Pour la beauté du geste

Honorino Landa aurait pu revêtir les habits du héros sur une action mémorable mais il était dit que le goleador chilien resterait muet durant le Mundial 1962. Remarquable styliste, il expose les vestiges d’un jeu anachronique et désepérément stérile.

Amérique Rétrospective

13 juin 1962, 14h51 – stade Nacional de Santiago, demi-finale de Coupe du monde, Brésil – Chili. Les deux équipes se rendent coup pour coup depuis l’ouverture du score précoce de Garrincha quand Eladio Rojas initie une relance audacieuse, relayée par Honorino Landa. En trois passes, le ballon parvient à Armando Tobar sur l’aile droite. Ce dernier mystifie Zozimo d’un coup de rein et centre dans l’espace laissé vacant par Mauro Ramos et Djalma Santos, là où Landa s’est précipité. Trop avancé pour une reprise de la tête, Nino Landa n’a d’autre choix que tenter une chilenita[1] qu’immortalisent plusieurs photographes. Sous le regard de 76 mille personnes, Nino lévite entre ciel et terre. A ce moment précis, nul ne sait encore si ce geste sera une prouesse esthétique sans conséquence – un hommage gratuit à Ramón Unzaga, le précurseur hispano-chilien de la chilenita – ou s’il atteindra la postérité en faisant trembler les filets brésiliens. Quand la pesanteur impose à Landa un brutal atterrissage, le cuir a déjà fui l’extérieur du poteau de Gilmar, soulagé de n’avoir eu à intervenir. Bien plus tard, alors que Vavá vient de porter le score à 4-2 en faveur du Brésil et que la frustration chilienne se manifeste un peu trop crûment, Landa est renvoyé au vestiaire par le Péruvien Arturo Yamasaki. Pour l’avant-centre chilien, la Coupe du monde s’achève dans la désolation, de héros annoncé à zéro, comme le nombre de buts inscrits durant le tournoi.

Quel que soit le plan, le ballon finira sa course au pied du poteau des buts gardés par Gilmar.

A l’approche de la Coupe du monde, la publication chilienne Estadio dresse le panorama des forces en présence et s’intéresse plus particulièrement aux goleadores dans un article intitulé « les plus grands buteurs du monde : Pelé, Greaves, Ponedelnik, Sívori, Šekularac, Di Stéfano, Seeler. Et pourquoi pas Honorino Landa ! » Oui, pourquoi pas Landa, dont le modèle est Omar Sívori ? Orpheline après la retraite de Jorge Robledo[2], privée sur blessure de Juan Soto Mura, la nation cristallise ses attentes sur le jeune avant-centre de l’Unión Española depuis son étincelante prestation contre la Hongrie en décembre 1961 (victoire de la Roja 5-1, doublé de Landa). Goleador numéro 1 du dernier championnat à égalité avec Carlos Campos, Landa ne se résume pas à des statistiques, fussent-elles avantageuses. Sa participation au jeu, ses fulgurances et ses prédispositions collectives en font un attaquant complet, bien plus que son suppléant le Tank Campos, et lui valent le titre de joueur chilien de l’année 1961.

Au sein du 4-2-4 modulaire qu’instaure le sélectionneur Tata Riera dans les semaines qui précèdent le Mundial, Nino apparaît comme le parfait complément d’Alberto Fouillioux dans l’axe de l’attaque. La longue phase préparatoire rôde le dispositif tactique et les automatismes entre joueurs. L’harmonieuse complicité entre le très mobile Nino Landa et le « delonesque » Tito Fouillioux[3], utilisé comme un punta de lanza, saute aux yeux. Dans Estadio, Jumar (alias Julio Martinez, la voix du football chilien sur Radio Agricultura) s’en réjouit mais alerte également sur la trop grande dépendance de la Roja à ce tandem d’artistes. « Nous avons toujours dit que les schémas d’une équipe devaient être ajustés aux caractéristiques des hommes et il est donc tout à fait compréhensible que notre équipe joue comme elle le fait, à une touche, en cherchant le une-deux et en ouvrant des brèches avec talent. Cependant, cette manœuvre ne peut pas constituer une arme unique en attaque car il y a un risque de tomber dans un football monotone, facilement neutralisable si vous avez devant vous un adversaire rusé et compétent (…). En concentrant les attaques par le centre, avec l’inévitable abandon des ailiers Jaime Ramírez et Leonel Sánchez, et en entrant dans ce jeu de toque, toute possibilité de tenter des changements surprenants est annihilée, car dès que Landa prend le ballon, nous savons déjà quelle est la suite de l’action et son intention finale ». A l’harmonie exclusive d’un duo se comportant comme des siamois, ne faudrait-il pas opter pour une disparate contre-intuitive, difficile à lire pour l’opposition ? La série de victoires probantes et la prodigalité du duo Landa – Fouillioux contre des clubs européens et argentins (7 buts sur les 13 inscrits en 5 matchs)[4] rendent inaudible la remarque de Julio Martínez.

