Ligue 3 : chez les pros, jamais deux sans trois !

Après l’Angleterre, l’Allemagne, et une poignée d’autres, la France (re)tente à son tour l’aventure de la D3 professionnelle avec la Ligue 3 qui débute ce soir. Rapide tour d’horizon des forces en présence et pronostic vital qui n’engage que nous.

Europe Présentation

Pour le grand public, la création d’une troisième division professionnelle en France n’avait rien d’une évidence. Une première expérience en 1936 n’avait duré qu’un an. À notre siècle, et malgré les succès des Bleus, l’Hexagone n’a toujours pas la réputation d’être un pays de football au même titre que l’Italie, l’Allemagne, ou surtout l’Angleterre. Les affluences en Ligue 1 sont certes honorables, mais le tableau se gâte dès qu’on regarde plus bas.

Ce sont plutôt les acteurs de feu le Championnat National (dernièrement nommé National 1) qui étaient demandeurs. Celui-ci voyait en effet des clubs professionnels et amateurs s’affronter dans des conditions très inégales. La saison passée, par exemple, l’écart de budget entre Aubagne Air Bel (1,5 M€) et le Stade Malherbe Caen (12 M€) était d’un facteur 8, plus qu’en Ligue 2 (facteur 6,5 environ). Les différences de structures étaient à l’avenant, entre clubs récemment tombés des sphères de la Ligue 1 avec centres d’entraînement au top, analystes spécialisés, etc., et certains promus de National 2 avec leurs stades champêtres et leur fonctionnement au système D.

La FFF a donc pris le projet en main et semble avoir travaillé intelligemment. Elle a commencé ses consultations dès l’automne 2024 et a officiellement lancé le projet le 16 janvier 2025 avec la création d’un groupe de travail, dirigé par l’ancien international Marc Keller, pour définir les modalités de la nouvelle Ligue 3. Celles-ci (nombre de clubs, budget, appellation, principes financiers, etc.) ont été fixées le 12 mai suivant. Les acteurs ont ainsi bénéficié de plus d’un an de visibilité pour peaufiner les détails de fonctionnement et négocier des accords commerciaux, en particulier les droits TV. Tout semble s’être passé sans incident – sans incident public, en tout cas – et la Ligue 3 démarre donc aujourd’hui 7 août, à l’heure.

Le changement dans la continuité

Sur le plan sportif, on retrouve nombre de choses connues. La L3 comporte 18 clubs comme ses deux grandes sœurs. Le format de promotion est fortement inspiré de celui de la Ligue 2 : les deux premiers montent directement, les quatre suivants s’affrontent en barrages sur un match, puis le vainqueur dispute un barrage aller-retour contre le seizième de L2. Pour la relégation, en revanche, il n’y a pas de barrage : les trois derniers descendent directement dans les trois groupes de l’ancien National 2, fraîchement renommé National 1 pour l’occasion (et aussi, sans doute, pour mieux confondre un observateur distrait).

Comme les saisons précédentes, les équipes réserves ne sont pas autorisées à disputer la L3. Elles sont limitées au National 1 (désormais D4) si le club dispose d’un centre de formation ou au National 2 (D5) s’il n’en a pas. La règle des deux divisions d’écart entre équipes d’un même club est reconduite ; un relégué de L2 dont la réserve évolue en N1 voit donc celle-ci descendre en N2 sur tapis vert.

La grande nouveauté est l’apparition en France du FVS (Football Video Support, en globish dans le texte). Chaque entraîneur dispose de deux challenges par match pour utiliser la vidéo (celle de la TV et non de caméras spécifiques) sur une action qui entrerait dans le champ d’application de la VAR en L1. L’examen est fait au bord du terrain par le quatrième arbitre, qui devient en conséquence obligatoire en L3, plutôt que par un bureau VAR séparé. Cette « VAR allégée », moins coûteuse, n’est cependant pas à terme destinée à apparaître en L2. Celle-ci est en effet gérée non pas par la FFF, mais par la Ligue de football professionnel qui préfère étendre la « vraie » VAR à la L2 dès que les finances des clubs le permettront.

