Le petit théâtre de la Ligue 1 : épisode 30

Chaque semaine, les experts de Pinte de Foot décortiquent la Ligue 1. Envoyés spéciaux en bord de pelouse et consultants en plateau livrent leurs meilleurs analyses dans cette chronique.

Drapeau de la Ligue 1 Europe Friandise

C’est le moment charnière de la saison. Celui où l’on débat, jour après jour, presque heure après heure, de l’instant où les choses seront officielles. C’est presque fait, ce n’est pas encore sûr, tant-que-ce-n’est-pas-mathématiquement-assuré-il-reste-une-chance… Et à ce petit jeu-là, on peut encore dire que tout est ouvert en Ligue 1. Absolument tout, pas comme chez ces gros nuls de Bundesliga où le champion est connu chaque année ou presque en avril.

Et c’est ainsi que le FC Metz, une nouvelle fois battu (par le Paris FC), n’est pas encore tout à fait condamné à la relégation en Ligue 2. Pas mal, non ? Et le FC Nantes ? Incapables de l’emporter contre Brest, les Canaris ont fini à 10 et se sont fait rejoindre en toute fin de match. L’exclusion de leur entraîneur Vahid Halilodzic semble être le dernier soubresaut avant la relégation, puisque Nantes reste cinq points derrière Auxerre.

L’AJA, justement, a failli réaliser le plus beau coup du week-end. Menant 2-0 sur la pelouse de l’AS Monaco, les Bourguignons se sont finalement fait rejoindre mais ont pris un point précieux, même si insuffisant pour définitivement assurer une place de barragiste. Surtout, Auxerre manque l’occasion de reprendre du terrain sur l’OGC Nice, qui a obtenu le nul à Lille.

Et ce sont les Lillois qui peuvent avoir des regrets. En perdant deux points à domicile, ils n’ont pas profité du naufrage marseillais : l’OM a été battu à Lorient sans rien montrer et est le seul concurrent à l’Europe qui n’a pas pris de point ce week-end. La fin de saison sera chaude à Marseille, où le coach a déjà été viré et où il n’y a plus de fusibles à faire sauter. Il y a deux grands gagnants ce week-end : Rennes, qui a étrillé le RC Strasbourg en Alsace et passe devant l’OM, et puis Lyon, vainqueur surprise sur le terrain du Paris-Saint-Germain et qui remonte sur le podium de la Ligue 1. Avec des écarts toujours aussi faibles entre les équipes, tout peut encore basculer le week-end prochain.

Pour ce qui est de basculer, le RC Lens sait faire. Menés de deux buts par Toulouse à domicile, les Sang et Or ont battu le record du nombre de tirs en un match (41) et sont parvenus à l’emporter pour conforter leur deuxième place et rester à portée du PSG. Et dans le match dont tout le monde se fiche, Angers et Le Havre ont fait match nul.

L’analyse de Robert, pilier de comptoir :

« C’est vraiment la même équipe qui a battu Liverpool les doigts dans le nez et qui n’a pas été foutue de battre Lyon ? J’ai des doutes, quand même… En tout cas, ce week-end on a pu voir les entraîneurs de Ligue 1 dans toute leur splendeur. Entre le rouge d’Halilodzic et son coup de gueule, on a tous rajeuni de 10 ou 20 ans. Et avec Kombouaré qui n’en finit plus de gagner des matchs avec une équipe parisienne, on est de retour en 2011 ! »

14 commentaires pour "Le petit théâtre de la Ligue 1 : épisode 30"

  1. ajde59 dit :

    Le match le plus important pour les sang et or, c’est le prochain contre le téfécé. faudrait pas se réemballer pour rien à croire que la course au titre est relancée, le PSG a un match de retard contre le sinistre Nantes de Vahid. La Coupe est l’objectif. La 2e place est quasi assurée après cette très belle victoire au scénario un peu fou. Au pire, on verra à l’aube de la 34e journée si les comptes sont faits.
    En parlant Coupe, au délà des Pyrénées, la Real qui gagne celle d’Espagne, toujours appréciable pour ce club et leur capitaine Oyarzabal, un joueur adorable.
    Et Boca a gagné le superclasico sur la pelouse du Monumental, un péno de Paredes a suffit pour fermer la boutique derrière.

    0
    0
    1. modrobily dit :

      Franchement je ne serais pas totalement surpris de voir Nantes arracher un nul dégueulasse contre le PSG cette semaine. Un truc avec 0 tir cadré. Le PSG a été affligeant de nullité contre Lyon, sur l’ensemble du match ils ont eu peu de grosses occasions.

      0
      0
    2. Khiadiatoulin dit :

      Oui, toujours agréable de voir la Real soulever un titre. Et quel joli but d’Alvarez. Tremble ajde, tremble !

      0
      0
    3. belo_dedici dit :

      Et le Rayo? je crois qu’il y a un fan ici. Ils valent quoi cette année?

      0
      0
  2. belo_dedici dit :

    Monaco et l’OM ont perdu 1/3 de leurs matchs (c’est fatiguant d’être supporter de l’OM….) , le LOSC et l’OL ont eu d’énormes trous d’air. C’est peut-être Rennes qui mérite le plus la timbale de la 3ème place ? En même temps, ça a été un beau bordel aussi chez eux. Finalement, le scénario de la course à l’Europe est sympa mais les acteurs sont pas fous….
    Lens et surtout Strasbourg s’offrent une fin de saison hyper sexy.

