(Première partie disponible ici)
Numéro 5 : Alisson Becker

Le malheur des uns… Lorsque le pauvre Loris Karius est passé à la postérité pour avoir complètement foiré sa finale de Ligue des Champions 2018, il semblait évident que Liverpool n’avait pas de gardien de stature internationale. La solution s’appellera Alisson Ramsés Becker. Alisson est un faux-calme. Derrière ce regard concentré à l’extrême, presque sévère, coule le feu du Rio Grande do Sul, terres d’espoirs et de chutes vertigineuses. Un volcan qui ne demande qu’à s’exprimer… La méthode, le travail acharné, la volonté de se dépasser ont toujours été des moteurs intimes. Son frère Muriel était lui aussi portier. Et comme son aîné, Alisson toque à la porte de l’Internacional qu’il rejoint à l’âge de 10 ans. Un temps rivaux au sein du grand club gaucho, Alisson prend l’avantage en 2015, sans que naisse la moindre animosité. Dunga le convoque contre le Venezuela, lui qui a tout de l’antithèse du gardien brésilien. Fiable, capable de supporter la pression et d’anticiper le jeu, Becker est doté d’une technique complète, mélange de puissance et d’agilité étonnante. Ayant charmé la plèbe romaine pendant deux saisons, une Roma qu’il conduit jusqu’au dernier carré de la compétition européenne la plus prestigieuse, Alisson est transféré à Liverpool en 2018, en échange d’une somme record pour un gardien à l’époque.
2019 est l’année de tous les triomphes. Ligue des Champions attendue depuis 2005, Copa America, flopée de récompenses individuelles, Becker est sur tous les fronts et immense lors de la remontée magique face au Barça en demi-finale. Les fans d’Anfield n’ont de yeux que pour le triumvirat Alisson-Van Dijk-Salah, trio insolent de facilité qui met fin à 30 ans de disette en Premier League, en 2020. Jürgen Klopp est fier de son coup et pavane en précisant que « si j’avais su à quel point il était bon, j’aurais payé le double. » Briller lorsque tout sourit, c’est bien. Le faire quand le sort semble s’acharner sur vous a une autre valeur. Le 16 mai 2021, quelques jours après le décès d’un père, à qui il doit tant, Alisson inscrit le but de la qualification inespérée des Reds pour la Coupe aux grandes oreilles. Ému aux larmes, la montagne tombe soudainement le masque, c’est le premier but d’un gardien de Liverpool en 125 ans d’histoire tumultueuse. Inamovible dans les compositions, Alisson s’avoue vaincu face à la chance du Real, s’offre un deuxième sacre national 2025 et n’hésite plus désormais à mettre ses compagnons de route devant leurs responsabilité, comme c’est le cas actuellement avec Salah. Phare de ce club mythique depuis huit saisons, on peut légitimement penser que Ray Clemence a trouvé son plus beau rival…
Si ses contemporains Claudio Bravo ou Keylor Navas ont clairement dépassé leurs espérances en sélection, ce n’est pas vraiment le cas de Becker. Timoré et plutôt maladroit lors de la Copa América Centenario, il est de ce Brésil qui n’effraie plus grand monde en Russie, avant de vivre son unique accomplissement à domicile. Lors de la Copa America 2019, Alisson n’encaisse qu’un seul but en six rencontres, œuvre de Paolo Guerrero sur penalty. Si cette Seleçao fait pas pâle figure vis à vis de ses devancières, elle est une éclaircie dans une trop longue période de déclassement. A nouveau arrêté avant le seuil du dernier carré au Qatar, remplacé par Ederson lors de la finale perdue face à l’Argentine en 2021, celui qui fut surnommé Gelido par Thiago Silva manque encore d’une compétition mondiale de référence pour frapper définitivement à la porte des plus grands. Question de timing, de creux générationnel parmi ses nombreux coéquipiers. N’est pas Gilmar qui veut…
Numéro 4 : Keylor Navas

Irréprochable et pourtant si souvent effacé des photos de famille. Les fans du Real Madrid ou du PSG ont unanimement loué les performances du Costaricien. Cela n’a pas empêché leurs directions de le lourder sèchement. Mais que pouvait faire le gamin de San Isidro de El General face à l’aura un poil surfaite d’un Courtois ou d’un Donnarumma ? Issu d’un milieu rural, les qualités athlétiques de Navas attirent l’attention du mastodonte du Deportivo Saprissa, club le plus titré du pays. Il accumule les trophées, connait ses premières sélections en 2008, avant de traverser l’Atlantique, direction Albacete, club ayant accueilli un autre gardien tico de valeur, Gabriel Conejo. Son équipe est faiblarde et finit par descendre en troisième division mais Navas tape dans l’œil de Levante, le voisin de Valence. Levante passe quelques tours européens et Navas réalise la bagatelle de 150 parades lors de la saison 2014. Il est élu meilleur gardien de la Liga, de quoi éveiller l’intérêt des plus grosses écuries. Les derniers doutes sur sa valeur seront levés quelques semaines plus tard au Brésil. Le Costa Rica finit le tournoi invaincu, étant sorti premier d’un groupe comprenant l’Italie, l’Uruguay et l’Angleterre et ne cède qu’en quart face aux Pays-Bas. Un exploit retentissant qui lui ouvre les portes du Real Madrid.
