La Coupe du monde rêvée (5/5)

« A présent, nous sommes sans doute éveillés ».
Arthur Schnitzler, La nouvelle rêvée, 1926.

La presse européenne se passionnait pour la Coupe du monde. C’était, des deux côtés de l’Atlantique, le grand événement footballistique du moment. La politique, déjà impliquée du côté américain, ne tarda alors pas à s’immiscer dans l’affaire côté européen. Le ministre des Affaires étrangères italien Dino Grandi prit effectivement la parole la veille de la demi-finale et déclara que « les Argentins sont des Italiens qui parlent espagnol ». Simple boutade ou revendication territoriale ? Alors que le fascisme ne cessait de proclamer son intention de récupérer les terres irrédentes, les Argentins optèrent pour la deuxième solution et s’offusquèrent : ce fut un tollé. Quelle que fut l’intention de Grandi, une chose était sûre : il avait réussi à pourrir l’ambiance d’une rencontre qui avait déjà été électrique lors du premier tour.

Dès l’entame du match, les Argentins ciblèrent donc Julio Libonatti, proclamé traître à la nation. Lui, l’oriundo qui avait d’abord joué pour l’Argentine avant de traverser l’Atlantique, fut finalement mis hors d’état de jouer par un autre oriundo : Luis Monti. Vengeant toute une nation, et proclamant par là-même son appartenance à celle-ci, le demi argentin adressa un incroyable high kick à l’avant italien. Blessé à la poitrine, Libonatti dut quitter le terrain tandis que l’arbitre Langenus signifiait une exclusion à Monti. Quatre-vingts ans plus tard, quelques puristes se souvinrent de ce geste et le comparèrent à celui de Nigel de Jong sur Xabi Alonso. Sans doute n’avaient-ils pas tout à fait tort…

A 10 contre 10 (les remplacements étant alors interdits), le match reprit et offrit un spectacle de très haut niveau. La virtuosité des Argentins parla en première mi-temps : Stabile marqua deux fois. Au retour des vestiaires, ce fut au tour des Italiens de montrer leur fougue : Meazza fit de son mieux et permit à Baloncieri de réduire l’écart. Le public, passionné par ce duel intense, scrutait avec admiration chaque action. Des ondées vinrent arroser les vingt acteurs et obligèrent les spectateurs à déployer force parapluies. Ils furent sans doute quelques-uns à ne pas voir l’égalisation italienne !

A 2-2, la donne changeait : les Argentins remirent le pied sur le ballon et quadrillèrent le terrain. La solution vint alors du petit ailier Evaristo qui marqua d’abord, avant d’adresser une passe précise à Guillermo Stabile. Ce dernier y alla de son troisième but, au grand dam de Combi qui ne put rien faire. 4-2, le match était plié, l’Argentine jouerait la finale de la Coupe du monde. Mais contre qui ? Les favoris uruguayens ou bien les outsiders espagnols, que personne n’avait imaginé à pareille fête ?

Ce furent évidemment les Uruguayens, qui maîtrisèrent leur match avec brio. Zamora, impuissant, alla chercher le ballon sept fois au fond de ses filets. 7 buts à 1, score final, il n’y avait eu aucune ambiguïté : la supériorité uruguayenne était flagrante. Les spéculations allèrent néanmoins bon train pour tenter d’expliquer la si incroyable faillite de celui qui était alors, sans doute, le meilleur gardien du monde.

Les uns invoquèrent évidemment la qualité des avants uruguayens, quand les autres s’en prirent à la mollesse de défenseurs espagnols rincés par l’homérique quart de finale disputé à peine quelques jours plus tôt. D’aucuns, toutefois, invoquèrent des explications plus troubles et souterraines, évoquant corruption, magouille politique ou à-plat-ventrisme sportif. Les plus perspicaces soulevèrent le fait que c’était pendant cet été que Zamora avait été transféré au Real Madrid en échange d’une somme alors inédite.

Indéniablement, un tel transfert aurait pu accaparer l’esprit du portier espagnol et expliquer sa mauvaise performance, mais comment prouver que les négociations avaient déjà commencé ? Ce n’est qu’en 1996 que le conservateur adjoint de la bibliothèque de Montauban, Jean-Pierre Vérane, put établir les faits de manière indéniable. Transitant par Barcelone et Toulouse, un courrier signé par le président du club madrilène était parvenu à Montevideo – via l’Aéropostale – le 31 juillet à destination de Ricardo Zamora : les propositions étaient mirobolantes ! Pour une raison inconnue, une copie de ce courrier avait été conservée dans les archives de l’Aéropostale puis dans celle d’Air France et, pendant l’Occupation, avait échu dans les collections des Archives départementales du Tarn-et-Garonne !

