Un siècle de portiers : les années 2000 (deuxième partie)

(Première partie disponible ici)

5. Van der Sar

1995–2011 : 16 années entre sa première et sa dernière finale de Ligue des champions. Voilà un chiffre qui illustre parfaitement la carrière d’Edwin van der Sar. Un gardien qui a traversé trois décennies, avec des débuts et une fin tout en haut de l’affiche. Le natif de Voorhout possède aussi un physique caractéristique : très grand, longiligne, avec ses grandes oreilles. Son image sera pour toujours associée à mon ami Christophe, lui aussi grand gardien longiligne du mythique US Clémont !

Pour revenir au Batave, il émerge à l’Ajax au milieu des années 1990, dans un club où le gardien n’est pas seulement là pour arrêter des tirs. Il doit jouer au pied, participer à la relance, comprendre le jeu. À Amsterdam, il apprend tout cela très tôt. En 1995, il n’a que 24 ans lorsqu’il remporte la Ligue des champions avec une jeune équipe qui va marquer les esprits. Ce soir-là, face au Milan, il ne réalise pas de miracles spectaculaires. Il fait mieux : il rassure, il contrôle, il impose une présence silencieuse. Déjà, sa marque de fabrique.

Comme tous ses coéquipiers, il est convoité par de nombreux grands clubs, notamment par la Serie A, qui est encore l’épicentre du football à la fin des années 1990. C’est la Juventus qui l’embauche, en même temps que son coéquipier nigérian Sunday Oliseh. Il arrive avec la lourde responsabilité de remplacer Peruzzi, parti à l’Inter, et surtout d’être le premier portier étranger de la Vieille Dame. Mais après un mauvais contrôle contre l’Udinese, quelques sorties hésitantes, la patience italienne s’évapore. La Juve ne lui pardonne pas. Van der Sar quitte le club presque dans l’indifférence, catalogué comme un gardien trop moderne, pas assez « latin ». Les tifosi bianconeri l’éliront même « pire gardien de l’histoire de la Juve ». Le club italien saisit alors l’opportunité de récupérer le jeune gardien de la sélection, Gianluigi Buffon, et exfiltre le grand échalas hollandais vers le Fulham de Jean Tigana.

Chez le promu, il s’impose immédiatement. Par son jeu au pied, par son calme dans les airs, par cette capacité à rendre simples des situations compliquées. À Craven Cottage, il devient capitaine, patron, référence. Mais il disparaît des radars dans ce club du ventre mou anglais. Il se demande comment il a pu quitter l’élite, lui qui avait disputé deux finales de Ligue des champions, lui qui est gardien de la sélection depuis presque dix ans. Ses anciens succès lui manquent : « J’allais voir Chelsea jouer en Ligue des champions. Contre le Bayern, j’observais Oliver Kahn s’échauffer en pensant : “Je faisais la même chose avant”, et “qu’est-ce que je pourrais faire pour rejouer la C1 ?”. Vous espérez que quelqu’un vous offre l’opportunité de revivre ça, en sachant qu’à Fulham, ce sera impossible… »

Et après sa rencontre avec van Gaal, c’est un autre coach mythique qui va relancer la carrière du grand Hollandais, perdu dans l’anonymat du club d’Al-Fayed. Ferguson vient d’enchaîner les gardiens dans les cages pour remplacer Schmeichel, que des échecs. Son club ne retrouve plus les finales européennes, et ce problème de gardien est central pour l’entraîneur écossais. Van der Sar a pourtant déjà 34 ans, mais son calme et son jeu au pied séduisent Ferguson, qui le fait venir la même année que l’arrivée de Glazer au club.

Quand Manchester United le recrute en 2005, Van der Sar a donc 34 ans. Un âge auquel beaucoup de gardiens pensent déjà à la retraite. Lui arrive pour remplacer Schmeichel… 10 ans après Schmeichel. La pression est énorme. Et pourtant, il s’impose immédiatement. Ferguson dira plus tard que l’une de ses meilleures décisions fut de lui faire confiance aussi tard dans sa carrière.

À Old Trafford, Van der Sar devient une évidence. En 2009, il bat le record d’invincibilité en Premier League avec plus de 1 300 minutes sans encaisser de but. En finale de la Ligue des champions 2008, à Moscou, c’est lui qui arrête le penalty décisif de Nicolas Anelka. Un geste simple, sans célébration excessive. Juste un pas de côté, une main ferme. Manchester United est champion d’Europe. Les Red Devils ont retrouvé un gardien de très haut niveau. Celui qui avait disparu des radars est redevenu un joueur de premier plan et, tel un Benjamin Button, il semble rajeunir, améliorant son jeu et son physique. Il jouera ainsi jusqu’à ses 40 ans et perdra encore deux finales de Ligue des champions face au Barça de Messi.

Avec les Pays-Bas, l’histoire est plus contrastée. Comme en club, il connaît des débuts glorieux, avec une très belle Coupe du monde 1998 et un Euro 2000 cruel pour les Bataves. Après des compétitions moins réussies, et même une retraite internationale en 2008, van der Sar revient pour un dernier tour. En 2010, à 39 ans, il dispute la finale de la Coupe du monde face à l’Espagne. Il est encore impeccable, encore présent, encore calme. Mais Iniesta frappe, et l’histoire s’arrête là. Pas de titre mondial, et une troisième défaite en finale pour les Hollandais.

Ce qui distingue Van der Sar, au-delà des trophées, c’est cette tranquillité et cette impression de voir un joueur immuable, capable d’enchaîner 20 saisons en restant le même. Celui qui le définit le mieux reste son dernier entraîneur, Alex Ferguson : « Edwin vogue à travers la vie sans bouleversement majeur. Il ne change pas. Il a une nature constante. Il est imperturbable. »

4. Kahn

Dans ce top, nous retrouvons de nombreux gardiens ayant eu des carrières s’étendant sur plusieurs décennies, et c’est le cas du quatrième de notre classement. Fidèles à la réputation des gardiens allemands, toujours au plus haut niveau, Maier, Illgner, Köpke et bientôt Neuer occupent tous de très bonnes places dans nos classements. Oliver Kahn est de cette trempe-là. Comme beaucoup des grands gardiens allemands, il aura passé une décennie dans les cages du Bayern, véritable gage de qualité outre-Rhin. Mais paradoxalement, au regard de la longévité de sa carrière, s’il entre au panthéon des grands, c’est surtout pour deux saisons : les deux premières de cette décennie.

En effet, de 2000 à 2002, Kahn est le meilleur gardien du monde et s’impose comme l’un des plus grands gardiens allemands de l’histoire. Mais avant de revenir sur le paroxysme de sa carrière, remontons plus de dix ans en arrière. La famille Kahn est une famille de footballeurs. Son père, Rolf, né pendant la Seconde Guerre mondiale en Lettonie soviétique, commence sa carrière au Karlsruher SC. Son grand frère Axel débute lui aussi dans ce club ; c’est donc tout naturellement qu’Oliver suivra la même voie. Il commence comme défenseur, mais à l’âge de huit ans, il reçoit la tenue du grand gardien de l’époque, Sepp Maier, et s’installe définitivement dans les cages des équipes de jeunes de son club. Sans être un surdoué, il s’impose rapidement comme le meilleur jeune gardien du club et intègre même le groupe professionnel.

À 18 ans, en novembre 1987, il découvre la Bundesliga lorsque le titulaire au poste, Alexander Famulla, est suspendu. Il s’incline 4-0 à Cologne puis 2-0 au Wildparkstadion contre le Werder Brême. Il retourne alors sur le banc et attendra trois années avant de devenir titulaire. Même si Jay-Jay Okocha lui infligera un but mémorable après une danse qui circule encore beaucoup sur Internet, Kahn dégoûte rapidement de nombreux attaquants allemands par ses sorties rugueuses — marque de fabrique des gardiens allemands — et sa pugnacité sur sa ligne.

Comme tout bon joueur allemand de l’époque, il est approché par le Bayern Munich, qui le recrute en 1994 en battant le record du transfert le plus élevé pour un gardien. Kahn signe alors pour le club dans lequel il évoluera pendant 14 saisons.Il arrive dans un Bayern dominé par le Borussia Dortmund, mais se console rapidement en écœurant les attaquants bordelais lors de la victoire en Coupe de l’UEFA en 1996. Dès la saison 1996-1997, le Bayern reprend sa domination et remporte quatre des cinq titres suivants, seul le surprenant Kaiserslautern venant troubler l’hégémonie bavaroise.

En 1999, le Bayern retrouve une finale de Ligue des champions, douze ans après Porto et le but mythique de Madjer. Ce match entre dans l’histoire, mais pas dans le sens espéré par Kahn : deux buts encaissés dans les dernières secondes et une troisième finale consécutive de Coupe des champions perdue pour le Bayern.

Cette défaite marque un tournant. Avec son club, Kahn revient plus déterminé que jamais. Si Anelka douche leurs ambitions la saison suivante, le Bayern et son gardien décrochent enfin la Ligue des champions en 2001, en éliminant leurs deux précédents bourreaux : Manchester United en quart de finale et le Real Madrid en demi-finale, avec deux confrontations remportées avec autorité. En finale, ils affrontent Valence, dernier finaliste en date. Le match est beaucoup plus accroché et voit trois penalties sifflés (dont un arrêté par Cañizares). La rencontre se conclut par une séance de tirs au but irrespirable. Paulo Sergio rate le premier tir bavarois, Cañizares arrête celui d’Andersson, mais Kahn réalise trois arrêts somptueux et devient le grand héros de la finale. L’affront subit au Camp Nou est enfin lavé, à 32 ans Kahn semble indestructible.

