Os Imortais (partie 2)

Les Tops

De 1904 a 2026, da Copa do Mundo de 1966 à de 2006, de Setúbal a Madrid, via Manchester e Lisboa, continuamos o nosso ranking…

De 1904 a 2026, de la Coupe du Monde 1966 à celle de 2006, de Setúbal a Madrid, via Manchester et Lisbonne, nous continuons notre top…

Numéro 45 : Jaime Graça

Du maestro de Setúbal à l’ouvrier de la Luz… Jaime Graça a connu une enfance difficile. Orphelin de père à cinq ans, il est contraint de quitter l’école, cinq plus tard, afin de subvenir aux besoins de sa famille. Amoureux fou de notre sport, Graça se souvient qu’il ne lâchait pas d’une semelle son frère, futur joueur de Vitória Setúbal et« qu’il avait l’habitude d’aller sur une place derrière l’hôtel de ville pour imiter les passes, les feintes, les tirs » des héros du moment. Touche-à-tout, Jaime excelle également en roller-hockey et y gagne son surnom, O Catalunha, en hommage au Barça qui domine alors la discipline. Trimballé dans différentes écuries modestes, il rejoint Vitória à 16 ans et accompagne la progression de son club jusqu’en 1966. Pensionnaire du deuxième échelon, il est finaliste de la Coupe en 1962 mais s’incline face à la prestance d’Eusébio. Un Eusébio qu’il sera ravi de ne plus avoir en tant qu’adversaire par la suite. Prenant sa revanche dans la même compétition, trois ans après, et désormais convoqué en Seleçao, Graça est un membre incontournable de la splendide campagne lors du Mondial anglais et signe chez le mastodonte Benfica.

A Lisbonne, Graça évolue dans un effectif pléthorique. Son intelligence et son sens de l’anticipation sont néanmoins des atouts, il va se réinventer. Laissant aux artistes les plus belles parts, Jaime s’occupe désormais de la basse besogne, colmate les brèches et impulse les offensives : « J’ai pour habitude de dire que je jouais au football comme aux dames : je posais chaque pièce en pensant au coup suivant. Mais pas uniquement au suivant. Je planifiais des actions entières. Cela peut être facile, cela dépend des joueurs avec lesquels on joue. Il fallait placer le ballon au bon endroit en fonction des caractéristiques des joueurs. Cela nous permettait d’avoir un jeu magique au milieu de terrain. » Homme de confiance de Fernando Riera et de Jimmy Hagan, Jaime remporte sept championnats, quatre coupes et atteint une finale de Coupe d’Europe en 1968, au cours de laquelle il marque l’unique but lisboète lors de la défaite contre Manchester United. Une nouvelle fois, Wembley aurait été le cimetière de ses espérances…

Au sein de Benfica, Jaime a la confiance de tous. Grâce à son dévouement sans faille pour la cause, grâce à la réactivité de ses actes en cas de difficulté. Le 5 décembre 1966, à la suite d’une rencontre contre Sanjoanense, des joueurs du Benfica testent le nouveau jacuzzi. C’est le drame. Un court-circuit électrocute le malheureux Luciano, qui décède peu après, plonge Malta da Silva dans le coma et est proche d’ôter la vie à Eusébio. Mettant à profit ses réflexes d’électricien, Graça se précipite pour éteindre le disjoncteur. Il s’en voudra toujours de ne pas avoir pu sauver Luciano… Détenteur de 36 sélections, Jaime quitte Benfica en 1975 et finit sa carrière, chez lui, à Setúbal. Avant de revenir auprès des Águias où le futur technicien Toni soulignera son rôle de mentor au sein du centre de formation. Son compère de tranchées, Antonio Simões dira de lui : « Il était le plus compétent dans une multitude de domaines et a été mon bras droit pendant de nombreuses années. » Eux qui avaient pour habitude de changer les choix stratégiques de Hagan si ils les trouvaient inopportuns…

Numéro 44 : Cosme Damião

Lorsqu’il s’agit d’énumérer les figures majeures du Benfica, certains noms s’imposent immédiatement : Eusébio, Coluna, Béla Guttmann ou encore Vítor de Brito. Pourtant, un autre nom, bien moins connu en France mais incontournable pour les passionnés des Aigles de Lisbonne, revient systématiquement : celui de Cosme Damião. Joueur, entraîneur, dirigeant, capitaine, athlète… son rôle dépasse toutes ces fonctions. Dans l’histoire, il demeure avant tout comme un des fondateurs, le père du Benfica.

