En route pour Abidjan ! CAN 2012, une juste récompense

Hervé Renard est-il un coach du quotidien ? Celui qui, pieds dans la gadoue, guide, polit, pousse dans ses derniers retranchements, jusqu’à ne plus pouvoir le voir en peinture. Ou s’est-il vu enfermé par la profession dans le rôle de l’oncle d’Amérique, à la belle gueule et à la dentition immaculée ? Celui dont on ne connaît jamais la date de retour, que l’on attend avec anxiété, et qui revient les bras chargés d’or et de capes internationales. L’homme aux précieux sésames et au costume de sélectionneur qui lui sied à merveille. Des kilomètres et des succès. D’Abidjan à Ryad, de Clairefontaine à Lusaka. Pourquoi lutter contre son destin ? Car c’est bien grâce à la lointaine Zambie que l’actuel patron des Bleues est étonnamment sorti de l’ombre. Pour un triomphe continental qui était, lui, tout sauf inattendu…

D’Atlanta à Birmingham

La sélection zambienne des fameux Chipolopolo, les balles de cuivre, n’a pas toujours porté ce surnom. Jadis, on les appelait les KK Eleven, en l’honneur de Kenneth Kaunda, l’omnipotent et indéboulonnable président du pays, de son indépendance, en 1964 jusqu’à son éviction en 1991. Absent des joutes continentales lors de ses premières années et privilégiant les tournois régionaux de moindre importance, la Zambie ne passe néanmoins pas inaperçue et voit ses plus beaux joyaux se laissés bercer par le rêve américain.

Les virevoltants et artistes Emment Kapengwe et Freddie Mwila, ainsi que le défenseur Howard Mwikuta, lassés d’affronter la Rhodésie ou le Kenya, acceptent avec joie l’offre du Gallois Phil Woosnam et rejoignent Atlanta en 1967. Ce sont les premiers Zambiens à devenir professionnels. L’ancien buteur de Villa les a repérés lors d’un de ses voyages et, malgré la difficulté à obtenir un passeport, croit dur comme fer aux talents africains. Ils sont d’ailleurs cinq dans son effectif, les seuls de toute la ligue. Le trio offensif, composé de Kapengwe, Mwila et Kaizer Motaung, le futur fondateur du Kaizer Chiefs, ne le décevra pas… Les résultats sont bons, les iconoclastes fans de soccer d’Atlanta ont leurs premiers héros tandis Kapengwe s’impose comme un des plus brillants joueurs de NASL. Ce dernier n’est jamais aussi bon que lors d’affiches de gala. Un soir, il fait tourner en bourrique Manchester City en amical, un autre, il ouvre le score face au légendaire Santos ! Recevant pour l’occasion les félicitations du roi Pelé lui-même, passablement impressionné par la qualité de sa frappe.

Freddie Mwila et Emment Kapengwe sous le maillot d’Aston Villa

Si Howard Mwikuta essaie, par la suite, de percer dans le football américain, en tant que kicker des Dallas Cowboys, ses deux compatriotes sont, quant à eux, happés par le charme discret des West Midlands et d’Aston Villa en 1969. Villa, club de renom, est au plus mal, luttant pour ne pas descendre en troisième division. L’arrivée de nos Zambiens en plein marasme, est un bol d’air pour la ville et une intarissable source de curiosité. Le premier match est réussi, un canard local n’hésite pas à qualifier leurs premières prestations de jamais vu à ce niveau! L’expérience tournera court néanmoins et Villa descendra lamentablement. Qui pourrait alors imaginer qu’il serait champion d’Europe, 12 ans plus tard ? Cette trajectoire pionnière à l’étranger, aux fortunes diverses, Freddie Mwila la partagera généreusement quelques années plus tard, avec une génération encore plus douée que la sienne…

N’en déplaise à Messi

En 2013, pendant que le monde s’extasiait sur Messi dépassant le record, inconnu au bataillon, de buts sur une année civile de Gerd Müller, la Zambie déterrait un cadavre esquis. Selon Lusaka, Godfrey Chitalu, dit Ucar, attaquant des Kabwe Warriors, était le véritable détenteur du record, ayant inscrit la bagatelle de 116 buts en 1972 ! S’en suivit alors un débat stérile d’experts qui n’eut de cesse de dénigrer la véracité ou la valeur de l’exploit de Chitalu. Mais qu’on ne s’y trompe pas. Plus qu’un fantôme exotique venu titiller l’égocentrisme mal placé des nations fortes de ce sport, Chitalu est le cheval de Troie d’une superbe terre de football…

Et un but pour Chitalu !

