Os Imortais (partie 4)

Une proposition de top 50 des meilleurs joueurs portugais de l'histoire par deux de nos rédacteurs. Partie 4/10

Les Tops

Continuamos o nosso ranking com um citizen, dois amigos de coração de leão, uma águia gigante e outra dos Açores.

Nous continuons notre classement avec un citizen, deux amis au cœur de lion, un aigle géant et un autre des Açores.

Numéro 35 : Manuel Fernandes

Le 14 décembre 1986, Manuel Fernandes dispute l’une de ses dernières grandes soirées sous le maillot du Sporting. Après douze saisons passées chez les Lions, celui qui vit alors les derniers mois de sa carrière accueille Benfica à Alvalade. En face, les Aigles fileront vers le titre quelques mois plus tard. Mais ce soir-là, Lisbonne appartient au Sporting.Après une première période équilibrée, les verts et blancs mènent 1-0, puis 2-1 à l’heure de jeu. Et soudain, tout bascule. Dans une dernière demi-heure qui marquera l’histoire du Sporting, les Lions dévorent le rival historique et inscrivent cinq nouveaux buts.

Manuel Fernandes en marque quatre à lui seul. Une performance monumentale qui le fait entrer dans l’histoire du derby lisboète. Il devient alors le cinquième joueur à inscrire un quadruplé dans cette affiche, le troisième joueur du Sporting après Peyroteo en 1948 et Lourenço en 1965. Côté Benfica, seul Joaquim Teixeira et Eusebio avaient réussi pareil exploit, en 1943 et 1972. Aujourd’hui encore, ce 7-1 reste la plus large victoire jamais enregistrée dans un derby de Lisbonne.

Sans doute le plus beau souvenir de celui qui, enfant, rêvait simplement « de jouer un seul match » pour le Sporting. Il en disputera finalement 447 en douze saisons, inscrivant 265 buts sous le maillot vert et blanc. Seul l’intouchable Fernando Peyroteo le devance encore au classement des meilleurs buteurs de l’histoire du club. En 1986, malgré ses 35 ans, Fernandes sort même de la meilleure saison statistique de sa carrière, conclue avec 30 buts et un titre de meilleur buteur du championnat.

Avec son grand ami Jordão, il forme l’un des duos offensifs les plus marquants de l’histoire du Sporting. Ensemble, ils remportent deux championnats et deux Coupes du Portugal. Tous deux connaissent également les mêmes frustrations. En 1979, ils sont rapidement envoyés aux États-Unis pour une expérience éphémère, et en 1986, José Torres les écarte de la sélection sans véritable explication cohérente. L’absence de Fernandes est particulièrement incomprise : il vient pourtant de terminer meilleur buteur du championnat portugais. La seule différence pendant que Jordão brille à l’Euro 1984 en France, Manuel Fernandes reste encore à quai alors qu’il est un des meilleurs joueurs portugais. À la fin de leurs carrières, les deux amis se retrouvent une dernière fois de l’autre côté du Tage, sous les couleurs d’un autre club vert et blanc : Vitória Setúbal.

Né à Sarilhos Pequenos, un petit village aux abords de l’estuaire du Tage, Manuel Fernandes débute sa carrière à Barreiro avec le CUF, le club de la Companhia União Fabril. Il s’y révèle rapidement, conduisant même le club jusqu’à la Coupe UEFA et remportant une Coupe Intertoto. En 1975, le Sporting le recrute pour succéder à Héctor Yazalde. La transition semble délicate tant l’Argentin a marqué le club, mais Fernandes s’impose immédiatement comme une figure majeure des Lions, enchaînant les buts avec une régularité impressionnante.

Après sa carrière de joueur, il devient entraîneur. Et comme un joli clin d’œil du destin, il remporte son unique trophée sur le banc du Sporting : une Supercoupe du Portugal. Un succès qui ne suffira toutefois pas à prolonger durablement son aventure comme technicien. Par la suite, il devient consultant puis commentateur pour la télévision du Sporting, affichant constamment son attachement viscéral au club. Manuel Fernandes s’éteint en juin 2024. À Alvalade, l’émotion est immense. Les supporters du Sporting rendent hommage à l’un des plus grands capitaines de leur histoire. Ses buts, sa fidélité et son charisme ont fait de lui bien plus qu’un simple attaquant : une figure unanimement respectée, y compris par ses adversaires.

Numéro 34 : José Torres

En bon colombophile qu’il était, José Torres a passé sa vie, les yeux rivés vers le ciel. Grand, un mètre 91, un peu gauche, avec de longues jambes fines, O Bom Gigante n’a pas vraiment le profil du joueur portugais lambda. Encore moins celui des années 1960. Néanmoins, son association télépathique avec Eusébio, au sein du grand Benfica et de la Seleçao, lui assure une belle 34ème place dans notre classement. Né en 1938, José rêve de suivre les pas de son oncle, Carlos, ancien joueur de Benfica, et fait ses gammes sous les couleurs locales de Torres Novas, où il inscrit la bagatelle de 105 buts en deux saisons. Ayant suscité l’intérêt des Aigles, il rejoint Lisbonne en 1959 mais fait face à la concurrence déloyale du mythe José Aguas. Tout semble jouer contre lui. Aussi pataud et discret qu’Aguas est léger et solaire, il enchaîne les premieres saisons dans un relatif anonymat, au moment précis où son club domine le Continent. Et ne peut que maudire la rigidité réglementaire de son époque : « Durant ma carrière, j’ai connu des moments où la malchance s’est acharnée sur moi plus qu’elle n’aurait dû. Par exemple, lors de la finale de la Coupe d’Europe contre le Real Madrid, où Benfica a remporté son deuxième titre européen, je n’ai pas joué et je ne suis pas devenu champion d’Europe, tout simplement parce que le règlement interdisait encore stupidement les remplacements. Cavém s’est blessé, j’étais le seul attaquant sur le banc, et Benfica a continué à jouer à dix… »