Quoiqu’il en soit de ces considérations, il restait maintenant aux Uruguayens à triompher de leurs cousins argentins pour atteindre le Graal du football mondial. Mais avant cela, Italiens et Espagnols devaient se départager.

La finale

Le 4 août à 15 heures, dans le stade de Gran Parque Central, l’Italie s’adjugea la troisième place devant une foule clairsemée (2-0). Même John Langenus préféra aller se promener à Buenos Aires plutôt que d’assister au match qui devait décider de la meilleure équipe européenne. C’est dans la capitale argentine qu’il reçut le télégramme lui annonçant qu’il avait été désigné pour arbitrer la finale. Le soir, il traversa donc le rio de la Plata au milieu d’une foule en délire qui hurlait : « Argentina, si ! Uruguay, no ! » Des pétards, lancés par des gamins, faisaient un boucan du diable. Finalement, le 5 août à 15 heures, Langenus était au sifflet et il lança la rencontre devant une foule nombreuse, fervente et particulièrement correcte – en dépit du contexte…

John Langenus, avant la finale de la Coupe du monde.

La veille, la presse argentine avait demandé son sentiment à Carlos Gardel. Lui, le roi du tango, l’ami des Argentins dont les racines étaient pourtant en Uruguay, de quel côté son cœur penchait-il ? Diplomate, l’artiste répondit qu’il ne pouvait choisir et souhaitait tout simplement que le meilleur gagnât. Et, pour ne pas trahir ses émotions, il se priva de la finale de la Coupe du monde. Si bien que dans les tribunes – là où Blaise Cendrars aurait aimé faire connaissance avec le plus beau représentant de l’Amérique du Sud –, Frédéric Sauser resta seul, attentif tout de même à l’incroyable spectacle qui se déroulait sous ses yeux.

A la mi-temps, la stupéfaction régna dans le Stade du Centenaire : l’Argentine menait par deux buts à un. Après avoir été surpris sur un but rapide de l’ailier Dorado, les Argentins dominèrent nettement les débats : Carlos Peucelle égalisa rapidement, avant que le meilleur buteur de la compétition Guillermo Stabile ne permit à son équipe de prendre l’avantage. Heureusement pour les Uruguayens, les arrières Nasazzi et Mascheroni furent vigilants et annihilèrent plusieurs offensives adverses.

A la reprise, les Uruguayens se ruèrent à l’attaque dans l’espoir d’égaliser. Ils y parvinrent par l’intermédiaire de Pedro Cea, peu avant l’heure de jeu, mais la menace argentine était constante. Il fallut tout le sang-froid de la vedette locale Scarone pour faire se lever le stade : il décala l’ailier Iriarte, qui trompa Botasso d’une frappe puissante. L’enthousiasme était à son comble. La fin du match approchait, chacun retenait son souffle. Stabile frappa alors la barre transversale, les Uruguayens contre-attaquèrent et plièrent le match sur un ultime but du manchot Castro. 4-2, score final.

Un petit pays de deux millions d’habitants régnait donc pour la troisième fois sur le football mondial. Cette triple couronne consacrait une politique sportive de haut vol et un football porté au paroxysme de l’art. Les plus hautes autorités politiques du pays, présentes pour le match, pouvaient être satisfaites. Les joueurs entamèrent un tour d’honneur, tandis que le président de la FIFA remettait au président de l’AUF la victoire ailée sculptée par Abel Lafleur. On se donna rendez-vous dans quatre ans. En Europe.

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46 réflexions sur « La Coupe du monde rêvée (5/5) »

      1. Haha. Je ne nie pas l’influence italienne mais entre les Espagnols venus à l’époque de la colonie et ceux arrivés après l’indépendance, les Argentins d’origine sont largement majoritaires.

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      2. « Étant donné que la plupart des immigrants arrivés en Argentine avant le XXe siècle étaient espagnols, et que près de la moitié des immigrants arrivés en Argentine au cours de ce siècle étaient d’origine espagnole, la majorité des Argentins sont d’ascendance espagnole, totale ou partielle. De plus, depuis la déclaration d’indépendance de l’Argentine jusqu’à nos jours, des personnes d’origine espagnole originaires de toute l’Amérique latine ont émigré en Argentine en quête d’opportunités économiques et se sont facilement intégrées au pays grâce à ces origines communes. Du fait de cette ascendance espagnole prédominante, l’Argentine et l’Espagne partagent encore de nombreux aspects et éléments culturels (la langue espagnole , la religion catholique et diverses traditions culturelles). Les Argentins et d’autres immigrants méditerranéens, comme les Italiens (deuxième contributeur culturel à l’ Amérique latine après les Espagnols), ont contribué à forger une culture argentine aux caractéristiques propres. Cependant, l’héritage de la culture espagnole demeure en Argentine, comme dans le reste de la région. Les Espagnols constituent la plus importante contribution ethnique et historique au pays, suivis par les peuples autochtones du territoire argentin et les immigrants italiens. »

