, depuis que le commentateur Koen Verhoeff, venu l’interviewer à son domicile, l’avait abruptement déniaisé d’une seule et unique question : « Salo, dites-moi, franchement : que faites-vous avec les joueurs? »

« Les rumeurs, il est vrai », préciserait Muller dans des mémoires publiées il y a très exactement vingt ans, « s’amplifiaient alors d’année en année. Parce qu’il y avait eu l’interview que Rolink avait accordée à Joop Niezen en 1967, bien entendu, mais aussi pour d’autres propos que lui et certains joueurs avait non moins tenus dans les médias… Aussi, la question se faisait-elle toujours plus insistante : les joueurs d’Ajax utilisaient-ils réellement des substances interdites ? »

« Le fait, pour ma part, est qu’on me mettait souvent la pression : « Salo, il ne peut vraiment pas jouer ? Même pas avec une injection ? Il n’est pas trop anxieux ? Un peu de douleur, ce n’est pas bien grave… » Tel était mon dilemme de tous les instants, et pour quoi je travaillais jour et nuit : remettre les joueurs en forme, d’une manière qui me semblait aussi responsable que possible. »

« L’artiste de la vie » Jimmy van Rompu, avec l’un de ses anciens patients, l’ex-attaquant du PSG Kees Kist.
Le journaliste sportif Koen Verhoeff – star absolue, avec Herman Kuiphof, du PAF néerlandais des années 1960 et 1970.

« Les joueurs, pour autant, n’étaient pas les derniers à vouloir toujours forcer. Et c’est ainsi, au détour de l’une ou l’autre de leurs exigences, que je découvris que Rolink administrait des pilules aux joueurs… Intrigué, je ne pus bientôt m’empêcher de lui demander : « De quel genre de pilules s’agit-il ? » A quoi Rolink me répondit : « Ce sont celles que je donne au Directeur de Philips, lorsqu’il doit présider une longue réunion. Et que je prescris également, car je te le confirme, à nombre de mes patients et athlètes. Mais il n’y a vraiment pas lieu d’y voir quoi que ce soit de particulier ; ce n’est rien plus qu’un médicament. De toute façon, on ne peut pas doper un footballeur : il perdrait en contrôle et en coordination, ses passes deviendraient imprécises, et il courrait simplement plus vite. De plus, le dopage a souvent des effets secondaires. »

« Or précisément, Rolink avait beau dire : des effets secondaires survenaient occasionnellement. Certains athlètes, que je traitais d’ailleurs sur les conseils de Rolink, souffraient de nausées après la prise d’un comprimé, de maux de tête et d’insomnies, tandis que d’autres devenaient même agressifs, et que je restais pour ma part impuissant à les aider. Désemparé, je demandai à Rolink de me donner les noms des joueurs à qui il avait prescrit de tels comprimés. Je ne savais plus quoi faire… Je traitais tant de sportifs : des boxeurs, des cyclistes, des footballeurs, des patineurs et des nageurs. Et tous étaient des patients de Rolink. »

« C’est alors que je dus comparaître devant le docteur Tetzner, chirurgien et spécialiste renommé du genou, auquel s’était joint l’avocat Bergsma, dont bonne part des dossiers traitaient précisément de cas de dopage. Constitué en commission pour le compte de la Fédération nationale de Cyclisme, ce binôme avait été chargé d’enquêter, parmi d’autres, sur les agissements réels du Docteur Rolink – lequel, lors d’une audition préalable, leur avait affirmé que j’étais parfaitement au courant de ses actes… Et, de fait, leur première question avait été sans ambage : « Monsieur Muller, que se passe-t-il à Ajax? »

« Pour autant, la raison première de ma convocation n’avait rien à voir avec Ajax : après une compétition de natation, deux ampoules d’amphétamine vides avaient été retrouvées dans la poubelle. Et comme souvent dès qu’était question de clients de Rolink, il se trouvait que j’avais soigné l’un des nageurs… Mon examen eut toutefois beau se prolonger jusqu’aux petits heures, je niai farouchement la moindre implication, quand bien même ils évoquèrent aussi des patineurs, dont certains m’avaient d’ailleurs confié avoir reçu un comprimé de Rolink avant une compétition. Et comme si cela ne suffisait pas, il y avait eu aussi ce boxeur, qui leur avait raconté une histoire similaire… De fil en aiguille, ma situation était devenue si inconfortable, que j’en perdis tout un temps le sommeil. »