Enfin titulaire lors de la saison 1963, où il score 35 fois en 27 rencontres de championnat, Torres inaugure le cycle infernal des défaites en finales européennes de Benfica, en s’inclinant face au Milan AC, avant d’illuminer le Trophée Carranza de Cadix où il colle un quadruplé à une Viola désemparée, en l’espace d’une demi-heure. La machine est définitivement lancée, au pic de sa forme, O Bom Gigante ne descendra qu’une fois en-dessous de la barre des 19 réalisations en championnat. Son duo avec la Pantera Negra est létal, savant mélange d’altitude et d’agilité, de déviations et contre-dons qui créent une peur panique chez les défenses adverses et qui font de son club, bien qu’à nouveau malheureux contre l’Inter et Manchester United, l’incontestable équipe de la décennie. Nanti de neuf sacres nationaux et d’une palanquée de buts, Torres, 33 ans, sert de monnaie d’échange avec Setúbal pour l’obtention du prometteur Vítor Baptista. On le croit cramé, il renaît sous les ordres d’un José Maria Pedroto qui lui enseigne les ficelles de son futur métier : « C’est avec Pedroto que j’ai fait mon véritable stage d’entraîneur, durant les deux saisons où il a été mon coach au Vitória de Setúbal. Il me parlait déjà de technicien à technicien lors des stages, et lors des longs déplacements, je profitais de chaque instant pour apprendre de lui, et Dieu seul sait ce que j’ai appris… »

Si Pedroto est certainement pour quelque chose dans l’obtention du futur poste de sélectionneur de Torres, celui-ci ne fait que revenir au bercail. Capé dès 1963, José épouse la folle aventure anglaise de la Seleçao, troue les filets hongrois et bulgares, avant d’offrir la médaille de bronze aux dépens de l’URSS du légendaire Lev Yachine. Quittant les joutes internationales le 13 octobre 1973, en même temps que ses compagnons d’armes Eusébio et Simões, on lui confie la lourde de charge de conduire son pays au Mondial 1986. Il n’a pas d’expérience au haut niveau et le Portugal n’est plus apparu dans la compétition depuis 20 ans mais Torres, indécrottable optimiste, y croit dur comme fer.« Laissez-moi rêver », lance-t-il à un auditoire circonspect avant la rencontre décisive face à la RFA, à Stuttgart, en 1985. Et ce rêve si doux, symbolisé par la frappe magistrale de Carlos Manuel, va se transformer en cauchemar dans la petite localité de Saltillo. O Bom Gigante, cœur pur et un brin naïf, est impuissant à contrôler sa troupe. Entre paranoïa, débauche et luttes claniques, le Portugal s’écroule, incapable de faire fructifier le succès face à l’Angleterre. Torres ne s’en remettra jamais totalement. Ostracisé par la profession, il découvre que les seules cotisations à son nom remontent à l’époque où il était apprenti serrurier, et vieillit, triste et solitaire, dépendant presque exclusivement du soutien de sa famille. Des dernières heures volés par Alzheimer où les souvenirs resurgissent et disparaissent aussi vite qu’un coup de couteau dans le dos, pour celui qui fut le plus formidable partenaire de danse qu’ait connu Eusébio…

Numéro 33 : Pauleta

Pauleta, 33ème, une évidence. Tant la carrière de l’Aigle des Açores doit son envol à la Gironde… Pauleta est l’un des rares membres de ce top à n’avoir brillé dans aucun des trois mastodontes portugais. L’attaquant vedette des années 2000 en France est né sur l’île de São Miguel. Fils de pêcheur et gamin réservé, il échoue à un test avec Benfica à 15 ans, avant de ne rester qu’une année au centre de formation de Porto. N’ayant plus comme objectif que d’être une star de Santa Clara, sur son île, Pauleta est livreur de packs d’eau, avant de céder aux avances de Carlos Manuel, coach d’Estoril en deuxième division, il a déjà 22 ans. Enfin mature, Pauleta enchaine les belles performances et devient une véritable légende de l’autre côté de la frontière, en permettant au modeste Salamanque, dirigé par son compatriote João Alves, de rejoindre l’élite. Engagé en 1998 par un Deportivo La Corogne qui connaît son âge d’or, Pedro Miguel, sans être un élément majeur du groupe, ajoute sa pierre à l’édifice et remporte la Liga 2000, aux côtés des Mauro Silva, Fran et Djalminha.

