Une proposition de top 50 des meilleurs joueurs portugais de l'histoire par deux de nos rédacteurs. Partie 1/10
Para celebrar este doce mês de maio e a aproximação dos 60 anos dos Magriços de Eusébio, propomos-vos um top 50 pensado para os amantes da trivela, dos cabelos compridos e das camisas abertas, para todas as Águias, Dragões e Leões. Para todos aqueles que sentem a nostalgia das longas viagens, dos jogos improvisados sob um sol escaldante nas ruas empedradas da aldeia, dos relatos de futebol ouvidos na rádio ao lado do avô, das esperanças alimentadas antes de cada competição internacional — tantas vezes seguidas de desilusões guardadas em silêncio. Esperamos que este ranking vos agrade e que suscite muitas polémicas. Porque é assim que amamos o futebol português: trágico, magnífico, técnico e nunca avaro em má-fé! Boa leitura!
Afin de célébrer ce doux mois de mai et l’approche des 60 ans des Magriços d’Eusébio, nous vous proposons un top 50 destiné aux amateurs de trivelas, de cheveux longs et de chemises ouvertes, à tous les Aigles, Dragons et Lions. Pour tous ceux que gagnent la nostalgie des longs trajets, des parties improvisées sous un soleil écrasant dans les rues pavées du village, des matchs écoutés à la radio aux côtés du grand-père, des espoirs nourris avant chaque compétition internationale — souvent suivis de déceptions, gardées pour soi. Nous espérons que ce classement vous plaira et qu’il suscitera de nombreuses polémiques. Car c’est ainsi que nous aimons le football portugais : tragique, magnifique, technique et jamais avare de mauvaise foi ! Bonne lecture !

Choisir le dernier nom d’un top est toujours difficile. Après avoir un temps sélectionné Jaime Magalhães, hésité entre João Alves, Julinho ou João Vieira Pinto, nous avons finalement opté pour Ricardo Quaresma. Car si il est la quintessence de l’intermittence et des espoirs restés lettre morte, il est surtout l’incarnation du brio des ailiers portugais. Expert de la rabona et de la trivela, Quaresma est promis au plus bel avenir dès l’adolescence. Considéré comme le plus beau joyau du Sporting depuis Figo et plus prometteur que Cristiano, le mustang fait ses premières apparitions dans l’élite avant sa majorité et gagne le championnat en 2002. Néanmoins son impulsivité et son refus des codes commencent à lui jouer des mauvais tours. Encore immature et indiscipliné, son transfert au Barça est un flop. Pas de quoi remettre en cause cet esprit fort qui exprime à qui veut l’entendre « qu’il n’a rien appris en une année en Catalogne. »
De retour au pays en 2004, sous les couleurs du FC Porto, Quaresma s’offre, aux côtés des Lisandro López et Lucho González, une superbe trilogie et régale le public du Estádio do Dragão de son inventivité. Assister à une rencontre de Ricardo est une expérience unique, mélange de souffle coupé et de cheveux arrachés. Revigoré par ses exploits, il signe chez l’Inter surpuissant de son compatriote Mourinho en 2008. C’est un nouvel échec cuisant. Le verdict semble implacable, Quaresma n’est pas fait pour le très haut niveau… Évacué manu militari quelques mois à Chelsea, Ricardo trouve enfin son port d’attache, à Istanbul, une ville aussi volcanique que lui En deux étapes et six saisons, Quaresma devient l’un des chouchous du bouillant public du Beşiktaş. Les gens paient pour le voir, toutes les excentricités lui sont permises, Quaresma est champion dans son troisième pays différent : « Istanbul fait parti de ma vie. Les Turcs ont été très accueillants et j’ai tant de souvenirs à Beşiktaş. Cela restera en moi jusqu’à la fin. »
Mais c’est avec la Seleçao que la déception fut la plus forte. Celui qui devait seconder Cristiano et couvrir le pays de gloire est resté longtemps à la marge de l’histoire. Oublié de l’Euro 2004, coupé avant le Mondial allemand, Quaresma inscrit un but en phase finale, face à la République tchèque en 2008, dans un rôle de faire-valoir qui lui colle à la peau. Boycotté pendant deux ans par Carlos Queiroz, il réapparaît sous Paulo Bento mais ne joue pas de l’Euro 2012 et voit le Mondial brésilien lui passer sous le nez. C’est la troisième fois qu’il rate l’événement sportif le plus important de notre sport… C’est sous le règne de Fernando Santos, à 33 ans, qu’il va enfin marquer les esprits. Quaresma n’est plus aussi fougueux, sa voix porte désormais dans les vestiaires et il est celui qui maintient la flamme face à la Croatie en 2016. L’image de la totalité du banc sprintant pour le féliciter est gravée dans les mémoires et si Eder est le libérateur de tout un peuple, Ricardo en est assurément le messager… Le malentendu avec le Mondial, réparé en Russie, Quaresma arrête sa carrière internationale en 2018, ayant réussi à dompter ses démons et à ne pas devenir un Ben Arfa du riche…