« C’est à cette époque que Barry Hulshoff affirma publiquement avoir pris un comprimé de Rolink, et que cela l’avait rendu malade. Puis ce furent Johnny Rep et Nico Rijnders, qui se fendirent à leur tour de témoignages de cet acabit… Devais-je en informer le Conseil d’Administration, ou en parler directement avec les joueurs ? Je coupai la poire en deux et sollicitai l’avis de notre psychiatre Roelof Zeven, ainsi que celui de notre psychologue Dolf Grunwald. Mais puisqu’ils ne m’étaient d’aucun secours, c’est en définitive auprès de Piet Keizer que je me confiai. Lequel me conseilla de me rendre directement chez Rolink, de sorte de lui tirer enfin les vers du nez. »

« De cette rencontre, je me rappelle qu’elle eut lieu un vendredi soir, et que j’étais fort nerveux – mais lui l’était tout autant. D’emblée, j’évoquai ma convocation chez Tetzner et Bergsma, ce qui ne manqua de mettre Rolink en colère, ni de teinter la conversation d’une tournure étrange : « Salo, ce que je fais est parfaitement normal. Ces joueurs viennent me voir pour m’exposer leurs problèmes – ce qui fait d’eux des patients, auxquels je me contente simplement d’administrer des médicaments. L’un a besoin d’un sédatif, l’autre d’un myorelaxant, un autre encore d’un stimulant… Et c’est donc tout naturellement qu’ils reçoivent alors un ou plusieurs comprimés, voire parfois une injection. Il n’y a rien de mal à cela. Vous appelez cela du dopage, moi j’appelle cela autrement. Et d’ailleurs, Salo, tu es le kinésithérapeute, le confident d’Ajax… Alors si ce que je fais s’avère être une erreur, je te rappelle que tu es tout aussi coupable que moi ! »

Au centre de la photo : l’ex-footballeur et chirurgien de renom Hans Tetzner, qu’entourent pour l’occasion la Reine Juliana et le Prince Bernhard lequel, de sorte de pouvoir l’épouser, avait secrètement dû renoncer à son affiliation au sein du NSDAP, et serait des années plus tard tenu pour co-fondateur du Groupe Bilderberg. A l’automne 1965, soit quelques années avant qu’il ne dût convoquer Muller pour les faits de dopage suspectés au sein de l’Ajax Amsterdam, Tetzner lui avait sauvé la vie quand, au retour d’un déplacement européen lors duquel Muller avait souffert d’atroces douleurs abdominales, il lui diagnostiqua « une appendicite tellement grave qu’il fallut l’aspirer : mon appendice était complètement pulvérisé. » Initialement sollicité quand s’étaient manifestées les premières douleurs, Rolink s’était borné à administrer à Muller un antibiotique, en lui affirmant qu’il avait « un estomac de Juif ».
De conserve avec le pédopsychiatre (!) Roelof Zeven, c’est durant près d’une demi-dizaine d’années que le psychologue Dolf Grunwald oeuvra à la préparation mentale des brin turbulents junkies d’Ajax…dont il se vengerait des années plus tard quand, défrayant la chronique, il communiqua l’intégralité de ses notes de travail, pour le moins peu amènes, au très indiscret journaliste Menno de Galan.
Salo Muller, aux côtés du toujours souverain Piet Keizer.

« J’étais sans voix, fou de rage… J’ai fini par hurler, en le désignant pour la première et dernière fois de ma vie par son prénom : « Ecoute, John : si tu essaies de me piéger, tu t’es trompé d’endroit. À partir de maintenant je prends mes précautions, et je ne veux plus jamais entendre parler de dopage ! » Puis je suis parti. »

« John Rolink avait beau dire : si un athlète se voit prescrire des médicaments par un médecin, c’est alors le médecin qui en est responsable, pas l’athlète. Lequel n’est pas fondé pour savoir de quel type de « médicament »il s’agit. Mais dans le cas d’espèce : qui savait vraiment? Il y avait tant d’athlètes qui se plaignaient auprès de moi des pilules du Docteur Rolink, mais aussi tant d’informations contradictoires sur ces sujets dont je ne savais rien, qu’à la fin j’en vins à m’inquiéter… Que contenaient ces pilules, et à quoi servaient-elles ? »