C’est le premier immense moment du natif de Karlsruhe. Le second surviendra un an plus tard en Asie, lors de la Coupe du monde 2002, où Kahn est phénoménal tout au long du tournoi. Avant la finale, il n’encaisse qu’un seul but, en phase de groupes face à Robbie Keane, qui égalise dans le temps additionnel. En finale, s’il remporte ses trois premiers duels face à un Ronaldo en feu, il lui offre malheureusement l’ouverture du score en relâchant une frappe de Rivaldo, avant d’encaisser un second but du Brésilien. La déception est immense, mais voir cette Allemagne très limitée atteindre la finale constitue déjà un exploit, dont Kahn est l’un des principaux artisans. À tel point que la FIFA le désigne meilleur joueur du tournoi, faisant de lui le seul gardien de l’histoire à obtenir ce titre lors d’une Coupe du monde.

Malgré quatre nouveaux titres de champion d’Allemagne, la fin de carrière de Kahn est moins glorieuse. Il perd même sa place en sélection après le célèbre épisode du « Torwart-Frage [1]», laissant Jens Lehmann garder les cages de la Mannschaft lors du Mondial 2006 à domicile. Kahn y dispute son dernier match international lors de la petite finale remportée face à un Portugal démobilisé.


[1] Klinsmann ne se positionne pas et laisse les deux gardiens lutter à distance pour une place de titulaire, Lehmann finaliste (mais suspendu) de la C1 avec Arsenal gagnera la place.

3. Čech

Une carrière sportive tient parfois à quelques coups du sort. Celle de Petr Čech pourrait (presque) se résumer à deux blessures qui ont changé sa vie. La première, une blessure à la jambe survenue à l’âge de 12 ans, alors que le jeune Tchèque évolue à l’académie du Viktoria Plzeň au poste… d’attaquant. Forcé de reprendre en douceur, il joue dans les buts à l’entraînement et décide de s’y installer. Sa grande taille lui permet de s’imposer dans les catégories de jeunes puis d’en imposer dans les surfaces une fois adulte, du haut de son mètre 96.

La deuxième blessure marquante, c’est ce choc reçu à la tête contre Reading en 2006. Touché par le genou de Stephen Hunt en début de match, le gardien est victime d’une fracture du crâne. D’après les médecins, le Tchèque aura échappé de peu à la mort. Il retrouve les terrains trois mois plus tard, non sans une nouveauté : il porte alors un casque identique à celui des rugbymen. Un accessoire qui changera sa vie.

Car, si Čech est déjà une référence en Premier League (1025 minutes sans prendre de but, un record à l’époque), auréolé d’un record de clean sheets pendant la saison2004-2005 (24, un total que personne d’autre n’a atteint depuis), ses différents succès nationaux et européens avec le Chelsea de Mourinho le propulsent sur le devant de la scène mondiale. Le géant tchèque forge peu à peu sa légende, au long d’une carrière qui durera 20 ans. 202 matchs de Premier League sans encaisser de but, 124 sélections avec la République tchèque, Petr Čech collectionne les records comme des perles en rappelant l’adage : les meilleures performances sont celles qui durent.

Bourreau de travail, le gardien est patient dans son apprentissage du plus haut niveau. Il découvre le monde professionnel chez le modeste Chmel Blšany avant d’intégrer le Sparta Prague, puis le Stade Rennais, puis Chelsea. C’est en France que son évolution s’accélère, puisqu’il y rencontre l’entraîneur des gardiens Christophe Lollichon, qui le suivra ensuite à Chelsea. Une complicité se forme entre les deux hommes, qui cherchent jour après jour à repousser les limites d’un gardien de but. Des entraînements spécifiques sont mis en place pour forcer Čech à améliorer ses réflexes et sa concentration. L’entraîneur décrit ainsi son poulain en 2013 : « Il essaie de tout faire pour maintenir son niveau de performance, et il possède toutes les qualités requises, tant sur le plan mental que tactique et physique. C’est un gardien de but exceptionnel, très complet. »

Si complet que, quelques semaines après la fin de sa carrière de footballeur, Petr Čech se lance… dans le hockey sur glace. Licencié aux Guildford Phoenix, en quatrième division britannique, il réalise son rêve d’enfant, lui qui avait dû abandonner le hockey pour le football, ses parents n’ayant pas les moyens de lui payer les équipements.

2.Casillas

Si l’on ne prenait en compte que le palmarès sur la décennie, Iker Casillas serait, sans la moindre contestation, en tête de ce classement. Deux Ligues des champions, quatre titres de champion d’Espagne, un Euro et une Coupe du monde en dix saisons : peu de joueurs, et encore moins de gardiens, peuvent se targuer d’un tel bilan. Il est à la fois le gardien de la grande Espagne et ce jeune débutant qui s’illustre dès les 8ᵉ et 9ᵉ sacres européens du Real Madrid.

Arrivé au Real à l’âge de 10 ans, le natif de Móstoles est un pur produit de la cantera madrilène. Appelé pour la première fois avec les professionnels par Jupp Heynckes en 1997, alors qu’il n’a que 16 ans, il devra pourtant patienter deux saisons avant de disputer son premier match officiel. Celui-ci aura lieu à San Mamés, le 12 septembre 1999, dans un stade réputé pour ne jamais faire de cadeaux aux jeunes gardiens. D’abord doublure d’un Bodo Illgner installé, Casillas profite ensuite de la blessure de l’Allemand pour passer devant Bizzarri dans la hiérarchie. Peu à peu, il s’impose, jusqu’à devenir le numéro un dans les cages du Real Madrid. Il devient par la même occasion le plus jeune gardien à disputer une finale de Ligue des champions, symbole d’une précocité exceptionnelle. Comme les deux autres membres du podium, Casillas appartient à cette catégorie rare de gardiens capables de briller très tôt au plus haut niveau… et d’y durer.

Pourtant, rien n’a jamais été simple pour Casillas. Évoluer dans ce que beaucoup appellent « le plus grand club du monde », c’est aussi faire face à une concurrence permanente et impitoyable. Prodige confirmé depuis deux saisons, il est brutalement remis en question lors de l’exercice 2001-2002, au point de perdre sa place de titulaire au profit de César Sánchez. Mais le destin, souvent bienveillant avec les légendes en devenir, lui offre un coup de pouce inattendu : le jour de la finale de Ligue des champions, le gardien titulaire se blesse. Casillas entre en jeu et, après la mythique reprise de volée de Zidane, il réalise une série d’arrêts décisifs pour préserver l’avantage face à un Bayer Leverkusen très dangereux. Ironie de l’histoire, il devra attendre douze longues années avant de rejouer une finale européenne, lors de la première saison où il est à nouveau remis en cause, Diego López étant alors titulaire en championnat.

Si le nom de Casillas est intimement lié à celui du Real Madrid, il l’est peut-être encore davantage à celui de l’Espagne. Remplaçant d’Aranzubia lors du titre mondial U20 en 1999, il est néanmoins convoqué dès juin 2000 en sélection A, remplaçant Molina lors d’un match amical contre la Suède. À l’Euro 2000, il vit la compétition comme doublure de Santiago Cañizares, mais s’impose rapidement par la suite comme le numéro un de la Roja. Sa première grande désillusion intervient en 2002, lors de la Coupe du monde, avec cette élimination face à la Corée du Sud dans un match resté tristement célèbre pour son arbitrage très controversé.

Deux ans plus tard, l’Euro 2004 offre une nouvelle frustration. L’Espagne est éliminée dès les poules par les deux futurs finalistes. Face à la Grèce, lors du deuxième match, la Roja domine largement et semble se diriger vers une qualification tranquille. Mais elle ne parvient pas à tuer le match. Sur l’une des rares opportunités grecques, Casillas se manque légèrement et Charisteas égalise. Ce nul oblige l’Espagne à disputer un match décisif contre le Portugal, perdu sur un but de Nuno Gomes. Une victoire contre la Grèce aurait éliminé les hommes de Rehhagel ; ce match nul sera fatal à une Espagne qui jouait presque à domicile.

Deux ans plus tard encore, nouvelle désillusion, cette fois face à une équipe de France pourtant moribonde sur le papier. Un Zidane étincelant depuis son escapade suisse et un Ribéry aux jambes de feu éteignent une sélection espagnole peut-être trop confiante. Comme face à la Grèce auparavant, cette rencontre sera fondatrice pour une équipe de France qui n’avait jusque-là pas convaincu. Mais cette élimination sera la dernière grande déception pour Casillas et l’Espagne.

Les journalistes espagnoles sont vachement plus ouvertes qu’ailleurs!

S’ouvre alors un cycle doré : un Euro 2008 maîtrisé de bout en bout, avec un jeu spectaculaire sous la houlette d’un Luis Aragonés fidèle à ses principes, puis une Coupe du monde 2010 à la saveur catalane. Casillas n’encaisse que deux buts en phase de poules, inscrits par Gelson Fernandes et Rodrigo Millar. La suite est implacable : quatre victoires sur le score de 1-0 et une première Coupe du monde pour une Espagne qui devient le dernier nouveau vainqueur du trophée. Anecdote devenue culte, Casillas rend même hommage à Raymond Domenech en embrassant sa compagne journaliste en direct.

Il remportera encore un deuxième Euro et poursuivra sa carrière internationale jusqu’en 2016, totalisant 167 sélections. Dépassé depuis par Sergio Ramos, il restera à jamais le gardien d’une Espagne qui gagne, là où aucun de ses illustres prédécesseurs n’y était parvenu. Iribar possédait bien l’Euro 1964, mais son palmarès pâlit face à celui de « San Iker ». Sans jamais être un gardien spectaculaire, Casillas aura été un pilier de solidité, de régularité et de sérénité, symbole d’un Real Madrid et d’une Espagne dominants dans les années 2000, et incarnation parfaite d’un football ibérique enfin capable de gagner des titres.

1. Buffon

Dans une décennie où le niveau est particulièrement relevé, il n’est pas surprenant de retrouver un gardien qui, dans la lignée de Lev Yachine, est régulièrement cité lorsqu’il est question des plus grands de l’histoire. Gianluigi Buffon naît dans une famille profondément marquée par le sport : des parents athlètes olympiques, des sœurs volleyeuses, et surtout un gardien de but international, Lorenzo Buffon, dans son arbre généalogique. Pourtant, ce n’est pas cet illustre aïeul qui pousse le jeune Gigi à choisir ce poste, mais les prestations félines de Thomas N’Kono lors de la Coupe du monde 1990, disputée chez lui, en Italie.