Si les méritants Albano et Manuel Vasques n’ont pas passé le cut, Jesús Correia inaugure la présence des Cinco Violinos dans ce top 50 ! Correia est un athlète d’exception. Et ses capacités physiques ne passent pas inaperçues auprès de Joseph Szabo, entraîneur du Sporting, qui le découvre, selon la légende, aux pieds de patins à roulettes ! Correia, qui sera champion du monde de rink hockey à plusieurs reprises, vit alors près de Paço de Arcos, travaillant comme épicier, et ne peut contenir sa joie en rejoignant la section football des Leões. Nous sommes en 1943, débute un long bail de neuf ans sous la tunique rayée. Calme, réfléchi, honnête et sachant cultiver les amitiés sincères, Correia joue essentiellement ailier droit et utilse sa vitesse phénoménale pour déstabiliser la défense adverse. Habile pour glisser la ballon au fond des filets, preuve en sont ses plus de 200 réalisations pour l’institution, Jesús sait se montrer imaginatif et va bientôt rejoindre l’escouade du plus beau quintet qu’ait connu le foot portugais.
Les Cinco Violinos sont alignés pour la première fois en 1946, à l’Estádio das Salésias. Les titres s’accumulent aussi vite que les épisodes de bravoure. Pêle-mêle, un Correia qui remplace en urgence le portier Azevedo lors d’une rencontre capitale pour le titre face Benfica, en 1946. Un Jesús qui inscrit la bagatelle de 28 buts en 20 matchs en 1947. Ou un Necas, son surnom, qui atomise le puissant voisin de l’Atletico de Madrid, chez lui, au Metropolitano, d’un sextuplé retentissant lors de l’année suivante. Immensément populaire, notre divin chauve fait ses débuts internationaux face à la Roja en 1947, un match qui se solde par un nul deux partout. Un an plus tard, le Portugal règle son compte à ce même adversaire, Jesus Correia livre une prestation magistrale, menant son équipe nationale à sa première victoire face à l’Espagne, sur le score de 4-1.
Six fois champion du Portugal, autant que de titres mondiaux en rink hockey, Correia, dépourvu du soutien d’un Vasques blessé et d’un Peyroteo néo-retraité, est incapable d’endiguer l’agressivité de Telmo Zarra, en 1949. Le rêve d’un Mondial au Brésil vient de s’éteindre, dans un Chamartin, lieu maudit, où il avait perdu la finale de Coupe Latine, face au Barça de César et Basora, quelques semaines auparavant. Malgré sa fougue et son but qui maintint la flamme lisboète… Ayant surpassé l’héritage de son prédécesseur Adolfo Mourão, Correia arrête sa carrière, à 28 ans seulement. Refusant de délaisser ses autres passions aux dépens du football, offrant une dernière victoire face au rival du Benfica en 1952 et cultivant son image d’homme que le succès et la célébrité n’ont jamais changé. Une personnalité humble dont le secret de la jeunesse éternelle résidait en un bon riz au lait le matin. Mort en 2003, il était le dernier survivant des Cinco Violinos…

Nous venons d’achever une série d’articles consacrés à la vie du premier grand gardien portugais, António Roquete, qui brillait alors même qu’Azevedo découvrait le football. Comme un symbole, l’année où ce dernier accède à la première division avec le Sporting coïncide avec celle où Roquete quitte définitivement les cages. Si aujourd’hui, en dehors de P2F, Roquete est largement tombé dans l’oubli, Azevedo, lui, demeure régulièrement cité parmi les meilleurs gardiens de l’histoire du football portugais.
Comme Arsénio, José Gomes, Manuel Bento, João Cancelo, Chalana ou encore Carlos Gomes, Azevedo est un enfant de Barreiro, où il naît en 1915. Pur produit du club local, le Barreirense, il incarne l’excellence d’un territoire situé en face de Lisbonne et considéré comme l’un des plus grands viviers de formation du football portugais. Azevedo est d’ailleurs l’un des premiers grands noms issus de ce club.