Si c’est déjà veni, vidi, vici en Serie C, le FVS va gagner la guerre des Gaules.

Parlons gros sous (enfin, gros, euh…)

Sur le plan financier, le professionnalisme est donc obligatoire. Il est soumis à une nouvelle « licence Ligue 3 » délivrée par la FFF, sur le modèle de celles des L1 et L2 délivrées par la LFP. Les nouveaux minima administratifs et infrastructurels (stade, TV, pré-requis techniques, etc.) représentent un saut qualitatif pour nombre de clubs, surtout les plus petits. La licence interdira aussi les pelouses 100% synthétiques à partir de 2027-28, une mesure qui ne concerne à l’heure actuelle que le Paris 13 Atlético.

Toujours à partir de la saison 2027-28, l’effectif pro sera limité à 20 joueurs, exception faite de ceux de moins de 21 ans et de ceux formés dans la ligue régionale où le club est inscrit (la Ligue Centre-Val-de-Loire pour l’US Orléans, par exemple). Le but de cette mesure est double : limiter la course aux armements et faire de la L3 un tremplin pour les jeunes. On peut toutefois craindre que l’exemption pour formation locale ne favorise les régions où les viviers sont très riches, en premier lieu l’Île-de-France.

Dans la meilleure tradition française, les contrats sont encadrés par un « statut du joueur fédéral » très détaillé, défini en accord entre la FFF et les deux principaux syndicats de joueurs. Le contrat lui-même peut être soit un contrat-type mis à disposition par la FFF, soit un document spécifique qui inclut au moins le contenu du contrat-type. Le salaire minimum d’un joueur varie de 1 950 à 4 050 euros mensuels environ selon le nombre de saisons précédemment passées en pro.

La masse salariale des clubs n’est pas formellement plafonnée, mais un dispositif modérateur est prévu avec un an de répit. En 2027-28, un club dont la masse salariale dépasse 60% de ses revenus devra verser une « contribution de solidarité » à la FFF, laquelle la réinjectera dans le soutien des autres clubs et la promotion de la L3. Le seuil d’application descendra à 50% des revenus en 2028-29 puis à 40% en 2029-30.

Toutes les rencontres seront retransmises sur Ligue1+, la chaîne de la LFP, au terme d’un accord conclu avec la FFF sans appel d’offres. Le montant n’en a pas encore été rendu public mais on peut supposer qu’il est modeste, vu la nouveauté du « produit » et l’objectif de la Fédération de favoriser à court terme l’exposition médiatique de celui-ci plutôt que les recettes.

En tout, la FFF a débloqué 12,3 M€ pour son soutien direct à la nouvelle Ligue 3 cette saison, soit plus du double de celui au National 1 l’an passé. 70% de cette somme ira aux clubs, dont une aide aux déplacements de 50 000 € chacun, des aides personnalisées pouvant atteindre 450 000 € par club, et des aides spécifiques aux relégués de L2 des deux dernières saisons. Les 30% restant iront aux frais généraux tels que l’accord Ligue1+, une nouvelle commission de discipline pro spécifique à la FFF (celle des L1 et L2 est à la LFP), le coût des quatrièmes arbitres, etc.

On ne va pas aussi loin qu’au Brésil, mais les bonnes intentions de déplacements « éco » en train vont vite atteindre leurs limites.

Les forces en présence

Ces clubs, justement, qui sont-ils, et quelles sont leurs perspectives ? Chaque saison apporte bien évidemment son lot de surprises et de déceptions, mais le peloton se partage en trois groupes à l’approche du coup d’envoi.

Amiens, Bastia, Caen, Rouen, et Valenciennes sont les prétendants « naturels » à la montée. Les deux premiers arrivent de l’étage au-dessus et leurs budgets (12-15 M€) en font des cadors de L3. Caen bénéficie d’un « effet Mbappé » qui pourrait bien porter ses fruits cette saison après un premier exercice poussif. Rouen n’a manqué la L2 que de peu en barrage contre Laval. Valenciennes a raté sa saison l’an passé et ne devrait pas en rater une autre.