En quête d’un nouveau souffle en attaque, Bordeaux l’engage, Pauleta débarque à Merignac un mardi et colle un triplé anthologique face au futur champion nantais dès le lendemain. La machine est lancée… Pendant trois saisons, Lescure va vivre au rythme de son rapace portugais. Célébration mythique, dévoué et exemplaire, Pauleta remporte son premier titre de meilleur buteur de Ligue 1 et offre une Coupe de la Ligue d’un magnifique ciseau. Reconnu par ses pairs, Pauleta, doté d’une splendide technique de frappe et d’un flair unique, est pour beaucoup d’observateurs, dont je fais partis, au sommet de sa carrière. La Ville Lumière accueille le buteur en 2003, une relation charnelle nait instantanément entre son public désabusé et son capitaine courage. Si sa première saison est une réussite, les départs de Sorín et Gaby Heinze sonnent le glas des ambitions parisiennes. Bien qu’ayant dépassé Dominique Rocheteau au sommet des buteurs historiques du PSG et remporté une Coupe face au rival marseillais, Pauleta flirte dangereusement avec la descente en 2007. Tirant sa révérence en 2008, l’Aigle des Açores quitte le Parc ému, fort de trois pichichis et d’une côte d’amour jamais démentie auprès des fans, que de nombreux joueurs de la décennie suivante peuvent envier.

Si Pauleta n’apparaît pas plus haut dans notre classement, il le doit à son parcours mitigé avec la Seleçao. Alors oui, il a été le meilleur buteur de l’histoire de sa sélection mais n’a jamais semblé à l’aise sous cet uniforme, ne marquant pas une compétition de renom de son empreinte. Convoqué en 1997 par Artur Jorge, en étant le premier international n’ayant évolué dans l’élite portugaise, il sert de doublure à Nuno Gomes lors de l’Euro 2000 et inscrit un triplé inutile face à la Pologne en 2002. Mais c’est véritablement lors des compétitions suivantes que Pauleta rate son rendez-vous avec la gloire. Aphone pendant l’Euro 2004 à domicile, sa superbe campagne de qualifications pour le Mondial allemand accouche d’une souris. Une unique réalisation face à l’Angola qui scelle son passage en Seleçao. Pedro Miguel, étrange parcours, roi célèbré en France pour son fair-play et son habilité, dont le portrait trône fièrement dans certains restaurants bordelais, mais qui suscite bien des regrets dans son pays natal. Ne boudons pas notre plaisir néanmoins. Au sein de la triste décennie 2000, Pauleta était un des rares rayons de soleil de notre Ligue 1, l’ayant toujours respectée et ne s’en étant pas servie de marche-pied comme tant d’autres…

Numéro 32 : Bernardo Silva

Bernardo Silva, autre membre de cette rétrospective ayant brillé en Hexagone. Silva est un joueur élastique, à la conduite de balle souple, et doué pour trouver l’ouverture dans les petits périmètres. Un footballeur en ballerines qui a fait de sa légèreté un atout face au football bodybuildé actuel. Tiraillé entre des parents soutenant les deux ogres lisboètes, Bernardo suit les sillons paternels et rejoint Benfica dès l’enfance. Chétif, il gravit néanmoins les échelons, fait quelques apparitions en équipe une mais ne semble pas entrer dans les plans de Jorge Jesus. C’est l’impasse, Bernardo rejoint la Principauté en 2014, conscient qu’il ne trouverait pas d’espace de création dans son club de cœur, un choix douloureux : « Jorge Jesus pensait que je n’avais pas le niveau pour jouer à Benfica. J’ai dû prendre un autre chemin. Quand je suis parti, je voulais prouver qu’il s’était trompé. » La confiance que lui refusait Jesus, il va la trouver auprès d’un autre compatriote, Leonardo Jardim. Libre de ses mouvements, accompagnant un groupe jeune qui s’étoffe et s’affirme, Bernardo Silva devient un des joyaux de la Ligue 1 et réussit une saison 2017 exceptionnelle. Les Falcao, Fabinho, Lemar ou Kylian Mbappé remportent un titre inespéré mais incontestable, avant de confirmer leur brio en Europe. Manchester City mord la poussière, Guardiola est sous le charme, une confrontation décisive selon Bernardo : « Ces deux rencontres ont changé le cours de ma vie. C’est cette intensité, cette atmosphère qui m’ont donné envie de connaître la Premier League. Et quand City m’a demandé si je voulais les rejoindre en fin de saison, la réponse était facile à donner. »

Annoncé, lors de son recrutement, en tant successeur naturel de David Silva, Bernardo est soumis à une forte concurrence mais sa polyvalence, sa discipline tactique ravisssent le coach catalan qui en fait un pion indispensable de son dispositif : « Il est l’un des meilleurs joueurs avec lesquels j’ai travaillé. Il peut jouer partout, il ne se plaint jamais et il comprend parfaitement le jeu. » Solidement installé au milieu de terrain de City depuis neuf saisons désormais, Silva se forge un palmarès d’exception. Six titres de champion, agrémentés de deux Cup et de cette Ligue des Champions 2023 qui se refusait obstinément aux petrodollars mancuniens. Auteur d’un doublé mémorable face au Bayern lors de la conquête continentale, Bernardo prend plus d’épaisseur au sein du vestiaire, son caractère s’affirme, quitte à en faire un joueur que le public adverse adore conspuer. Jamais le dernier pour raviver les tensions, Silva peste contre l’arbitrage, provoque et fait se lever les foules par ses improvisations géniales. Un des grands noms de la dernière décennie de la Premier League, sans l’ombre d’un doute.