Il rejoint le Sporting en 1935 pour remplacer Jaguaré, parti à l’Olympique de Marseille après un bref passage chez les Lions. D’abord en concurrence avec Dyson, il s’impose rapidement comme le titulaire indiscutable d’un club dont il défendra les couleurs pendant dix-sept saisons. Arrivé une année avant Peyroteo, il forme avec lui l’une des colonnes vertébrales d’une équipe mythique appelée à dominer le football portugais : celle des « Cinq Violons ». Son palmarès est impressionnant : neuf championnats de Lisbonne, sept championnats nationaux, quatre Coupes du Portugal et deux championnats du Portugal. Il est également le premier gardien portugais à se forger une véritable réputation au-delà des frontières.
Ses exploits en club, notamment ses matchs disputés blessé contre Benfica ou Belenenses, ont déjà été évoqués. Son parcours en sélection mérite toutefois un éclairage particulier à travers deux de ses 19 capes. Surnommé le « Tigre portugais », Azevedo entre dans la légende lors d’un match d’anthologie disputé en 1938 à Francfort, dans l’Allemagne nazie. Ce jour-là, il permet au Portugal d’arracher un nul historique, une performance qui lui vaut le surnom de « chat de Francfort ». Tigre, chat, lion : autant de références qui illustrent parfaitement son agilité et ses réflexes félins.
Mais sa carrière internationale est aussi marquée par un épisode beaucoup plus sombre. Il est en effet le gardien lors de la lourde défaite 10-0 face à l’Angleterre en 1947, lors de la première confrontation entre les deux nations. Porté par la confiance et alignant ses « Cinq Violons » ainsi que Rogério Pipi, le Portugal subit ce qui reste encore aujourd’hui la plus lourde défaite de son histoire.
La légende raconte qu’Azevedo possédait un caractère bien trempé. Plusieurs images témoignent de son goût pour évoluer coiffé d’un béret, mais aucune ne capture une autre de ses habitudes lors de certains matchs particuliers : fumer une cigarette en cachette, parfois même sous le regard complice de ses entraîneurs, notamment Cândido de Oliveira.
Il finit par céder sa place à un autre gardien issu de Barreiro, Carlos Gomes, qui aurait lui aussi pu figurer dans ce classement tant son empreinte dans l’histoire du Sporting est importante. Après sa carrière, Azevedo devient chauffeur de taxi dans sa ville natale, puis chauffeur dans un collège à Londres, avant de revenir au Portugal, où il s’éteint en 1991.

Guilherme Espírito Santo est le premier joueur noir à avoir enflammé les stades portugais. Mais au-delà du symbole, il est un talent générationnel, adoubé par son ami, le buteur vorace du Sporting, Fernando Peyroteo : « Guilherme a toujours été un meilleur joueur que moi, plus technique, plus inventif. Moins efficace et moins buteur ? Oui, c’est vrai. Mais un joueur plus abouti. » Né à Lisbonne en 1919, il part vivre à Luanda à huit ans. Revenu au Portugal en 1936 pour ses études, il rejoint, malgré la désapprobation maternelle, Benfica et marque dès sa première apparition face à Vitória. Débute alors une romance de 14 ans, pas avare d’anecdotes et de prouesses novatrices. Fan du club et de Vítor Silva depuis son plus jeune âge, la Pérola Negra va remporter quatre championnats, se montrant décisif lors du sacre 1937 face à Porto ou établissant un record de neuf réalisations lors d’une rencontre face à Casa Pia AC l’année suivante.
A l’image d’Isabelino Gradín l’uruguayen, Espírito Santo est un athlète d’exception. Lors d’un entraînement, un ballon file en touche, prêt du tremplin où s’exercent les sauteurs en hauteur. Guilherme sprinte alors pour récupérer la balle, quand pris dans son élan, il s’envole instinctivement et franchit l’obstacle sans avoir fait tomber la barre. Il vient tout simplement de battre le record national… Stupéfaits, les athlètes présents l’incitent à persévérer dans la discipline. Sans effort, il s’empare des records du saut en longueur, du triple saut et de la hauteur en l’espace d’un été. Celui de la hauteur tiendra jusqu’en 1960 ! Convoqué en sélection à 18 ans, Espírito Santo connaît son baptême de l’air au stade Balaídos de Vigo, avant d’inscrire son unique but avec la Seleçao le 9 janvier 1938 face à la Hongrie. N’ayant que le voisin espagnol comme rival pendant la tuerie mondiale, Guilherme tombe malade, après une correction subie à Bilbao en 1941 et disparaît des radars pendant deux ans, entre infection maltraitée et paludisme qui le pourchasse depuis son enfance en Angola.
