Histoires d’Euskal derbia

Week-end d’Euskal derbia à Bilbao. L’Athletic reçoit la Real dans des circonstances sportives moroses : les Lions sont édentés alors que les Txuri-urdin sortent tout juste du marasme. San Mamés fera malgré tout le plein, les supporters de Bilbao communieront avec ceux venus de Donostia et la fête sera belle quoi qu’il arrive (enfin, nous l’espérons). En attendant, Pinte2foot vous propose de revenir sur quelques-uns des 192 derbys ayant opposé les géants du football basque[1].

« Un derby basque commence sur le terrain, mais il s’étend à d’autres aspects de la culture basque. J’aime la façon dont les Basques vivent les derbys, car il n’y a pas de tension, juste de la rivalité, et la rivalité n’est pas une mauvaise chose. » Voilà comment Michael Robinson, ex-joueur irlandais d’Osasuna reconverti en commentateur star en Espagne, envisageait l’Euskal derbia. Chaque retrouvaille entre l’Athletic et la Real donne raison à Robinson, ce depuis le tournant des années 1910 à de rares exceptions près.

A ce stade du récit, un peu d’histoire s’impose. Honneur au doyen, l’Athletic Club. Fondé par des lycéens bilbaínos en 1898, son existence institutionnelle débute en 1901. Le club biscayen conquiert un premier titre d’envergure dès l’année suivante dans une compétition préfigurant la Copa del Rey[2]. Plus à l’Est, à San Sebastián, des formations apparaissent à partir de 1903 sous diverses appellations. La future Real Sociedad réalise un premier exploit alors que le club est encore en gestation : il gagne la Copa del Rey en avril 1909, cinq mois avant l’obtention de son acte de naissance, grâce à un tour de passe-passe. Faute d’existence officielle, le San Sebastián Foot-Ball Club utilise la licence d’un club cycliste et s’offre le trophée sous le nom de l’éphémère Ciclista Foot-Ball Club. Dans les mois suivants, le San Sebastián Foot-Ball Club change d’appellation : lié à Donostia par ses fréquentes villégiatures au palais de Miramar, en surplomb de la baie de la Concha, Alfonso XIII concède la particule royale au club guipuscoan et la dénomination Real Sociedad de Fútbol apparaît à partir de février 1910.

Famille royale en 1916.

2 juin et 30 juin 1912, matchs amicaux au Campo de Ondarreta à San Sebastián et au Campo de Jolaseta de Getxo

« Nos derbys opposaient onze Basques à onze Basques » déclare régulièrement José Ángel Iribar. On sent dans le propos de l’ancienne icône de l’Athletic une pointe de regret car depuis la fin des années 1980, la Real Sociedad s’est ouverte aux étrangers. Sous pression avec les départs de Luis López Rekarte, Aitor Beguiristáin et José Mari Bakero pour le FC Barcelone, la direction donostiarra renonce à un principe que l’on pensait intangible et à propos duquel s’était noué un conflit avec l’Athletic au début des années 1910. 

Tout commence lors de la Copa 1910 remportée par Bilbao[3] devant le Vasconia Sporting Club qui n’est rien d’autre que la Real Sociedad encore obligée de recourir à un subterfuge administratif pour contourner les statuts de la compétition[4]. Dans les rangs bilbaínos figure un Anglais, ce qui manifestement ne choque personne. La saison suivante, l’Athletic accueille l’épreuve au Campo de Jolaseta, à Getxo. La popularité croissante du football et l’intensification de la concurrence (12 clubs s’inscrivent pour l’édition 1911, un record) incitent les dirigeants de l’Athletic à se renforcer en Angleterre. Dans l’effectif des Rojiblancos se glissent cinq Britanniques, dont deux inscrits sous des pseudonymes basques bidons. La Real Sociedad s’insurge contre ce qu’elle qualifie de pratique déloyale, conteste la légalité de ces renforts et se retire de la compétition. Faute de décision de la Fédération et dans un souci d’apaisement, l’Athletic ne recourt qu’à un seul Anglais, celui déjà présent la saison précédente, et conserve son titre. Un succès prestigieux mais accessoire au regard des conséquences du différend entre Basques.