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      3. ce narratif est surtout l’oeuvre d’une élite depuis buenos aires, c’est pour ancrer l’identité argentine dans la sphère européenne, pareil avec la phrase « descendants des bateaux », comme si il y avait rien avant, c’était pour nier et masquer le métissage, les traits et cultures indigènes, qui étaient majoritaires dans l’interior. même si la migration italienne était importante, elle

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      4. D’ailleurs, quel est le pourcentage de la population autochtone avant les grandes vagues d’immigration en Argentine ? Ce sont vraiment des peuples que l’on a cherché à rendre invisibles.

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      5. De loin l’auteur que j’ai le plus lu…………et pas moi qui détromperai quiconque sur le nombre de conneries-coquetteries qu’il aura pu balancer.

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    1. Paradoxalement, l’Argentine ne dispose pas, légalement, de langue officielle. Même si l’espagnol (surtout son dialecte rioplatense) l’est, de facto. L’italien est parlé par environ 1,5 millions d’Argentins. Les langues autochtones les plus parlées sont le quéchua et le guarani.

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    1. Top 10-12…
      Comme ça, sans trop réfléchir, devant lui : Mazzola et Maroso du grande Torino, Pulici, Sala, Zaccarelli et Graziani du titre 1976, Ferrini juste avant et dans les années 20, Baloncieri. En revanche, Meroni, c’est plus un martyr, il a moins marqué l’histoire sportive du Toro que les autres, je ne le mets pas top 10.

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      1. Et ce Scifo si cher au coeur de Khiadiatouline (j’écris cela sans ironie, y a plein de bonnes raisons d’apprécier et l’homme et le joueur)? Il avait été très bon au Torino, taille patron.. ==> En dépit des précédents illustres, un joueur important dans leur Histoire, non?

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      2. Le George Best italien dit-on, un homme ancré dans son époque quand l’Italie demeure traditionaliste… Un joueur suspendu pour dopage au Genoa (avec d’autres, certes), quelques sélections avec la Nazionale pas vraiment probante (rien ne dit qu’il aurait joué la phase finale de l’Euro 1968). Un talent parmi d’autres mais une posture singulière et un destin tragique qui en font une icône du Torino.

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      3. C’est ça le problème avec Verano. Il n’est romantique. Ce qui importe pour lui, c’est le gain. Hehe

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      4. Vous avez eu un fanion du Toro dans votre chambre ? Non donc c’est moi qui fait autorité en la matière. Le Torino, c’est moi !

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      5. Oui oui, Scifo fait un passage intéressant époque Mondonico mais il ne peut pas rivaliser avec ceux que j’ai cités me semble-t-il. Et encore, y en a plein d’autres que je positionnerais devant lui : Loik, Gabetto, Bacigalupo des années 40, Bearzot dans les 60es, Caporale et Pecci en 1976 et j’en oublie certainement. Top 25-30 peut être pour Scifo ?

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      6. J’oublie Gino Rossetti, le 3ème larron du Toro de la fin des années 20 avec Baloncieri et Libonatti.

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      7. Doit pas y avoir cinq Français, non plus, qui ont eu dans leur chambre un fanion de l’Antwerp.

        @Verano : Bearzot joueur…………. J’allais te demander s’il était si bon que ça, le genre de joueur………et puis, tilt : n’as-tu pas fait un article sur lui?? Je confonds sans doute.

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      8. Je relis en diagonale : pas le moindre étranger parmi tes joueurs les plus marquants du Toto? C’est vraiment la question du candide.

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      9. Bearzot sélectionneur en 1978, oui.
        En tant que joueur, je ne l’ai évoqué que dans la série sur Catane.
        Au Toro, il est un symbole je trouve. Dans les 50es, il incarne le déclassement du club après Superga, et ce jusqu’à la relégation. Mais il reste au club et fait partie de ceux qui relancent un cycle avec le nouveau président Orfeo Pianelli. Bearzot est là aux côtés des jeunes Ferrini, Agroppi, Vieri (Lido).
        Tu parlais des étrangers du Toro… Gerry Hitchens, Nestor Combin ?