Néanmoins, à l’instar de son coéquipier Ruben Dias, il lui manque toujours une grande prestation en compétition officielle avec la Seleçao, pour s’affirmer définitivement comme l’un des fleurons de la formation portugaise. Écarté de dernières minutes de l’Euro 2016, pour blessure, ce qui fit le bonheur de la météorite Renato Sanches, Bernardo est du voyage décevant en Russie, avant de vivre un Euro covidé de manière plutôt anonyme. Ayant enfin trouvé la mire en 2024, en Allemagne, face à la Turquie, Silva symbolise, malgré lui, les maux qui hantent sa sélection depuis plusieurs années. Des promesses offensives non suivies d’actes, une incapacité chronique à se défaire de l’héritage de Cristiano, ce que les différents sélectionneurs refusent de faire de toute façon, et un mental friable lorsque les difficultés apparaissent. Lui qui déclarait que représenter le Portugal est le plus grand honneur de sa carrière doit une revanche à ses nombreux fans. En recherche d’un second souffle cette saison et désormais vétéran, Bernardo ne peut plus se permettre de gaspiller ses cartouches…

Numéro 31 : Jordão

En France, Jordão reste avant tout associé à ce soir de juin 1984 où, face à la France de Michel Platini, il inscrivit un doublé lors d’une demi-finale d’Euro devenue mythique. Mais au Portugal, cela faisait déjà plus d’une décennie qu’il était considéré comme l’un des plus grands talents du pays.

Né en Angola, Jordão débute au Sporting Benguela, club satellite du Sporting Portugal. Son histoire rappelle alors celle d’Eusébio : comme la Panthère noire avant lui, il est repéré puis amené au Portugal par le Benfica. Dès son arrivée à Lisbonne, la comparaison avec le génie mozambicain est immédiate. Pourtant, contrairement à son illustre aîné, son surnom n’a rien de félin. Son jeu aérien, sa détente et son élégance lui valent celui de « Gazela ».

En 1971, il intègre l’équipe première du Benfica, où évoluent encore plusieurs monuments du football portugais : Simões, Eusébio, Toni, Humberto Coelho, Vítor Baptista, Artur Jorge, Shéu ou encore Jaime Graça. Dans cette constellation de talents, Jordão trouve rapidement sa place. Avec les Encarnados, il remporte quatre championnats et une Coupe du Portugal, et même s’il n’est pas une star de l’équipe il s’affirme peu à peu comme un grand attaquant. Mais le football portugais traverse alors une période économiquement difficile et, comme beaucoup de joueurs lusitaniens de sa génération, Jordão part tenter sa chance en Espagne. Direction le Real Saragosse. Là encore, son aventure ressemble à celle de nombreux Portugais ayant franchi la frontière : une expérience courte, malgré une saison très convaincante conclue avec 14 buts en 33 matchs.

Il retourne alors au Portugal, cette fois pour rejoindre le Sporting. C’est là qu’il va passer dix saisons et surtout rencontrer celui qui deviendra son plus grand complice footballistique : Manuel Fernandes, lui aussi présent dans ce classement. Ensemble, ils forment l’un des duos les plus marquants de l’histoire du Sporting. Le club remporte deux championnats et deux Coupes du Portugal, tandis que Jordão enchaîne les buts. Il termine meilleur buteur du championnat et signe notamment un triplé mémorable contre Benfica lors de la saison du titre en 1982. Sa carrière en sélection s’étend elle sur dix-sept années, de 1972 à 1989. Et si Jordão ne fait pas partie des joueurs portugais présents lors du fiasco de Saltillo en 1986, il appartient en revanche à ceux qui auront brillé en France lors de l’Euro 1984. Avant même son doublé contre les Bleus, il avait déjà marqué le penalty décisif face à l’URSS qui qualifie le Portugal pour la compétition — un magnifique 13 Novembre 1983.

Mais Jordão, au-delà des statistiques et des trophées, c’est avant tout un style. Sur le terrain, il semblait glisser entre les défenseurs. Pourtant, sa carrière aurait pu s’arrêter brutalement à plusieurs reprises. En 1974, à seulement 22 ans, un choc avec le gardien du FC Porto lui broie le genou. Les ligaments sont rompus, le tibia et le péroné fracturés. Beaucoup pensent alors que sa carrière est terminée. Opéré en Belgique, il passe une année entière en convalescence avant de revenir. Et contre toute attente, il termine meilleur buteur dès sa première saison complète après sa blessure. Quatre ans plus tard, le sort s’acharne encore : à Famalicão, il se fracture de nouveau la jambe. Comme un Djibril Cissé avant l’heure, Jordão voit sa carrière menacée une seconde fois. Et une seconde fois, il revient.