Né à Lisbonne en 1885, Cosme Damião étudie à la Casa Pia, comme Cândido de Oliveira ou Ribeiro dos Reis[1], deux figures essentielles du football portugais. Il nourrit très tôt l’idée de créer un club de football. Après une journée passée à jouer et à discuter de ce nouveau sport en vogue, le 28 février 1904, lui dont le nom est celui des saints patrons des pharmaciens[2] et des médecins concrétise son idée derrière une pharmacie du quartier de Belém[3] : avec 23 autres hommes, il fonde le Sport Lisboa, avec l’ambition de représenter ce quartier de la capitale.

Mais dès 1906, un rival de taille émerge : le Sporting Clube de Portugal, fondé dans le quartier du Campo Grande avec le soutien du vicomte d’Alvalade et des moyens bien supérieurs. Rapidement, le Sporting attire huit joueurs du Sport Lisboa, dont certains membres fondateurs. Ce départ massif plonge le club dans une crise profonde. Avec à peine une trentaine de membres et de sérieuses difficultés financières, sa survie est menacée. Face à cette situation critique, Cosme Damião prend les choses en main. Aux côtés de Félix Bermudes, il réorganise le club, recrute de nouveaux membres et remobilise les joueurs. Bermudes finance les premières dépenses, tandis que des négociations s’engagent avec le Grupo Sport Benfica, une structure tournée vers l’athlétisme et le cyclisme, disposant des ressources qui font défaut au Sport Lisboa. La fusion apparaît comme une évidence : le Sport Lisboa e Benfica est né. Le club quitte alors Belém — où, quelques années plus tard, Artur José Pereira fondera les Belenenses — pour s’installer au nord de Lisbonne, au Campo da Feiteira.

La reconstruction est rapide. Dès 1910, Benfica remporte son premier championnat de Lisbonne, il en remportera huit au total. Entraîneur principal à partir de la saison 1908-1909, Cosme Damião dirige l’équipe pendant 18 ans. À une époque où le football est encore amateur, les joueurs lavent eux-mêmes leurs maillots, transportent les ballons et installent parfois les cages. Damião incarne tout : joueur, capitaine, entraîneur, dirigeant et même journaliste. Avec Salazar Carreira, il défend ardemment l’amateurisme face à la montée du professionnalisme, notamment contre Cândido de Oliveira, qui le surnomme avec ironie « le moine de l’amateurisme ». Cette vision, qui valorise la pureté du sport amateur, finira par s’imposer — au prix d’un certain retard dans le développement du football portugais, comme nous l’avons vu dans les articles sur Roquete.

Son engagement dépasse largement le cadre du football. Il contribue à introduire le hockey sur gazon et le hockey sur patins au Portugal, arbitrant même le premier match officiel de cette dernière discipline en 1917. Il reste entraîneur jusqu’en 1926, puis poursuit son œuvre en tant que dirigeant. Il participe notamment à la construction du stade des Amoreiras en 1925 et à la fondation de la Fédération portugaise de football. Il est également à l’origine du journal Sport Lisboa et devient président de l’Assemblée générale du Benfica à partir de 1931.

Affaibli par la maladie, il se retire progressivement de la vie publique avant de s’éteindre à Sintra le 12 juin 1947. Il est enterré à Lisbonne, la ville qui l’a vu naître 61 ans plus tôt. Aujourd’hui encore, son héritage demeure immense : le musée du Benfica porte son nom, preuve de l’empreinte laissée par celui qui a façonné l’un des plus grands clubs du football européen.

[1] Les deux ont notamment été joueurs lors du premier match de la sélection, entraineurs de club, sélectionneurs, journalistes, fondateurs d’a Bola…

[2] Les saints Côme et Damien (littéralement Cosme Damião en portugais) ,saints des médecins et pharmaciens, sont des figures importantes de l’iconographie chrétienne et même païenne.