    En ligue 2, Sainté ou Le Mans (qui semble avoir un projet intéressant) devrait batailler pour les barrages. Mais là encore, rien n’est joué, et il y aura les play offs.

    Enfin, bravo à Sochaux, bien parti pour revenir dans l’élite..

    0
    0
    1. modrobily dit :

      En Ligue 2, ça me chiffonne pas mal que Troyes soit sur le point de monter. Je préférerais voir l’ASSE et Le Mans monter directement.

      0
      0
      1. belo_dedici dit :

        Auxerre – Troyes, sur un match, ça peut être une belle baston….
        Mon 1er souvenir de barrage était justement un Tef – RCL (version Dos Santos et R. Boli), où le Tef l’emporte sur 2 matchs (?). Demain, ce sera une autre histoire, je l’espère.

        0
        0
      2. modrobily dit :

        Troyes est parti pour monter directement, titre de champion de L2 en prime. Pas envie de voir la succursale de City affronter la succursale de BlueCo la saison prochaine.

        0
        0
      3. Sacha Modolo et Matteo Trentin dit :

        Pas envie de voir Troyes monter. Quel que soit son actionnaire!

        0
        0
      4. Khiadiatoulin dit :

        Oui Belo. C’est le barrage 91. Le Tef devait sa place de barragiste à la descente de Bordeaux. Mais Lens finalement retrouvera l’élite grâce à le descente de Brest.

        0
        0
    2. Sacha Modolo et Matteo Trentin dit :

      Rennes niveau montagnes russes, ça se pose là aussi mais un des faits marquants de la saison c’est qu’Habib Beye a plombé les deux clubs où il est passé avec à la carte des records improbables genre 3 défaites contre Lorient et je sais plus qui la même année. Pour une raison que j’ignore ce type continue à avoir la carte (son passé à la télé?).
      Le Rennes de Haise (qui a trouvé un club qui lui convient) et solide. Lepaul a franchi un palier, Embolo, Samba sont des valeurs sûres, c’est solide à peu près partout mais par rapport aux saisons précédentes il leur manque le joueur frisson qui faisait qu’on avait envie de les regarder jouer: Doku, Doué, Camavinga, Raphinha, Dembélé…

      0
      0
  3. belo_dedici dit :

    A la limite, je trouve que leur multi est plus cohérente, plus complémentaire, avec une succursale en Ligue 2. L’ESTAC sera, en effet, sans doute Champion et la multi pourrait être considérée comme « le bon levier » pour faire une montée.

    Quand le club « périphérique » joue + / – les premiers rôles en ligue 1 c’est plus dur à avaler pour les supporters. Inéos, l’année dernière et BlueCO cette année.
    Je suis content pour Strasbourg mais je crains que s’ils emportent un trophée cela fasse, ici encore, une sorte de jurisprudence : « la Multi = la bonne recette ».

    En même temps, c’est un modèle qui concerne déjà près d’un club sur deux (?) (en tout cas, beaucoup trop de club ont déjà plusieurs cousins dans d’autres ligues).
    Sochaux avait réfléchi à un statut SCIC, c’est beaucoup plus romantique…

    0
    0
    1. Alexandre dit :

      Statut SCIC? N’étant français, je ne sais l’absolu fin mot de ce que recouvre ce concept – qui de loin pourrait faire penser à un premier pas, à un compromis voire à une soupape??

      Par contre, pur bon sens : si la notion de « club » n’avait tant été trahie, corrompue, les clubs n’auraient jamais cessé d’appartenir à ceux qui les composent voire les fréquentent.

      0
      0
      1. belo_dedici dit :

        Oui, ces questions essentielles….. Une SCIC est une des formes du mouvement coopératif. Appliquée à un club de foot, cela pourrait se traduire par la mise en place d’une gouvernance équilibrée (un collègue de socios, un autre d’investisseurs, d’acteurs publics etc) qui soit garante de la pérennité et de l’ancrage territorial du projet « club de foot ». Le tout mis en musique avec une volonté d’Intérêt Collectif (c’est l’acronyme)

        Sur le papier, ça répond aux problématiques auxquelles les clubs sont confrontées (l’identité, la stabilité, etc.). Concrètement, c’est vu comme utopiste. Je ne sais pas si cela est adapté pour gérer des gros budgets. Et les boards ne considèrent même pas cette option (très loin de leurs cultures et à contre courant de la multipropriété), Sochaux l’a envisagé dans un contexte particulier de crise (je ne connais pas plus que ça ce dossier).

        Le meilleur exemple de réalisation est évidemment la Démocratie Corinthiane. Génial ! (Même s’il faut sans doute dissocier ce qui relève du mythe et de la réalité). Dans d’autres championnats, des clubs ont-ils été gérés selon des principes « coopératifs / mutualistes » ? Des clubs marqués à gauche, l’Union Berlin, Rayo, Livourne…. ?

        Dans ma génération, les clubs appartenaient majoritairement à un grand entrepreneur local (Martel, Nicollin, Molinari etc.). Ce serait illusoire de vouloir revenir à ce type de fonctionnement mais les dirigeants actuels seraient bien inspirés de prendre soin de leur patrimoine et de mesurer les conséquences de l’évolution de la « propriété » de leurs clubs.

        Malgré tout, je ne suis pas fermé à des modèles comme la multi et je constate que les nouvelles générations de fans s’accommodent très bien de tout ça.

        0
        0

Laisser un commentaire