Remis sur pieds en 1944 et désormais exilé sur l’aile, Espírito Santo enchaine 11 buts en 18 rencontres et s’offre son troisième titre national en 1945. Il est de nouveau convié aux joutes internationales, l’Espagne et la Suisse seront ses derniers partenaires de danse. Adulé sur une pelouse, il l’est beaucoup moins en dehors. Noble, Guilherme affronte le racisme du quotidien, pouvant s’appuyer sur la solidarité sans faille de coéquipiers qui ne le laisseront jamais isolé : « A l’époque, il y avait des préjugés contre les joueurs de couleur. Un jour, en 1947, dans un hôtel de Madère, ils ont voulu me mettre dans une annexe parce que j’étais noir. Les joueurs de Benfica ont dit que où que j’aille, ils iraient aussi. Et nous avons tous fini dans l’annexe. » Ayant arrêté sa carrière en 1950, sur la bagatelle de 225 buts pour le Benfica, Espírito Santo sera célébré comme il se doit par o Glorioso et laissera l’image d’un véritable artiste et gentleman, ouvrant la voie, sans l’avoir cherché, à une multitude de talents venus d’Afrique…

Sans doute l’un des joueurs les plus méconnus de ce classement, il n’en demeure pas moins que celui que l’on considère comme la première grande star du football portugais mérite pleinement sa place. Né en 1889 dans le quartier de Belém, ce fils du peuple s’impose comme le premier joueur portugais véritablement complet : à l’aise des deux pieds, techniquement brillant mais aussi combatif. Il est également l’un des premiers joueurs de premier plan issus des milieux populaires. Sur le terrain, son tempérament râleur et agressif tranche avec le fair-play qui caractérise les débuts du football. Cette combinaison de talent et de personnalité en fait rapidement un joueur plébiscité par ses contemporains.
Il débute au Benfica dès 1908, un club fondé dans son quartier, avec lequel il remporte ses premiers titres de champion de Lisbonne. Il participe aussi à plusieurs moments marquants du football portugais, notamment la victoire 5-1 contre le Stade Bordelais avec la sélection lisboète, ou encore la tournée au Brésil en 1912, où il brille au point d’attirer l’attention de nombreux clubs brésiliens qui lui proposent de rester.En 1914, il rejoint le Sporting, mais c’est son projet suivant qui va définitivement le faire entrer dans l’histoire.
Début 1919, Pereira quitte le club avec la ferme intention de fonder une équipe dans son quartier : un club pour les habitants de Belém, les Belenenses. Une nuit de la fin du mois d’août 1919, sur un banc du jardin de la Praça Afonso de Albuquerque, Artur José Pereira, son frère Francisco Pereira, Henrique Costa, Carlos Sobral, Joaquim Dias, Júlio Teixeira Gomes, Manuel Veloso et Romualdo Bogalho lancent les premières démarches pour la création du club. Le 23 septembre 1919, la décision est actée : un club destiné à rassembler sous une même bannière tous les jeunes du quartier de Belém, amateurs et pratiquants de football et d’autres disciplines, voit officiellement le jour. Son nom ne laisse aucune ambiguïté quant à son identité : Clube de Futebol « Os Belenenses ».

Artur Pereira ne souhaite ni présider ni diriger l’institution. Il refuse même le titre honorifique de socio numéro 1 — il sera finalement le numéro 2. Ce qui l’intéresse, c’est le terrain. Il devient ainsi joueur, entraîneur et manager du club de ses rêves. Très vite, celui-ci s’impose comme une place forte du football lisboète. En tant qu’entraîneur, il remporte quatre titres de champion de Lisbonne et trois championnats du Portugal — une compétition opposant les vainqueurs régionaux. S’il n’a jamais porté le maillot de la sélection nationale, son club verra émerger plusieurs grandes figures du football portugais de l’entre-deux-guerres, comme Augusto Silva, César de Matos ou encore Pepe. Pereira sera également arbitre et sélectionneur national aux côtés de son ami Cândido de Oliveira.
Il meurt en 1943 de la tuberculose, mais son héritage perdure. Longtemps, il figure dans les équipes types des meilleurs joueurs portugais de l’histoire. Aux Belenenses, il reste une légende : fondateur, premier grand joueur et personnalité marquante, une étoile pionnière dont l’éclat ne s’est jamais éteint.
Em colaboração com meu amigo Rui Costa !