Navas, gardien petit selon les standards actuels, compense son gabarit par son explosivité. Appuis rapides, premier pas foudroyant, ses réflexes sur la ligne rassurent immédiatement l’exigeant public du Bernabéu. Le Costaricien n’est jamais meilleur que lorsqu’on le canarde à bout portant. S’étant défait du cadavre de Casillas, Navas sera bien plus qu’un portier de transition… Il est l’un des piliers de la bande de Zidane, celle qui s’octroie trois Ligues des Champions consécutives. Décisif face au Bayern Munich, à l’Atlético de Madrid ou à la Juventus, Navas, homme pieux et respecté dans les vestiaires, se satisfait de ce rôle discret et se constitue un palmarès à nul autre pareil sur son continent. Néanmoins, sa direction, toujours en quête de plus de strass et de paillettes, ne l’honore pas comme elle le devrait. La rumeur De Gea ayant fait chou blanc, c’est autre ancien colchonero, Thibault Courtois, qui débarque à Madrid. Navas perd son statut et signe chez les nouveaux riches poissards du PSG en 2019.
Dans une capitale en recherche désespérée de tauliers, le transfert de Keylor se veut un gage de sérieux. C’en était fini des transferts dispendieux sans queue ni tête, Navas n’avait-il pas calmé les ardeurs de son ancien employeur quelques semaines après son arrivée ? La Ligue 1 ayant désormais un intérêt relatif, Navas serait jugé sur sa capacité à ramener le plus beau laurier, ce qu’il ne sut faire lors de la triste finale face au Bayern. Une nouvelle fois, sa direction lui mettrait dans les pattes la coqueluche du moment, Gianluigi Donnarumma. Une nouvelle fois, Navas céderait face à plus médiatique que lui… Toujours sur le circuit, le Costaricien a un peu perdu de sa superbe, entre prêt anonyme à Forest, passage raté à Newell’s Old Boys et retraite en pente douce aux Pumas. Il demeure néanmoins l’un des deux plus grands gardiens sortis de la zone CONCACAF. Et bien qu’amoureux du Mexique et de Guillermo Ochoa, j’admets sans peine qu’il est le meilleur des deux…
Numéro 3 : Jan Oblak

L’histoire de l’Atlético, pourtant réputée pour son assise défensive, ne s’est pas écrite grâce à de grands gardiens. Courtois et De Gea ne sont pas restés suffisamment longtemps, Fillol était en fin de cycle tandis qu’Abel, Miguel Reína ou Edgardo Madinabeytia, sans être médiocres, n’ont pas marqué leur temps. Et que dire de Marcel Domingo, une des premières réussites françaises à l’étranger, que ses compatriotes semblent avoir complètement oublié… S’il y a un unique nom à retenir dans cette longue traversée, c’est évidemment celui de Jan Oblak. Né en 1993 dans une famille sportive – sa sœur deviendra internationale en basket -, Jan suit les pas de son paternel, sa principale source d’inspiration : « Je le regardais toujours. Quand il s’entraînait, je me tenais derrière son but et je plongeais dans la même direction que lui, sans ballon. J’avais peut-être trois ou quatre ans. Tout le monde trouvait ça très drôle. » Titulaire en première division à l’âge de 16 ans, Oblak cède aux avances du Benfica qu’il rejoint en 2010. Trop inexpérimenté pour garder les buts d’O Glorioso, il enchaine les prêts, un véritable tour du Portugal. Beira-Mar, Olhanense, União Leiria ou Rio Ave, autant d’étapes pour se tester, autant de col à franchir jusqu’à son retour définitif à Lisbonne en 2013. Oblak réussit une belle saison, titre et meilleur gardien, finale de Ligue Europa qu’il perd face à Séville, sans avoir pu détourner un seul penalty de la séance…