[3] Pharmacie Franco

Numéro 43 : Ruben Dias

Ruben Dias n’a que 28 ans et sa carrière est loin d’être terminée. Son poids au sein de l’un des mastodontes du foot actuel et son palmarès déjà fourni imposent néanmoins le respect. Gamin d’Amadora, dans la banlieue de Lisbonne, ils rejoint le centre Seixal, véritable usine à talents de Benfica, à 11 ans. Pas forcément le plus rapide ni le plus athlétique, Dias détonne par sa maturité, sa lecture du jeu et son sens du placement. Loin d’être broyé par l’enjeu, il creuse peu à peu son sillon jusqu’à l’équipe professionnelle et affirme sa personnalité auprès des vétérans : « Quand je suis arrivé en équipe première, André Almeida et Luisão ont dit : Qui est ce gamin ? Il ne s’arrête jamais de parler. » Du roc brésilien, il copie la sobriété et l’hardiesse, titularisé face à Boavista pour ses 20 ans, il est élu plus belle promesse du championnat en 2018. Première récompense individuelle, suivie du sacre en 2019, il est le successeur désigné de l’immense Pepe.

Jorge Jésus, son coach, le sait. Dias ne va pas faire de vieux os sur les rives du Tage. Désiré par Guardiola, il signe à Manchester City en 2020, afin de palier le déclin inéluctable de Kompany, et forme avec John Stones une charnière qui fait date en Premier League. Le technicien catalan ne tarit pas d’éloges sur son nouvel arrivant : « La chose la plus importante avec Ruben est qu’il est un leader. Dans peu de temps, il dominera l’équipe. Il sait gérer la pression, à seulement 23 ans. Nous sommes ravis de ce qu’il a montré jusqu’à présent. » Asphyxiant totalement Mbappé en demi-finale de la Ligue des Champions 2021, Ruben s’offre le Championnat mais s’incline en finale européenne face à Chelsea. Fait plutôt rarissime pour un défenseur, il reçoit le titre de meilleur joueur de Premier League. Écrasant la concurrence, en remportant quatre championnats consécutifs, City et Dias sont enfin couronnées continentalement en 2023, à la suite des multiples ratés de Lukaku en finale. Dès ses premiers pas en Angleterre, Dias s’est solidement installé parmi le gotha des grands défenseurs de sa génération.

Si dans un futur proche, Dias souhaite grimper dans notre classement, il doit se montrer plus incisif en sélection. Convoqué dès 2018, face à l’Égypte, il apprend les ficelles du métier auprès de Pepe, défendre avec la voix et le corps, mais ne joue pas lors du Mondial russe. Taulier des qualifications, il dispute l’intégralité de l’Euro 2020, marque contre son camp face à l’Allemagne et est incapable d’annihiler les ardeurs belges. La Seleçao et Dias ont déçu. Scénario identique au Qatar où Ruben assume sa part de responsabilité sur le but marocain, « n’ayant pas su couvrir intelligemment sa zone. » Capitaine par intérim, lors des absences de Cristiano, il semble promis au brassard lorsque le phénomène de Madère aura enfin daigné passer le relais. Adoubé par les légendes de son pays, Ruben pâtit néanmoins d’un mauvais timing. Ayant enfin conjuré le sort en 2016, les fans ne se contentent plus d’accessits que symbolise la Ligue des nations. Pour s’asseoir à la table des plus grands, Dias n’a d’autre choix que d’imiter la prestation de Pepe en France ou celle d’Hilário lors du Mondial 1966. Il en a la volonté, à lui d’écrire la suite de l’histoire…

Numéro 42 : Maniche

Lorsque l’on établit un classement collectif, certains noms suscitent inévitablement le débat. Maniche en fait partie. Pour le rédacteur et fervent supporter de la sélection portugaise que je suis, son absence était tout simplement impensable. Pourtant, à l’heure d’écrire ce portrait, les réserves peuvent se comprendre. La carrière de Maniche, bien que marquée par des sommets, reste relativement brève au plus haut niveau et jalonnée de passages plus médiocres. Mais sa place ici est loin d’être usurpée — et mérite d’être défendue.