Cannes, La Roche-sur-Yon, Thionville Lusitanos, Aubagne Air Bel, et Le Puy-en-Velay risquent fort de passer leur saison au bord du gouffre, voire d’y tomber à la fin. Les trois premiers, même les Cannois qui semblent pourtant avoir bien recruté, (re)montent de D4 et vont devoir se faire une place. Les deux derniers, avec leurs budgets minuscules, ne pourront pas éternellement faire mentir les statistiques.

Les huit autres, présentés par ordre de leur classement 2025-26, ont des perspectives diverses : Fleury, Versailles, Orléans, Concarneau, Villefranche, Quevilly-Rouen-Métropole, Paris 13 Atlético, et Bourg-Péronnas. Le ventre mou les attend sans doute, agrémenté d’une pointe d’espoir ou de crainte selon capacités. L’auteur de ces lignes n’a été qu’un suiveur occasionnel du National ces dernières années, mais il mettrait bien une petite pièce sur Orléans et Versailles pour se mêler à la lutte pour les barrages.

À faire le tour d’horizon des stades, on comprend mieux pourquoi la FFF a l’argent si généreux. Entre les 25 000 places modernes du Stade du Hainaut à Valenciennes et les 1 000 franchement scolaires du stade de Lattre-de-Tassigny à Aubagne, le gouffre est abyssal. Le reste (les quatre autres « gros » mis à part), entre anciennes escales de L2 défraîchies et enceintes bucoliques de petites villes qui ne peuvent pas faire plus, n’est pas encore au niveau de ce que la Fédération espère de son nouveau produit. Pas de quoi encourager les curieux.

Il faut dire – voilà un joli cercle vicieux – que les chiffres d’affluence actuels ne justifient pas des investissements. Trois des 18 clubs de 2025-26 ont attiré moins de 1 000 spectateurs en moyenne par match, six autres moins de 2 000, trois autres moins de 5 000, et seulement deux plus de 10 000, avec une moyenne générale vers les 2 800. Dans ces conditions, on peut légitimement se poser la question du bien-fondé d’une L3 pro et de sa viabilité à long terme. Une comparaison avec celles des autres pays s’impose, et le tour d’horizon est vite fait. Il n’y en a que quatre : Allemagne, Angleterre, Brésil, Italie, le reste étant semi-pro au mieux même chez les autres poids lourds du ballon rond.

Il y a une différence entre jouer dans la même ligue et jouer dans la même cour.

À l’étranger, modèles à suivre ou à éviter ?

La Serie C italienne, professionnelle depuis 1978 après une première expérience de 1935 à 1959, est un cas à part. Elle compte 60 clubs dont certains noms connus en Serie A (Ascoli, Pérouse, Trieste…), répartis en trois groupes régionaux. On ne peut pas la comparer directement à une D3 nationale en poule unique. Ce qu’on peut en retenir, en tout cas, c’est une santé et une discipline financières en pointillés malgré les efforts de la Fédération à notre siècle.

La League One anglaise, elle, est carrément un monde à part. Plus de cent ans d’une existence professionnelle interrompue seulement par la deuxième guerre mondiale. Des décennies de présence pour nombre de ces piliers anonymes sur lesquels repose la grande tradition du football anglais : Swindon Town, Bristol Rovers, Plymouth Argyle… Des stades « dans leur jus » à faire saliver le plus blasé des groundhoppers, des tribunes mieux garnies (10 500 spectateurs de moyenne en 2025-26 !) que celles des L1 belge ou autrichienne, des armées de supporters pour la vie qui chantent pendant 90 minutes, tout cela malgré le bombardement médiatique d’une Premier League où trônent certains des meilleurs clubs du monde… Impossible de rivaliser, illusoire de s’y comparer.

Field Mill, l’antre du Mansfield FC en League One, est le terrain en activité le plus ancien dans tout le football professionnel, sans interruption depuis 1861. Ça vous va, comme tradition ?