« Alors, un jour, j’obtins de chacun des joueurs qu’il me remît la dernière pilule reçue de Rolink, et les conservai toutes dans une petite boîte blanche. Puis, quand celle-ci fut bientôt pleine, je les fis analyser par mon pharmacien, et le résultat ne fut en rien surprenant : des analgésiques, des myorelaxants, des tranquillisants, des préparations à base de Prednisone et de gélules d’amphétamines… Il y avait de tout dans cette boîte. J’en informai aussitôt les athlètes, en leur rappelant quelles étaient aussi leurs propres responsabilités. »

En fait d’amphétamines, que le pharmacien de Muller put identifier parmi les pilules que lui avaient remises les joueurs, figuraient notamment du Captagon et de la Benzédrine…mais plus encore de Pervitine, que comme médecin dans un camp en Allemagne, puis sur le front anti-insurrectionnel indonésien, Rolink avait possiblement administrées aux pauvres bougres confiés de 1942 à 1949 à ses bons soins. Et qui donne si besoin une perspective plus trouble, au catéchisme que populariserait un jour son subalterne Michels :

Réponse britannique à la Pervitine allemande, c’est dès la Bataille d’Angleterre que la Benzédrine témoigna de sa probable supériorité, qui plongeait les pilotes de la Royal Air Force dans un état d’euphorie si prononcé, qu’ils parvenaient à redoubler de sorties aériennes sans plus jamais éprouver le moindre sentiment de peur ou de fatigue. Et cependant fut-ce en octobre 1942, dans le désert d’Afrique du Nord et alors que le moral des troupes britanniques était au plus bas, que son utilisation s’avérerait la plus outrancière non moins que la plus inquiétante : deux fois plus chargés que ne l’avaient été leurs frères d’armes de la RAF, les tankistes de la 24ème brigade engagés à El Alamein y combattraient en effet avec une agressivité telle, qu’ils continuaient de progresser en dépit des plus de 80% de pertes concédés… L’Allemagne, pour autant, avait-elle dit son dernier mot? En novembre 1944, dans le camp de concentration de Sachsenhausen, le régime nazi appliqua à certains de ses détenus de nouvelles méthodes, parmi lesquelles la prise de chewing-gums à la cocaïne et, surtout, de doses effarantes de pervitine – jusqu’à 100 mg par injection. Objectif ? Désinhiber l’humain à tel point, qu’il se pliât à des missions-suicides à bord de mini-sous-marins équipés d’une torpille unique, à l’instar des Kaiten japonais.

« (Le joueur d’Ajax) doit être capable de se transformer en une créature primitive. Un soldat du front ne peut pas se permettre d’agir comme une personne pensante normale. Il doit être capable d’abandonner sa personnalité et d’oublier qui il est et ce qu’il fait. Sinon, il deviendra un désastre. Le football de haut niveau, c’est comme la guerre. Quiconque reste trop propre est perdu. »

(…à suivre…)

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32 commentaires pour "Les pilules"

  1. Alexandre dit :

    Aujourd’hui pile-poil 20 ans que sortit « Mijn Ajax » de Salo Muller ==> J’ai pris le parti, pour l’occasion, de lui laisser la parole ; si bien qu’il y aura en définitive une quatrième (et dernière) partie.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Tu parles de boxeurs suivis par Muller. J’ai la plus grosse difficulté à trouver un boxeur néerlandais de bon niveau. C’est vraiment pas leur sport. Regilio Tuur était pas mal, Alex Blanchard, un peu plus tôt dans les années 80 mais le reste, je bloque…étonnant.

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      1. Alexandre dit :

        Alors là…………. Je n’y connais rien en boxe, et j’ai largement pris le parti de laisser parler Salo Muller ici, il le méritait bien je trouve pour les 20 ans de son livre, bref c’est lui qui rapporte une histoire avec « ce boxeur »………mais lequel??

        Le carnet d’adresses de Rolink était de toute façon tel……………. Ce qui est certain : c’est un boxeur des 60’s qui est ici visé.

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      2. Khiadiatoulin dit :

        Les Néerlandais ont une tradition en pied-poing mais en boxe anglaise, c’est tres pauvre.