Comme la majorité des gardiens de ce classement, Buffon bénéficie d’une longévité exceptionnelle, mais première place oblige, sa carrière est la plus impressionnante. Vingt-huit années au plus haut niveau, de ses débuts à 17 ans jusqu’à sa retraite à 45 ans, avec une trajectoire qui commence et s’achève à Parme. Il débute donc dans un club ambitieux, d’abord comme troisième gardien. La blessure du titulaire, Luca Bucci, lui permet de faire ses débuts en Serie A en 1995, à seulement 17 ans. Comme souvent pour les grandes légendes, ces débuts ne sont pas anodins : ils ont lieu face au grand Milan et sont remarqués car le jeune gardien réalise un très bon premier match et conserve sa cage inviolée face aux Weah, Baggio, Simone… Il dispute quelques rencontres avant de céder à nouveau sa place. C’est finalement Carlo Ancelotti, fraîchement arrivé à Parme, qui lui accorde sa confiance et l’installe comme titulaire. Dans un club dopé par un gros recrutement[1] , Buffon remporte ses premiers trophées : une Coupe d’Italie et une Coupe UEFA, gagnée face à un Olympique de Marseille dépassé par la puissance italienne.

À l’orée des années 2000, Parme, fragilisé financièrement, doit vendre ses meilleurs éléments. En même temps que Thuram, et avant Cannavaro, Buffon rejoint la Juventus pour plus de 50 millions d’euros, un record mondial pour un gardien, qui constitue encore, vingt-cinq ans plus tard, le troisième plus gros montant jamais dépensé pour recruter un joueur à ce poste. Paradoxalement, alors que la décennie 2010 lui offrira neuf titres de champion, les années 2000 sont moins prolifiques sur le plan national : seulement deux titres de Serie A, plus deux retirés à la suite du scandale du Calciopoli. À la différence de plusieurs gardiens derrière lui dans ce classement, Buffon ne remportera jamais la Ligue des champions, malgré trois finales perdues.

C’est en équipe nationale que Buffon marque durablement la décennie. Blessé à l’Euro 2000, il laisse sa place à Francesco Toldo. Suit une Coupe du monde 2002 frustrante, conclue par une élimination face à la Corée du Sud, puis un Euro 2004 tout aussi amer, marqué par une sortie au goal-average. L’Italie arrive donc revancharde en Allemagne en 2006. Sans briller offensivement, mais avec une solidité défensive remarquable, elle se qualifie dans les dernières secondes face à l’Australie puis à l’Allemagne. En finale contre une France inattendue à ce stade, Zidane marque avec un peu de réussite une panenka. Loin de perdre confiance Buffon réalise plusieurs arrêts décisifs. A l’instar de Materazzi il va stopper un coup de tête de Zidane dans les prolongations de la finale. Au sujet de ce double coup de boule il déclarera : « J’ai appelé l’arbitre parce que j’avais peur que Materazzi ne se relève pas. Je venais de stopper une tête de Zidane qui ressemblait à une pierre, et il avait failli me plier la main. Trente secondes plus tard, j’ai réalisé, je ne le nie pas, que l’expulsion du rival le plus fort aurait été un avantage. »

L’Italie remporte sa quatrième Coupe du monde. Après 1982 et le Totonero, 2006 et le Calciopoli renforcent ce lien singulier entre scandales et succès mondial pour la Nazionale. À la suite de ce scandale, Buffon, champion du monde et deuxième du Ballon d’or, surprend en choisissant de rester à la Juventus malgré la relégation en Serie B. Ce choix alimente durablement son image de joueur loyal et attaché à son club. Sa légende ne repose pas uniquement sur des chiffres impressionnants — dix titres de champion, 176 sélections, plus de 650 matchs de Serie A, plus de 1 000 rencontres professionnelles, seul gardien élu meilleur joueur de Serie A — mais aussi sur une certaine idée du rôle et du comportement. On se souvient, par exemple, de finales où il n’hésite pas à céder sa place à un coéquipier comme Storari, ou de son attitude généralement respectée sur les terrains.

Malgré quelques accrocs dans cette image — notamment son association passée avec des milieux politiques d’extrême droite en Italie et son soutien aujourd’hui assumé à Giorgia Meloni, un positionnement qui a suscité débats et critiques — ou encore son passage plus que mitigé au PSG, cela ne remet pas en cause la reconnaissance de ses pairs et des supporters. Lorsqu’il s’agit de citer le nom de l’un des meilleurs gardiens de l’histoire, Buffon figure presque toujours en haut de la liste. Il a par ailleurs transmis son rôle de dernier rempart de la Squadra Azzurra à un autre Gianluigi, déjà vainqueur de la Ligue des champions, mais qui a encore beaucoup de chemin à parcourir pour occuper une place comparable à celle de Buffon dans l’histoire du football italien.


[1] Entre le premier match et son transfert Buffon verra arriver, Veron, Asprilla, Boghossian, Fuser, Amoroso, Di Vaio, Ortega, Cannavaro, Paulo Sousa, Torrisi, Bolano, Appiah, Milosevic, Almeyda, Conceiçao, Dabo, Lamouchi, Micoud, Mboma, Junior, Sensini, Thuram, Crespo, Pedros, Stanic, Walem, Chiesa, Amaral, Brolin, Couto, Zola, D.Baggio, Zé Maria, Bravo, Stoichkiv, Inzaghi, Blomqvist, Maniero, Adailton, Fiore…

Et les autres ?

Dans cette décennie figurent de nombreux gardiens ayant connu une carrière particulièrement longue, jusqu’à 28 ans pour Buffon. El-Hadary ou Rogério Ceni sont des modèles de longévité : 26 années de carrière et 159 sélections pour l’Égyptien ; 1 238 matchs professionnels, 25 ans au plus haut niveau et surtout 132 buts pour le Brésilien, meilleur buteur de l’histoire parmi les gardiens. Ces deux monuments ont sans doute pâti d’une exposition moindre que les joueurs du top 10, tous deux ayant évolué principalement en Égypte et au Brésil.

Jens Lehmann affiche lui aussi une carrière impressionnante, mais il souffre du fait de n’avoir que rarement été le meilleur gardien allemand de sa génération. Il devra attendre l’âge de 37 ans et la Coupe du monde 2006 pour s’imposer comme numéro un de la Mannschaft.

On retrouve plusieurs références majeures du poste, Casillas et Buffon revenant systématiquement lorsqu’il est question des plus grands gardiens de tous les temps. Tous deux ont remporté une Coupe du monde. On peut dès lors s’interroger sur la place relativement modeste de Dida, seulement 18e de ce classement, alors qu’il compte à son palmarès une Coupe du monde, une Copa América et deux Ligues des champions avec le Milan AC. Son style peu académique ou quelques erreurs marquantes ont-ils pesé dans le vote de la rédaction ? Surement le fait qu’en 2002 il ne soit que remplaçant, Marcos, homme de confiance de Scolari, jouant les 7 matchs. Marcos n’ayant pas obtenu un seul vote malgré ce titre.

Ricardo et Nikopolidis ont brillé lors de l’Euro 2004, mais c’est le gardien au physique rappelant George Clooney qui soulèvera le trophée. Mais hormis cette compétition leurs carrières restent trop inégales pour occuper une place dans le top 10. Figurent également parmi les joueurs ayant reçu des votes l’Irlandais Shay Given, le Colombien Óscar Córdoba, le Mexicain Oswaldo Sánchez ou encore le Français Grégory Coupet. Tous ont marqué leur époque, mais restent en retrait par rapport aux gardiens du top 10.

Given s’est illustré à Newcastle, mais la relative faiblesse de son club et de sa sélection, malgré ses 136 capes, ne lui ont pas permis d’accéder à un rang supérieur. Coupet, figure majeure du grand Lyon septuple champion de France, a pâti de ne jamais s’imposer comme titulaire indiscutable en équipe de France. Sánchez a beaucoup joué avec sa sélection, mais n’a pas bénéficié des mêmes opportunités de briller en club et sur la scène internationale que certains de ses compatriotes. Córdoba, enfin, s’est illustré dans un grand Boca Juniors, double vainqueur de la Copa Libertadores, mais son arrivée tardive dans une sélection colombienne en perte de vitesse et une carrière morcelée en clubs l’ont empêché de s’imposer durablement au plus haut niveau.

Le classement complet :

1) Buffon

2) Casillas

3) Čech

4) Kahn

5) Van der Sar

6) Julio Cesar

7) Toldo

8) Akinfeev

9) Vitor Baia

10) Rustu

11) Ricardo / Lehmann

13) El Hadary / Rogerio Ceni

15) Coupet

16) Given / Cordoba

18) Nikopolidis / Oswaldo Sanchez / Dida

135 réflexions sur « Un siècle de portiers : les années 2000 (deuxième partie) »

    1. Kameni, c’est un gros oubli de ce Top à mon sens. J’aurais dû voter 🙂 J’aurais gardé les 6 premiers dans cet ordre, Given aurait pris la 7ème place à Toldo, Lehmann aurait fait 9ème et Kameni 10ème. Finalement, elle se laisse voir, cette décennie 2000… même si la jurisprudence Clemence tient toujours et les années 70 sont encore devant.

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      1. Et Dudek aussi…
        Ça fait beaucoup, je derange hein
        Bon vérité rétablie, à moitié pardonné haha

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      1. Le peu de fois que je l’ai vu : toujours convaincu! Et pas pour ses buts, c’est le gardien que je juge.

        Je l’ai mis en bonne place, lui.

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      2. Il a eu des brouilles avec Zagallo et Luxemburgo qui ont compliqué ses débuts en sélection, après il a eu la concurrence de Dida, Marcos, et Julio César. Il fallait faire des choix. Mais il est incontestablement très estimé ici.