Le Campeonato Brasileiro Série C, fondé en 1981, est un exemple à méditer. Les 20 équipes qui le composent cette saison ne diront rien à personne, à part Guarani qui est le seul club d’une ville de l’intérieur du pays (Campinas) à avoir jamais été sacré champion de D1 (1978). Avec de maigres affluences (4 300 de moyenne en 2025), des droits TV à l’avenant (quelques millions d’euros, inégalement répartis), et de coûteux déplacements à travers un pays grand comme quinze fois la France, tous les clubs ou presque tirent la langue. Les retards de paiement et les redressements judiciaires sont monnaie courante.

La 3. Liga allemande, enfin, est l’exemple à suivre. Créée en 2009, elle est devenue un vrai succès populaire et financier. Les affluences sont en progression constante (+50% en cinq ans) et atteignent des niveaux « anglais » (plus de 10 000 en moyenne) depuis deux saisons. Les 26,4 M€ de droits TV ne sont pas loin des 40 de la L2 française. Comme outre-Manche, nombre de piliers des étages inférieurs (FC Sarrebruck, VfL Osnabrück, Waldhof Mannheim…), avec leurs bases de supporters fidèles, donnent à la ligue une identité forte. L’impitoyable système de licence, aux critères nettement plus stricts qu’en France, garantit de très bonnes conditions sportives aux 20 participants et réduit au minimum (sans toujours l’éviter) le risque d’accident économique. C’est sans doute cette réussite, plus que toutes les autres, qui a poussé la FFF à franchir le pas elle aussi.

MSV Duisburg – Rot-Weiss Essen : un siècle de tradition pour un des innombrables derbies de la Ruhr, un duel incontournable de la 3. Liga, et des publics toujours très, très chauds. (Crédit photo : FIRO)

Pronostic : jouable, mais avec prudence

Que penser des chances de succès de la nouvelle Ligue 3 au vu de tout cela ? À notre sens, le bilan est légèrement favorable et la formule peut faire son trou, mais il faudra jouer serré.

Comme l’Allemagne, la France espère que le passage au professionnalisme forcera les clubs – mais aussi les municipalités qui les subventionnent souvent – à faire des choix forts : se satisfaire d’une présence durable dans une D4 moins coûteuse, en faire de même dans une L3 dont la meilleure qualité pourrait représenter une attraction à part entière, ou bien viser plus haut encore à long terme ? Outre-Rhin, clubs et municipalités ont en général fini par s’entendre sur ce qui leur était possible, et les erreurs d’investissement de part et d’autre sont devenues rares.

On peut s’attendre à la même évolution en France. La nouvelle licence L3 dissuadera nombre de petites villes de s’engager dans des dépenses trop grandes pour elles. Par effet contraire, édiles et clubs de celles des 50 plus grandes aires urbaines du pays qui ne figurent ni en L1, ni en L2 voudront monter des projets qui finiront bien par aboutir. On créera ainsi un solide plafond de verre pour les épopées glorieuses à la Luzenac, mais c’est un prix raisonnable à payer pour le renforcement d’une pyramide pro plus fragile qu’il n’y paraît.

L’encadrement aménagé des effectifs et des salaires décrété par la FFF va dans le bon sens, de même que le contrôle de la gestion de toute la ligue par la DNCG fédérale à partir de 2027-28. Celle-ci a prouvé sa compétence depuis trente ans et saura prendre des décisions lourdes, comme elle l’a fait par exemple avec les Girondins, pour prévenir les accidents industriels plutôt que les gérer. À terme, on devrait ainsi voir émerger un tissu de clubs modestes mais solides qui offriront une destination stable aux joueurs qui plafonnent et un tremplin plus assuré qu’aujourd’hui vers la L2 ou la L1 pour les autres.

En fait, la liste potentielle de ces clubs existe déjà. Il y a pour commencer ceux du noyau dur du National et des visiteurs occasionnels de la L2 ou de la D4 qui ont la taille urbaine pour la L3, les Amiens, Bastia, Créteil-Lusitanos, Laval, Orléans, Pau, Rouen (ou Quevilly, mais pas les deux), Valenciennes, ou encore Versailles. S’y ajouteront des villes (Ajaccio ? Angoulême ? Besançon ? Béziers ? Mulhouse ? Tours ?) qui voudront renouer avec leur passé footballistique et combler à moyen terme les vides sur la carte, là où un autre sport bien implanté (basket à Limoges, rugby à La Rochelle ou à Toulon) ne les étouffera pas.