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      3. Alexandre dit :

        Je ne vois décidément pas de quel boxeur il put s’agir…….. Rudi Lubbers? Bas van Duivenbode?? Aucune idée, c’est de très loin le sport où le moins de noms sortent publiquement..

        Une hypothèse me paraît séduisante : la boxe fut l’un des premiers sports, non pas seulement épinglés par la question du dopage (ils le furent tous aux Pays-Bas), mais rattrapés par la patrouille aux Pays-Bas (ce qui est très différent) ; dès 1961 au moins on retrouve le nom de Rolink dans des enquêtes portant sur le recours au dopage dans leur boxe (avec des chiffres d’ailleurs effarants en termes de décès directement liés à cette pratique sportive), bref : peut-être se fit-il conséquemment plus discret en la matière? Aucune idée. Le fait certain est que ce salopard navigua d’une discipline à l’autre, selon les tensions respectives avec lesquelles chacune composait à temps T en matière de lutte anti-dopage – et le football néerlandais fut longuement ménagé par les instances, (beaucoup) trop d’intérêts en jeu..

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      4. Khiadiatoulin dit :

        Lubbers me disait quelque chose. Suis allé mater, c’est un adversaire d’Ali dans les années 70. Ali a des noms ronflants dans ses oppositions mais d’autres plus étonnants, comme ton compatriote Jean-Pierre Coopman. Alors j’ignore comment Coopman a pu se retrouver à faire un championnat du monde contre Ali. Il n’est même pas champion d’Europe des lourds à ce moment-là. Je vois qu’il le deviendra par la suite en battant l’ancien spécialiste de la force basque, Urtain (Urtain, c’est une gloire en Espagne à l’époque, vie bordélique, chouchou des Franquistes, débauche et carrière plus au moins arrangée, mort tragique…). Et dans le résumé de Coopman, je vois surtout des défaites contre des bons lourds européens, Lubbers d’ailleurs, Lucien Rodríguez ou Évangélista l’Uruguayen qui se battait pour l’Espagne, mais pas de grosses victoires. C’est encore plus incompréhensible qu’il ait sa chance contre Ali.

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      5. Khiadiatoulin dit :

        Un début de reponse…

        « On disait de Coopman qu’il était l’un des boxeurs les moins méritants de disputer le titre de champion du monde des poids lourds. Ali venait de disputer son troisième combat contre Joe Frazier, le « Thrilla in Manila », un match qu’il qualifia plus tard de « quasi-mort ». Naturellement, le champion souhaitait un adversaire facile. Le combat fut organisé presque par hasard, la promotion étant confiée à George Kanter, un Belge d’origine. Après avoir exploré la scène européenne, Kanter contacta Charles de Jager, le manager de Coopman, et le combat fut ainsi conclu. Coopman, inconnu hors de Belgique, fut bouleversé par cette soudaine notoriété. Ali était un héros à ses yeux, et il était reconnaissant de cette opportunité de disputer le titre. »

        Il a eu du bol quoi ! Haha

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      6. Alexandre dit :

        Bon.. Suis un boxix, vraiment pas une référence en la matière..mais un Coopman de Belgique, sinon un nom, vaguement?? L’impression que tu m’en avais déjà parlé en off, à part ça??

        Un de ses parfaits homonymes, mais NL, était un client (et dopé, c’est avéré) de Rolink……..mais cyclisme.

        Je ne sais vraiment pas de quel boxeur NL il s’agissait.

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    2. Khiadiatoulin dit :

      Piet Keizer, c’était le seul que le clan Cruyff n’osait pas vraiment affronter, non ?

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      1. Alexandre dit :

        C’est pas tout à fait ça, Keizer a un pied dans la sphère-Cruyff, les deux même s’il l’avait voulu…….mais aussi toujours (et d’ailleurs en toutes choses) un pied dehors : pas étranger à la rencontre décisive de Cruyff avec la fille de Cor Coster, membre fondateur (avec Coster et le journaliste Maarten De Vos) de l’omnipotente société Inter Football…… ==> Les liens sont profonds.

        Et cependant Keizer se tint toujours à une certaine distance de ce cirque.. Keizer était distant de tout et de tous en fait. Personnalité probablement trop lucide, sans illusions sur rien.. C’est aussi celui dont les gregarii disaient le plus de bien, celui qui leur témoignait le plus de respect. C’est de loin ma figure préférée de cet Ajax.