        Comme Alexandre, je le trouve fort mais j’ai pas vu non plus des dizaines de matchs. J’ai commencé à vraiment regarder le championnat brésilien à l’époque du premier titre de Cruzeiro des années 2010. Et l’apogée de Rogério Ceni, c’est la décennie précédente.

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  1. Je souffre sans doute d’un biais générationnel mais il y a une belle densité de grands gardiens dans cette décennie ! Magnifique ! Rien à redire sur le top 10 hormis Lens Lehmann, qui est la première victime de cette densité.
    Il est dans mon top 10 tous les jours.
    Mettre Lehmann et Ricardo sur la même ligne….. je suis pas ok avec ça.

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    1. Clairement Ricardo c’est comme Nikopolidis, un gardien de sélection avec une carrière assez moyenne en club.
      Lehmann c’est un gardien qui est resté au haut niveau un sacré bout de temps.

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      1. Lehmann ? Vous êtes sérieux ou vous plaisantez ? Hype Arsenal époque Wenger, c’est ça ? Parce que le gus a quand même réussi à être considéré comme moins bon que Sebastiano Rossi au Milan eh eh. Et quand le Borussia s’en sépare, il recrute Warmuz pour le remplacer ! Perso, je ne le trouvais vraiment pas rassurant et très irrégulier.

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      2. J’ai du mal avec Lehmann aussi, Mister boulettes quand même.. ==> Zéro point pour bibi, je ne l’ai pas envisagé celui-là.

        Et puis, à l’instar d’un Kahn, ces gardiens qui surjouent le mâle-alpha…….. Je sais que c’est un travers commun en Allemagne, pulsions de petits chefs en cascade, mais l’intimidation permanente d’un Kahn pour moi c’est rédhibitoire ; si tu es si bon que ça, tu n’as normalement pas besoin de jouer à faire peur aux joueurs adverses.

        Mais ça faisait une bonne tête de lard, toujours ça de pris pour le théâtre du football.

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      3. D accord avec vous, Lehmann ne mérite pas une place dans les 10.
        Nikopolidis, euh … Faut pas abuser hehe.

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      4. Eh beh, comme vous y allez. J’entends vos arguments mais je ne suis pas convaincu.
        Au Milan il se plante en effet, mais c’est une saison sur une carrière de 15 ans. Il est de la même année que Khan et celui –ci lui passe devant, il n’y a pas de débat. La hype Arsenal, ok aussi (et en France on a eu le droit à une bonne dose de gunners….).
        Mais bon, il fait tout de même un finale de C1 avec eux. Au total il dispute 3 finales européennes avec 3 clubs différents. Et il n’est pas ridicule dans les 2 tournois qu’il fait avec la Manschaff (avec laquelle il a plus de caps qu’un Illgner ou un Kopke). J’entends vos avis, pas de soucis, mais franchement vous êtes durs. Intrinsèquement c’est un bon gardien. C’est tout sauf une plaisanterie.

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      5. Je dois avouer que j’ai voulu faire plaisir à notre invité 🙂 car Lehmann je ne pouvais pas l’encadrer (je rejoins Alex sur les gardiens allemands)
        Mais ça reste un gardien qui est resté 20 piges à un bon niveau, il ne faut non plus en faire un nullos.

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  2. Pas fan de Van der Sar mais il s’est bien relevé après son échec à la Juve. Mais dans cette superbe génération de l’Ajax, c’est le cas de Litmanen qui m’interroge le plus. Bizarre qu’il soit parti si longtemps après les autres. Et pour des passages anonymes au Barça et à Liverpool. C’était un super joueur.

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    1. Joueur de système, peut-être? Y a des profils comme ça parfois, peu exportables..

      Van der Sar j’aime pas du tout, mais c’est ce que les NL ont eu de mieux avec van Beveren, et je le vois comme un jalon, il annonce autre chose. Je le crois à sa place ici, a contrario : ce type n’a intrinsèquement rien à foutre dans les top10 de tout l’étang qu’on voit fleurir un peu partout, et qui le mettent particulièrement à l’honneur.

      J’en profite : je voulais y consacrer un article mais n’en aurai pas le temps, tant pis, mais c’est bientôt les 30 ans de l’Arena d’Amsterdam, globalement contemporaine des débuts de van der Sar..et qui se pose aussi comme jalon pour le football européen (pas pour le meilleur selon moi : c’est l’archétype des stades / temples de la consommation ; un facteur décisif du dévoiement désormais absolu de ce jeu).

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    2. Van der Sar son retour à United c’est quelque chose quand même. Le gars était enterré pour le haut niveau et il revient et permet à United de regagner une C1. C’est quand même un sacré indicateur.

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    3. J’adorais Litmanen, mon joueur préféré de cet Ajax (même si Alex va encore surement aussi nous le gâcher lui :))
      Je pense aussi que c’était un joueur de système, et que mentalement il n’avait pas ce truc qui permet de t’imposer partout.
      Je crois aussi que physiquement il avait eu des soucis dans sa deuxième partie de carrière.

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      1. Oh non, j’ai bien aimé l’Ajax de van Gaal. D’ailleurs j’aime bien van Gaal, même le joueur était qualitatif…………si ce n’est que comme joueur il paya sa melonite ou ses complexes, déjà..

        Y a quand même eu pas mal de joueurs que sublimait ce collectif, intrinsèquement des Reiziger et Bogarde avaient de quoi faire sourire, les frères de Boer mouais..

        Mais Litmanen avait du flair et du ballon, c’est sûr.

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      1. Je vois que la grand-mère d’Oliver s’appelle Alksnis. C’est typiquement letton.

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  3. La seconde partie du classement est d’une logique implacable qui ne laisse aucune place à la contestation tant les 5 premiers sont intouchables, on ne peut malheureusement pas dire autant du classement dans son ensemble qui est faussé (à mon humble avis) par un eurocentrisme flagrant (au moment même où se déroule l’une des éditions les plus relevées de la Coupe d’Afrique des Nations).

    Comment peut-on classer des Rustu, Toldo, Baia, Ricardo, Baia, Lehmann voire Julio Cesar devant le légendaire Al Hadary ? Si le classement est basé sur le Palmarès (n’est-ce pas le cas de Baia et Kahn?), il écrase toute concurrence sur cette décennie (3 CAN consécutives, 3 Ligues des Champions CAF, 4 championnats, 5 coupes nationales).

    Si le classement est axé sur les performances individuelles sur une seule compétition (n’est ce pas le cas de Toldo et Rustu?), Al Hadary fut élu meilleur gardien des éditions 2006, 2008 et 2010 de la CAN et plusieurs fois meilleur gardien de la Ligue des Champions africaines et du championnat égyptien (des compétitions qu’il a marquées de son empreinte), sans compter ses performances mémorables au mondiaux des clubs et à la coupe des confédérations 2009.

    Si le classement est basé sur la régularité, il n’y aurait encore une fois aucun débat possible car Al Hadary fut un monstre de longévité sur une carrière qui s’étende sur 3 décennies: 159 sélections (une statistique incroyable, compte tenu de la richesse historique de la sélection égyptienne à ce poste), 765 matchs en club, première CAN gagnée en 98 et finale perdu en 2017, une armoire à trophées parmi les plus garnies au monde (4 CAN, 3 champions ligues, 3 super-coupes CAF, 9 championnats, 7 coupes nationales, 3 super-coupes nationales).

    Et s’il est enfin basé sur les pures qualités intrinsèques, il suffirait de demander aux grands attaquants de classe internationale (Eto’o, Martins, Drogba, Koné, Asamoha, A.Ayew, Adebayor, Niang…etc.) qu’il a écœurés avec ses arrêts reflexes sur sa ligne, ses sorties aériennes autoritaires, son agilité décisive aux tirs au buts, son charisme, son mental d’acier inoxydable et son art de diriger sa défense. Al Hadary fut surnommé « Al Sadd al aly » qui veut littéralement dire « Le haut barrage » en référence au Grand barrage d’Assouan, à juste titre…

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    1. Tu as fort probablement raison!

      Pour ma part : je crois avoir raté ses plus belles années, ce n’est (n’était 😉 ) qu’un nom pour moi……….. Tu fais bien de nous corriger là-dessus et, oui : il y a des biais..

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      1. Je n’ai pas dit qu’il était mauvais, je me souviens l’avoir vu dans les CAN que je suivais à l’époque. Mais je me souviens aussi que dans ces CAN il n’était pas toujours irréprochable. Et le problème d’un gardien c’est que les « highlights » ne montre pas quelle était sa régularité. Baia, Rustu ou Toldo les vidéos YouTube doivent être très bonne, surtout les deux premiers qui étaient capables d’arrêt spectaculaires.
        Des egyptiens il y a en a eu pas mal au Portugal, qui n’étaient pas mauvais genre Sabry ou Ahmed Hassan. Mais il y a aussi eu pas mal de coachs portugais en Egypte (sélectionneur ou a la tête des grands clubs) mais il ne faut pas tomber non plus dans un excès de discrimination positive, l’Egypte en dehors de l’Afrique n’a jamais réellement existé, c’est quand même un gros frein à un classement « mondial ». Salah, Marmoush sont reconnus car ils ont réussi hors du pays.
        El Hadary aurait pu être dans le top 10, à la place de Rustu mais pas plus haut pour moi.

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      2. Mputu j’adorais ce joueur. Je me souviens de lui avec la RDC ou le TP mazembe, il avait cette folie et spontanéité que l’on ne retrouvait déjà plus en Europe .
        Mais par contre à l’époque où il jouait il faut être clair sur deux points :
        -Si un gros club le voulait vraiment il y serait allé. Pas forcément sa décision mais son club ou ses agents n’auraient jamais laissé passer un gros paquet de thune. Les allégations du type « machin le voulait » ça n’a aucun sens, des gars pour qui on dit ça il y en a des centaines.
        -Vraiment pas sûr qu’il explose au plus haut niveau européen, son jeu aurait vraiment été incompatible avec celui attendu en C1 ou dans les gros championnats. Au Portugal il y a toujours plein de joueurs incroyables, qui brillent mais qui s’exportent très mal. Mputu au mieux aurait pu aller en Belgique ou Portugal et briller sur des coups.