Peut-être un Aix, un Istres, ou un Martigues ressurgira-t-il aussi de l’ombre de l’OM. On peut en revanche supposer que nombre des clubs de plus petites villes (Avranches, Concarneau, Le Puy-en-Velay, Villefranche, etc., et peut-être même Boulogne-sur-Mer ou Châteauroux malgré leur passé récent) ne pourront pas tenir le rythme et ne feront plus que des apparitions épisodiques. Quoi qu’il en soit, voilà une bonne base.

Le derby de Rouen en National 1 2025-26. Un bon début côté ambiance, mais les deux clubs resteront-ils ensemble longtemps en Ligue 3 ?

La Fédération espère aussi que la meilleure médiatisation de la nouvelle ligue fera augmenter les affluences et soulagera les clubs, mais nous avons nos doutes. Même la L2, avec ses 8 300 spectateurs de moyenne la saison passée, est en retrait des D3 anglaise et allemande. La faible densité de population de la France par rapport à ces deux pays, et les trajets moins commodes qui en résultent pour les matchs à domicile, n’aide pas. Il ne faut donc pas espérer de miracles en L3.

Passer des 2 800 de moyenne actuels à 4 000 est faisable, surtout si des bouche-trous géographiques viennent proposer une expérience de stade honnête à des populations jusque-là délaissées. Atteindre ou dépasser 5 000 sera difficile, même à moyen terme. Les droits TV n’atteindront jamais les hautes sphères eux non plus, et les budgets resteront donc serrés. On peut s’attendre à des mises sous surveillance en bas de tableau et à quelques dépôts de bilan, surtout dans les premières années, malgré la vigilance de la DNCG. Au moins les clubs n’auront-ils pas à se ruiner en billets d’avion comme au Brésil.

La Ligue 3 tricolore n’atteindra sans doute jamais la puissance de la League One anglaise ni même de la 3. Liga allemande. Elle paraît cependant mieux née que la Série C brésilienne et mieux structurée que la Serie C italienne. À égale distance qualitative de ces deux pôles, elle constitue une tentative intéressante de renforcer les racines du football professionnel dans notre pays et semble sur le papier avoir une réelle chance de survie. À tous les acteurs (Fédération, diffuseurs, clubs, et peut-être avant tout le public) de faire leur part pour soutenir un projet qui le mérite… à commencer par un petit tour au stade pour voir !

Quelques sources

https://www.fff.fr/article/16778-la-fff-officialise-la-ligue-3-professionnelle.html

https://media.fff.fr/uploads/documents/statut-du-joueur-federal.pdf

https://www.transfermarkt.com/ligue-3/startseite/wettbewerb/FR3

https://media.fff.fr/uploads/documents/annexe-10-reglement-ligue-3-betclic-2026-2027-licence.pdf

https://www.transfermarkt.fr/championnat-national/besucherzahlen/wettbewerb/FR3/saison_id/2025

42 commentaires pour "Ligue 3 : chez les pros, jamais deux sans trois !"

  1. Verano82 dit :

    Article très complet, comme toujours avec notre Triple préféré.

    Pour ma part, je ne suis pas très optimiste pour l’US Orléans qui a perdu pas mal de ses meilleurs joueurs. Un maintien sera déjà pas mal.