Tito Fouillioux, Nino Landa et Jaime Ramírez.

Le 30 mai, dans l’après-midi, en conclusion d’une cérémonie d’ouverture célébrant le patrimoine folklorique chilien, le président Jorge Alessandri prononce un discours d’ouverture dans lequel on devine les obstacles que son pays à dû surmonter à la suite du dévastateur tremblement de terre de 1960. Et sans doute a-t-il eu écho des articles peu laudateurs d’une certaine presse européenne… « Le Chili n’est pas une puissance notable dans le concert sportif mondial, mais son peuple est un adepte enthousiaste des diverses manifestations d’éducation physique et son public admire l’habileté et la capacité de ceux qui se distinguent dans la pratique de ces activités. Il est possible, messieurs, que notre pays ne dispose pas de tout le confort et des progrès que d’autres pourraient offrir. Il est probable qu’il reste certaines lacunes que nous n’avons pas pu surmonter, malgré nos efforts. Mais ce que je peux vous garantir et dont vous pouvez être sûrs, c’est que sur cette terre reculée il existe une sincère reconnaissance d’avoir été désigné pays hôte de ce championnat et en particulier une expression d’amitié affectueuse envers ceux qui sont parmi nous pour participer et être témoins de cet important événement sportif. » A 15h, devant 65 mille personnes, la Roja lance la compétition contre la Suisse, un adversaire l’ayant défaite en amical deux ans plus tôt[5]. Rapidement menée, l’équipe chilienne bute longtemps sur le traditionnel verrou instauré par Karl Rappan. Comme durant les matchs amicaux, les milieux Jorge Toro et Eladio Rojas (en l’absence du vétéran Cua Cuá Hormazábal, en désaccord avec Fernando Riera) cherchent systématiquement Landa et Fouillioux sans que ceux-ci ne parviennent à tisser leur toile, serrés de près par la défense axiale helvétique. Le salut chilien vient des ailes, Leonel Sánchez (deux buts) et Jaime Ramírez faisant sauter le cadenas suisse (3-1).

Trois jours plus tard, l’Italie se dresse sur le chemin du Chili dans un climat délétère, plusieurs envoyés spéciaux transalpins ayant cru bon de présenter Santiago comme « le triste symbole d’un des pays les moins développés du monde, affligé par tous les maux possibles : malnutrition, prostitution, analphabétisme, alcoolisme, pauvreté… À cet égard, le Chili est terrible, et Santiago en est l’expression la plus douloureuse, si douloureuse qu’elle en perd son caractère de ville anonyme. »[6] Relayés dans la capitale chilienne, ces écrits blessent un peuple qui exige réparation. Cela se déroule sous la forme d’une vendetta, comprendre la célèbre et misérable Bataille de Santiago durant laquelle la Nazionale vend chèrement et férocement sa peau. Quid de Landa et de Fouillioux dans ce traquenard ? Nino obtient l’exclusion de Giorgio Ferrini très tôt dans la rencontre, manque une occasion en or seul face à Carlo Mattrel et échange des coups de poings avec Humberto Maschio. Quant à Tito, il achève la rencontre en boitant sans qu’un Italien n’en soit la cause. En s’imposant dans la fureur 2-0 (Ramírez et Toro), la Roja fait coup double : elle se qualifie pour les quarts de finale et venge l’honneur national. En soirée, comme durant tout le tournoi, les radios passent en boucle el Rock del Mundial, une chanson des Ramblers, et les auditeurs reprennent en chœur « – Tómala, métete, remata – Gol, gol de Chile ! ».

Face à Sandro Salvadore durant la bataille de Santiago.