De son vrai nom Nuno Ricardo de Oliveira Ribeiro, il naît dans une famille acquise au Sporting. Il grandit dans une famille pauvre d’un quartier difficile de Lisbonne, où le football représente une véritable échappatoire. Formé au Benfica, il y gagne rapidement le surnom de « Maniche », en raison de sa ressemblance avec le Danois Michael Manniche, ancien milieu du club dans les années 1980. Encore jeune, il est prêté à Alverca, où il évolue trois saisons. Il y croisera notamment Deco et Hugo Leal. Au retour de son prê que Jupp Heynckes lui offre ses premières minutes au plus haut niveau. Dès sa première saison avec l’équipe première du Benfica, il impressionne en inscrivant 12 buts en 35 matchs, révélant un profil atypique de milieu de terrain box to box, plutôt rare dans le foot portugais de l’époque.

Mais Heynckes est limogé dès le mois de septembre après un début de saison catastrophique. C’est alors qu’intervient une rencontre décisive : celle avec un jeune entraîneur ambitieux nommé José Mourinho. Encore loin du statut de « Special One », Mourinho perçoit immédiatement le potentiel de Maniche, tout en identifiant son tempérament instable. Il choisit une approche particulière, faite de provocations et de défis constants, tout en instaurant une relation presque filiale. La méthode fonctionne : Maniche s’impose comme l’un des rares motifs de satisfaction dans un Benfica en difficulté. Mais l’instabilité du club le rattrape. Mourinho est évincé à la suite d’une promesse électorale du nouveau président Manuel Vilarinho, qui souhaite réinstaller Toni sur le banc. Dans un contexte tendu, Vilarinho va jusqu’à déclarer que son équipe de hockey sur gazon est supérieure à celle de football. Une sortie qui fait bondir Maniche, lequel répond publiquement en dénonçant une comparaison insultante. La sanction est immédiate : il est relégué en équipe réserve et ne rejouera plus avec le Benfica.

Le destin le remet rapidement sur la route de Mourinho. Cette fois au FC Porto, l’entraîneur le récupère avec une provocation bien sentie, lui promettant « peut-être » une chance de jouer. Très vite, Maniche devient un élément clé du dispositif. Sous les ordres de Mourinho, Porto entre dans l’histoire en réalisant un doublé Coupe UEFA 2003 – Ligue des champions 2004, exploit rarissime pour un club portugais. Ces succès propulsent Maniche sur la scène internationale.

En sélection, il s’impose comme un élément essentiel de la génération dorée dirigée par Luiz Felipe Scolari. Lors de l’Euro 2004, disputé à domicile, il incarne le lien parfait entre la récupération de Costinha et la créativité de Deco. Milieu complet, capable de se projeter et de frapper de loin, il inscrit deux buts marquants : contre la Russie en phase de groupes, puis surtout en demi-finale face aux Pays-Bas, d’une frappe somptueuse. Deux ans plus tard, lors de la Coupe du monde 2006 en Allemagne, il confirme en livrant une nouvelle grande compétition, ponctuée notamment d’un but décisif — encore une fois face aux Néerlandais. Entre 2003 et 2006, Maniche est ainsi au cœur de tous les grands rendez-vous : Coupe UEFA, Ligue des champions, Euro, Coupe du monde. Une période courte, mais d’une intensité rare. En sélection, il croisera également la route de son frère, Jorge Ribeiro, latéral gauche lui aussi passé par le Benfica et le Dinamo Moscou.

La suite de sa carrière est plus contrastée. Son passage au Dinamo Moscou tourne court, tout comme son expérience à Chelsea, où il retrouve pourtant Mourinho. Il connaît un rebond à l’Atlético de Madrid, aux côtés de Costinha, mais malgré un passage à l’Inter Milan, la fin de son parcours reste irrégulière. Comme un clin d’œil du destin, il termine sa carrière au Sporting, le club de cœur de sa famille. Il y retrouve par moments son niveau, mais les blessures et son caractère finissent par l’éloigner des terrains. Il raccroche les crampons en 2011, à 34 ans. Mais au-delà d’une trajectoire en dents de scie, Maniche laisse une empreinte indélébile. Ses buts face aux Pays-Bas, son explosivité, sa capacité à faire basculer un match : autant de souvenirs qui incarnent une sélection portugaise flamboyante, celle de Scolari, qui a fait rêver tout un pays.