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Fun fact : d’après Nani en interview, les U19 du Sporting CP étaient tellement puissants à l’époque qu’ils battaient régulièrement l’équipe première au centre d’entraînement… de quoi rendre fou le colérique Ricardo Sá Pinto 😅
Ricardo Quaresma était surnommé “le Mustang” à ses débuts, puis “Harry Potter” (le magicien étant Déco 🪄). Oui, là-bas, ils adorent les surnoms 😄
Depuis sa retraite, il a quelques regrets concernant son passage au FC Barcelona. Il a reconnu qu’il aurait dû rester et faire le dos rond après sa saison en demi-teinte, durant laquelle on lui demandait de calmer sa créativité et ses extérieurs. Son départ s’est fait à sa demande, alors que le Barça préférait un prêt à Valencia CF à l’époque.
Son fait de gloire : être le seul joueur ovationné par tout le stade de Beşiktaş, qui criait son nom après son but inscrit sous le maillot du FC Porto à la dernière minute. Son crush pour la Turquie vient de là : Quaresma, c’est un romantique colérique, un poil dépendant affectif 😏, et un peu mégalo. Pour lui, il n’a pas conquis seulement Beşiktaş ou Istanbul, mais la Turquie entière.
Sa blague avec Cristiano : “Là-bas, en Turquie, tu n’es personne à côté de moi.” 😄
Pour l’avoir vu dès ses débuts c’est clair que c’était un prodige, encore plus doué que Ronaldo. Son euro 2016 et son but importantissime contre la Croatie ont définitivement validé la réussite de sa carrière, même s’il aurait pu devenir un ballon d’or on l’aime aussi pour ses faiblesses. C’est ce côté « fou » qui fera qu’on s’en souviendra longtemps, je suis sur que dans des sites comme le nôtre dans 50 ans il y aura des articles sur lui avec pour titre « celui qui était plus doué que Cristiano » :)!
Allez, avoue, ce sont ces larmes tatouées au coin de l’œil qui te font craquer eh eh
La filière des ailiers marchait bien entre le Sporting et le Barça. Les Catalans avaient tenté Simão juste avant, sans grande réussite. Bonne carrière Simão, il a superbement rebondi après son passage chez les Culés.
Sa Pinto était un battant en tant que joueur. Pas un attaquant tres prolifique mais apprécié lors de son passage à la Real Sociedad. Un peu à l’image de Carlos Xavier mais un cran en dessous d’Oceano. Lui était vraiment un pilier de la Real. D’ailleurs, j’aurais vu sa fin de carrière à Toulouse.
Sa Pinto c’est surtout un con!
Surnommé « sang bleu » car il descendrait de famille noble.
Un mec imbuvable…
Sá Pinto risque surtout d’être connu pour ses coups de sang ou de poing, au choix.
Contre Artur Jorge notamment.
Pinte de Portugal !
Intro illisible, je connais que 2 mecs sur 5, ce mois de mai risque d’être long…
Qui sera le numéro 1 ? D’aucuns pensent évidemment à Cristiano, d’autres à Eusebio, moi je dis Mantorras !
Robert Pires devant Griezmann ?
Et Paul Seixas, pas facile à classer compte tenu de son jeune âge.
Spinoza, pour son but contre l’Allemagne en finale de la coupe du monde des philosophes.
Je plaide coupable Bobby. C’était mon idée. Je trouvais ça marrant. Tu veux la traduction ?
Mon humble avis : tu laisses la version portugaise pour attirer les potes de Rui et tu mets la trad en dessous pour ne pas faire fuir les ennemis de Rui.
Diantre, non, je risquerais de comprendre.
Ouais je mettrais une traduction!
J’ai eu peur pour les non-lusophones, le conditionnel (-aiS) était une faute de frappe, il fallait en effet comprendre le futur simple. ^^
mantorras ( c est aussi un surnom ) au genoux de cristal n’est pas portugais … sinon jardel serait top 3
Lobos. C’est une boutade évidemment. Sinon, Vata aurait une citation. Hehe
Francisco Ferreira, dont je parle dans le texte sur Arsenio, ne fera parti de ce top mais il en était pas loin. C’est un des grands milieux des années 40. Un cador de Benfica. D’ailleurs c’est après un match en son honneur que le grand Toro disparaîtra tragiquement.
Purée, premier scandale : mettre Quaresma (quel escroc ce joueur) et exclure Ferreira. Je le savais que c’était un site de Sportinguista eh eh
Quaresma, gros talent, irrégulier bien sûr..mais déjà dit : son but superbe contre des Belges au fond du trou m’avait particulièrement bien plu.
Dans un top 50 par contre, je trouve que ça pique. Des talents hors-normes qui auront stagné faute d’avoir eu tout ce qu’il faut pour le monde pro, c’est au fond assez banal – voire suffisamment pour être éludé, non?