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    1. belo_dedici dit :

      L’USO est le seul club de la région Centre Val de Loire à figurer dans « l’élite ». Il n’y a pas de club en ligue 1, ni en ligue 2. Ce n’est pas la région la plus peuplée mais il y a tout de même du potentiel.
      Un désert footballistique…

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      1. Pig Benis dit :

        Dans ma jeunesse, il n’y avait qu’un seul club pro de la région du Val de Loire et c’était Châteauroux. Je dirais qu’on était habitué à être une région faiblarde sur le point de vue footballistique. Y avait aussi Bourges qui passait son temps à avoir des dépôts de bilan et qui rivalisait avec le FC Tours (à l’époque) pour la plus mauvaise gestion financière de la région. Je me souviens même d’un match perdu 17-0 en CFA par Tours face à la réserve de Guingamp, suite à des problèmes administratifs où ils avaient du envoyer l’équipe des moins de 18 ans, ou quelque chose du genre 🤡

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      2. g-g-g dit :

        @Pig : C’est effectivement une situation qui dure depuis longtemps. À l’intérieur, disons, d’un polygone Orléans-Dijon-Gueugnon-Clermont-Limoges-Niort-Tours-Orléans, et à part Châteauroux, c’est le vide quasi-complet pour le foot de haut niveau depuis bien longtemps. À l’époque de la D2 « open » (les amateurs y étaient admis) en deux groupes de 18, dans les années 70 et 80 (ce qui équivaut à peu près aux L2 et L3 d’aujourd’hui), Limoges était bien ancré en D2 jusqu’à son dépôt de bilan (1987 ?). Gueugnon était un poids lourd de D2 qui a même décroché la montée en D1 en 1979 mais n’a pas voulu prendre le statut pro. Montluçon y était un pensionnaire régulier, on y a même brièvement vu Montmorillon. Tours était dans le haut du tableau dès les années 70, je me souviens de leur première saison en D1. Ceci dit, ça fait quand même un territoire anormalement grand où le foot est absent. Il est vrai qu’il est situé dans ce que les géographes appellent la « diagonale du vide », où il n’est pas évident de faire vivre quelque activité à grande échelle que ce soit.

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      3. belo_dedici dit :

        Dans cette diagonale, il y a un « territoire foot » plus dynamique actuellement avec Reims, Troyes et Auxerre.

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      4. g-g-g dit :

        @Belo : J’étais sérieux au sujet de prendre des notes pour un papier à quatre mains sur le derby Rouen-Quevilly, si tu y vas ce week-end. Viens nous rejoindre sur le Discord, on pourra travailler dessus tranquillement. P2F a besoin d’articles France, c’est un sujet moins couru que d’autres dans nos colonnes.

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      5. belo_dedici dit :

        Ok, tu as un lien vers le discord svp? ou un mail?
        Il me saoule de MHSC…

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      6. belo_dedici dit :

        à l’inscription j’ai renseigné une date de naissance « 1926 »…. en réponse, il m’indique que l’âge requis d’utilisation est de 13 ans et me refuse l’accès…. merci de me réinitialiser un lien.

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      7. belo_dedici dit :

        Ok, c’est good pour moi.

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    2. g-g-g dit :

      Ce n’est sans doute que passager. Le FC Tours finira bien par renaître (une fois de plus) après une enième descente aux enfers. Voilà une aire urbaine taillée pour la L3 et peut-être la L2, même si le volley lui fera concurrence dans le public. Plus loin dans le passé, à l’époque du CFA puis de la D2 en deux groupes de 18 clubs, il y avait aussi l’AAJ Blois devenue Blois Football 41. Dans une ville plus petite qu’Orléans et Tours, on ne voit pas ce club revenir plus haut que la D4 où il évolue actuellement.

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      1. Pig Benis dit :

        Après, même lorsque le Tours FC était solidement ancré en L2, avec Giroud, Koscielny et consorts, le stade n’a jamais eu d’énormes affluences, en dehors des grosses affiches (Lens par exemple).

        Le sport n°1 à Tours, c’est le volley et son club du Tours Volley-Ball, plusieurs fois champion de France et d’Europe

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  2. Verano82 dit :

    La Serie C italienne est en effet très particulière, avec ses 3 poules géographiques. On y trouve des clubs déliquescents, nostalgiques d’un passé plus ou moins glorieux et souvent au bord du gouffre financièrement et des clubs sur le retour, ayant connu une banqueroute et qui tentent de retrouver la Serie B sous une nouvelle appellation.