Numéro 41 : Jorge Mendonça

L’histoire du football portugais et espagnol est intimement liée depuis plus d’un siècle. Depuis le premier but d’Alberto Augusto pour la sélection portugaise, inscrit sur le terrain de Chamartín lors du tout premier match de son histoire, le football ibérique n’a cessé d’être rythmé par des confrontations, des rivalités et des trajectoires croisées. Les joueurs portugais ont souvent marqué les esprits en Espagne : du Futre incandescent de l’Atlético de Madrid à la tête de cochon lancée sur Figo au Camp Nou, en passant par le duel planétaire entre Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. La liste est longue. Mais s’il fallait en désigner un, celui qui a ouvert la voie, un nom s’imposerait sans hésitation : Jorge Mendonça.

Un portrait détaillé lui a déjà été consacré ici, mais il mérite que nous revenions sur son parcours. Issu d’une famille angolaise profondément ancrée dans le football, Jorge Mendonça grandit dans un environnement où ce sport est une affaire de famille. Son père fonde le Sporting local, tandis que ses deux grands frères partent tenter leur chance au Portugal. En 1949, João, l’aîné, rejoint la Juventude Évora en Alentejo à 20 ans. Il est suivi un an plus tard par Fernando, alors âgé de 18 ans. Plus talentueux, ce dernier intègre le Sporting Clube de Portugal, réalisant le rêve familial : porter le maillot des Lions aux côtés des derniers représentants des mythiques « Cinq Violons », comme Travassos. Il y remporte deux titres de champion et signe notamment une belle saison 1953-1954 avec 13 buts inscrits. Mais sa troisième saison est plus compliquée, et il rejoint finalement son frère à Torreense, à Torres Vedras.

C’est dans ce contexte que Jorge, considéré comme le plus doué de la fratrie, intègre à son tour les équipes de jeunes du Sporting. Mais le club lisboète ne peut lui garantir une place en équipe première à sa majorité et à la différence de Fernando il ne jouera jamais pour les lions lisboètes. Il rejoint alors, lors de la saison 1956-1957, un autre Sporting : celui de Braga, où évolue déjà son frère Fernando. En deuxième division, le club du Nord s’appuie sur les performances exceptionnelles de Jorge — 24 buts en 17 matchs — et sur les 13 réalisations de Fernando pour décrocher la montée. La saison suivante, João complète le trio familial. Dans un championnat particulièrement relevé, Braga termine à une belle cinquième place, derrière le Sporting de Travassos, le Benfica de Coluna, le FC Porto de Hernâni et le Belenenses de Matateu.

Cette saison-là, Jorge Mendonça se fait un nom au Portugal, mais aussi de l’autre côté de la frontière, notamment en Galice, où le Deportivo La Corogne s’intéresse à lui. Il franchit alors le pas et rejoint l’Espagne, où il va briller pendant plus d’une décennie. À l’Atlético de Madrid, il devient une véritable légende. Il évolue également au FC Barcelone, devenant le premier joueur portugais à porter les couleurs de l’un des deux géants du football espagnol — un statut qui restera unique jusqu’à l’arrivée de Luís Figo.

Mais ce départ vers l’Espagne a un coût : il l’éloigne durablement de la sélection nationale. Un immense regret, tant pour le joueur que pour les supporters portugais. En 1966, au sommet de son art, il manque ainsi l’épopée des « Magriços » emmenés par Eusébio. Difficile de ne pas imaginer l’impact qu’aurait pu avoir la star madrilène dans une équipe déjà redoutable offensivement. De la même manière, on peut se demander ce qu’aurait été sa trajectoire si Benfica avait réussi à l’attirer.

Quoi qu’il en soit, Jorge Mendonça reste une figure fondatrice : le premier grand joueur portugais à s’imposer durablement chez le voisin espagnol. Si son empreinte dans le football portugais est sans doute moins visible qu’elle ne le mériterait, son rôle de pionnier lui assure pleinement sa place dans ce classement.

Em colaboração com meu amigo Khiadiatoulin !

La première partie

29 commentaires pour "Os Imortais (partie 2)"

  1. Rui Costa dit :

    Mendonça la photo d’illustration c’est avec ses deux frères. D’ailleurs il y avait un autre Mendonça à Braga à ce moment là.