Quand il débarque à Madrid en 2014, en remplacement de Courtois, Oblak ne se doute certainement pas qu’il va y passer plus de 11 ans. L’Atlético qui vient de vivre sa saison la plus éreintante, faite de chevilles charcutées et de huevos frits, découvre l’archange du minimalisme. A contre-courant de l’humanité actuelle, Oblak ne frime pas et ne gâche rien, se place et anticipe plutôt que de gesticuler idiotement. Et cela marche. L’Atlético ne quitte plus le gotha continental et si sa lamentable performance lors de la séance de penaltys face au Real, en finale de Ligue des Champions 2016, aurait de quoi rendre jaloux Jean-Luc Ettori, ce serait oublier son rôle primordial lors des tours précédents face au Barça et au Bayern. Allez donc demander à Thomas Müller si Oblak est un plot… Sa consécration européenne, il l’obtiendra deux ans plus tard, aux dépens de l’OM. Une Ligue Europa en forme de lot de consolation peut-être mais l’assurance d’entrer par la grande porte dans la famille colchonera.
Rarement à la fête en sélection, malgré la retraite anticipée d’Handanovič et un second tour à l’Euro 2024, Oblak semble avoir trouvé son foyer à Madrid, étant devenu malgré lui un symbole de la résistance face à l’ogre merengue. Gardien ayant porté le plus souvent la tunique rayée, recordman de trophée Zamora, six en tout, enfin sacré en Liga en 2021 grâce aux crocs acérés de Luis Suárez, Oblak le placide demeure malheureusement trop souvent esseulé au sein de cet escadron de surexcités. Dernier refuge de réflexion et de lucidité, comment tient-il le coup parmi tous ces cintrés du bulbe ? C’est un mystère mais comme le souligne Simeone, « Oblak donne de la force à l’équipe. Il est intuitif, responsable et confiant. » Une question subsiste pourtant. Serait-il monté si haut sans la flamme incandescente qui habite son coach ? Pas certain…
Numéro 2 : Thibaut Courtois

Disons le tout de suite, je ne suis pas fan du style de Courtois. Les grandes perches maigrichonnes dans les cages m’ont toujours parues inesthétiques au possible. Mais passée cette analyse de comptoir qui n’intéresse personne, bien obligé d’admettre qu’il est l’un des grands gardiens de la décennie. Courtois a toujours été conscient de sa valeur. Champion de Belgique en 2011, à 18 ans, avec Genk, l’échalas belge est recruté par Chelsea, jamais le dernier pour convoiter les jeunes promesses. Barré par la présence de Petr Čech, il est prêté à l’Atlético qui ouvre l’ère du Cholismo. Le choix est judicieux. Courtois, capable de réflexes étonnants et déjà mâture, inaugure son palmarès d’une Ligue Europa, conquise face à l’Athletic, d’une Liga attendue depuis 18 ans, et d’une quasi victoire en finale de Ligue des Champions qu’il frôla jusqu’au coup de casque dévastateur de Sergio Ramos. Adoubé par ses pairs, Courtois retourne à Londres en 2014 et règne sans partage sur Stamford Bridge pendant quatre saisons, s’octroyant deux championnats et une Cup. A 26 ans, la carrière du natif de Brée est déjà une réussite.