        Autant pour un gardien c’est différent car c’est un poste moins demandé et où les mouvements sont moins rapides autant les offensifs il n’y a peu de place au doute.

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      3. Mais justement : ils y sont allés. Arsenal par exemple a essayé, et plus d’une fois!

        Y en a même qui ont essayé de l’exfiltrer. C’est pour ça que je parle de « trésor national comme Pelé » : il était intransférable.

        A l’époque, le boss du Mazembe visait la présidence du pays…………….et Mputu était sa tête de gondole.

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      4. Franchement, tu sous-estimes ce joueur. Il avait par exemple plus de talent qu’un Mohammed Salah, qui arrive en Europe à 20 piges et y fait son trou.

        J’aurais bien aimé que davantage de joueurs en Europe soient capables de ce que lui savait faire avec un ballon, son combo technique en mouvement + vitesse (et créativité) avait tout pour faire des ravages, ce n’était pas un footballeur de village, c’était d’aileurs probablement l’encadrement et le jeu le plus européanisés d’Afrique noire au TP Mazembe (Katumbi avait pour modèle revendiqué Berlusconi).

        S’il y avait bien un joueur à prendre en Afrique à l’époque : c’était lui ; c’est juste que c’était impossible.

        Et Ahmed Hassan, c’était un crack ce type.

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      5. Alexandre, tu as parfaitement raison de citer l’immense Ahmed Hassan qui est à mes yeux l’un des meilleurs (si ce n’est le meilleur) joueurs égyptiens de tous les temps non pas par ce qu’il s’est imposé en Belgique et en Turquie, mais par ce qu’il avait marqué l’histoire de sa sélection d’une empreinte indélébile par son jeu flamboyant et son leadership hors pair et surtout à contribué grandement à accrocher 4 nouvelles étoiles continentales sur son maillot.

        Lorsque l’on parle des meilleurs joueurs égyptiens de l’histoire, ce sont surtout les Ahmed Hassan, Aboutrika (quel artiste), Ahmed Barakat, Houssam Hassan, Mahmoud Al Khatib, Hassan Chadli, Hassan Shatata et Mahmoud Al Gohari (qui n’ont quasiment jamais quitté le championnat local, à quelques exceptions près) qui me viennent à l’esprit, et ce bien avant la star internationale qu’est Mohamed Salah.

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      6. Ahmed Hassan, c’est un miracle et une anomalie qu’il soit arrivé chez nous, la Belgique était bien trop petite pour un joueur pareil : il s’est baladé et c’était un régal permanent.

        Sans conteste l’un des plus gros coups historiques d’Anderlecht, club qui avait certes connu de très grands joueurs….mais à une époque où sa puissance financière, l’architecture du football européen, voire la règlementation fiscale dans les 70’s, facilitaient ce genre de renforts.

        Quand il arrive mid-2000’s : en soi et dans l’absolu c’était déjà très surprenant, et pas parce qu’il était égyptien mais parce qu’il était suivi par des écuries beaucoup mieux nanties (je me rappelle toutefois qu’il avait eu des réticences à se frotter aux footballs britanniques). Le plus dur pour Anderlecht, lors des négociations, ç’avait été dans mes souvenirs de le convaincre qu’il s’y sentirait bien.

        Puis, à mesure qu’on vit ce qu’il avait dans les pieds : la surprise devint une aberration, il avait sans problème sa place dans une équipe dominante d’un grand championnat d’Europe.

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    2. Tu as 100 fois raison, nous ne connaissons pas assez le foot africain parmi la rédaction ayant voté (hormis Khia). Ajoutons à cela le déficit de notoriété des Pharaons en France en comparaison du foot magrébin ou d’Afrique de l’Ouest (et comme cela a déjà été évoqué auparavant, les Egyptiens s’exportaient peu et n’étaient donc pas visibles dans les compétitions européennes).

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      1. Je comprends tout à fait votre angle de vue, et j’avoue de mon côté que c’est un peu la mort dans l’âme que je mentionne la supériorité d’Al Hadary (l’Egypte étant l’ennemi jurée de mon équipe nationale et la sélection qu’on aime le plus détester sur le continent africain pour ses multiples magouilles).
        PS : Al Hadary a joué une ou deux saisons en Suisse (FC Sion).

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      2. Oui justement quand il est venu en Europe c’est…à Sion. On est loin d’un Barça ou Porto pour Baia par exemple.

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      3. Rui, jette un oeil à la vidéo que j’en ai proposé, ce dont il est capable : c’est un vrai, super gardien. Agawa a bien raison de le défendre.

        Choix de carrière? On a eu des Egyptiens en championnat de Belgique : Hassan, Mido.. Y aurait dû y avoir Meteb aussi, un serial-buteur là-bas, une star dans son pays…………mais s’ils sont arrivés en Belgique, ce n’est certainement pas parce qu’ils ne valaient pas mieux (Hassan aurait réussi n’importe où en Europe, un crack!) : c’est parce qu’eux-mêmes (Hassan et Meteb, c’est certain) éprouvaient/exprimaient bien souvent des réticences, ils ne le sentaient pas – Hassan prouva qu’il avait tort, grand joueur.

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      4. Mondialisation et rapports de force tendent à faire accroire que tout des meilleurs joueurs sudams ou africains aboutit en Europe..mais c’est faux! Y a un paquet de grands joueurs africains qui sont restés là-bas, un Mputu par exemple, qui en son temps fut une priorité de Wenger (notamment), il aurait réussi les doigts dans le nez en Europe par exemple…………mais pourquoi tout plaquer quand tu es un dieu vivant dans ton pays, éh? (dans son cas, il y eut aussi la dimension de trésor national, comme Pelé en son temps)

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      5. Quitte à évoquer Mputu, un vrai phénomène celui-là : vas-y voir ce que tu en peux, Verano.. Toi qui aimes Romario, y a pas eu des masses de joueurs d’un style aussi approchant que Mputu…………même s’il excellait comme 9 1/2 aussi.

        Moins explosif au démarrage par contre. Mais la gestuelle et les feintes : y a un truc.

        J’ai eu la chance de le voir à l’oeuvre quelques-fois au stade, talent supérieur à pas mal de stars vues en Europe.

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      6. D’ailleurs sur la vidéo on voit surtout que les défenses en face c’est vraiment fragile!

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      7. Il a montré ce dont il était capable aussi en championnat du monde des clubs – premier club africain en finale.

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      8. Rui Costa : Le simple fait que Baia ait joué au Barça fait donc de lui un meilleur gardien qu’un Al Hadary qui a joué pour Sion ? Donc si l’on suit ta logique, il faut forcément jouer en Europe et précisément au Barça ou un club de son calibre pour être un grand gardien ou un grand joueur ?

        Dans ce cas là Baia serait meilleur que Yachine qui a passé toute sa carrière au Dynamo, et le Roi Pelé serait également déchu car il n’a jamais évolué au vieux continent. Belloumi ne serait pas le plus grand joueur algérien de l’histoire pour les mêmes raisons, et j’en passe.

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      9. Agawa. Ben ouais. Mahrez est le meilleur algérien puisqu’il a joué à City. T’as rien compris. Hihi
        D’ailleurs, Mahrez, tu le placerais où dans la hiérarchie ? On va pas le mettre au niveau d’un Belloumi mais il a quand même une belle carrière en club et sélection. Ça mérite bien un top 10 quand même, non ? Perso, je mets Belloumi, Mekhloufi, Madjer devant. Peut-être Lalmas mais après ça reste ouvert. Zitouni à ne pas oublier, Assad…

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      10. Tu m’as grillé cher Khia lol. Entièrement d’accord avec ton classement , Mahrez a largement sa place dans le top 10 (voire top 5) tout subjectif des meilleurs joueurs algériens de l’histoire, mais jamais avant les Belloumi, Makhloufi, Madjer voire Lalmas qui alliaient à la fois talent et charisme.

        Mahrez est un très grand joueur doté de qualités techniques indéniables (ses contrôles et sa première touche de balle sont un pur délice), mais il est trop gentil et manque cruellement de personnalité pour être capitaine et leadeur de la sélection. Il est rarement décisif dans les grands matchs depuis son fameux coup-franc contre le Nigéria à la CAN 2019 et déçoit sans cesse en sélection depuis plus de 6 ans, il monopolise le ballon et ralentit le jeu algérien basé traditionnellement sur les dédoublements et le jeu rapide à une ou deux touches et il empêche l’éclosion des jeunes talents sur le flanc droit. Sa sortie dans le match d’hier fut d’ailleurs salutaire, et il est peut-être temps qu’il cède sa place et son brassard après 10 ans de bons et loyaux services.

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      11. Yashin ou Pelé ça n’a rien à voir, on parle d’une autre époque avec très peu de mouvements entre blocs. Et ils jouaient dans des clubs qui prouvaient leur compétitivité. Même le grand TP Mazembe ou Al Alhy joueraient le ventre mou en L1. Les pays africains au 20ème siècle ont à peine des meilleurs résultats que l’Asie.
        Je suis le premier à lutter contre les biais tel que l’eurocentrisme mais il ne faut pas aller dans l’excès inverse par « bienveillance discriminatoire ».
        Sinon Ronaldo aujourd’hui c’est un des meilleurs joueurs au monde car il est meilleur buteur en Arabie Saoudite?
        Moi je le vois en sélection et je peux vous assurer qu’il est claqué.

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      12. Concernant Mputu, ça je suis formel : si on ne l’a pas vu en Europe, c’est exclusivement parce qu’il était intransférable.

        Il essaya même de fuir le pays pour signer en Europe, il eut (très tôt) l’embarras du choix : Arsenal, FC Séville, Tottenham.. C’est plus haut que le standing des clubs dans lesquels débarquent d’habitude des talents africains, pas de club intermédiaire dans son cas. Mais il fut rattrapé par la patrouille, l’affaire fut enterrée pour sauver la face du pays…………..et il y resta pour de bon.