L’ultime opposition de poule contre la RFA a pour enjeu la première place du Groupe II. Immobilisé par une entorse de la cheville, Fouillioux est absent et ses espoirs de retour dans le tournoi seront systématiquement déçus[7]. Les propriétés chimiques du tandem Nino – Tito volatilisées, Landa s’efforce de nouer des affinités techniques avec Armando Tobar, le remplaçant de Tito. Mené 0-1 à la pause, le Chili pousse pour égaliser. Volontaire, actif, l’avant-centre de l’Unión Española ne parvient pas à se défaire des robustes arrières de la Mannschaft en dépit de sa vitesse et de sa finesse. Alors il tente une frappe lointaine qui surprend Julio Martínez sur Radio Agricultura : « Le ballon semblait se diriger vers la lucarne mais il s’éleva légèrement et frappa l’angle du poteau et de la transversale. » Ce qui aurait pu être une réalisation sensationnelle précède de peu le but allemand de l’opportuniste Uwe Seeler (0-2), ce qui relègue le Chili à la seconde place.

Pour se mesurer à l’URSS en quart de finale, la Roja doit se rendre à Arica, à proximité de la frontière péruvienne. A cette occasion, Riera adopte un dispositif plus prudent, ses deux attaquants centraux évoluant relativement bas alors que les ailiers profitent de leur vélocité pour prendre l’axe. Grâce à Leonel Sánchez et Eladio Rojas, le Chili mène 2-1 depuis la demi-heure de jeu et s’accroche à cet avantage. La domination soviétique est totale et les contres sudaméricains souffrent d’anémie. Affecté par une cécité croissante, frappé d’un manque de discernement évident, Landa manifeste des signes de découragement. Et puis, à deux minutes du terme, au plus fort de la pression adverse, Honorino échappe à Chokheli et Ostrovskis au milieu de terrain. Une meute rouge à ses trousses, conduite de balle parfaite, il parcourt quarante mètres et pénètre dans la surface de réparation face au but, en position idéale. Yachine, fautif sur l’ouverture du score de Sánchez, vient au-devant de Nino et détourne sa frappe d’un réflexe étonnant. Un échec sans conséquence pour le Chili, admis dans le dernier carré de sa compétition, une déconvenue pathétique pour Landa, componctueux comme peut l’être un goleador en mal de confiance. Sur un plan large, on le voit se frotter le crâne, tête basse, solitaire.

Capture d’écran de l’action sur laquelle Landa se présente seul face à Yachine.

Malgré l’euphorie d’une première demi-finale mondiale, la hinchada chilienne traîne Landa aux gémonies alors qu’une partie de la presse en fait désormais le maillon faible. L’impression visuelle que laisse Landa ravit les esthètes mais que pèse-t-elle en comparaison de l’efficacité du presque gibbeux Vavá ou du courtaud Seeler ? Dans une Coupe du monde 1962 marquée par l’avènement du football défensif et physique, le jeu de Landa paraît anachronique. S’il avait égalisé contre le Brésil sur la chilenita, ses insuffisances auraient été oubliées et il serait devenu un héros éternel. Au lieu de cela, il demeure atone et achève le tournoi sur une exclusion. Un événement que Julio Martínez décrit en direct pour ses millions d’auditeurs : « Landa s’est avancé, a dit quelque chose à l’arbitre et l’arbitre s’est placé devant l’attaquant, l’a appelé et l’a exclu. » Une injustice selon Estadio, « le jour-même où il était le plus proche de son niveau habituel. » Sans Nino, suspendu pour la petite finale contre la Yougoslavie (au contraire de Garrincha, pourtant renvoyé prématurément au vestiaire lui aussi en demi-finale), la Roja domine de la tête et des épaules mais ne s’impose qu’en toute fin de match grâce à Rojas (1-0).

Quand la rédaction d’Estadio évalue la performance de chaque Chilien, elle couvre d’éloges le sélectionneur Tata Riera, les milieux Eladio Rojas, Jorge Toro ou encore Leonel Sánchez. Plus mesurée, l’analyse réhabilite en grande partie l’avant-centre de la Roja. « On attendait beaucoup d’Honorino Landa. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, on ne peut pas parler d’échec pour l’attaquant chilien (…). Les attaquants comme Landa, qui cherchent à pénétrer grâce à leur vitesse, leurs dribbles ou leurs combinaisons avec le joueur le plus proche sont désormais soumis à un véritable calvaire pour trouver un espace ou simplement percer ces blocs qui ressemblent à une forêt de jambes dans la surface. L’objectif n’est pas de les empêcher d’initier des actions offensives, mais bien de bloquer leur avancée par tous les moyens nécessaires, en recourant au nombre, au physique ou aux fautes (…). C’est précisément ce qui est arrivé à Honorino Landa lors des trois matchs de poule. Son meilleur match fut le dernier, contre le Brésil, même si beaucoup pensent que la véritable valeur de Landa s’est révélée lors du match d’adieu, contre la Yougoslavie, qu’il n’a pas joué… Cet après-midi-là, le public a compris sa précipitation à juger l’avant-centre et à dévaloriser injustement son jeu (…). Et ceux qui avaient auparavant exprimé des avis négatifs livrèrent alors leurs réflexions spontanées : Honorino était indispensable. »[8]