1911. Veitch est Anglais. Le colosse à côté du gardien est José María Belauste.

Après cette Copa, les dirigeants de l’Athletic se résignent à ne faire appel qu’à des joueurs locaux, une règle que leurs successeurs appliquent aujourd’hui encore modulo quelques assouplissements. Mais cela ne suffit pas à aplanir les dissensions touchant à l’honneur des deux clubs, l’un étant accusé d’avoir voulu tricher, l’autre d’avoir fait preuve de lâcheté. Des personnalités de Bilbao et de Donostia s’efforcent de restaurer les relations. La première proposition, un match amical sur terrain neutre à Gasteiz, se heurte au refus de la Real Sociedad. Les deux clubs acceptent la seconde idée : un match à Donostia puis un autre à Bilbao avec une majorité de jeunes joueurs.

Le 2 juin à 16h30, l’Athletic Club se rend à San Sebastián, au Campo de Ondarreta, tout près de la plage éponyme, pour y affronter la Real Sociedad. Le programme mentionne une opposition entre Vasconia et Bilbao sans référence à la Real Sociedad et à l’Athletic Club. La pirouette ne trompe pas la presse présente pour relater l’événement et la réconciliation. Sous les yeux d’un public donostiarra étonnamment chaleureux, l’Athletic s’impose 3-0 en bénéficiant notamment de la puissance du colosse José María Belauste que ne peut contenir Mariano Arrate, défenseur des Txurin-urdin. Tous deux seront de l’épopée espagnole aux Jeux olympiques d’Anvers en 1920[5].

Campo de Ondarreta
Campo de Jolaseta. L’Athletic joue à San Mamés à partir de 1913.

Le 30 juin, la Real fait le chemin inverse jusqu’en Biscaye. La rencontre s’achève sur un match nul 1-1, Rafael Aranzadi, alias Pichichi, étant le buteur de Bilbao. La presse relève avant tout la qualité de l’accueil des joueurs venus de Guipuscoa. La paix est scellée et les deux clubs phares du Pays basque nouent des relations d’amitié durables qui perdurent un siècle plus tard en dépit de petites contrariétés momentanées et d’intérêts parfois divergents.

4 mars 1951, 23e journée de Liga à San Mamés

Au début des années 1950, après une décennie d’allers et retours entre l’élite et la seconde division, la Real bénéficie du retour des enfants du pays, Ignacio Eizaguirre, Silvestre Igoa et Epi, tous internationaux et triplement couronnés avec Valencia. Portée par ses trentenaires, la Real Sociedad se hisse au troisième rang de la Liga à la fin de l’hiver 1951, à deux points du leader et futur champion, l’Atlético de Madrid et sa delantera de cristal[6]. De son côté, l’Athletic Club – l’Atlético de Bilbao durant le franquisme – fait preuve d’irrégularité malgré la prodigalité de son goleador Telmo Zarra, auteur d’un sextuplé face à Lerida (victoire 10-0). Balayés 3-0 à Atocha à l’aller, los Leones sont évidemment revanchards dans un San Mamés bourré jusqu’au cintre.

Malheureusement pour la Real, l’Athletic peut compter sur sa segunda delantera histórica au complet. Iriondo, Venancio, Zarra, Panizo et Gainza réalisent probablement leur meilleure prestation collective depuis plusieurs saisons. 3-0 à la mi-temps, 7-1 à la fin du match dont un quintuplé de Telmo Zarra, un record dans le derby basque, un de plus pour le fantastique buteur des Leones. Le journaliste d’El Mundo Deportivo décrit ainsi la démonstration de l’Athletic : « on peut dire que l’équipe de Bilbao a joué avec la Real Sociedad comme une souris avec un chat. » Un coup d’arrêt pour une Real finalement cinquième de Liga. La saison aurait pu néanmoins être merveilleuse sans une défaite en finale de Copa del Generalísimo contre le FC Barcelone, le quatrième échec consécutif depuis le titre de 1909.