Arthur Pereira, pour ma part je confirme : première fois que j’entends son nom!
C’est mon collègue qui a insisté pour le mettre 🙂
Et il n’a pas tort. On parle de lui comme un talent raté mais on est loin d’un Ben Arfa.
Plusieurs titres de champion au Portugal et en Turquie, une C1 avec l’Inter (sans réellement jouer) . 3 fois élu meilleur joueur portugais (devant Ronaldo), et finalement un euro avec la sélection où il est déterminant.
Il aurait dû faire mieux mais au final il reste un des meilleurs joueurs portugais de cette génération.
A Porto c’est une légende, en Turquie aussi. Pas mal pour une carrière ratée!
Haha. Quaresma, c’est un peu plus qu’une escroquerie. Et son Porto avec Lucho et Lisandro était vraiment chouette. On avait pensé au départ à Jaime Magalhães mais ça nous a paru léger. João Alves ou
Julinho aurait pu passer le cut.
Au lieu de râler, parle nous d’Isabelino Gradín !
Quoi ? Y a pas João les gants noirs Alves, idole de Salamanca ? Je vous déteste.
Avec Rui, vous n’attendez que ça, qu’on râle !
Gradín est probablement le premier joueur noir à vêtir le maillot d’une sélection nationale en 1915 (Friedenreich le devance mais il est métis). L’année suivante, lors de l’ouverture du 1er Sudamericano organisé en Argentine, la Celeste s’impose 4-0 face au Chili et Gradín, 18 ans, signe un doublé. Les Chiliens protestent : selon eux, l’Uruguay joue avec deux Africains (le second est le milieu axial Juan Delgado) et doit être disqualifiée, une partie de la presse argentine soutenant la démarche. Il n’en est rien, heureusement. Gradín marque encore face au Brésil de Friedenreich. En résistant à l’Argentine, la Celeste de José Piendibene, Angel Romano et Flecha Negra (Gradín doit ce surnom à ces dons de coureur, champion d’Amérique du Sud sur 400 m à plusieurs reprises) remporte le 1er titre de champion continental.
En décembre 1944, Isabelino est ruiné, malade et hospitalisé. Peñarol, le club où il a brillé à la fin des années 1910, arrache le titre et met fin au quinquenio de Nacional. A la fin de la rencontre, les joueurs de Peñarol rendent visite à Isabelino Gradín sur son lit d’hôpital. Il décède quatre jours plus tard à 47 ans.
Avec Fernando Gomes, Magalhaes est le joueur portugais que je retiens pour le Porto des 80’s. Pas spectaculaire, mais gros travailleur et vraiment efficace.
Verano. Oui, c’est vrai mais garde des forces pour Costa Pereira au pied du podium.
Joao Alves on a déjà pas mal parlé de son grand-père, le grand pote en sélection de Roquete. Perso je trouve ça génial qu’il ait gardé les gants noirs du papy, rien que pour ça il aurait mérité sa place!
quaresma escro ?????? tu devrais limite être ban pour de tels propos ruddverano82
Ah ah, @Rui et @Lobos, vous avez omis une récompense individuelle obtenue par Quaresma : bidone d’oro en Italie au titre de son passage à l’Inter eh eh.
Bon, évidemment que j’exagère, mais je le considère surcoté, évalué sur son potentiel vs son réel apport. Combien de ballons croqués, d’occasions manquées pour un frisson par ci, par là ?
Quaresma bien sûr qu’il a toute sa place. L’un des rois des compils youtube des années 2000. Bon choix les gars, fallait le mettre 50e évidemment.
Barreiro tient manifestement une place importante dans le foot portugais des années 50 aux années 70 avec Barreirense (le club où a brièvement évolué Nelinho, cf. un des premiers articles de ce site) et la CUF. Le football ouvrier dans un pays sans industrie ou presque, y a sans doute quelque chose à écrire autour de Barreiro.
Oui assez fou le nombre de joueurs sortis de Barreiro…
La CUF était un mastodonte portugais qui appartenait à la famille la plus puissante du pays, la famille Mello : numéro 1 ibérique en pétrochimie et 4e/5e au niveau européen, en plus de ses activités dans la construction, l’industrie et le naval. Nationalisée après la révolution, elle a coulé en 4 à 5 ans.
@Alex, Magalhaes a été retiré pour mettre Quaresma 🙂
J’avais mis l’homonyme de Magellan et pas le chouchou de Verano!
Vous disiez avoir hésité avec un certain Julinho, or je ne connais guère sous ce patronyme que le Brésilien passé par la Fio ==> C’est le joueur du Benfica des 40’s, c’est ça?