[1] Chilenita au Chili, chilena en Argentine, chalaca au Pérou trizaga en Uruguay, bicyclette en France…

[2] Chiliens par leur père, Anglais par leur mère, les frères Jorge et Eduardo Robledo naissent au Chili mais grandissent en Angleterre. Ils connaissant le succès à Newcastle avant d’effectuer un retour triomphal à Santiago en 1953, à Colo-Colo. Jorge, meilleur buteur du championnat chilien à deux reprises, raccroche à 34 ans en 1960.

[3] Outre des origines françaises, Fouillioux ressemblait (plus ou moins) à Alain Delon, ce qui en faisait le joueur préféré des Chiliennes. Il joue plusieurs saisons en France, à Lille, dans les années 1970.

[4] Preußen Münster (3-0), Huracán (2-0), Real Zaragoza (3-0), River Plate (2-1), Karlsruhe (3-1).

[5] En mars-avril 1960, le Chili effectue une désastreuse tournée européenne : quatre défaite (2-4 contre la Suisse mais également 0-6 contre la France) et un nul.

[6] Antonio Ghirelli pour le journal Il Resto del Carlino.

[7] Fouilloux se blesse après un centre en déséquilibre en heurtant un photographe au bord de la pelouse.

[8] Honorino Landa évolue en sélection jusqu’en 1966. Il obtient son ultime cape contre l’URSS lors de la World Cup anglaise au cours de laquelle il ne marque toujours pas. Au total, il n’inscrit que 5 buts en 25 sélections.

16 commentaires pour "Pour la beauté du geste"

  1. Khiadiatoulin dit :

    J’avais jamais fait attention à la présence de Fouilloux en 62… Peu de joueurs sont plus importants que lui à Catolica. Il rejoindra son compère Ignacio Prieto à Lille. Je sais pas trop comment ça s’est passé dans le Nord.

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  2. Khiadiatoulin dit :

    Et Honorino Landa, inconnu pour ma part. Alors que l’on parle d’une grande génération chilienne. Luis Eyzaguirre, c’est certainement le meilleur arriere-droit de l’histoire. Il a même été invité dans une sélection mondiale. Eladio Rojas a planté de superbes buts pendant la compétition. Il finira à River. Jaime Ramírez, super ailier. Toro, Campos et évidemment Leonel, le meilleur boxeur-footballeur du moment. Cette gauche qui l’envoie à l’Italien…
    Quant à Cua Cuá Hormazábal, on parle d’un des plus gros talents du pays. Toujours très haut placé dans le panthéon.

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  3. Khiadiatoulin dit :

    Fernando Riera, c’est également une immense carrière de coach. Il reprend le Benfica de Guttman.

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  4. Alexandre dit :

    Bel article à plusieurs niveaux de lecture, c’est très réussi, merci.

    Fouilloux : sûr et certain qu’il en avait déjà été question, sinon je vois mal comment ce nom de footballeur ne m’était pas inconnu.

    Domination soviet en 1/4 : à ce point, vraiment?

    Il est patent que tu as visionné pas mal de ces rencontres, des avis à partager? (outre le tour défensif et physique que tu évoques ici)

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    1. Verano82 dit :

      Oui, j’ai regardé plus ou moins attentivement pas mal de rencontres ou de larges extraits de cette CdM selon que les matchs sont dispos ou non. Je confirme que ça joue dur. De ce que j’ai vu, Espagne-Tchécoslovaquie, Chili-Italie évidemment, URSS-Yougoslavie, Colombie-Uruguay, Brésil-Chili, ça rigole pas ! Plusieurs blessures sérieuses surviennent comme celles du Suisse Eschmann, victime de Szymaniak, du Colombien Zuluaga ou du Soviétique Dubinski dont on reparlera obligatoirement au cours de cette série.

      L’approche défensive s’impose en effet, les attaquants disposent de moins d’espaces qu’auparavant. C’est par exemple ce qui arrive à Landa contre la RFA (un match où les mauvaises passes rendent le spectacle difficile à à regarder), il est étouffé par la charnière allemande. On peut d’ailleurs se dire que Justo Fontaine a eu la chance de disputer la CdM 58 et non celle de 62.