15 mars 1970, 24e journée de Liga à Atocha

A sept journées du terme de la Liga 1969-70, l’Athletic compte trois points d’avance sur son dauphin, l’Atlético de Madrid, et vogue vers le titre grâce à une série de onze matchs sans défaite. Il s’appuie alors sur des cracks tels que José Angel Iribar, Koldo Etxeberria, Txetxu Rojo ou Arieta II. Pleins de confiance, los Leones se rendent à Atocha (Atotxa en basque) où les attendent les traditionnels bourbiers de fin d’hiver. Un traquenard, quoi ! Les deux clubs et leurs hinchadas respectives entretiennent des relations cordiales sur fond de nationalisme basque – une solidarité d’opprimés par le franquisme – mais sur les pelouses les matchs ressemblent à des boucheries dans le sillage de joueurs comme Ormaetxea (Real) ou Zorriqueta (Athletic). A la fin des années 1960, lorsque les limites de l’acceptable sont dépassées, les joueurs des deux équipes se réunissent pour partager des dîners, échanger, chanter dans l’espoir d’adoucir leurs retrouvailles en compétition.

Quand l’Athletic et la Real pénètrent dans le sanctuaire donostarria, le dernier repas est digéré et oublié depuis longtemps. Sous la pluie et dans le froid, les Txurin-urdin tordent physiquement leurs adversaires et s’assurent de la victoire à la pause (2-0, score final). En seconde période, aussi génial que caractériel, Txetxu Rojo frappe Francisco Gorriti et est exclu. Peu après, Urreisti est évacué sur une civière à la suite d’un attentat d’Arieta II, lui aussi renvoyé au vestiaire. Défaits, Rojo et Arieta II suspendus plusieurs matchs, los Leones se liquéfient dans le sprint final et laissent échapper une Liga qui leur semblait promise au profit de l’Atlético. L’immense Iribar ne sera jamais champion d’Espagne.

5 décembre 1976, 13e journée de Liga à Atocha

Une date entrée dans l’histoire de la Liga et du football basque à propos de laquelle tout a été dit et écrit. Franco est mort l’année précédente, Iribar vient de révéler incidemment son militantisme lors d’une émission radio alors que débute le processus de transition démocratique. Ce dimanche après-midi-là, les capitaines Inaxio Kortabarria et José Ángel Iribar pénètrent sur la pelouse en brandissant une ikurriña, le drapeau basque encore interdit en Espagne. A l’origine de l’initiative se trouve Uranga, dit Trotski, un joueur de la Real Sociedad dont la sœur a cousu des morceaux de tissu pour réaliser une bannière. Il se débrouille pour faire entrer l’ikurriña dans le stade et la suite, Iribar la raconte : « ils (les joueurs de la Real) nous l’ont proposé une heure et demie avant le match. Nous en avons discuté pour voir si c’était le bon moment, il y avait effectivement un certain tabou à ce sujet. S’il quelqu’un avait été en désaccord, nous ne l’aurions pas fait, mais nous avons tous décidé de tenter le coup. Nous avons débattu de la façon de sortir le drapeau sans qu’ils nous le prennent, parce qu’à Atocha, dans le tunnel menant aux vestiaires, il faut descendre des escaliers (…) et c’était plein de policiers. Ce jour-là, il y avait un hommage à Gaztelu avec des majorettes et une fanfare. Nous avions peur qu’ils essaient de nous le prendre à notre sortie, alors Uranga, qui était blessé, l’a attrapé et est monté dans les tribunes. Quand nous sommes apparus, il a sauté, nous l’a donné, et les capitaines sont sortis avec. La réaction du public fut incroyable. »

Jesús María Satrústegui marque le second but du match d’une tête que la presse qualifiera de formidable.