Le cas échéant : j’ignore ce que vaut cette stat’, mais wiki ne lui prête qu’une seule sélection – on a une explication à ça?
Oui Alex. C’est bien lui. Le manque de rencontres dans cette décennie, la concurrence de Peyroteo comme dans le cas d’Arsenio avec Manuel Vasques… des pistes… Julinho est surtout fameux pour avoir offert la Coupe Latine à Benfica. Mais à la réflexion, en plus c’est moi qui ai milité pour son inclusion, à la place d’Arsenio, c’est Francisco Ferreira qui aurait du faire parti de ce classement. Arsénio est un immense buteur de son époque mais Ferreira était le socle de Benfica au milieu. Et son empreinte sur la Seleçao est plus forte.
Mea culpa !
Milieu gauche au physique exceptionnel, il régnait en maître sur le milieu de terrain et son exemple de combativité intelligente galvanisait l’équipe et lui valait la sympathie des tribunes.
Francisco Ferreira a débuté au FC Porto dans les équipes de jeunes. À 17 ans, il participait à la finale du championnat portugais (1936/37) avec l’équipe première, remportée 3-2 face au Sporting. C’était son premier titre de champion national. En 1937/38, Porto terminait deuxième. Francisco Ferreira disputait 10 matchs et se distinguait immédiatement par son courage, donnant le meilleur de lui-même à chaque rencontre.
Doté d’une forte personnalité qui le caractériserait toute sa vie, véritable leader, il demanda une augmentation aux dirigeants de Porto. « Ils ne toléraient pas les vauriens », etc., etc., et adieu le FC Porto.
Il tint parole lorsque le directeur… » Un supporter de Porto, Sebastião Ferreira Mendes lui promettait déjà monts et merveilles, ainsi qu’un poste garanti.
En 1938-1939, il évoluait au Benfica. Le 28 janvier 1940, il disputait son premier match avec l’équipe nationale. En 1943, à 24 ans, il était capitaine de l’équipe nationale du Portugal, surnommée les « Aigles », et en 1947, capitaine de l’équipe nationale.
Combatif mais loyal, il s’attira l’admiration des supporters du Benfica et de ses adversaires.
En janvier 1950, lors du match FC Porto-Benfica au vieux Campo da Constituição, alors dépouillé, l’équipe lisboète l’emporta 1-0 grâce à un but de Julinho, et une altercation éclata. Un joueur du Benfica (Jacinto ?) tacla violemment un joueur de Porto. Comme d’habitude : disputes, reproches mutuels, etc.
Le grand capitaine Francisco Ferreira s’approcha du coéquipier fautif, posa les mains sur ses épaules, le secoua légèrement, avec l’air de dire « ça ne se fait pas ».
À l’inverse de la noble attitude de Francisco Ferreira, une fois le match repris, Barrigana, excellent gardien de Porto et de l’équipe nationale, eut une attitude répréhensible. Alors que le ballon était déjà en jeu, il décida d’abord de donner un coup de pied dans l’entrejambe de Jacinto, l’arrière droit de Benfica ; penalty et expulsion de Barrigana).
Le 3 mai 1949, Benfica rendit hommage à Francisco Ferreira. Le Torino, champion d’Italie et principal fournisseur de joueurs de l’équipe nationale, fit le déplacement.
Benfica battit le champion italien 4-3. Le président du Torino, impressionné par la performance de Francisco Ferreira lors de la victoire Italie 4-1 Portugal à Gênes le 27 février de cette année-là, l’invita à rejoindre le club turinois.
Le destin du football ne permit pas au grand Francisco Ferreira de quitter le grand Benfica.
Au retour d’Italie, l’avion (à cause du brouillard ?) s’écrasa sur la basilique de Superga, tuant toute la délégation, athlètes et officiels.
Profondément attristé, Francisco Ferreira fit don des 50 contos (l’ancienne monnaie portugaise) que le Torino lui avait offerts aux familles des joueurs décédés.
Il mit fin à sa carrière à l’issue du championnat 1951-1952, Benfica terminant deuxième, après avoir remporté la Coupe du Portugal 5-4 face au Sporting lors d’un match parmi les plus palpitants de sa carrière. Il reçut la Coupe des mains du président de la République, Craveiro Lopes.
En janvier 1945, un autre président, Óscar Carmona, souhaita le féliciter personnellement pour une nouvelle performance remarquable lors du match Portugal-Espagne.