En 1986, pourtant, le football semble finir par l’épuiser. Il manque la Coupe du monde au Mexique et le traumatisme de Saltillo. Il songe sérieusement à arrêter. Mais Manuel Fernandes le convainc de poursuivre l’aventure avec lui à Vitória Setúbal. Jordão y retrouve du plaisir et réalise deux solides saisons, au point d’être rappelé à trois reprises en sélection. À 37 ans, il met finalement un terme à sa carrière. Et contrairement à beaucoup d’anciens joueurs, il ne souhaite plus entendre parler de football. Il s’éloigne complètement des terrains pour se consacrer à une autre passion : la peinture, où il conquiert un nouveau public.

Il s’éteint en 2019, à 67 ans, des suites de problèmes cardiaques. Mais dans les mémoires portugaises demeure toujours cette silhouette élégante, bondissant comme une gazelle sur la pelouse du Vélodrome le 23 juin 1984. Un immense talent du football portugais, qui eut simplement la malchance d’évoluer à une époque où le pays traversait l’une des périodes les plus compliquées de son histoire footballistique.

Em colaboração com meu amigo Khiadiatoulin !

51 commentaires pour "Os Imortais (partie 4)"

  1. Khiadiatoulin dit :

    J’ai toujours eu de l’affection pour la figure de Manuel Fernandes. A laquelle j’associe celle de Dani de l’Athletic. Même période, même fidélité à leurs couleurs, même tempérament fort.

    0
    0
  2. Khiadiatoulin dit :

    Comme on disait en coulisses avec Rui, c’est impressionnant le nombre de grands joueurs passés par la CUF. Fernandes, Carlos Manuel, Arsenio, Manuel Vasques ou Travassos. José Carlos qui ne fera pas parti de ce top mais qui est une légende défensive du Sporting. Je n’avais pas conscience de cela.

    0
    0
    1. Rui Costa dit :

      Le CUF et Barreirense, le deuxième club de Barreiro. Où sont passés Azevedo, Carlos Gomes, Manuel Bento, Artur Quaresma, Albano, Nelinho…
      Aujourd’hui le super centre de formation du Benfica est à Seixal, dans le coin.
      La rive opposée à Lisbonne côté Setubal est une sacrée pépinière de talents.

      0
      0
    2. Lobos.arouca dit :

      La CUF au Portugal dans les années 1970, ce n’était pas juste une entreprise : c’était un monstre économique. Le groupe représentait environ 5 % du PIB portugais et contrôlait près de 180 sociétés dans la chimie, la banque, les assurances, les chantiers navals, le textile, le pétrole, etc.
      Le plus proche en France, ce serait une fusion entre TotalEnergies, BNP Paribas, Bouygues, Saint-Gobain, avec un peu d’Alstom et de CMA CGM en plus… le tout dans une économie plus petite et plus concentrée.

      Et contrairement à beaucoup de groupes actuels, la CUF avait aussi un côté paternaliste très fort : logements ouvriers, écoles, dispensaire de santé pour les ouvriers , loisirs… Le complexe industriel du Barreiro fonctionnait presque comme une ville privée.

      Il avait, dans la péninsule de Setúbal, à l’époque un boom industriel avec le pont et Lisnave et la CUF, des installations et un centre de formation ultra moderne et la volonté de devenir un 4e grand club portugais.

      Ensuite, le groupe a été nationalisé, et le reste du club est devenu le Deportivo Petrogal (Grupo Desportivo e Cultural dos Trabalhadores da Petrogal), où ont joué plus jeunes des joueurs comme Jorge Mendes, un agent un peu connu…

      0
      0
  3. Khiadiatoulin dit :

    Et cet Euro 84, si il remet le Portugal sur la carte, il est également un creve-cœur pour les Fernandes, Oliveira ou Coehlo qui n’y participeront pas. Eux qui luttaient pour la Seleçao depuis si longtemps.

    0
    0
    1. Rui Costa dit :

      Et eux qui avaient largement leur place. D’ailleurs impossible de trouver une raison à ces evictions. En 85-86 Fernandes plante 30 buts mais ne va pas au mondial. Jordao non plus. Du clubisme? Jordao en 86 il est moins en forme ça peut se comprendre mais Fernandes je comprends moins.

      0
      0
      1. JORDAO dit :

        En 1986, Jordão perd sa place de titulaire au Sporting en raison de relations tendues avec l’entraîneur Manuel José, ce qui explique pourquoi José Torres ne le convoque pas.

        La non-sélection de Manuel Fernandes était entièrement imputable à José Torres, malgré l’opinion publique contraire, ce qui poussa même le président du Sporting, João Rocha, à exiger la démission de l’entraîneur de l’équipe nationale.

        1
        0
  4. modrobily dit :

    En voyant la photo de une j’ai eu peur de voir Eder. A la limite en 50e, pour troller, pourquoi pas, mais plus haut ça m’aurait choqué.
    Pauleta a l’air bas quand même.

    0
    0
    1. Rui Costa dit :

      Il ne faut pas déconner. 🙂
      Pauleta finalement il est déjà bien placé. C’est un peu un Giroud portugais, plein de buts mais aucun marquant. Et il a brillé en France dans une époque pas folle. C’est un gars très sympa mais finalement son poids sur le foot portugais est pas si folle que ça.

      1
      0
      1. ajde59 dit :

        Je me faisait le même commentaire plus bas, son poids faiblard dans le foot portugais, du coup pourquoi l’avoir mis ?

        0
        0
      2. Alexandre dit :

        Pareil, étonné de le voir là.