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    1. g-g-g dit :

      Ça ferait un bel article de goundhopping nostalgie si d’aventure tes pérégrinations t’emmenaient par là…

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  3. Khiadiatoulin dit :

    Cela fait quelques années qu’aucune filiale de Liga ne s’est incrustée parmi les meilleurs de Ligue 2. Mais dans le passé, en 84, ça c’était produit. Castilla avait finie championne, l’Athletic B second, ce qui avait permis la promotion du 3ème au 5ème du championnat. C’est particulier comme système. Cette saison, seule la Real Sociedad B joue au deuxième échelon.

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  4. bobbyschanno dit :

    La place du Pau FC est en Ligue 2, pas en Ligue 3…
    Ce soir, les Thionvillois vont gagner à Aubagne !
    Avant, on pouvait mater gratis le National sur la chaîne Youtube de la fédé. Désormais, il faut payer…

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    1. bobbyschanno dit :

      Et splatch ! 3-0.
      Ce soir, Pau reçoit Annecy.

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  5. ajde59 dit :

    C’est le moment de relancer la coupe de Moustache avec les 3 Ligues !

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  6. Alexandre dit :

    C’est quoi, un « effet Mbappe »?

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    1. bobbyschanno dit :

      Sais pas trop, mais Caen a gagné 4-0 contre Valenciennes.

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    2. belo_dedici dit :

      J’étais à d’Ornano hier. Le stade est tout près de Venoix. Les places sont chères pour une Ligue 3 mais ça valait le coup. Peut être faudrait-il parler d’un « effet Bodmer » ? J’ai vu le post d’un fan de Malherbe ici et lui souhaite une bonne saison. Côté VA, ce match peut laisser des traces…

      En Normandie pour un moment, j’irai voir Rouen- Quevilly le 20 et sans doute Le Havre le 23. Avant de lire cet article, j’ignorais la proximité entre les deux villes. J’ignorais même que Quevilly était en ligue 3. Merci Triple.

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    3. g-g-g dit :

      Belo, tu pourrais nous faire un papier sur le derby de Rouen ? Comme les grands anciens de la rédaction l’ont dit avant moi, on manque de contenu France et celui-là arriverait à point nommé pour parler de cette nouvelle L3.

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      1. belo_dedici dit :

        N’est pas Mayo qui veut…Mais si les Diables Rouges montent, je veux bien essayer. Je cherche des exemples de cohabitation de deux équipes pros dans la même aire urbaine, hors IDF ? Récemment ce n’est pas évident.
        Dans le Nord il y a eu Lille et Wasquehal (incomparable avec le Grand Rouen), Lens et Noeux-les-mines ? ça marche pas. Peut être vers Lyon ?

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      2. g-g-g dit :

        Je veux bien t’aider, ça ferait un bon papier à quatre mains. Prends de bonnes notes (sur et autour du terrain) avant, pendant, et après le match, prends de bonnes photos aussi, et on en fera un texte fort potable !

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      3. Verano82 dit :

        Roubaix, il y a trèèès longtemps. Ajde avait écrit ceci : https://www.pinte2foot.com/article/roubaix-terre-historique-du-football-aujourdhui-disparue

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      4. belo_dedici dit :

        Ok je reviens vers toi s’ils montent. Ça donnera de la matière en plus.

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    4. g-g-g dit :

      @Alexandre : Mbappé a racheté 80% du Stade Malherbe en 2025 via son fonds d’investissement, Coalition Capital.

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      1. Alexandre dit :

        Ah oui, merci!

        Et outre de l’avoir acheté, il a déjà investi beaucoup dedans?

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      2. g-g-g dit :

        Le budget du club est dans les plus gros de L3, mais je ne sais pas combien Coalition y a apporté. Ce qui est sûr, c’est que le projet a donné au club une certaine aura qui aide dans le recrutement.

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      3. bobbyschanno dit :

        Bon, quand les Mbappé sont arrivés, le club était en Ligue 2. Depuis…

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      4. g-g-g dit :

        @Bobby: Entre les Mbappé à Caen et Hasan Ismaik au 1860 Munich, il y a match pour le moment. Espérons que ça finira mieux en Normandie qu’en Bavière.