        Plus que Cruyff (idole aux forceps des gamins prépubères), enfin, ce fut longtemps Keizer l’icône des travées, car le dernier des Mohicans du vieux logiciel technique de ce club. Et il inspirait énormément de respect, aussi, dans le vestiaire……. ==> Intouchable.

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      2. Alexandre dit :

        Puisqu’est ici question des psychologues Grunwald et Zeven, c’est le moment d’ajouter un truc sur Keizer : contrairement à Cruyff (qui, selon la cellule psy d’Ajax, y voyait un père de substitution, et le suivait dans ses choix plupart du temps), Keizer ne cachait pas trouver Michels pour le moins médiocre – et humainement, et sur le plan sportif.

        Or le fort bovin Michels n’était pas du genre à se remettre en question, bref il mobilisa un jour les deux psys d’Ajax pour cerner quel était le problème de Keizer (pas particulièrement avec Michels, mais de manière plus générale, substantielle – car le problème ne pouvait venir que de Keizer dans le logos de Michels). Et les conclusions des deux psys furent les suivantes, unanimes : Keizer était une espèce de « communiste », un anti-conformiste imperméable aux habitus désormais attendus chez un joueur d’Ajax – je cite les psys : « Ses parents n’ont jamais eu le téléphone, alors Keizer n’en a pas non plus. »

        Le courant ne passant décidément pas entre l’original et l’entraîneur buté et opportuniste, Michels décida donc en 1970 de vendre Keizer…………mais comment justifier le départ du dernier des Mohicans de cet Ajax jadis tant porté sur l’esthétique, et adulé en conséquence? Eh bien Michels s’en remit une fois de plus à ses deux psys, les chargea d’écrire un rapport psychologique sur Keizer……………………dont les conclusions, à nouveau, furent unanimes : ils y suggérèrent de conserve, à Michels, de nommer Keizer capitaine de l’équipe! Et même de lui confier de plus en plus de responsabilités!

        Peu dire que ce n’est pas vraiment ce que le fourbe Michels escomptait…………….. Aussi, fidèle à ses lamentables pratiques, il placardisa aussitôt les deux experts de la psyché, que l’on ne vit ni n’entendit plus guère par la suite…………..sinon quand Grunwald communiqua à un journaliste l’intégralité de ses rapports psychologiques – et il y avait du lourd, lol..

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      3. Alexandre dit :

        Il y a tout de même un détail que je vérifierai un de ces 4, car dans un coin de ma tête traîne l’idée selon laquelle c’est en fait la famille de Grunwald (et non pas lui) qui remit ses fameux rapports….?? Un vague souvenir en ce sens, faudra que je me replonge là-dedans.

        En tout cas ils sont croustillants 🙂 Ils circulèrent un temps sur la toile, du moins jusqu’à ce que la Fondation Cruyff entreprit d’en purger l’internet (mais je les ai conservés, éhéh) – Cruyff y était dépeint comme un type fondamentalement paumé et souffrant d’un double délire de personnalité, ce qui pour ma part ne fait pas un pli.

        Quant à d’autres………………………… Suurbier par exemple, et là encore ils prêchaient en moi un convaincu : un connard de première..et encore n’évoquaient-ils pas, à son endroit, les paris que ce sale type faisait avec le Rotterdamois Laseroms, consistant à savoir lequel des deux parviendrait le premier à blesser salement un joueur adverse…….

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  2. Verano82 dit :

    Il me plaît beaucoup ce Jimmy van Rompu. Une gueule à jouer dans un film des Coen.

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    1. Alexandre dit :

      Il est mort plus que centenaire, personnage extravagant…………..mais totalement décomplexé sur la question du dopage..et qui le resta, lui!

      A lecture de ce volet, les lecteurs attentifs auront a contrario relevé que Rolink adaptait son discours sur la question des bénéfices du dopage pour le foot : adjuvant extraordinaire quand il s’agissait de vendre sa camelote, Cf. la 2ème partie……………puis soudain, « le dopage ne sert à rien en football » (en substance supra) dès l’instant où Salo Muller vint lui demander des comptes, éh..

