Parfois, le destin écrit des histoires tellement improbables qu’aucun scénariste n’oserait les imaginer. Celle vécue ce soir au Portugal appartient clairement à cette catégorie. Le club de la ville de Torres Vedras — au nord de Lisbonne, et au sud le château d’Óbidos, les vergers de Bombarral, Peniche, son port et sa prison, ou encore Lourinhã et ses dinosaures (oui, vous l’avez compris, c’est un excellent coin pour les vacances) — vient de réaliser l’un des plus grands exploits de l’histoire du football portugais. En effet le SCU Torreense, troisième de la saison régulière de deuxième division, a remporté la Coupe du Portugal en battant l’immense favori : le Sporting Portugal.
Avant cette finale, Torreense n’avait affronté que deux clubs de l’élite : Casa Pia… et donc le Sporting. En demi-finale, les hommes de Torres Vedras avaient éliminé l’autre sensation de la compétition, Fafe, club de troisième division du Minho qui avait lui-même sorti Arouca puis Braga. Pendant ce temps, les géants portugais s’étaient éliminés entre eux : Porto avait sorti Benfica, avant d’être éliminé à son tour par le Sporting.
La finale, elle, ressemble au match parfait du petit contre le grand. Torreense ouvre le score grâce à Zohi, passé notamment par Strasbourg, Sochaux et Laval. Il symbolise parfaitement cet effectif bricolé mais affamé, composé de joueurs passés par mille chemins. À ses côtés, on retrouve Quintero, ailier colombien passé par Villarreal et La Corogne, ou encore Dany Jean, l’Haïtien vu à Strasbourg, Avranches ou Rodez. Car c’est aussi ça, le SCU Torreense : une équipe de revanchards. Un groupe encadré par quelques vétérans solides comme Ianique Stopira, défenseur central capverdien qui sera aux USA avec sa sélection dans quelques semaines et qui a passé plus d’une décennie en Hongrie à Videoton, ou Costinha et ses 169 matchs dans l’élite portugaise. Une équipe cosmopolite, remplie de joueurs venus de France, d’Espagne ou du Portugal.
Après l’ouverture du score, Torreense souffre énormément mais tient bon. Malgré l’égalisation de Luis Suárez, les Grenats résistent et emmènent l’énorme favori en prolongation. Ils passent même tout près du hold-up parfait avec un but refusé à la 94e minute. Et plus les minutes avancent, plus le Sporting semble nerveux face à ce bloc solide mais héroïque.Puis sur un contre, Seydi — passé par le Portet et prêté par le Rapid Vienne — s’effondre dans la surface. Penalty. Et, dans la foulée, expulsion d’Araújo. Stopira s’avance alors face au ballon. Et comme aux grandes heures de Yannick, il expédie une frappe monstrueuse sous la barre. Le Torreense remporte la première Coupe du Portugal de son histoire… et devient surtout le premier club de deuxième division à réaliser cet exploit.

Mais souvenez-vous : nous vous parlions du destin. Car il y a exactement 70 ans, le même SCU Torreense disputait déjà la seule finale de Coupe du Portugal de son histoire. À l’époque, le club vivait les plus belles années de son existence, porté notamment par les deux frères de Jorge Mendonça, João et Fernando. Cette saison-là, Torres Vedras termine même septième de première division. Le parcours en coupe était plus relevé : déjà une victoire contre le Sporting, puis contre Braga et Belenenses. Mais en finale, un immense Hernâni et le FC Porto avaient brisé le rêve des Grenats.Soixante-dix ans plus tard, cette épopée trouve enfin sa revanche et Torres Vedras entre dans l’histoire du football portugais. Et l’histoire pourrait devenir encore plus folle la saison prochaine. Grâce à cette victoire, Torreense disputera au minimum huit matchs de phase de ligue en Ligue Europa. Rennes, Marseille ou d’autres grands noms européens pourraient débarquer dans cette ville tranquille de l’ouest portugais. Mieux encore : l’aventure pourrait devenir totalement mythique si Torreense venait à battre Casa Pia en barrage. Oui, Casa Pia… le seul club de première division que les Grenats avaient éliminé avant cette finale historique. Vous voyez que nous ne vous avions pas menti quand on parlait de destin !
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Le Sporting qui perd toutes les dernières finales contre un petit club, Aves, Academica…
Faux.
La saison dernière, nous avons gagné.
C’était dans le sens, les derniers petits qui ont gagné l’ont fait contre le Sporting. Academica et Aves.
Ianique Stopira, éhéh.
L’esprit de la coupe, et il est heureux que cela les qualifie pour la coupe d’Europe.
Cap-Vert, c’est des dingues ! Quasiment du niveau d’Haïti…
Les mecs alignent donc Stopira et Platini, 80’s style !
C’est sûr que dans un pays archi-dominé par les 3 gros, gagner une Coupe, ce n’est pas rien. Qui a le meilleur palmarès en Coupe, hormis les 3 mastodontes ?
Boavista, mais ce dernier n’est pas près d’an ajouter d’autres.
Après, c’est des clubs style Vitória Setúbal, Belenenses puis Braga (2).
Zut, grillé par Rui Costa, et c’est 3 pour Braga.
La coupe reflète plutôt bien la hiérarchie, derrière les trois gros c’est Boavista avec 5 titres, Belenenses en a que 3 (alors que historiquement il devrait être au moins au niveau de Boavista), Sétubal et Braga 3 aussi, Académica 2. Guimaraes 1 titre et 6 finales. Et après c’est 1 titre et max 2 finales.
Victoire méritée et logique de la seule équipe qui a voulu et mérité de gagner.
Aussi un mauvais coaching de l’entraîneur du Sporting Rui Borges.