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      13. Bref, celui-là : c’est beaucoup de choses (car, en sus de ce que j’écrivais plus haut, ou de son statut de demi-dieu vivant : le climat du Katanga est idyllique, un gage de belle vie ..quand tu y as de l’argent)..mais dans son cas, ce n’est certainement pas un problème de bienveillance discriminatoire!, les foots africains ont leurs limites et leurs tares, mais il y a des moments aussi où ils réclament de solides égards, ce n’est d’ailleurs pas un Portugais qui pourra dénier cela.. 😉

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      14. @alex (on s’y perd un peu dans ces réponses 🙂 )
        https://mbote.cd/buzz/tresor-mputu-revient-sur-le-tournant-rate-de-sa-carriere-en-europe/173155/
        Intransferable?
        Il a surtout senti qu’il allait devoir batailler pour percer et à préféré la sécurité. Nice, le Qatar…

        Jusqu’aux années 90, ces histoires de « et si.. » était encore valable, avec la libéralisation des transferts, Bosman, la mondialisation totale des mouvements, ce n’est plus la même.
        Bien sur Mputu avait le niveau pour venir en Europe mais une fois arrivé c’était très loin d’être gagné. Loin du pays, un style différent, un climat différent il y avait encore de grandes chances de flopper.
        Aucun club n’a mis le paquet sur lui, lui garantissant une place de titulaire ou payant le prix.
        L’OM de Diouf avait essayé de l’avoir, je m’en souviens, mais ils avaient proposé trop peu. Je suis sur que si ils avaient alignés les billets il partait.
        Le TP même 5 ou 6 millions il le lâchait. Mais aucun club européen n’avait le courage ni l’envie de claquer sur un joueur qui restait très risqué.

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      15. Ecoute, j’étais là à l’époque, toutes les chancelleries en parlaient, Katumbi avait failli perdre son argument électoral premier………….et j’ai pris soin de préciser qu’ils enterrèrent l’affaire!, impossible d’être plus clair, tu te doutes bien qu’il ne va pas se vanter des années plus tard d’avoir essayé de fuir le pays pour jouer en Europe, c’est la version racontable ton truc.

        C’est comme le chanteur Stromae : on a brodé une histoire d’épuisement, à l’époque, pour dissimuler qu’il avait fait une crise psychotique à cause de la prise de laryam.

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      16. Après attention que l’on soit clair, perso je préfère 100 fois des gars comme Mputu qui choisisse de rester au pays, d’être une star, que ceux qui partent dès qu’ils le peuvent.
        En Egypte, Qatar, Arabie Saoudite tu en as pas mal finalement. Certains qui ont probablement le niveau pour l’Europe mais cela n’empêche pas que le niveau dans ces clubs est (de plus en plus) inférieur à celui des gros clubs européens, je le déplore, mais ça reste un fait.
        Un mec qui brille dans le championnat roumain ou hongrois aujourd’hui est-il à mettre au même niveau qu’un joueur qui brille en PL?
        Les joueurs qui brillent au Portugal ne sont considérés que lorsqu’ils brillent ailleurs, alors même que les clubs portugais accrochent régulièrement les grands clubs européens en coupe d’Europe.

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      17. L’exemple de Belloumi et Mahrez est parfait. Belloumi il a surtout pu se comparer au gratin mondial lors de coupe du monde, 6 matchs. Mahrez lui il en a joué des centaines.
        Donc forcément Belloumi bénéficie d’une sorte d’aura de mystère qui ne peut qu’améliorer son image mais je trouve qu’il est très difficile de le classer face à des Mekhloufi, Dahleb, et surtout Madjer qui ont pu démontrer leur talent sur plusieurs centaines de matchs.
        D’ailleurs je pense que Madjer est numéro un, combien de joueur donne un nom à un geste réalisé en finale de C1? A la différence de Dahleb et Mekhlouf il a une belle carrière en Algérie avant de rejoindre l’Europe, il a réussi sur deux continents.

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      18. Et aucun club, c’est faux : le Standard par exemple fit une offre qui était pour eux record à l’époque (forcément vaine puisque, eu égard à la vérité sportivo-politique du joueur et du Mazembe, le joueur avait de toute façon été décrété intransférable). C’est d’ailleurs dans ce cadre qu’il tenta de fuir le pays, à une époque où les clubs belges essayaient de réactiver de vieux liens au Congo pour contourner leur impuissance/inattractivité sur les marchés des transferts européen et sudam. Les clubs belges avaient certaine expertise dans le domaine, m’est souvenir que le passage de Lamptey en Europe avait été bien borderline.

        Après, on peut imaginer plein de trucs, marchera / marchera pas………… A ce prix-là, un Salah ne vient jamais en Europe ; tous les transferts sont à risque. Mais lui : c’était le phénomène.

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      19. Mais il ne l’a pas choisi, c’est le mensonge auquel il s’est résigné ensuite ça, lol.. T’es têtu.

        La preuve c’est que, après avoir essayé avec Arsenal (essai concluant – Wenger était conquis), Mputu essaya aussi plusieurs fois de rejoindre le Standard – il essaiera jusqu’en 2009.

        C’est du story-telling, ça. Après, avec le temps, ça oui : il a fini par faire son deuil de ses projets européens. Mid-2010’s : il n’y pensait plus, Roi à Rome.

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      20. Les pays africains avaient à peine de meilleurs résultats que l’Asie au 20 siècle? Oh que non, petit rappel historique s’impose pour remettre l’église au milieu du village :

        – Tout d’abord, il faut savoir que l’Afrique n’avait droit qu’à 2 places sur 24 et ce jusqu’à l’édition 94, la grosse performance du Cameroun en 90 avait incité la FIFA à revoir sa copie.
        – Mondial 82 : le Cameroun fut invaincu dans un groupe comprenant le Pérou, la Pologne (future demi-finaliste) et surtout l’Italie (future championne du monde).
        – Mondial 82: l’Algérie a été injustement éliminée malgré deux victoires éclatantes face au Chili et surtout à la surpuissante RFA (future finaliste, championne d’Europe en titre) via le match de la honte entre la RFA et l’Autriche. Cet épisode peu glorieux qui entache la réputation du football européen a poussé la FIFA a programmer les 3èmes matchs des phases de poules le même jour et à la même heure.
        – Mondial 86 : le Maroc termine invaincu et en tête d’un groupe comprenant 3 nations européennes majeures: L’Angleterre, la Pologne et… le Portugal (victoire nette et sans bavure 3-1) et fut difficilement éliminé en 8èmes par la RFA (future finaliste) par un but sur coup-franc.
        – Mondial 90 : le Cameroun termine en tête d’un groupe comprenant 2 nations européennes (l’URSS et la Roumanie) et surtout l’Argentine de Maradona (championne du monde en titre) et perd dignement en quarts face à l’Angleterre grâce à deux penalties justifiés.
        – Mondial 94 : le Nigéria termine en tête de son groupe devant l’Argentine après avoir battu avec brio 2 nations européennes dont la Bulgarie (tombeuse de la France en éliminatoires, future demi-finaliste) et perd de justesse face à l’Italie (future finaliste) en huitièmes.
        – Mondial 98 : le Nigéria termine en tête de son groupe après avoir battu 2 nations européennes (la Bulgarie et l’Espagne, excusez du peu).
        – Mondiaux 2002, 2006, 2010, 2014, 2018 et surtout 2022 : le Sénégal, le Ghana, l’Algérie, le Sénégal et le Maroc ont fait des résultats plus qu’honorables en proposant un jeu attrayant et décomplexé.

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      21. Au 21ème siècle, 2002,2006,2010,2014,2018,2022
        2002 Corée du Sud va en demi (20 ans avant un pays africain), Japon en huitième et Sénégal en quarts
        2006 Ghana et Australie en huitièmes
        2010 Ghana en quarts Japon et Corée en 1/8
        2014 Nigeria et Algérie en huitièmes aucun asiatique
        2018 Japon en huitième aucun africain
        2022 Corée du sud, Australie et Japon en 1/8, Sénégal en 1/8 et Maroc en demi
        Donc au total 1 demi partout, 1 quart pour l’Afrique et 9 huitièmes à 4 pour l’Asie…
        Il y a le subjectif, on aime tous les sélections africaines, plus proches de nous et l’objectif avec les résultats qui montrent clairement que l’Afrique est (en étant sympa) au mieux au niveau de l’Asie en WC.

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      22. Ah oui je voulais mettre au 21ème siècle (même si finalement la Corée du Nord atteint un quart de WC 24 ans avant le Cameroun)

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      23. J’ai eu des petites hallucinations sous lariam. Je comprends tout à fait le cas de Stromae. C’est vraiment de la merde.

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      24. Rui Costa : ce n’est pas évident de comparer deux joueurs de deux époques différentes, mais s’il faudrait le faire Mehrez serait perdant au change.

        Dans le football, il y a des choses si subtiles qui échappent aux statistiques et qui font toute la différence entre un très bon joueur et un joueur de légende. Mahrez a beau gagner tous les trophées du monde, il n’aura jamais la grâce féline, la vision panoramique du jeu, l’exceptionnel toucher de balle, la souplesse des hanches et des chevilles, la qualité de passe, la vitesse d’exécution et la justesse technique de Belloumi d’avant les blessures. Les plus grands clubs européens des 80’s se le disputaient (Juventus, Réal Madrid, OM, Nottingham Forest), mais le régime algérien et les blessures en avaient décidé autrement.

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      25. Préciser que je ne moquais pas : c’est une saloperie (une ex a failli se faire trucider par son mec avant moi, au Cambodge et pris d’une crise psychotique au lariam)……….. Quoi qu’un médecin vous recommande : privilégiez le Malarone!!!!!!!!!! Voire un générique indien, bien moins cher.. Ou alors, comme moi qui ne prenait rien là-bas : une cueillère à café de grains de papaye tous les matins!