      On va reparler de van Rompu, il a énormément balancé à une époque……………..mais personne n’a jamais osé l’intimider par voie de justice, d’aucuns disent de peur qu’il ne balance encore plus, ahah.

      Je l’avais déjà évoqué dans ma série consacrée au Go Ahead.

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  3. Verano82 dit :

    Ah, le groupe Bilderberg, que de rumeurs derrière ses agissements et la portée de ses réflexions.

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    1. Alexandre dit :

      Ca n’apportait rien de le préciser, mais bon : quitte à aborder la figure (devenue sulfureuse) du Prince Bernhard, autant mettre ça sur le tapis aussi.

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  4. bobbyschanno dit :

    Rolink exerça dans quel camp allemand pendant la Deuxième Guerre mondiale ?

    L’utilisation des drogues participe à expliquer l’acceptation par les soldats de pertes proprement hallucinantes lors de cette guerre. Il faut voir sur le front de l’Est, notamment après Bagration, les Allemands se faire hacher sur place et les Soviétiques avancer au prix de pertes immenses… En Asie, particulièrement en Chine, les pertes sont aussi terrifiantes !

    On a beaucoup invoqué l’idéologie, la propagande, etc. Cela joua certainement, mais pas seulement…

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    1. Alexandre dit :

      Qu’il fût médecin dans un camp durant la WW2 : Salo Muller en parle, non moins que diverses archives. Mais je n’ai jamais vu le nom de ce camp être précisé. Et ce sont des sujets que Rolink n’aborde jamais dans ses moult interviews.

      On a par contre plus de détails pour ses années aux Indes orientales, quand il y encadra médicalement des troupes anti-insurrectionnelles néerlandaises. Où, mais de manière assurément moins systémique que pendant vos propres luttes anti-insurrectionnelles en Indochine, de très rares témoignages attestent du recours à la Benzedrine par la soldatesque NL.

      Maintenant, de ces témoignages « très rares »…. Tout qui touche à la guerre reste un grand tabou pour la société NL, qui aime à se croire pacifiste et non-interventionniste, et a de surcroît cultivé la narrative d’un pays plus neutre et résistant qu’il ne fut vraiment…..alors que sa répression de la Revolusi, cas d’espèce, fut bien au contraire épouvantable, bref : ça reste un sujet dont on ne parle pas aux Pays-Bas, peu fouillé, un angle mort de leur Histoire (pas compliqué : l’ouvrage qui a un peu libéré la parole là-bas, sur cette question, c’est à un..Flamand qu’on le doit).

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      1. bobbyschanno dit :

        Van Reybrouck ?

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      2. Alexandre dit :

        Oui, c’est lui.

        Il est charitable : il a commencé par le Congo!

        On peut dire qu’il a ouvert une brèche pour le grand public NL.

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      3. bobbyschanno dit :

        J’ai lu son Congo.
        J’ai vu, mais pas lu, son Revolusi.

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      4. Alexandre dit :

        Ca n’a rien à voir avec le sujet, mais j’ai une histoire inqualifiable à rapporter sur Van Reybrouck, dont lui et moi avons eu vent de conserve quand j’étais au Congo (sa rédaction in situ du bouquin fut concomitante de ma présence là-bas), on s’est d’ailleurs croisés sans échanger – il avait mieux à faire que de converser avec un Mundele ( = « un blanc ») et moi idem, bref.

        Bref, et je vais en parler car je me rappelle qu’il avait évoqué cet épisode dans une interview donnée à l’époque où il rédigeait son « Congo » : en 2009 la caserne des pompiers de Kinshasa fut réduite en cendres par un incendie………………..car la caserne ne payait plus ses consommations en….eau…………………..

        Tout fut détruit : équipements, engins……….. Du jour au lendemain, cette mégalopole (14 millions d’habitants à l’époque??) ne disposa plus du moindre moyen pour lutter contre les incendies.

        La source du sinistre? Les familles qui logeaient dans les bureaux de la caserne, et dont la cour intérieure était devenue un dépotoir à ciel ouvert….. ==> Le feu prit parmi des amoncellements de déchets, pas d’eau pour l’éteindre……. ==> Une folie furieuse……………..en quoi j’ai souvenir que Van Reybrouck (qui avait ses habitudes dans ce coin de la ville) voyait une illustration par l’absurde de la déshérence et de l’incurie absolues qui s’étaient emparées de ce pays.