        Je me suis dit que son parcours français avait dû peser dans votre choix?? Bon, son nombre de buts en sélection est castard, certes, donc j’ai finalement mis votre choix sur ce compte-là, mais??

        Pas vraiment de souvenir favorable de lui sous le maillot portugais (sinon en Ligue 1, je ne l’ai guère vu que dans le cadre des compétitions évoquées dans ce portrait), plutôt transparent à chaque fois, inoffensif. Or il n’était pas mal entouré, c’est bizarre quand même.

        Sans être un joueur d’une qualité extravagante, un Nuno Gomes aura été inversement précieux dans les grands moments – et réclame alors pour moi d’être cité en meilleure place.

        0
        0
      3. Khiadiatoulin dit :

        Nuno Gomes, un superbe Euro 2000 et une belle carrière à Benfica. Je comprends qu’il puisse avoir débat mais j’ai du mal à le considérer comme un crack.

        0
        0
      4. Alexandre dit :

        Pour moi non plus Nuno Gomes n’avait rien d’un crack (quitte à le comparer à un Belge, allez : le limité mais très émérite, très emmerdant à jouer et toujours au RDV Nico Claesen………que personne au pays, moi non plus d’ailleurs, ne mettrait dans un top 50 ni même 100 de notre foot), mais de ce que j’ai vu sous le maillot portugais (rien que des phases finales, donc) : bien plus utile que Pauleta, heureusement qu’il était là le Nuno.

        Après : les stats brutes de Pauleta en EN sont pas mal, certes.

        0
        0
      5. ajde59 dit :

        mon voisin aussi se rappelle au bon souvenir de Nuno Gomes, je le disais plus bas ce matin, il a ete plus important que Pauleta en selection. C est pas une question de talent ou d etre un crack, mais d avoir ete important pour le football de son pays.
        Pour la carriere club, l aigle des açores n a pas non plus survolé les defenses europénnes, idole du Parc et attaquant star cantonné à une L1 moyennasse. C est dejà ça et beaucoup. Mais ne voyons pas Pauleta plus beau qu il n a été en dehors de la France.

        0
        0
      6. Rui Costa dit :

        Tout à fait d’accord avec ajde et Alex, Nuno Gomes en sélection c’est largement au-dessus de Pauleta. Le natif des Açores a pour lui d’avoir de dépasser Eusebio en tant que meilleur buteur et surtout d’avoir permis au Portugal de découvrir les qualifs tranquilles. Car contre les « petits » il était terrible le Pedro. Par contre dès que ça se durcissait il était dans le dur.

        Mais vous voyez un modro le voyait plus haut et pire Gooze n’intervient pas, il le mettrait top 5 lui.

        Je pense que même pour un portugais qui n’a aucun lien avec la France, il est top 50. Il a beaucoup planté en sélection, mais il serait plus bas. C’est l’inverse d’un Maniche ou d’un Nuno Gomes, toujours bons dans les gros matchs mais trop irréguliers. Il ne faut pas oublier qu’avant Pauleta le Portugal galérait à se qualifier, et qu’avec lui les qualifs ont toutes été tranquilles. A son départ il y a eu pas mal de barrages.

        0
        0
      7. Lobos.arouca dit :

        C’est qui Pauleta ? A menina do Benfica, c’est lui le boss de l’attaque. Pauleta a une image plus importante en France qu’au Portugal, où au final il est sans doute moins connu que Paciência

        0
        0
    2. Rui Costa dit :

      D’ailleurs Pauleta humiliait Barthez lors des PSG-OM pour être transparent contre lui sous la maillot bleu en 2006. Je dois avouer que malgré toute la sympathie qu’il m’inspire ça m’avait bien enervé!

      1
      0
    3. Khiadiatoulin dit :

      Eder, dans un top 100 pour la symbolique mais pas sur ses accomplissements. En exagérant à peine, c’est comme mettre Gotze dans un top allemand. Gotze a une meilleure carrière évidemment mais il est loin de passer le cut.

      0
      0
      1. Verano82 dit :

        Gooze n’est pas allemand, il est Alsacien et n’est pas né dans une période trouble de notre histoire. J’exige un mea culpa eh eh

        2
        0
      2. Khiadiatoulin dit :

        D’ailleurs, il est où Gooz ? On parle de Pauleta et il est même pas là ! Même si il était meilleur à Bordeaux. Hehe

        0
        0
  5. Alfredo Puskás dit :

    S’il a joué au moins un match de Coupe d’Europe en 61-62, José Torres est bien champion d’Europe. Apparemment il l’ignorait lui-même.

    0
    0
    1. Khiadiatoulin dit :

      Sauf qu’à l’époque, on ne considérait que les mecs qui avaient joué la finale. Me souviens bien que Puskas, quand j’étais gamin, n’avait que la c1 1960 sur son palmarès, et pas comme aujourd’hui celles de 59 et 66. C’était une manière différente de comptabiliser un palmarès.

      0
      0
      1. Alfredo Puskás dit :

        Ça été rectifié avant 2010.

        0
        0
    2. Khiadiatoulin dit :

      On l’a déjà eu ce débat mais lorsque que Baresi foire son peno face au Brésil en 94, il est effondré. Parce que c’est la finale mais certainement parce qu’il ne se considère pas comme champion du Monde, n’ayant pas joué une minute en 82.