        De mémoire : des dégâts oculaires possibles aussi?? C’est une crasse, en tout cas.

        Et je n’ai rien contre Stromae, m’en fous………….et lui-même a fini par vendre la mèche…..mais au début, j’étais à bonne source pour le savoir : on a fait croire à un épuisement pour justifier la fin prématurée de sa tournée africaine..sauf que ça n’avait mais alors rien de rien à voir.

        Du dicible et de l’indicible.

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      26. Je sais Alex. On en a déjà parlé. Le lariam, c’était pratique, un cachet par semaine mais je me souviens bien qu’avec un pote on se souhaitait bon voyage à chaque fois qu’on le prenait. Ça peut être vraiment être dangereux.

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      27. @agawa a la difference de ce que mes messages semblent laisser penser je n’ai rien contre l’Afrique ou belloumi.
        Perso je préfère des joueurs comme Belloumi ou des Mputu. Bien plus que Mahrez qui a quand même été un beau joueur pour son époque.
        J’essaye juste de rester objectif sur ce genre de comparaison.

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      28. Et en 86 le Maroc tape un Portugal en mode Knysna. Qui avait battu l’Angleterre en étant déjà demobilisé.
        Autant en 2022 le Portugal ne pouvait que perdre face à une équipe regroupée comme le Maroc de rehhagel, euhhh. Regragui.
        Autant en 86, ce Portugal mieux géré aurait fini premier de son groupe et battu le Maroc. Celui de 84 , déjà avec de gros problèmes de gestion, avait failli taper la France de platoche. En 86, avec Futre en plus, ils avaient battu l’Allemagne chez eux en qualif, une première. Et encore tout ça c’était avec une fédé merdique.
        En 87 porto gagné la C1 (Avec Madjer) et en 88 et 90 Benfica fait finale.
        Cette génération était très forte mais en 86 c’est le plus gros scandale de la sélection! Le Maroc en a profite

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  4. Et Robert Kidiaba du TP Mazembe ? Le « bum shuffle » en guise de célébration, la danse des fesses ? ça mérite un accessit (à moins que ce ne soit dans la décennie suivante).

    Bon, rien à ajouter à ce Top 5, tout est dit. J’aimais beaucoup Kahn, il avait quelque chose en plus par rapport aux très lisses Cech, Casillas et van der Sar. Le genre de gardien que l’on aime détester. Je pense l’avoir vu pour la 1ère fois lors d’un match de Coupe d’Europe entre les Girondins et Karlsruhe. Sa « gueule » et sa présence étaient déjà remarquables.

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    1. J’aimais beaucoup aussi Kahn pour son charisme inégalable et son tempérament volcanique, mais avec du recul je le trouve moins extraordinaire qu’il en avait l’air à l’époque.

      Sa carrière en sélection fut loin d’être parfaite, il n’a pas pu s’imposer face à la concurrence d’Ilgner et Kopke jusqu’à ce que ces derniers prennent leur retraite. Une fois titulaire (à 30 ans) je ne sais pourquoi je retiens plus de mauvais souvenirs que de bons le concernant : les sorties pitoyables des allemands dès le premier tour de l’Euro 2000 et 2004, la raclée historique à domicile face aux anglais (1-5 avec un triplet d’Owen), sa grosse boulette lors de la finale du Mondial 2002 qui leur a couté le titre (une compétition où il fut sacré meilleur joueur de la compétition grâce à de grosses performances, certes, face à des nations assez modestes pour se liquéfier en finale face au premier adversaire de taille). Il perd encore une fois sa place face à Lehmann au Mondial 2006 et quitte la sélection par la petite porte.

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      1. Je suis ok sur Kahn, d’ailleurs j’ai même pas voté pour lui je crois.

        L’impression que le charisme (outre l’européocentrisme, tu prêches un convaincu) pèse trop dans ces débats.

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      2. Autant je suis d’accord pour El hadary (moins pour Kameni qui était vraiment pas génial comme gardien), autant mérite-t-il plus sa place que Baia? Les deux se ressemblaient pas mal, du charisme mais pas une sureté de tout instant.

        Pour Kahn par contre en 2002 il fait un tournoi incroyable, le meilleur d’un gardien en coupe du monde, d’ailleurs il est meilleur joueur du tournoi (le seul gardien dans ce cas). Il fait une boulette en finale mais si les allemands sont là c’est justement grâce à lui.
        Cette Allemagne était nulle, même pas top 10 sélection mais ils font une finale grâce à Kahn et à la défaillance des favoris.
        En 2001 il fait une grosse C1 aussi. Franchement (c’est ce que je mets dans le texte) Kahn doit sa place à 3 énormes saisons (de 1999 à 2002) mais lors de ces 3 saisons, il était le meilleur gardien au monde et peut-être un des meilleurs tout court. Je crois d’ailleurs qu’il fait 2 podiums du BO.

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      3. Les prix individuels, bof. La Belgique reçoit le prix du fairplay en 2002, alors qu’elle n’est pas la nation à avoir été la moins bristolée pendant le tournoi (pourtant c’était le critère faisant autorité – de mémoire, c’est le Nigeria qui aurait dû recevoir ce prix, bref : une farce), c’était juste histoire qu’ils ferment pour de bon leurs gueules (ils avaient déposé des réserves après s’être fait enfler par l’arbitre contre le Brésil).

        Et, tu le pointais l’autre jour : Rûstü meilleur gardien officiel..alors que le meilleur joueur officiel, tous champs confondus..est un autre gardien, Kahn 😉

        C’est du théâtre, ces histoires.

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      1. Si si, je viens de checker, Khia a raison : 1-0 à Bordeaux, but de Zidane, 0-3 au retour. Et Kahn est là les deux fois. Tu dois confondre avec les matchs de 1995-96 où Bordeaux se qualifie cette fois-ci.

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      2. Je me rappelle avoir vu Karlsruhe au stade, quelle arnaque d’ailleurs.. En finale d’Intertoto au Standard, une des plus grandes enculadas subies par ce club, incroyable.. 95-96, dans ces années-là. Un beau noyau avec Hässler, Keller, Tarnat?? Dundee!! Je ne sais plus s’il y avait Kahn, l’entraîneur faisait peur, une sale tête..

        Mais l’arbitrage du retour, quelle horreur……….. Le ref a fait tout ce qu’il fallait pour faire passer les Allemands..et c’était Anders Frisk, qui cumula d’ailleurs quelques casseroles au long de sa carrière. Ce que j’ai vu ce jour-là : impossible que ce ne fût pas malhonnête ; un pourri.

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      3. De mémoire : deux joueurs du Standard expulsés (un pour protestation??..et l’autre en tout cas c’était juste lunaire, scandaleux).. Une charge non-sifflée sur le gardien belge pour un des trois buts allemands.. Une action également où il siffle, la défense belge s’arrête……………………mais les Allemands continuent et marquent un but qu’il valide, ça c’était vraiment le pompon.

        Une sorte de bis repetita de Cologne 81.

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      4. Autant pour moi, me souvenais plus de cette première confrontation.
        A Karlsruhe je crois que Keller arrive en 96 et il avait été bon. Pauvre Keller, la présidence c’est pas simple…

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    1. Evidemment c’est impossible de comparer. A priori ils n’avaient pas le même style, pour ne rien arranger. En tout cas ils ont tous les deux été déterminants, aussi bien en club qu’en sélection.
      Je viens de vérifier et Čech est encore au Sparta quand il gagne l’Euro espoirs. Ca se joue en mai 2002, et pendant l’été il rejoint Rennes.

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  5. En tant que fan de la Roja, l’éclosion d’Iker et de défenseurs enfin au niveau est l’élément le plus important de la future domination de l’Espagne. On s’est tapé Zubi pendant 13 ans, Molina, Canizares qui ne m’a jamais convaincu, c’était terriblement mauvais. Avec Iker, on avait enfin quelqu’un qui pouvait changer le cours de l’histoire. Ce qu’il a fait face à l’Italie en 2008. La barrière des quarts était franchie. C’est lui qui a permis au groupe de dépasser ses complexes.

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      1. C’est ce que je mets, sur la décennie il est numéro un, en terme de palmarès c’est indéniable.
        Buffon prend la première place sur sa longévité, et finalement il a un sacré palmarès la décennie suivante.
        Je pense que l’image de Buffon, le charisme le fait passer devant Casillas mais les deux sont vraiment des tops gardiens.

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      2. Perso, ça me dérange pas de voir Buffon devant. Iker a plongé relativement tôt pour une gardien. Au Mondial 2014, alors qu’il n’a que 33 balais, c’était catastrophique. Mais il a été décisif dès 18,19 balais. Je mets Zamora devant en Espagne parce que Ricardo a été le joueur européen des années 20-debut des années 30. Ce n’est pas le cas d’Iker mais merci à lui !

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    1. Et le Mondial 2010, il est déterminant. L un des 2-3 hommes forts de la Roja. Plus que quelqu uns qu on a souvent plus mis en valeur. C edt vrai qu apres Zubi et cie, c etait un sacré pallier de franchi d avoir un gardien de haut niveau.

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      1. Pour te dire vrai, dans le milieu des années 90, j’aurais aimé qu’un Warmuz soit espagnol, c’était le désert de Gobi.

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  6. Finalement cette décennie tu as un top 5 très dense. Casillas et Buffon seraient probablement dans un top 10 des meilleurs gardiens de tous les temps. En Italie et en Espagne ils sont très souvent cités à la première place, pourtant il y a Zamora d’un côté et pas mal de noms côté italien.
    Derrière il y a pas mal de densité aussi. Toldo, Baia ou Rustu sont très proche de gardiens comme Lehmann, El Hadary, Given, Rogerio Ceni, Dida, Marcos…

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  7. Čech ce qui le rend unique c’est (outre sa longévité au top de la Premier League, pas donné à tout le monde) qu’on avait des infos sur ses méthodes d’entraînement où il jouait avec des balles de ping-pong ou autres pour stimuler ses réflexes et s’habituer à devoir capter des objets de forme et volume différents, simplifiant ainsi les prises de balle en match.
    Et puis on ne va pas se mentir, son casque de rugbyman lui a permis d’être très facilement reconnaissable un peu partout. Mine de rien c’était probablement le Tchèque le plus célèbre pendant sa carrière et ça pourrait bien encore l’être.