      Pourtant, tout n’est pas à jeter, considérer cette CdM comme la pire de l’histoire me semble être un jugement hâtif car certaines rencontres sont vraiment plaisantes comme Espagne-Brésil ou la demi finale entre le Chili et le Brésil par exemple.

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    2. Verano82 dit :

      Oui, la domination soviétique est nette, le Chili joue plus bas qu’à l’ordinaire. Si tu compares au match URSS-Yougoslavie, c’est flagrant.

      J’en profite pour dire un mot sur ce Chili hâtivement qualifié de violent et protégé par l’arbitrage. C’est une très belle équipe (Khia a recensé les talents la composant), qui pratique un jeu offensif, construit et qui aurait pu prétendre à mieux avec un goleador qui soit moins beau à voir que Landa mais plus efficace.

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  5. Alexandre dit :

    Mais quelle mouche avait piqué ces journalistes italiens pour être aussi peu respectueux de leurs hôtes??

    Hubris italien vu leur « miracle économique »?

    Le gap en termes de développement, entre Santiago et une ville italienne lambda, ne devait pourtant pas être si délirant dans l’absolu, loin s’en faut même. Et c’est sans compter que le Chili venait (?) de se manger un séisme hors-normes……. Je ne comprends pas.

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    1. Verano82 dit :

      C’est exactement ce que rapporte un éditorialiste de la revue Estadio : il a eu l’occasion de visiter l’Italie et il fait remarquer que le Sud de la péninsule n’a rien d’un paradis.

      A propos de ce Chili-Italie vécu comme un traquenard et un vol par les Transalpins, je considère que les Italiens mettent le feu au poudre sur le terrain. Evidemment, les Chiliens n’ont rien d’innocentes victimes, donc je renvoie les deux équipes dos à dos. En revanche, l’arbitrage est plus dur vis à vis de la Nazionale. Que Sánchez ne soit pas exclu après le coup de poing qu’évoque Khia plus haut relève du scandale.

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  6. Khiadiatoulin dit :

    C’est pas lors de ce Mundial que le chant Chi Chi Chi Le Le Viva Chile ! s’est répandu ?

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  7. belo_dedici dit :

    La musique officielle de ce mundial (est-ce vraiment la sic officielle? ) était pas trop mal pour l’époque, très sixties.
    https://www.youtube.com/watch?v=DrQYcrlrjZA

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    1. belo_dedici dit :

      ça m’apprendra à faire des commentaires avant de lire l’article. Les Ramblers donc. Merci Verano

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  8. Alfredo Puskás dit :

    Bel article et belles photos.

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  9. belo_dedici dit :

    Je viens de revoir les highlights, c’était un match spectaculaire. Avec un meilleur gardien, le Chili aurait pu les embêter un peu plus. L’équilibre de Nanda (belle découverte pour moi) est bon, dommage. Il fait partie de la longue liste des joueurs célèbres pour avoir marqué un « presque but ». Juste avant la lucarne de Garrincha, il y a déjà une tentative de chilenita (il est joli ce nom) de la part d’un brésilien (Amarildo ?). Derrière l’Albiceleste, c’est la plus grande rivalité pour le Brésil non ?
    Je ne connaissais pas contexte de la « Bataille de Santiago ». Je rejoins Alex, quel petit homme ce Ghirelli. Par contre les journalistes d’Estadio, c’est très fort dans la connaissance du jeu.

    Sur la capture, je ne trouve pas que Yachine aille « au devant », mais mon regard est biaisé.

    Gibbeux, componctueux, laudateurs, sans mon dico je suis paumé avec tes articles…. 😉

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    1. belo_dedici dit :

      *Landa , une découverte dis-je……

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    2. Verano82 dit :

      Oui, les articles d’Estadio sont souvent très bons. Dès 1940, le journal se passionne pour les sujets tactiques en offrant des tribunes à Alejandro Scopelli et cela perdure au fil des années (cf la série sur le championnat d’Amsud des clubs 1948). Chose agréable, ses plumes ne se vautrent pas dans un chauvinisme nationaliste aveugle. Vraiment top de pouvoir accéder aux archives en ligne de cette défunte publication.

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    3. Verano82 dit :

      Yachine s’est déjà avancé un peu, il va encore faire un ou deux pas et plonger sur sa droite. On reparlera de l’Araignée noire et de ses performances dans cette série.

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