Néanmoins, Courtois, personnalité clivante s’il en est, voit plus grand. L’été du départ de Cristiano Ronaldo pour la Juventus, en 2018, il est recruté par le Real et fait mordre la poussière au pourtant méritant Navas. Désormais honni par le peuple colchonero, ce dont il se moque royalement, Courtois devient l’un des piliers de la reconstruction madridista. La Liga 2020 est un marchepied vers les cimes continentales. Saoulé de coups par Liverpool, le Real s’offre une Ligue des Champions flatteuse en 2022. Un titre qu’il doit essentiellement à la prestation anthologique de son gardien belge. Aucun doute, Courtois est devenu le meilleur gardien de la planète… Blessé l’année suivante, Courtois gagne à nouveau le titre européen en 2024 face à Dortmund et scelle définitivement sa place au sein de la prestigieuse histoire du Real. Homme des grands rendez-vous, fiable et souvent spectaculaire, Courtois continue de gravir les échelons. Iker Casillas doit désormais sentir son souffle carnassier sur sa nuque…
Courtois va redonner vie à la belle tradition des gardiens belges et la conduire vers des sommets insoupçonnés. Titulaire à 19 ans, au Stade de France, sa copie est parfaite et il est à nouveau décisif face à la Croatie, en octobre 2013, permettant à son pays de retrouver la grande messe mondiale, après 12 ans d’absence. Impuissant face à la frappe d’Higuaín, Courtois prend sa revanche sur Neymar quatre ans plus tard, faisant naître au sein des Diables Rouges des rêves de conquête qui resteront lettres mortes. Ayant laissé passer sa chance en France et en Russie, la Belgique déçoit par la suite mais ce n’est rien en comparaison des états d’âme de son portier numéro 1. Frustré de n’avoir reçu le capitanat au profit de Lukaku, surgissent alors au grand jour les conflits d’intérêt qui polluent la sélection, que la personnalité plus fédératrice de Kompany avait su habilement masquer. Courtois quitte le rassemblement et la scène internationale, tel un Fiorentino Pérez outré par le résultat du Ballon d’Or, avant de revenir sur sa décision avec l’intronisation de Rudi Garcia. Une posture de diva qui ternit quelque peu son héritage. Pas de quoi empêcher de dormir cet esprit fort, convaincu de mériter certains égards…
Numéro 1 : Manuel Neuer

Si Oliver Kahn était Hulk, Manuel Neuer est Terminator… J’ai longtemps trouvé inconcevable de remettre en cause la place de Lev Yachine en tant que référence ultime au poste de gardien. Mais après avoir vu les prouesses de l’Allemand, on peut légitimement se demander si c’est toujours le cas. Voire, ne plus se questionner du tout… Au pic de sa forme, Neuer avait quelque chose de surhumain. Bras en titane qui repoussait toutes les offensives, escapades folles en dehors de sa surface, puissant et agile à la fois, le fruit du travail acharné de sa confrérie, rassemblé en un seul homme. On a compris immédiatement que le gamin de Gelsenkirchen n’était pas fait du même bois que nous. Charismatique et leader malgré son jeune âge, il conduit Schalke 04, en compagnie d’un Raúl ressuscité, à une demi-finale inespérée de Ligue des Champions en 2011. Dernières heures glorieuses pour ce symbole de la Ruhr, cadre trop restreint pour un talent de son acabit, Neuer signe chez le cannibale bavarois.
Neuer et le Bayern ne vont laisser que des miettes aux quidams. Dans une Bundesliga, rendue moins concurrentielle que le championnat écossais, Manuel s’amuse désormais des codes. Joue au libero, initie les contre-attaques et détourne les frappes adverses, uniquement en toisant son adversaire. 12 ans de règne sans partage Outre-Rhin et des générations de défenseurs sur lesquels aboyer. Pont entre la génération Robben-Ribery et celle qui gagnera la Ligue des Champions 2020, dans un stade vide à Lisbonne, Neuer renvoie les corps meurtris de Sepp Maier et Oliver Kahn aux oubliettes et semble indestructible. Sur une pelouse peut-être mais pas au volant de skis. Absent toute l’année 2023, Neuer retombe soudainement de son piédestal, la belle mécanique semble brisée. Sa gestuelle est plus lourde, son acuité est amoindrie. L’homme bionique n’est désormais plus qu’un quadragénaire rouillé par la gloire. Et qui refuse obstinément de se voir vieillir…