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      1. Vous gardez quel souvenir d’Isaksson?

        De loin il semblait vraiment bon, mais??

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      2. Isaksson j’ai un souvenir d’un gardien vraiment bon à Rennes. Mais c’est tout. 133 sélections avec la Suède tout de même, donc pas un peintre a priori.

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      3. Isaksson il arrive à Rennes en remplacement de Cech, les deux avaient un peu la même allure donc il a subi les comparaisons. C’était un bon gardien qui avait joué au PSV après. Pas du niveau de Cech mais un gardien solide.
        Il venait de Djuugarden, paradis des joueurs de FM, qui avait sorti Kallstrom (seul qui soit devenu bon de leurs pépites). Les clubs suédois (et scandinaves en général) de l’époque dans ce jeu c’était n’importe quoi, il y avait les frères Farnerud (landskrona) Bakircioglü de Hammarby , Hoseth de Molde, Gamst Pedersen de tromso, kristiansen de efjsberg (ce club avait aussi 2-3 autre pépites)…

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  8. Un joueur qui pour xy raisons a globalement plafonné dans ces années-là, je trouve : Pletikosa.

    Annoncé à ses débuts comme un futur phénomène, jolie carrière, mais??

    Encore pire pour Lastuvka?? Un CZ, Modro verra peut-être à qui je pense. Lui aussi, on en disait le plus grand bien à ses débuts.

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    1. Jan Laštůvka ? Je t’avoue que je connais mal sa carrière et que ce que j’ai vu de lui c’est uniquement son retour à Ostrava et c’était sacrément costaud (pour le championnat tchèque, mais pas que). Mais il a peut-être fait des choix de carrière qui l’ont empêché d’aller plus haut ou il n’avait tout simplement pas le niveau… En tout cas il y a 2-3 ans il était encore très rassurant.
      Je viens de voir qu’il a encore joué la saison dernière en 4e division tchèque, dans sa ville natale.

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      1. Présenté comme un futur très grand début 2000’s, je t’avoue l’avoir perdu de vue ensuite, je n’aurais jamais soupçonné qu’il jouât encore.

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  9. Belgique : probablement notre décennie postwar la plus faible. Au tournant du millénaire, l’ex-grand espoir beverenois De Vliegher se reprit bien après avoir été détruit à Anderlecht, mais après lui………..

    Que notre but fût confié à cet invraisemblable mythomane de Stijnen, type qui dans mes souvenirs écrivait depuis des faux-comptes pour salir ses concurrents, que dire, lol..

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    1. La Belgique des années 2000, ça piquait. Si on met de côté un Wilmots en fin de carrière, qui est le joueur de la décennie, Van Buyten ? Il était bon Daniel mais c’est sacrément léger.

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      1. Ah oui, ce fut violent, éhéh.

        Van Buyten, à la rigueur Timmy Simons.. On a très vite fait le tour. Baseggio avait un gros potentiel..mais son cul était encore plus gros, une charrette.

        Ils ont toutefois raté de très peu l’Euro 2004, ça se joue à une décision scandaleuse face aux Bulgares, impliquant dans mes souvenirs le pauvre Mbo Mpenza……………mais pour faire quoi ensuite en phase finale? C’était d’une pauvreté..

        Cette Bulgarie-là, d’ailleurs.. J’aimais beaucoup Martin Petrov et Berbatov, offensivement y avait du talent. Mais collectivement c’était plus faible encore que les Belges, ces deux équipes n’auraient jamais eu leur place dans un Euro à 8, et même à 16, hum..

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      1. Oui.. Moyen +………… On n’avait rien, un trou noir!

        Stijn Stijnen, c’était quand même un zouave de compèt’, celui-là, quel sale type.. C’est à lui, que, ach..je reviens pas sur son nom, un ailier..Quaresma, voilà!!!, avait inscrit une merveille de but……………..de l’extérieur du droit pleine lulu, je crois?? C’est le souvenir que j’en garde. Et ça m’avait ré-joui 🙂

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  10. 4 goals bresiliens cités dans cette decennie: Oui vous avez zappe mes votes.Y avait Marcós !!! hehe

    Indeniablement le niveau des gardiens bresiliens a fortement augmenté en densité dans les années 90 et plus encore ces 25 dernières années. Julío Cesar, Marcós, Rógerio Ceni, Dida. Chacun avait ses qualités et défauts, écarts assez réduits entre ces 4 là. J en vois pas un nettement mieux que les autres. Julio César est placé ici le plus haut car palmarès européen avec Inter.

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  11. Réputée pour sa formation, la France ne produit pas de grands gardiens ?

    Parmi les gardiens marquants de cette décennie, Coupet et Landreau sont passés par de bons centres de formations (Sainté et FCNA). Après eux, Mandanda est formé au HAC.
    Dans la décennie précédente, Lama est hors cursus pendant que Barthez passe par le Tef, qui est un centre de second choix à cette époque. Martini est formé à l’AJA, Olmeta à l’INF. L’OL ne semble pas avoir formé de grands keepers..
    Avant eux, Sochaux forme Rust et Bats, Tempet à Lens, etc.
    Conclusion : Les principaux centre de formation français « produisent », tout au plus, des gardiens moyen / moyen +.
    Ici, je mets à part l’OGC Nice qui semble avoir un savoir faire en la matière.

    J’ai pensé à 2, 3 trucs mais je n’arrive pas à déplier une argumentation logique par rapport à ce constat…..

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    1. Nice et le Havre dans l’histoire récente sont les meilleurs.
      Lloris, Letizi, Gregorini,Alonzo, Hassen après ils ont développé la filière sudam avec Ospina et Benitez
      Pour LH : Mandanda, Samba, Revault, Kameni, Piveteau, Placide, Douchez, Boucher….

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      1. Pour le dire autrement, je ne comprends pas pourquoi le foot français ne forme pas de grands gardiens alors qu’il est très performant dans la formation des autres postes ?

        Je ne pige pas. C’est paradoxal. Que manque t-il aux Clubs, à leurs centres de formation, à la fédé pour combler cette lacune?
        Les gardiens français ne sont pas des peintres, loin de là, mais le niveau global est passablement moyen.. Et surtout il n’y a pas eu de référence à ce poste.

        Manifestement, les italiens, les allemands, les camerounais, belges, russes et bien d’autres proposent régulièrement de belles générations de gardiens. Qu’est ce qui ce fait ailleurs et qui fait défaut ici ?.

        Dans la même veine, j’ai lu ici un bon article sur le jeu de tête (le jeu de tête un angle mort de la formation française, je crois) où il nous été donné à comprendre les raisons de ces difficultés dans le jeu aérien. Quant est-il des gardiens ?

        Si le constat est bancal et la question mal formulée, n’hésitez pas à le dire. Je serai content de faire évoluer mon point vu. On en reparle dans la prochaine décennie.

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      1. Frey, perso j’aimais beaucoup. Dans les années 2000, c’est un cador de Serie A. Je le préfère à Coupet. A la tienne Modro !

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      2. Je ne suivais pas beaucoup la Serie A, mais le peu que j en ai vu, Frey etait à un tres bon niveau à Parme ou a la Fio.

        Coupet, ça a jamais éte le meilleur gardien de L1 aux plus fortes annees de domination lyonnaise. Il avait le mental et le leadership avec lui qui compensait des lacunes pour viser plus haut.

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      3. Le pauvre il avait tellement merdé lors de ses rares chances en bleus. Mais à un moment c’est le meilleur gardien français mais il jouait en série A…

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    2. Le moindre de vos gardiens réussit désormais chez nous…………….alors que pendant des décennies on aurait pu vous en refiler l’un ou l’autre pour régler vos problèmes au poste, marrant.

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      1. Il vaut quoi ce Jean Butez qui est désormais le gardien titulaire du Como Calcio de Fabregas ?

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      2. Je ne regarde presque plus de foot belge, aucun doute qu’il fut un temps le meilleur gardien du championnat. Puis après il a disparu, j’ignore pourquoi. Je ne savais même pas qu’il était parti en Italie.

        Avant lui je me rappelle de Ludovic Butelle, moyennement convainquant mais il n’y eut pas beaucoup voire du tout mieux que lui en Belgique à l’époque.

        Un Français de Belgique que j’ai vraiment bien aimé, c’est Bertrand Laquait, dans les 2000’s. Vraiment bon, celui-là.

        Une grosse déception, on attendait plus de lui du côté d’Anderlecht : Thomas Didillon.

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      3. Ca fait bizarre, tous ces Français, éhéh.. Rien qu’à Charleroi c’est une folie : Parfait Mandanda (frère de l’autre), Riou, Penneteau.. Liste non-exhaustive, tiens : Descamps……… C’est incroyable.. Et attention que ce n’est loin s’en faut pas toujours en trading, non : plusieurs sont restés une petite dizaine d’années, je dirais.

        Faut bien que vous écouliez quelque part vos produits.

        Perso, pour l’instant : mon préféré aura été Bertrand Laquait, Charleroi lui doit une fière chandelle. Je crois même que ce fut le premier keeper français de Belgique??.. En tout cas c’était méritoire, un keeper français qui s’impose à l’époque en Belgique, vu ce que chaque pays avait jusqu’alors produit : ce n’est vraiment pas rien, bravo à lui.

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      1. T’es un bon pote toi, d ouvrir le parapluie comme ça!
        Mais mon opinion est faite sur ce modrobily !
        Il va voter Pierre Laigle sur le top des milieux si il existe un jour!

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      2. Ah, je l’ai dit plus haut : décennie qui ne me botte pas, à la fin j’en avais marre de chercher.

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