      0
      0
      1. modrobily dit :

        Oui le débat est toujours là : Aréola est-il champion du monde ? Sur le papier, oui. Sur le terrain, non. Dans l’esprit, peut-être.

        1
        0
  6. Khiadiatoulin dit :

    Je ne sais plus à quelle place on l’avait mis sur le Top du Sporting mais Héctor Yazalde est peut-être l’étranger le plus important du club. J’attends l’expertise de Jordao. Hehe

    0
    0
    1. JORDAO dit :

      Bonne question.

      Pour certains, il s’agit de joueurs confirmés ayant passé peu de saisons au Sporting mais ayant néanmoins remporté des titres: Peter Schmeichel, Mário Jardel, André Cruz ou Osvaldo Silva.

      Pour beaucoup, ce sera Krassimir Balakov, qui n’a remporté qu’une seule Coupe du Portugal en cinq saisons au Sporting.

      Pour ma part, si je peux me permettre, ce sera un Brésilien naturalisé portugais, nommé Liedson. En huit saisons au Sporting (de 2003/2004 à 2010/2011), il a disputé 313 matchs, marqué 172 buts et remporté seulement deux Coupes du Portugal. Cependant, durant cette période de résultats décevants, il a mené l’équipe, couru, joué et marqué des buts comme aucun autre coéquipier.

      0
      0
      1. Khiadiatoulin dit :

        Merci Jordao. J’avais pensé à Liedson mais ayant joué pour le Portugal, je ne l’avais pas inclus dans le débat. Et ne pas mets pas une pièce dans le juke-box de Rui qui nous affirme depuis toujours que Balakov était meilleur au Sporting qu’à Stuttgart. Haha
        Je plaisante, j’adore Balakov.

        1
        0
      2. Khiadiatoulin dit :

        Andre Cruz, très fort. D’ailleurs, Alex doit en avoir un bon souvenir du côté de Liège. Superbe tireur de coup franc.

        0
        0
      3. Rui Costa dit :

        Ahah dis lui Jordao que Balakov c’est un mec du Sporting pas de Stuttgart!
        Pour moi c’est lui le numéro un, Liedson il finit portugais mais oui c’est un joueur qui mérite de la reconnaissance pour son histoire chez les lions.

        0
        0
      4. JORDAO dit :

        Krassimir Balakov, un autre joueur de classe mondiale.
        Au Sporting, il a eu la malchance de jouer pendant des saisons de reconstruction permanente de l’équipe, où rien n’a aidé la présidence de Sousa Cintra.

        0
        0
      5. Alexandre dit :

        Oui, joueur de classe mondiale. Facile, élégant. Ses montées alternées dans le logiciel à deux libéros (l’autre étant Demol), pour lancer les offensives d’une équipe résolument portée vers l’avant : c’était jouissif comme football. Mais équipe spoliée d’un titre (un but valable de Wilmots annulé par l’arbitre lors du match décisif face à Anderlecht, déjà..), et très malchanceuse face à Auxerre.

        Cruz, c’est les coups-francs bien sûr, mais aussi le jeu aérien, excellent dans le positionnement et l’anticipation, solide..et toujours fairplay, il aurait mérité une autre carrière.

        L’impression qu’il est plus encore aimé au Sporting qu’au Standard (club pourtant où il aura passé le plus de temps de toute sa carrière pro et où, sinon la première saison d’acclimatation, il n’y eut que du bonheur à relever le concernant).

        Son deuxième passage, j’ai souvenir d’une bisbille avec Ivic en fin de saison ==> Envoyé sur le banc ==> Le Standard loupa sa fin de saison (dont défaite en finale de Coupe).

        C’est l’époque où D’Onofrio avait repris le club en mains……………et où on l’ou coupait toutes les têtes qui dépassaient – souvent celles de braves types..

        0
        0
    2. JORDAO dit :

      André Cruz, un joueur de classe mondiale.
      En janvier 2000, le Sporting fait jackpot avec le recrutement d’André Cruz, Mbo Mpenza et César Prates, qui nous permettent de devenir champions.

      0
      0
    3. Alexandre dit :

      Je ne connais guère Yazalde que pour ce qui en fut dit ici.

      De ce que j’ai vu depuis les 80’s, mais en lâchant l’affaire vers 2010 : mon préféré fut Balakov.

      0
      0
  7. ajde59 dit :

    Pauleta, sérieux si haut ? d’un point de vue français avec la L1, mais honnêtement pas loin des 30 portugais marquants du football, je pense que ça place est bien trop belle.
    Rui, il était vu comment au pays Pauleta ? en compétitions internationales, c’est mentionnée et j’avais le même souvenir: transparent. Nuno Gomes, dont je ne sais pas si il sera après , mais j’ai l’impression que sans être plus talentueux, il était bien plus marquant pour le Portugal.

    0
    0
  8. ajde59 dit :

    Dans les footballeurs des dernières années, Bernardo Silva c’est quand même l’un des derniers à m’en avoir mis plein les mirettes. Je l’aurais mis bien plus haut hehe

    1
    0
    1. Khiadiatoulin dit :

      Il lui manque peut-être une grosse compétition en sélection. Mais sur sa carrière en club, clap clap.