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    2. Alexandre dit :

      Maintenant, attention : ne pas se représenter pour autant Rolink comme une espèce de mini Docteur Mengele durant la WW2, hein! Qu’il expérimentât (dont sur lui-même..mais plus encore sur des « patients » qui, pour Ajax du moins, ne pouvaient plus en être dupes après l’investigation menée par Muller) des cocktails de son cru : c’est certain.

      (NB : avant que Muller ne menât sa petite enquête, c’est toutefois sans leur demander leur avis ni en leur donnant la moindre info que Rolink bombardait ses joueurs de produits……………….dont d’aucuns étaient toutefois demandeurs, faut pas l’oublier, ça.. : j’ai cité Swart, Hulshoff, Rep……mais d’autres aussi étaient proactifs)

      Que Rolink se commît toutefois à ce type d’expériences sur des prisonniers pendant la guerre, entendons-nous bien : attesté nulle part. Mais il arrivait que des expériences de cet acabit fussent menées dans des camps, ça oui. Ca mériterait donc d’être exploré (pas le but ici) pour apprécier le parcours de Rolink, quand il bascula dans ces pratiques – et au contact de quoi.

      Pendant ses années au service de la contre-insurrection en Indonésie : c’est d’ailleurs davantage probable. Mais l’idéal serait de savoir, là encore, dans quelle zone et quel contexte surtout il opéra (ladite « Operatie Product », par exemple). Les rarissimes témoignages que j’avais pu trouver, littérature militaire spécialisée, dessinent toutefois une pratique plutôt marginale, qui n’avait rien de vertical parmi l’appareil militaire NL, et qui procédait plutôt au contraire d’initiatives isolées – que ce fût par porosité au contact des troupes britanniques me paraît une piste intéressante.

      Préciser aussi que ce n’est pas moi qui trancherai du camp « politique » (pour peu qu’il en eut..) de Rolink durant la guerre. L’histoire que je rapporte concernant l’appendicite de Muller, sauvé par Tetzner alors que Rolink n’avait pu faire étalage que de son incompétence ou de sa légèreté, paraît témoigner d’un antisémitisme au fond assez ordinaire pour les Pays-Bas de l’époque, « estomac de juif »………. Ce n’est pas brillant, mais ce fut assurément longtemps assez banal voire accepté dans les Pays-Bas (notamment), aussi : interpréter plus avant ce genre de propos?? Muller rapporte toutefois qu’il l’avait évidemment mal pris, et il y a de quoi.

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      1. bobbyschanno dit :

        La diversité des « camps allemands » pendant la Deuxième Guerre mondiale est en effet assez impressionnante pour ne pas tomber dans la caricature d’un Rolink oeuvrant nécessairement dans quelque camp de concentration…

        Concernant le rapport de la population néerlandaise à la guerre et singulièrement à son rôle pendant l’occupation étrangère, j’avais été estomaqué par « Soldier of orange », le film-phare de la période néerlandaise de Verhoeven, sans doute celui qui lui ouvrit les portes de Hollywood. Très bon film, sans aucun doute, mais une vision hautement idéalisée de la résistance néerlandaise… Je ne sais pas où en était alors l’historiographie néerlandaise de la période, mais dans la deuxième moitié des années 70 ça me semble être un archaïsme !

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      2. Alexandre dit :

        Une ultime précision avant d’aller travailler : c’est très tôt qu’il prescrit des amphétamines à des sportifs, dès qu’il se mit à son compte à son retour des Indes Orientales..

        A contextualiser, toutefois, avec le « progressisme » de l’époque évidemment. Mais lui se spécialisa dans la niche des sportifs, qui devint très tôt sa clientèle. Et il n’en démordit jamais : c’est son accident cardio-vasculaire, et son état irrémédiable subséquent, qui y mit fin.

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      3. Alexandre dit :

        Le film de Verhoeven : c’est la narrative officielle.

        Et ils n’ont jamais sérieusement abordé la question chez les NL, un film permanent..

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      4. bobbyschanno dit :

        Je vois qu’il a fait un autre film sur les Pays-Bas pendant l’occupation : Blakc Book, en 2006. Sais pas ce que ça vaut.

        Les récompenses cinématographiques néerlandaises sont des… Veaux d’or !