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      10. Oh, je ne visais ni n’attendais un étranger en particulier, club que je connais mal, c’est juste que c’est peut-être pas si commun, un club italien dont les belles périodes sont quand même chroniques et pour lequel, pour autant, aucun renfort étranger ne vient spontanément (et fort possiblement raisonnablement – je ne peux décidément en juger) à l’esprit.

        Je vais aller relire Catane, j’avais bien aimé cette série-là et ça m’avait parlé que tu y évoques le passé de Bearzot, merci d’avoir resitué l’article.

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      11. @Alex
        Au Torino ? Y a eu Júnior, et ça s est tres bien passé pour lui. Surtout la 1ere saison. On reparlera de lui forcément dans le top à venir cette semaine.

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  1. Les scénarios auraient pu être différents, mais peu importe lequel, la conclusion aurait été la même à chaque fois : une finale Uruguay-Argentine. Car les deux nations rioplatenses étaient au dessus de toutes et pas qu’un peu, il y avait un écart majeur que les autres football, qu’ils furent participants ou absents, ne pouvaient pas combler.

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    1. Et 1934 et 193 ? Car là, le scénario aurait été différent et la conclusion également. L’absence des deux nations (l’Argentine a envoyé une équipe Z d’amateurs en 1934 je rappelle) a laissé le champ libre aux autres…

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      1. Ah non, j’ai été voir : c’est une photo du retour que j’avais mise. Où je n’avais pas souvenir que figurât d’ailleurs un..Roumain.

        https://www.pinte2foot.com/article/lectures-2-foot-episode-13-le-pere

        Quelles conclusions tirer de sa présence : aucune idée, je n’ai souvenir de rien à ce propos.

        Pour le trajet-aller, l’existence d’échanges permanents entre délégations française et belge est explicite dans les mémoires de l’entraîneur belge Goetinck.

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    1. Pourquoi pas refaire la coupe du monde 1934,avec la participation de l’équipe d angleterre,ecosse,argentine la vraie equipe,l uruguay,et en partant du principe que MONTI,ORSI,joueurs argentins jouent avec l argentine.
      Voici mes equipes ANGLETERE/1HIBBS 2TOM 3EDDIE HAPGOOD4CLIFF BRITTON5ERNS HART6COPPING7CROOKS8RAICH CARTER9DIXIE DEAN10CLIFF BASTIN11ERIC BROOK.
      ARGENTINE/1BELLO2TARRIO3CUELLO4MINELLA5MONTI6SUAREZ7PEUCELLE8VARALLO9BERNABE F
      ERREYRA10ANTONIO SASTRE11ORSI.URUGUAY/1BALLESTEROS2NASAZZI3MASCHERONI4ZUNINO5FERNANDEZ6GESTIDO7DORADO8CIOCCA9CASTRO10ENRIQUE FERNANDEZ11BRAULIO CASTRO.Je pense qu avec ses equipes l argentine et l angleterre auraient ete favorites,ainsi que l autriche avec en plus HIDEN/NAUSCH/BINDER/GSCHWEIDL

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      1. Je l’avais déjà dit quelque part, mais il y aucune raison qui montre que l’Uruguay aurait été moins forte. Une participation en 34 au complet: elle est favorite numéro un à sa succession.

        L’Argentine joue une série de matches en 1933 et 1934 avec son équipe de la ligue professionnelle qui regroupe les meilleurs clubs (pas celle qui ira donc à la coupe du monde 34 qui était formé parmi les joueurs du championnat officiel resté amateur et reconnu encore par la FIFA comme tel), bilan sur les 5 confrontations contre la Celeste : 3 victoires, 1 nul et 1 défaite. Donc elle aura été aussi au RDV.

        Dans le onze que tu donnes, je serais partisan de considérer Monti et Orsi comme ils ont fait: jouer pour l’Italie hehe.

        Dans les buts, Bossio (qui avait rejoint River Plate au passage du professionnalisme) était plutôt le choix 1 à cette époque. Bello (Independiente) un choix cohérent aussi en n2.

        En défense, la paire Tarrio (Newells) – Cuello (River Plate) en défense, c’est carrément ce qui se faisait de mieux à cette époque. Mes remplaçant seraient Fazio (Independiente, qui était réputé pour sa défense ) et Scarcella (Racing) le successeur de Paternoster à l’Academia.
        Au milieu: Minella (Gimnasia LP) rayonne et cerveau du milieu de terrain, on peut mettre Arico Suarez (Boca Juniors) déjà là en 1930 sur le côté gauche, et à droite ma préférence irait à Carlos Santamaria (River Plate) qui est un des joueurs les plus influents dans le jeu argentin des années 1930 et qui ira plus tard faire école au Brésil à Fluminense et s’est construit une belle réputation à Rio. Remplaçants: Lazzatti, le nouveau crack de Boca qui est champion en 34, Antonio De Mare (Racing) et Rodolfo De Jonge (Independiente), ces deux derniers sont des réguliers de la sélection dans le milieu des années 30 et pouvaient dépanner sur la ligne médiane à peu près partout.