Mais ce serait bouder notre plaisir. Parce qu’il n’y a pas de carrière accomplie sans grandes joutes internationales. Alors, les ronchons diront qu’un seul trophée, c’est un peu léger. Neuer rate d’ailleurs complètement ses débuts avec l’Allemagne, en 2009, en se montrant fébrile lors d’une rencontre face à la Côte d’Ivoire. A l’époque, certains lui préfèrent Tim Wiese et Hans-Jörg Butt. Tous les goûts sont dans la nature, vous me direz… La vérité est que personne n’a pas pu suivre son rythme pendant 10 ans. Ni le valeureux ter Stegen, ni le cadavre de Buffon, ni la carcasse du présomptueux Courtois. Si Higuaín rate son face à face en 2014, c’est qu’il sait déjà qu’il a perdu le duel. Les dés étaient pipés. Et que Neuer n’ait pas eu le Ballon d’or cette année-là est une insulte au bon sens et à la grande famille des gardiens dans son ensemble… Dans une Mannschaft qui a depuis perdu son originelle agressivité et qui n’est plus capable de passer le premier tour d’un Mondial, Neuer n’a pas particulièrement surnagé. En fin de compte et c’est un peu décevant, Manuel Neuer ne serait qu’un être humain comme un autre, ayant autant besoin de donner que de recevoir…
Classement complet
1 – Manuel Neuer (Allemagne)
2 – Thibault Courtois (Belgique)
3 – Jan Oblak (Slovénie)
4 – Keylor Navas (Costa Rica)
5 – Alisson (Brésil)
6 – Hugo Lloris (France)
7 – Marc-André ter Stegen (Allemagne)
8 – Rui Patricio (Portugal)
9 – Memo Ochoa (Mexique)
10 – Samir Handanovic (Slovénie) et Claudio Bravo (Chili)
12 – Bounou (Maroc)
13 – Gigi Buffon (Italie)
14 – David De Gea (Espagne) et Kasper Schmeichel (Danemark)
16 – Fernando Muslera (Uruguay) et Danijel Subašić (Croatie)
18 – Salvatore Sirigu (Italie, Gooz, on t’a vu…)

Le Top 5 est assez démentiel. Un des plus dense de tous nos tops.
Bon, Neuer.. Que dire de plus? C’est du Maradona, Pelé.. Un phénomène, c’est une chance d’avoir vécu live un gardien pareil.
Ton portrait de Courtois est réussi. Le Real lui doit beaucoup. J’aime pas non plus, ni le style ni l’homme, mais gardien vraiment hyper régulier, souvent décisif……. Je le trouve supérieur à pas mal de gardiens classés premiers pour d’autres décennies, je ne vois rien de rien à redire de ses performances – mais bon, quand il y a un Neuer..
Neuer, ça me rappelle toujours Rene Adler, qu’à leurs débuts plus ou moins concomitants d’aucuns en Allemagne voyaient même au-dessus du futur gardien du Bayern.
J’ai d’Adler le souvenir d’un gardien de grande qualité mais aussi plus conventionnel. Puis je l’ai perdu de vue, j’ai cru comprendre que les blessures l’avaient freiné?
Tu m’as devancé sur Adler. C’était effectivement lui le numéro 1 de la Mannschaft en 2008-10, en succession de Jens Lehmann. (Butt, cité dans l’article, était plutôt l’homme du début des années 2000.) Un gardien de bon niveau international, constant et sans point faible. Il avait été très costaud, en particulier lors d’une victoire 1-0 en Russie où il avait fait un match à la Sepp Maier. Il était le numéro 1 désigné en Afrique du Sud mais s’est cassé une côte un mois avant le tournoi et a dû céder sa place dans les 23 à Butt. Neuer a pris les gants… on connaît la suite. Adler, lui, a effectivement connu une série de blessures après son retour, s’est vu déloger de la cage du Bayer Leverkusen par Bernd Leno, n’est jamais revenu au niveau international, et a fini sa carrière dans le ventre mou de la Bundesliga.
Un top 5 assez évident.
Dans les non-cités, Il parait que Sommer c’était pas mal en Bundesliga. Et j’aimais bien Enyeama aussi mais c’est à cheval sur les années 2000 et 2010.
Sommer, pas mal à Gladbach mais son passage au Bayern a été un échec. Pas dans le top 10, à mon avis.
Le Top est achevé, la liste des dixièmes de chaque décennie est complète :
1920 : Ted Hufton
1930 : Gerrit Keizer
1940 : Aníbal Paz
1950 : José Castilho
1960 : Viliam Schrojf
1970 : Ray Clemence
1980 : Józef Młynarczyk
1990 : Claudio Taffarel
2000 : Rüştü Reçber
2010 : Claudio Bravo
Ma prévision dans l’article des années 70, selon laquelle Ray Clemence mettrait à la raison tous les autres dixièmes à une ou deux exceptions près, est confirmée. Les Top 5 des années 2000 et 2010 sont sans doute meilleurs que celui des années 70, mais question densité globale, c’est bien l’ère Maier-Zoff-Fillol-Hellström-Croy qui remporte le pompon.