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      5. bobbyschanno dit :

        Et d’ailleurs, en parlant de Résistance pendant la Deuxième Guerre mondiale et d’Indonésie, ça dit quoi la résistance néerlandaise dans la « sphère de coprospérité » du Japon Showa ?

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      6. Alexandre dit :

        Alors là: aucune idée.

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      7. Alexandre dit :

        « La diversité des « camps allemands » pendant la Deuxième Guerre mondiale est en effet assez impressionnante pour ne pas tomber dans la caricature d’un Rolink oeuvrant nécessairement dans quelque camp de concentration… »

        Yep, mais c’est un travers dans lequel j’ai précisément veillé à ne pas tomber : pas l’ombre d’un grand-guignol, je tiens à laisser ce genre de ficelles à ceux qui, des décennies durant, auront concouru à faire d’Ajax un parangon de vertu ; c’est à ce genre de zouaves qu’il faut adresser ce genre de remarques.

        A un moment toutefois, il faut bien avancer des pistes de compréhension quant au comment du pourquoi ce type, au sortir de ces deux guerres, devint d’un claquement de doigts le plus grand dealer et spécialiste des cocktails d’amphétamines de son pays.. ==> Pourquoi précisément lui? Et là-dessus, on ne peut pas faire l’économie de son parcours : son expérience de la contre-insurrection est une piste intéressante (dans la foulée de la Revolusi, l’usage massif d’amphétamines par la France est attesté en Indochine), même si les annales NL en la matière se taisent dans toutes les langues (..mais, détail important concernant le cas indonésien : il s’y trouvait aussi des troupes britanniques, et ça..)……….non moins que serait erroné de snober son expérience de médecin dans un camp – mais lequel, ça..

        Le fait certain : le médecin qui, comme par hasard, devint aux Pays-Bas le champion du recours sportif à ces produits avait fait l’expérience de deux biotopes (ou plutôt « thanatopes », ce serait plus opportun) qui réclament d’être considérés – c’est l’inverse, snober ces éléments de son parcours de vie, qui reviendrait à pécher par légèreté.

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      8. bobbyschanno dit :

        Complètement. J’abondais d’ailleurs dans ton sens.

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      9. Alexandre dit :

        Ah mais tu fais bien de l’avoir dit!!!

        C’est une espèce de prudence/justice intellectuelle qu’il faut avoir et garder – et j’y ai veillé, même pour ce salopard (le chantage ci-relayé à l’encontre de Muller dit ma foi assez long du personnage). La mémoire d’un mort, je ne badine pas avec ça, et plus parce que je redoute le karma que d’offusquer des gens porteurs de son nom.

        Cette réserve a minima étant posée : je tiens intuitivement pour plus probable l’hypothèse d’un contact premier avec les amphèts durant ses années de service contre-Revolusi. Le fait en soi n’est significatif de rien, mais c’est quand même troublant qu’il devînt dealer d’amphèts dès son retour aux Pays-Bas. Or avant cela, au-delà de son cas : ben pour ma part je ne trouve….rien (bon.. je n’ai plus guère cherché depuis 20 ans, hein) de palpable rayon sport et amphétamines aux Pays-Bas.

        Sinon cet article est un bazar à tiroirs. Je l’ai écrit il y a 20 ans donc, et à chaque fois j’en publie des versions distinctes, ceci dit : non sur le fond mais sur le contenu, sur ce que je juge opportun d’en faire paraître. Je me rappelle par exemple d’une version précédente où j’essayais de développer son « héritage » (ce que je ne compte pas faire ici)…………………..car le fait est que son fils (ou l’un de ses fils?), aussi, s’est investi dans la mélioration physiologique – en l’espèce génique, à Bâle…………

        ==> C’est un puits sans fond ces histoires…………..

        De ces années martiales où il se familiarisât peut-être avec les amphèts, déjà dit : le principal intéressé ne rapporte jamais rien, nulle part. Salo Muller l’évoque par contre, ainsi qu’un journaliste en préambule à l’interview où j’ai lu Rolink moquer la qualité du dopage (il n’utilise jamais ce mot) à l’oeuvre à Feyenoord…………mais ça ne va jamais loin dans le détail, difficile à tracer…….hélas..

        Et quand bien même : pas moi qui dirais pour autant en avoir le fin mot.

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