Le 15 juillet 1973, la Zambie joue gros à domicile face au Nigeria. Jamais conviée à la CAN, elle affronte un adversaire qui cherche également à sortir de l’ombre. Le Nigeria prend d’ailleurs l’avantage dès la 20e minute, avant que Bernard Chanda n’égalise et que ne débute la corrida. Une victoire 5 à 1, comme un extrait de naissance. Dorénavant et pour plus de 20 ans, personne ne mésestimerait les Chipolopolo.

En 1974, l’Égypte découvre donc un foot neuf et vif, dont font les frais les Ivoriens et les Ougandais au premier tour. Chanda est l’attraction, passant régulièrement aux yeux du coach, Ante Buselic, devant la star consacrée Chitalu qui ronge son frein sur la banc la plupart du temps. Le dernier carré de la compétition est déjà une immense performance pour les néophytes et rares sont ceux qui prédisent une victoire face aux tenants du titre congolais de François M’Pelé. Chanda marque trois fois, pour une sensationnelle victoire 4 à 2 à Alexandrie… Désormais, le Zaïre, l’autre finaliste et futur mondialiste, ne sourit plus. Car c’est bien l’outsider impertinent qui ouvre la marque par Simon Kaushi ! Il faut alors toute la hargne d’un Mulamba N’Daye, sur un nuage pendant cette CAN, pour obtenir la parité. Ce même Mulamba qui pense donner l’avantage définitif, avant que Brighton Sinyangwe n’arrache le match d’appui à la dernière minute des prolongations ! Chanda, le gardien Mwape et le roc défensif Dick Chama, tous membres du onze titulaire de l’édition, ont désormais 48 heures à tuer au Caire. A faire descendre l’excitation, à remobiliser les énergies, grâce aux sages conseils du vieux Freddie Mwila, afin d’affronter sereinement la revanche. L’entame de match est bonne mais l’Assassin du Katanga, Mulamba a d’autres plans. Une huitième et neuvième réalisations qui couronnent une compétition majuscule pour le buteur de l’AS Vita. La Zambie est venue, a vu et a presque vaincu…

La détresse de Stefano Tacconi

Désormais installée dans le panorama continental, la Zambie réalise une brillante CAN 1982 en Libye. Éliminant le Nigéria, champion en titre, au premier tour, les Chipolopolo ne cèdent que face à la pression du gang de Khadafi en demi-finale, avant d’administrer une leçon à l’Algérie pour le bronze. Cette Algérie qui rendra chèvre la RFA d’Harald Schumacher quelques mois plus tard. L’effectif n’a rien à voir avec celui de 1974, preuve que le renouvellement des talents est efficace. Les nouveaux héros portent désormais les noms d’Alex Chola et Peter Kaumba. Deux artistes qui vont enflammer le pays pendant cette décennie mais qui rateront le plus grand exploit à Séoul…

Aux Jeux Olympiques, la Zambie débute poussivement face à l’Irak, avant d’affronter le mastodonte italien. Et, pour une équipe olympique, elle a de la gueule cette Squadra Azzura. Tassotti, Ferrara, De Agostini. Carnevale et Virdis en attaque. Le tout cornaqué par le gardien de la Juventus, Stefano Tacconi. L’Italie vient d’en coller cinq au Guatemala, il n’y aucune raison que les Zambiens ne subissent pas le même sort. Eux, qui logeant dans le même hôtel que les Italiens, n’osaient prendre l’ascenseur en compagnie de stars aussi bien coiffées… Tacconi ira chercher quatre fois le ballon dans ses filets. Quatre flèches dans le cœur dont trois sont l’œuvre de Kalusha Bwalya. Kalusha, le subtil gaucher qui fait la joie du Cercle, à Bruges, depuis quelques saisons. L’onde de choc est énorme, le continent reconnaissant remercie Bwalya d’un Ballon d’Or. Il ne quittera plus le haut du pavé pendant 10 ans…

Sur la lancée de Séoul, la Zambie obtient à nouveau le bronze à la CAN 1990 et commence à rêver à une scène mondiale. Et pourquoi pas les États-Unis ? Oui, pourquoi pas… Le chemin n’a rien d’une sinécure, le Maroc et le Sénégal sont des adversaires de valeur, mais si le destin pouvait se montrer généreux. Il sera malheureusement cruel… Le 27 avril 1993, l’avion, affrété par l’armée pour une rencontre face au Sénégal, s’écrase au large des côtes gabonaises. 30 personnes périront, dont Godfrey Chitalu, le coach. Il n y aura aucun survivant. Alors non, la Zambie ne verrait pas les États-Unis. Mais elle va se relever. Plus vite que ne l’ont fait les grands Torino ou Manchester United.