        Devant: Miguel Lauri (Estudiantes LP) est le meilleur ailier droit du moment et il brille avec Los Profesores d’Estudiantes, et Arturo Arrieta (San Lorenzo) de même à gauche est celui qui est le plus mis en valeur. Pour doubler les ailes, respectivement à droite et gauche, l’expérimenté et tacticien du terrain Peucelle (River) et l’étoile filante Tomas Beristain (Platense), sorte de crack, dribbleur fou d’après les écrits de la presse qui éclos à ce moment là mais ce fut éphémère.
        Sastre (Independiente) déjà multifonctionnel et excellent, est évidemment mis en inter droit et la star de Boca, Cherro (remis de ses « traumas ») en inter gauche. Varallo (Boca Juniors) et Diego Garcia (San Lorenzo) qui a eu le droit à son portrait dans le top de San Lorenzo que j’ai écrit sur ce site, comme options secondaires.
        Avant-Centre: pas l’ombre d’un doute: B. Ferreyra (River Plate) . Les avant-centres buteurs et puissant sont à la mode au milieu des années 30. Mon choix 2 se porterait sur le buteru d’El Expreso Arturo Naon (Gimnasia LP) évoqué aussi lors de l’article que j’ai écrit sur le Gimnasia LP.

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      2. Tu prends pas Masantonio derrière Bernabé ? Il tient la baraque lors de la Copa 35.

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      3. Masantonio il est déjà à ce niveau en 34 ? j’ai un léger doute, pour moi il est plus seconde partie des années 30. En AC, c’est la grosse concurrence: t’as Barrera (Racing) qui plante buts sur buts (c’est le meilleur buteur du championnat cette saison là), Cosso (Velez) brièvement évoqué dans l’article sur Doval, qui enfile les buts, et Zozaya que j’ aurais sélectionné … s’il n’était pas blessé.

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      4. Top 4 des buteurs du championnat 34. En phase ascendante mais déjà là avec un Globo pas flamboyant.

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  2. Et oui, en 1930, l’Espanyol est en grande difficulté sur le plan financier et ne parvient pas à conserver ses cracks. À l’issue d’un feuilleton qui tient le lectorat espagnol en haleine, Zamora rejoint le Real Madrid à la fin de l’été. José Padrón et Martí Ventolrà, héros de l’Espagne contre l’Angleterre en 1929, acceptent les pesetas du Sevilla FC en seconde division alors que Ricardo Gallart part pour Oviedo où il va participer à composer la delantera eléctrica aux côtés de Lángara.

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  3. Scarone, meilleur joueur des années 1920, chose communément admise en Argentine et au Brésil (en tout cas, on le lit fréquemment). Ce qui en dit long sur le talent du bonhomme. Son passage à l’Inter et à Palerme ne sont pas représentatifs de ce qu’il était dans les années 1920 (on peut également imaginer qu’il a pris du bon temps en Italie compte tenu de son caractère).

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  4. Tout d’abord merci à Bobby pour la série. Très, très crédible. Plutôt que de tenter une uchronie sur 1942 ou 1946, je tenterai plutôt 1950. Avec une France qui accepte d’être repêchée, tout comme l’Ecosse, et soit l’Inde qui peut jouer pieds-nus (ou qui au contraire s’oblige à jouer chaussée)(même si j’ai toujours eu du mal à croire à cette histoire), soit la Sarre qu vient représenter l’Allemagne à peine refédérée…

    Sinon, pour Torino et Meroni, je pose ça là

    https://www.youtube.com/watch?v=LbqetYgsKtU

    C’est un des épisodes de ‘Sfide’, une série présentée par l’ancien pilote, Zanardi, qui date d’il y a une dizaine d’années. Je la trouve bien faite, en dépit d’un côté parfois trop solennel dans les commentaires.

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      1. Merci pour le lien, j’ai raté à peu près tout ce qui s’est publié de fin mars à fin juin malheureusement.

        Je sais que la délégation italienne était arrivée exténue parce que, à cause de la catastrophe de Superga, elle était venue en bateau et s’était fracassée d’entrée contre les excellents suédois (champions olympiques et qui avaient rejoint la Serie A à force francs suisses).

        C’aurait été sympa, un groupe Uruguay-Bolivie-Turquie-France et un autre Italie-Suède-Paraguay-Inde 🙂

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