Ne sachant trop comment relater l’événement, la presse nationale le mentionne sans emphase et s’attarde sur le match en lui-même, un festival de la Real Sociedad 5-0. L’Athletic pratique un football de qualité mais se heurte à Luis Arconada. En contre, il se fait transpercer par le jeu de tête de Jesús María Satrústegui et la classe du juvénile Roberto López Ufarte. Cette victoire demeure à ce jour la plus large de la Real dans un derby à égalité avec celle de 1995. Une rencontre dont le théâtre est Anoeta et dont le héros s’appelle Meho Kodro, un Bosnien. Une autre époque…

25 avril 1982, 34e journée de Liga à Atocha

Une fête et un sommet pour une génération exceptionnelle emmenée par Luis Arconada, Periko Alonso, Jesús María Zamora, Jesús María Satrústegui, Peio Uralde, Roberto López Ufarte, tous sélectionnés dans le groupe espagnol pour le Mundial 1982.

En conclusion de la Liga, la Real Sociedad reçoit l’Athletic Club avec l’objectif de conserver une couronne conquise pour la première fois de son histoire la saison précédente. Des ikurriñas, des cuivres, des klaxons et toutes sortes d’instruments accueillent bruyamment les deux équipes lorsqu’elles font leur entrée en chœur sur le terrain. L’événement est tel que TVE 2 diffuse la rencontre au Pays basque.

La rugosité des Biscayens et les parades d’Andoni Zubizarreta sèment le doute dans le camp guipuscoan. Alberto Ormaetxea, ancien défenseur et entraîneur de la Real, l’explique ainsi : « nous avions une énorme responsabilité, et la nervosité s’est fait sentir en première mi-temps ». Jesús María Zamora, déjà auteur du but du titre à Gijón un an plus tôt, renfile le costume de sauveur et ouvre le score en seconde période, bientôt suivi par López Ufarte (score final 2-1). L’entraineur de l’Athletic, Javier Clemente, se montre beau joueur, « j’aurais préféré que l’Athletic soit champion, mais cela me plaît que la Real soit sacrée. Je pense qu’en tant qu’équipe, elle est supérieure à Barcelone (le dauphin). » Le tout jeune technicien bilbaíno n’a pas à patienter longtemps pour connaître les joies d’une victoire en Liga puisque l’Athletic succède à la Real dès la saison suivante.

29 avril 1984, 34e journée de Liga à San Mamés

Champion en titre, l’Athletic reçoit la Real Sociedad pour la dernière journée de Liga. Talonné par le Real Madrid et le FC Barcelone, Bilbao doit absolument prendre les deux points. Ce dimanche après-midi, le public de San Mamés connaît toutes les émotions. Il est rapidement acquis que le Barça va s’imposer contre l’Atlético alors que le Real Madrid ferraille contre l’Espanyol. A la pause, l’Athletic est virtuellement champion en menant 1-0 grâce au défenseur central Rocky Liceranzu. Mais l’égalisation de Peio Uralde dans un silence de cathédrale rebat les cartes et offre le titre au Barça. Paralysés par la peur, Andoni Goikoetxea, Manolo Sarabia, Dani ou encore Patxi Salinas s’en remettent aux coups de pied arrêtés. Sur un corner, Liceranzu s’arrache à nouveau et propulse le ballon de la tête dans les filets d’Arconada (2-1). La fin de rencontre est étouffante mais le score n’évolue plus, l’Athletic reste au sommet de la Liga. Comme le mentionne Alberto Ormatxea après avoir félicité Clemente, « quiconque a été témoin de ce match écartera toute suspicion de tricherie. ».

Cette quatrième Liga conquise consécutivement par les clubs basques symbolise l’apogée d’un football physique, combatif jusqu’aux frontières du tolérable. L’Athletic réalise certes le doublé en 1984 mais la scandaleuse finale de Copa del Rey contre le FC Barcelone de Maradona marque un point de rupture dans l’acceptation de la violence et signifie le déclin progressif de la Real et de l’Athletic confrontés à la puissance financière du Real Madrid et du FC Barcelone, les Catalans dépouillant les Basques de quelques-uns de leurs meilleurs éléments.