Grâce à ses miraculés, Bwalya, retenu par le PSV, ou Kenneth Malitoli, la légende de l’Espérance, qui devait rejoindre directement la sélection à Dakar. Grâce à une jeunesse qui refuse d’oublier ses morts… Épaulés par le successeur d’Alex Ferguson à Aberdeen, l’Écossais Ian Porterfield, ils construisent une nouvelle sélection pour la CAN 1994 à partir de rien, ou si peu. Colmatent, pactisent, dans un formidable élan de vie. La Côte d’Ivoire, tenante du titre à Tunis, essuie la première les plâtres. Le Sénégal ensuite, comme pour exorciser la douleur du crash. Le Mali enfin, en demi-finale, où le pauvre gardien malien, Farota, subira la même raclée que Tacconi, six ans auparavant. Malgré un public tunisien acquis à sa cause, les Chipolopolo ne sortiront pourtant pas victorieux de leur finale face au Nigéria. Après tout, si les États-Unis s’étaient refusés à eux quelques mois plus tôt, pourquoi un happy end aurait agit différemment ?

Vamos a la playa, señor Zorro…

Nous revoilà en 2012, lors de l’édition organisée conjointement par le Gabon et la Guinée Équatoriale. Solide, la Zambie n’a néanmoins plus le brio de ses devancières, comme si le feu sacré, qui l’animait, s’était subitement éteint le jour de la retraite de Bwalya. Kalusha toujours lui, l’incontestable meilleur joueur de la CAN 1996…

Renard, qui a déjà coaché les Chipolopolo de 2008 à 2010, avant de revenir quelques mois avant la CAN, n’ignore rien des cicatrices qui hantent son groupe. Le retour sur ces terres gabonaises maudites font remonter à la surface des souvenirs douloureux, il se fait la promesse d’en changer le dénouement. Aucun membre n’a l’aura ni la technique de Kalusha mais son duo d’attaquant est un modèle de complémentarité. Emmanuel Mayuka le gamin et Chris Katongo le patriarche. Deux physiques athlétiques et rapides, presque interchangeables, qui brouillent les pistes, permutent constamment avec élégance, dans un ballet improvisé que ne renierait pas le Bolchoï. Sénégal, Libye, Guinée Équatoriale, Soudan ou Ghana, autant de victimes presque consentantes, envoûtées par le charme de nos deux tontons flingueurs. 18 ans après Tunis, la Zambie retrouvait une finale continentale. Repensant à ses guerriers sans armes et ses espoirs inavoués, à ces mois écoulés dans un pays qu’il n’aurait certainement jamais envisagé de visiter pendant sa jeunesse, Renard n’aurait jamais assez de mots pour exprimer sa gratitude : « On avait une foi en commun. Les joueurs ne se plaignaient jamais, ne se mettaient pas en colère. Mais c’est dans la culture zambienne parce que ça a toujours été un pays pacifique. »

Katongo dans ses œuvres

Trois jours avant la finale, face à l’océan, les Chipolopolo viennent se recueillir sur le lieu de l’accident. Kennedy Mweene, le gardien, pense-t-il alors à Efford Chabala, son héros d’enfance ? Celui dont il suivait les rumeurs radiophoniques, imitait la gestuelle sur la terre battue ou tentait vainement de la deviner. Renard n’eut pas besoin de grands discours lors de la causerie. La Côte d’Ivoire est favorite, le score reste bloqué à 0-0 quand Isaac Chansa fait tomber Gervinho dans la surface! Drogba s’avance et récupère le ballon. Evidemment, qui d’autre que lui ? Sa frappe se perd dans les nuages de Libreville… La suite est un stand de tir aux pigeons où personne ne cède jusqu’au 15ème penalty de Kolo Touré. Rainford Kalaba a le titre au bout des pieds mais craque à son tour, suvi de Gervinho le chauve honteux. Au tour, du défenseur Stopilla Sunzu, futur Sochalien. Ça ne s’invente pas… Langue pendue et concentration, il libère les siens, ces âmes damnées piégées malgré elles dans le purgatoire gabonais…