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      5. bobbyschanno dit :

        Espérons.

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  7. AlphaBet17 dit :

    Pour le foot dans mon coin, La Rochelle n’a évidemment aucune chance d’avoir un club pro, le seul moyen pour ça serait que le Stade rochelais accepte d’intégrer l’ESR pour en faire une section football du Stade, mais vu les dépenses délirantes qu’il faudrait pour atteindre ça, pas la peine d’y croire, la section rugby (dont la santé financière est la meilleure du pays) se ruinerait, alors que rugby et basket réussissent à coexister tranquillement dans la ville.

    Pour Angoulême en L3, y’a plus de chance évidemment que pour son voisin (mais en même temps, si on me demandait de parier sur une montée en L3 de La Rochelle en football ou une révolution communiste en France, je mettrais probablement mes billes sur le second…) mais là encore, je suis plus confiant vis-à-vis du projet rugby du SAXV, avec son stade récemment rénové, son club qui réussit à se maintenir en Pro D2 avec un budget assez limité et une sacrée histoire également (mon père allait à Chanzy dans les années fin 70/début 80, quand le club était en première division et possédait des internationaux anglais ou roumain !) plutôt que l’AS Angoulême (oui ça n’est plus son nom depuis longtemps mais je l’appelle toujours ainsi) qui est englué dans le milieu de tableau de N2 (devenue N1) et dont le vénérable stade Lebon n’a pas été rénové depuis les années 60… Depuis quelques années, on entends parler d’une rénovation du stade, mais c’est devenu un serpent de mer dont je ne crois qu’à moitié…

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  8. Alexandre dit :

    Concarneau, vu leur nouvelle tribune en construction y a 15 mois, et le moins qu’on puisse dire est qu’il y a de l’ambition pour un bled pareil – je ne vise que la taille de l’agglomération, la région est charmante évidemment.

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    1. g-g-g dit :

      Je pense que Concarneau tente de prendre la place laissée vacante par la chute du Stade Quimpérois, pilier de D2 des années 80 tombé très bas après des soucis financiers dans les années 90. Les deux villes ne sont distantes que de 30 km et il y a (tout juste) la taille critique pour un club de L3 situé entre Brest et Lorient.

      Vannes, un peu plus au sud, est aussi une bonne candidate à un retour en L3 ou (plus probablement) en N1. Elle avait deux clubs en D3 (le Véloce et l’UCK) à l’époque des 6 groupes de 16, dans les années 80. Ceux-ci se livraient une belle bagarre, avec de jolis derbies à La Rabine, avant de fusionner en 1998. Le Vannes OC ainsi formé est même monté en L2 à la fin des années 2000 (finale de la Coupe de la Ligue à la clé) avant de partir en vrille financière dix ans plus tard et de redescendre en D7. Il est actuellement en milieu de tableau de D5, on verra comment ça évolue.

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  9. bobbyschanno dit :

    Remontada de l’espace de Thionville, mené 2-0 sur sa pelouse par Caen, et qui l’emporte finalement 4-3. Leader du classement…

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    1. belo_dedici dit :

      le 3 et le 4 ! c’est joli. Dommage que c’est mal filmé….

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  10. bobbyschanno dit :

    En Ligue 2, victoire de Pau et défaite de Nancy.
    Prochain match : Pau-Nancy le 21…

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  11. bobbyschanno dit :

    Point résultats :

    Thionville l’emporte à Bourg-Péronnas 2-0… 3 matchs, 3 victoires :
    Victoire également d’Orléans, Rouen, Caen, Concarneau…

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  12. bobbyschanno dit :

    Thionville, toujours leader de Ligue 3, après son nul (1-1) contre Paris 13 Atletico.

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    1. g-g-g dit :

      Bien parti pour le FC Rouen aussi (on en reparlera bientôt…). Valenciennes a en revanche raté son début de saison.

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  13. bobbyschanno dit :

    Nouvelle remontada thionvilloise, deux buts remontés à Concarneau et match nul 2-2. Les Mosellans toujours leaders.

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