28 janvier 2007, 20e journée de Liga à Anoeta

Quelle morosité à Anoeta[7] ce dimanche de janvier 2007. La météo hivernale, la piste d’athlétisme ceignant la pelouse d’Anoeta, le public clairsemé, tout évoque la froidure. Avant-dernière à plusieurs longueurs d’un Athletic Club lui-même aux portes de la zone de relégation, les deux équipes évoluent sous pression. L’actuel technicien de Bournemouth Andoni Iraola ouvre le score, Daniel Aranzubía détourne un pénalty de Xabi Prieto et le même Iraola assomme définitivement le club de Donostia en seconde mi-temps (0-2 score final).

Andoni Iraola poursuivi par Gorka Elustondo.

Malgré ce succès et quelques valeurs sures – Fernando Llorente, Aritz Aduriz ou Ismael Urzaiz – l’Athletic souffre jusqu’au terme de la Liga pour arracher le maintien. Avec un misérable point d’avance sur le premier relégable, l’Athletic se préserve des affres d’une seconde division qu’il n’a jamais fréquentée (privilège partagé avec le Real Madrid et le FC Barcelone). La Real Sociedad ne connaît pas cette chance en dépit d’une fin de championnat bien meilleure. Après 40 exercices ininterrompus en Liga, les Txuri-urdin redécouvrent les joutes de la Segunda. Ils s’y reconstruisent et retrouvent l’élite en 2010 dans le sillage d’un jeune français, Antoine Griezmann.

3 avril 2021, finale de la Copa del Rey 2019-20 à la Cartuja de Séville

En raison de l’épidémie de coronavirus, il faut attendre 13 mois pour déterminer le vainqueur de la Copa del Rey 2020. La Real et l’Athletic, qualifiées en mars 2020, foulent enfin la pelouse de la Cartuja à Séville le 3 avril 2021. Les mesures sanitaires imposent encore un huis-clos pour cette finale entre les deux géants basques, la première depuis le match décisif de Copa 1910 (il s’agissait alors d’une formule en mini-championnat).

Pour le défenseur des Leones Iñigo Martínez, il s’agit de prouver la pertinence sportive de son transfert de la Real Sociedad à l’Athletic. Plus onéreuse acquisition de l’histoire de Bilbao durant l’hiver 2018 (32 millions d’euros), il a nourri la polémique et froissé son club formateur en prétendant avoir rejoint « une grande équipe ». Hélas pour lui, l’Athletic entrainé par Marcelino réalise une performance décevante et la Real d’Imanol Alguacil l’emporte 1-0 (pénalty de Mikel Oyarzabal), ornant son palmarès d’une troisième Copa. Selon certains, le sort du match s’est décidé au moment de l’échauffement : en touchant le trophée, un geste tabou, le capitaine bilbaíno Iker Muniain aurait attiré le mauvais œil.

Deux semaines plus tard au même endroit, pour la finale 2021, l’Athletic échoue encore face au Barça (0-4). Frustré depuis 1984 dans cette compétition, il lui faut patienter jusqu’en 2024 pour soulever le trophée, le 24e en 113 participations.

Fatale erreur de Muniain avant la finale 2020.
En 2024, après la victoire.

[1] 80 victoires de l’Athletic, 62 de la Real Sociedad et 50 nuls.

[2] Le Campeonato Copa Coronación Alfonso XIII en 1902. Par la suite, la Copa change de nom au gré des changements de régime politique en Espagne.

[3] Le FC Barcelone figure également au palmarès, une seconde Copa ayant été organisée en 1910 après un schisme fédéral à l’initiative de clubs mécontents d’une compétition organisée à Madrid et favorisant les clubs locaux.

[4] Seuls les clubs ayant plus d’un an d’existence officielle pouvaient concourir.

[5] Mariano Arrate est le capitaine de la Roja aux Jeux olympiques 1920.

[6] Juncosa, Ben Barek, Pérez Paya, Carlsson et Escudero.

[7] La Real abandonne l’exigu Atocha en 1993. L’Athletic en fait de même avec l’ancien San Mamés en 2013.

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