L’heure de gloire de Sunzu

A l’instar du Portugal, la Zambie était enfin sacrée après des années d’efforts et d’errance. Et comme le pays de Fernando Pessoa, elle le faisait avec une génération que l’on attendait pas vraiment. Le chemin parcouru parut long et sinueux, ses derniers kilomètres n’en furent que plus jouissifs. Va savoir désormais qui est le plus redevable entre Hervé Renard et les Chipolopolo. Mais qui ça intéresse au fond… Lusaka n’est pas prêt d’oublier son sélectionneur blondinet aux chemises blanches impeccables et aux capes internationales, ce Tonton d’America venu des lointaines et mystérieuses Alpes…

29 réflexions sur « En route pour Abidjan ! CAN 2012, une juste récompense »

  1. Je me rappelle très bien (exprimé dans l’article sur Ahmed Bahja), que tout le Maroc flippait face à cette Zambie, même décimée, et avec le « seul » Kalusha Bwalya

    Seuls ceux qui ne connaissent pas l’Afrique, mésestiment la Zambie

    Merci pour l’article

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      1. Au Cercle il fut certes pas mal, mais..? Je n’en garde pas un souvenir impérissable.

        Remplaça, dans un autre genre, l’Australien Krncevic. Avant d’être remplacé à son tour par le fameux Croate Weber. Bref : le trading à la belge. Et les voisins du Club n’étaient pas en reste à ce registre………. Brasser des transferts depuis les quatre coins de la planète, avec les moyens de l’époque, éh ben.. : le modèle est discutable mais quel tour de force!

        Et il me semble qu’il était arrivé au Cercle avec le susmentionné Musonda, lequel était décidément pour moi le plus doué des deux (Anderlecht s’empressa d’ailleurs de le transférer), + un joueur du Malawi qui n’a pas fait long feu..???

        Il avait un frère aussi, qui joua également au Cercle. Après les Croates (Weber, Tipuric et un tireur de coups-francs absolument exceptionnel, Karacic!), c’y fut la mode des Roumains..parmi lesquels « le petit Hagi », Dorinel Munteanu.. ; avant tous ceux-là les Danois, Morten Olsen notamment.. Tour de Babel..

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      2. Mais de quel Cercle tu parles, Alex ?

        Le Cercle Rouche avec Alain Delon ?

        Je plaisante, évidemment

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      3. Je ferai un truc spécialement sur Kalusha dans le futur… Une de ces belles expériences…

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    1. C’était la dernière partie de la série historique sur la CAN. Il restera un petit bonus.
      Suis partagé pour ce soir mais j’aimerais que le Nigeria soit titré. Il a montré plus de constance dans l’épreuve. Mais espérons surtout une belle finale !

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  2. Je ne suis pas un sentimental, indifférent à ce qui s’était produit une génération plus tôt..et cependant ce sacre zambien m’est inoubliable.

    Ce tir au but victorieux surtout, même pas besoin de revoir les images : les équipiers chantaient au rond central..et Sunzu inscrit le but de la victoire en..glissant………

    Y avait ce je ne sais quoi dans l’air, c’était palpable à crever. Une très belle édition.

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  3. Il y avait un demi surdoué dans la génération Kalusha : l’Anderlechtois Musonda!

    Formidable joueur, c’était l’avenir du Sporting………et puis il eut les blessures, je vous prie de croire que ce fut une sacrée perte..

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      1. Des Zambiens? Que je sache, non. Mon beau-père y a passé beaucoup de temps par contre, et en garde des souvenirs positifs il me semble.

        On m’a souvent dit que c’était, avec le Cameroun, le plus beau pays d’Afrique en termes de concentration/diversité des paysages??

        Les Musonda.. Le père était vraiment très fort, un demi-def voire relayeur qui jouait toujours très juste ; ses problèmes physiques furent une perte sèche. Le fils fut longtemps présenté comme un talent exceptionnel..mais pas la lumière à tous les étages, finalement il n’a jamais confirmé et fut très vite perdu pour le foot.

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  4. Merci Khia.
    Il me semble que c’est Renard qui fait venir Stopila Sunzu à Sochaux lors de l’opération commando qui voit les Lionceaux échouer au dernier moment contre l’ETG de son ennemi Dupraz.