Mea culpa de rien du tout, dites : avec tels détails (voire même sans), tout de cela est neuf pour moi!, et voilà après tout l’intérêt premier de ces classements, c’est très enrichissant – a priori plus (mais il y a toujours matière à être étonné) que les portraits de joueurs de temps plus contemporains, qui devraient logiquement se tailler l’une des parts du lion parmi ces 50.
Ah, ça m’embête maintenant. Me demande si je vais pas en faire un petit portrait. Pas que notre classement ait une valeur absolue mais tant qu’à faire les choses correctement. Vais voir avec Rui.
Ca y est, c’est définitivement Pintão de futebol…
Sympa l’intro en dialecte proto-espagnol, à l’écrit on peut piger des trucs (à l’oral l’accent rend la discipline impossible).
J’espère que vous aurez pensé à l’immense Afonso Moreira, qui met chaque semaine la Ligue 1 un peu plus à ses pieds.
Le proto-Espagnol n’existe pas. Les vrais Ibériques, c’est nous : les Portugais, nos frères galiciens ,les Basques et les Asturiens. Le reste, ce sont des paysans qui travaillent pas l’après-midi, des marins fragiles d’un lac qu’ils appelent la Méditerranée, et des maçons qui, après 140 ans, n’ont toujours pas fini leur petit chantier nommé la Sagrada Família… qui en plus n’a même pas ses tours à niveau ! Tu prends 10 gars du Minho, ils t’auraient fini le chantier en un week-end. 😄
Sans parler de leurs vins qu’ils coupent au sucre et aux fruits pour masquer le goût, et de leur riz aux fruits de mer jaunes où le safran cache le manque de vrais fruits de mer. un peu comme leur chorizo …
La Ligue 1, c’est simple : plus t’as de Portugais, plus t’es fort. Le PSG en a 5 ou 6, Lyon en a que 2… et on voit tout de suite la monté en niveau. 🙂
Lobos. C’est un mec né de l’autre côté de la frontière qui a écrit la moitié de ce top. J’attends de ta part la même chose. Chiche ? Hehe
Et comme l’écrit Rui, Carlos Gomes fait parti des très bons gardiens. A vérifier mais le Sporting est certainement le club à avoir eu la plus belle tradition de portiers portugais.
Je vois bien ce jardin de la Praça Afonso de Albuquerque. C’est joli Belem.
Un plaisir d’avoir découvert cette partie 1 (pas mal l’intro na lingua de Camões). Je connais très peu voire pas du tout le foot portugais et ses joueurs qui ont marqué la première partie du 20e siècle.
Salut Valaisan ! Ne t’en fais pas, il y en aura pour tous les goûts. Il me semble que tu as également tes attaches en Suisse. J’avais fait des textes sur Charles Antenen et Karl Odermatt si ça te dit. Au plaisir.
Ah j’irai découvrir ça. Le foot suisse est intéressant aussi. Il y a qu’à voir par exemple le club phare du Valais, le FC Sion, qui a forgé sa légende en coupe de Suisse ainsi que les joueurs qui y ont joué (dont 2 portugais assez connus).
Valaisan. Oui, on reparlera d’un grand joueur portugais passé par Sion.
C’est un des mes préférés des années 80. Sa présence était obligatoire !
Salut Valaisan, il y en aura quelques uns dans ce top!
Perso je ne connaissais pas le foot d’avant Eusebio mais grâce à P2F je suis tombé dedans et c’est passionnant, on y trouve toutes les origines de ce qui fait notre football actuel et plein d’histoires et personnages hyper fascinants!
Si tu es courageux on en rencontre quelques uns (Roquete ou Candido de Oliveira) dans cette série en 9 parties :
https://www.pinte2foot.com/article/roquete-entre-cages-et-colonies-trajectoire-dun-siecle-portugais-1-9-la-construction
Après en plus cours il y a un article sur le Portugal aux Jo de 1928 :
https://www.pinte2foot.com/article/une-premiere-sans-lendemain
Otto Glória, on le verra par la suite, marque une révolution au Portugal et à Benfica en particulier. Arsénio en fera les frais mais il n’est pas l’unique gloire d’o Glorioso à avoir du changer de crémerie.
Bel article.
Ça va être passionnant.
Bien vu à propos d’Artur José Pereira, considéré comme le meilleur joueur portugais jusqu’aux années 30.
Merci Jordao. J’espère que tu apprécieras le reste.
Beau top
Jolies découvertes
Mais 5 joueurs seulement tous les 2 ou 3 jours, on reste sur notre faim.
Pourquoi il n’y pas Roquete ?
*Gag*
Merci pour ces articles, une fois de plus.