      0
      0
  9. Khiadiatoulin dit :

    J’aime bien la figure de Torres. Reprendre la succession de José Aguas n’était pas simple mais il a brillamment réussi. D’ailleurs, en parlant des Aguas, le fiston Rui aurait certainement une place dans un top 100. Comme Domingos du FC Porto un peu plus tard.

    0
    0
  10. Khiadiatoulin dit :

    Monaco en 2017, ça envoyait du rêve. Mon plus vieux pote, qui est un fan inconditionnel de l’ASM depuis toujours, met cette génération au niveau de celle de 2000. En terme de qualité au-dessus de 2004 et sa splendide épopée. Aller en finale avec Givet, Squillacci, Roma, Bernardi ou Rothen, je ne sais pas si on réalise l’exploit de Deschamps.

    0
    0
  11. Khiadiatoulin dit :

    Enfin Shéu, autre belle mention. Membre très important de Benfica pendant plus de 10 ans. Et si je dis pas de bêtise, il inscrit un but lors de la finale de l’UEFA face à Anderlecht en 83. Une belle finale.

    0
    0
    1. JORDAO dit :

      Exact. Passe de la poitrine de Humberto Coelho et but de Shéu.

      1
      0
  12. AlphaBet17 dit :

    Puisque Bernardo Silva est passé et qu’il ne sera donc pas (sauf sacrée surprise) dans ce classement, mais quelle place potentielle pour un Bruno Fernandes ?

    Si j’ai pas des souvenirs de perfs marquantes avec la Selecao, il aura porté sur ses épaules des Red Devils au fond du trou pendant des années. Si il a encore quelques années devant lui, je crains qu’il ait un destin à la Bryan Robson, celui d’un joueur qui aura gâché ses plus belles années dans un club bien en dessous de son niveau.

    0
    0
    1. modrobily dit :

      51e. Pas de bol, hein !

      0
      0
    2. Khiadiatoulin dit :

      Salut amigo. Je t’avoue que Bruno Fernandes n’est jamais entré dans l’équation. Mais ne pas l’avoir même envisagé est peut-être un tort. Après, si son passage est réussi individuellement en Angleterre, et même au Sporting, il est peut-être victime d’un délit de sale gueule et d’un palmarès réduit.
      Je sais que tu es fan de United mais j’ai du mal avec le parallèle avec Robson. Robson a été considéré comme un des cadors européens des années 80, ça n’a jamais été le cas de Fernandes.

      0
      0
      1. AlphaBet17 dit :

        Moi, je pense qu’on ne le considère pas comme un cador, justement car il joue dans ce United là…

        Je l’ai déjà dit plusieurs fois et j’en ferais mon Golgotha mais Fernandes et De Bruyne inverse leurs positions, City est aussi bonne, pas United.

        Mais de toute façon, c’est toujours subjectif un classement et je suppose qu’il y aura pas tant de joueurs actifs de toute façon, on verra comme se finira la carrière de Bruno.

        1
        0
    3. Rui Costa dit :

      J’ai failli le mettre dans mes 50, c’est sur que la dynamique de united ne l’a pas aidé!

      En sélection il a plus de bons moments que Bernardo.

      Sinon Alpha quand est-ce qu’on te revoit? ça avance ton injustice? Tu es un peu le sarko de discord 🙂

      0
      0
      1. AlphaBet17 dit :

        J’ai fait une réclamation, mais faut-il encore que la racaille fascisto-libérale dirigée américaine daigne regarder 🙂

        0
        0
  13. JORDAO dit :

    Manuel Fernandes et Jordão.
    Un autre grand souvenir des deux : Sporting 3 – Feyenoord 1 (1985/1986).
    Encore à propos de Jordão, très belle photo prise à Alvalade contre le FC Porto et presque sans public, certainement lors d’un match des réserves.

    0
    0
    1. Rui Costa dit :

      Un sacré duo ces deux-là, Jordao c’est un joueur vraiment sous-estimé à l’international, j’ai revu pas mal de ces buts et actions il avait un sacré talent. J’ai plus de mal avec sa peinture par contre 🙂

      Pour la photo elle provient de correio da manha où il y avait plein de belles photos :
      https://www.cmjornal.pt/desporto/futebol/detalhe/morreu-rui-jordao-ex-avancado-e-mitica-figura-do-sporting

      Mais il n’est pas précisé d’où venait cette photo, tu penses que c’est la réserve? Jordao n’y a pas beaucoup joué au Sporting non? IL ne fait pas si jeune sur la photo. Le stade était peut-être en travaux ou suspendu aussi?

      0
      0
      1. JORDAO dit :

        J’ai vu les photos du Correio da Manhã. Putain, quelles émotions, et le nombre de personnages qui ne sont plus parmi nous : Lima Pereira, Cabrita, João Rocha, Bento…
        Concernant le match, ce n’était qu’une supposition. Il était habituel de jouer avec la réserve après une blessure, ou alors la photo a peut-être été prise en 1983 pendant la construction de la nouvelle tribune qui a remplacé les places debout.

        0
        0
      2. Khiadiatoulin dit :

        D’ailleurs sur la photo, je trouve des similitude dans la posture avec le pote de Verano, Reinaldo.

        0
        0

Laisser un commentaire