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      1. J’avais souvenir d’une équipe d’Italie assez prestigieuse, mais les autres équipes étaient costaudes aussi, je viens de checker, achtung :

        RFA : Reck, Schulz, Funkel, Fach, Klinsmann, Mill, Hässler, Walter, Riedle, Grahammer, Kamps.. ==> Pas des clampins, ça.

        Argentine je connais moins bien, mais des noms évidents dans le tas.

        Brésil très costaud. La Suède pouvait difficilement envoyer plus fort. Yougoslavie et URSS costaudes aussi.. ==> C’est dense.

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      2. Le tres classe Mykhaylychenko, quelle est la bonne orthographe?, avait d’ailleurs enchaîné Euro-J.O. Une idée pour Mbappé cet été…

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  5. Impressions personnelles, pas loupé le moindre match de CAN 10 ans durant :

    Mweene : rigolard, efficace..mais l’attitude était discutable – il est vrai que je n’aime pas le trash-talking (je trouve ça naze).

    Christopher Katongo avait été exceptionnel, dans tous les bons coups du début à la fin, un poison permanent.

    Kalaba : énorme aussi.

    Le troisième joueur que j’épinglerais particulièrement : Chansa.

    Il va sans dire que, s’il lisait ceci, l’entraîneur Renard me filerait un coup de pied mille fois mérité au cul, tant l’esprit de corps et la discipline collective de son groupe avaient été exemplaires, et évidemment déterminants de ce sacre.

    Renard enfin : il avait gardé la distance et la dignité qui s’imposaient dans cette histoire zambio-zambienne WTF qui dépassait toute question d’égo. Une pudeur dont je doute que bien des salopards institués eussent été capables à sa place. Mais attention que ça ne rigolait pas!, il eut des décisions particulièrement tranchées, rudes..genre remplacer l’un ou l’autre gamins qu’il venait de faire monter au jeu, c’était franchement humiliant.. La suite lui a donné raison, bravo, mais je me demande s’il fit aussi de cela au gré de ses contrats européens.

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      1. Oui, un mariage très heureux. Pourtant ils n’étaient pas bien différents, mais souvenir qu’ils permutaient pas mal, toujours en mouvement et que ça foutait de sacrés bordels dans les défenses en face. Du tonus à revendre.

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  6. Et pour finir, le foot zambien tenait aussi le choc au niveau des clubs vers la fin des années 80-début 90. Ça rappellera des souvenirs à Agawa ou Chipalo s’ils passent par là, mais la dernière c1 de la JSK, en 90, est en face du Nkana Football Club. Où l’on trouvait Kenneth Malitoli qui sera finalement sacré avec l’Espérance quelques années plus tard.

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  7. Captivant Khia !
    J’ai été hélas coupé dans ma lecture par quelques tâches ménagères mais, même en deux temps, ton article ne perd incontestablement rien de son pouvoir d’attraction.
    Chapeau !

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  8. J’aimerais savoir ce qu’il en est aujourd’hui, mais à l’époque les Africains (je m’amende de suite : les Congolais de RDC!) n’en firent pas des tonnes de ce parallèle gabonais 93-2012. Et ce n’est pas faute pourtant que ressortissants et journalistes de RDC aient une capacité de tchatche/faconde assez renversantes.

    De façon générale, pour moi qui lisais aussi « Jeune Afrique », et pas mal d’autres publications issues d’Afrique subsaharienne, tout ce qui passait : c’était abordé, certes. Mais toujours avec retenue, sans pathos aucun. Il n’y avait rien de certain cancer commercial consistant à exploiter, sous nos latitudes et jusqu’aux moindres relief ou poussière, la mort ou la pseudo-bonne histoire à tout prix…….mais aujourd’hui??? Demain? Cette histoire en soi énorme a-t-elle par exemple intégré entre temps l’identitarisme zambien? D’autres pays en auraient si sec fait le ferment, y vu le témoignage, de quelque « résilience » propre au peuple-machin, ce genre de trucs..

    L’Afrique bantou change v v-prime toutefois, peut-être finiront-ils (et ont-ils déjà entrepris de ?) par faire, eux aussi, « commerce » (à quelque fin que ce soit) de la mort d’autrui?

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    1. J’ai pas tout vu, mais pas souvenir de la moindre, vraie décision inique.. ==> Quelqu’un pour confirmer?

      Sur ce que j’en retiens, les compèt’s vérolées sont décidément plutôt par chez nous 🙂

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