    Un joueur qui ne serait pas dans un top 50 fait par des portugais mais dans qui serait dans un top 20 portugais fait par des espagnols! On peut remercier mon collègue 🙂 Mais il le mérite, je l’ai vraiment découvert au portrait de Khia que je conseille à tous ceux qui passent ici!

    Je suis tombé sur des témoignages de personnes qui l’avaient vu jouer à Braga, pour eux ça valait du Eusebio (qui arrive plus tard pourtant). Ce genre de témoignages je les prends toujours avec des pincettes, quoiqu’il en soit il était déjà très fort à Braga. La suite de la carrière a démontré son talent.

    Inversement pour Maniche, jamais mon collègue espagnol ne l’aurait mis alors que pour n’importe quel portugais de moins de 50 ans il est indiscutable. Pourtant en écrivant son portrait je me suis rendu compte que factuellement il n’a brillé que peu de temps. Comme quoi, la qualité c’est toujours mieux que la quantité!

    Pour Cosme Damiao, on aurait pu mettre Candido de Oliveira, Ribeiro dos Reis deux autres poids lourds du foot portugais naissant mais l’honneur a été au benfiquiste, qui a fondé un des plus grands clubs européens.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Ah mais j’aimais bien Maniche. Et j’ai des bons souvenirs de lui avec Porto et la sélection. Et je sais qu’il a marqué l’histoire du foot portugais. Mais bon, tu m’as accordé d’autres mecs. Haha

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      1. Khiadiatoulin dit :

        Et j’avoue avoir poussé pour Dias car des défenseurs portugais dans l’élite mondiale, finalement il n y en pas eu tant que ça, que ça permettait d’équilibrer un peu avec les forces offensives. Son palmarès et le fait d’avoir été élu meilleur joueur du championnat le plus puissant, ce qui pour un défenseur est toujours plus compliqué.

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  2. Rui Costa dit :

    « L’algarvense  » Luciano qui décède dans le jacuzzi avait fait de bons débuts au Benfica, il était surnommé Germano 2 mais déjà avant de mourir il s’était blessé salement au genou, ce qui lui avait ôté toute chance de jouer le mondial.

    Mine de rien ce jour là Graça a surement sauvé la vie de ses autres coéquipiers dont Eusebio. Imaginez le drame au pays!

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    1. Verano82 dit :

      La mort de Luciano me fait penser à celle d’Italo Alaimo à la Reggina à la même période, électrocuté en réalisant un test d’effort en raison d’une installation défaillante.

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      1. Rui Costa dit :

        La sans Graça c’était un drame type Superga ou United. On ne se rend pas compte de l’effort que cela a du être de s’extirper du courant.

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  3. Khiadiatoulin dit :

    Par contre, Graça, très belle découverte en écrivant son portrait. Je savais qui il était mais ne connaissais mal son poids dans le foot portugais. Place méritée dans ce top.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Et en parlant de Setubal, j’ai une affection particulière pour Jacinto Joao. Petit funambule gaucher des années 60-70. Certainement la figure la plus importante et dont la statue trône devant le stade.

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  4. Khiadiatoulin dit :

    Quant à Mendonça, il jouait dans une des meilleures équipes d’Europe, voire son parcours, avait une attitude irréprochable et a clairement marqué une époque dans la génération des Colchoneros que je préfère. Il était un des meilleurs portugais de son temps. J’en ai aucun doute et aurait fait des ravages au pays.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Il faut savoir que Mendonça, au-delà de jouer à l’étranger, n’a pas de sélection car il refusait de rentrer au Portugal par peur d’être envoyé au service militaire et donc des différents conflits en Afrique à l’époque.

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      1. Alexandre dit :

        Ah, concernant donc Mendonca, j’ai enfin une explication plus exhaustive à ce qui restait pour moi une sacrée bizarrerie, merci.

        NB : Vous avez réussi à mettre un pourri sur la photo première de cet épisode!

        Maniche, je m’attendais à le voir, pas du tout choqué.

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      2. Khiadiatoulin dit :

        Salut Alex. De qui parles-tu ?

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      3. Rui Costa dit :

        Surement de l’arbitre, Alexis Ponnet un belge. Alex doit avoir de beaux dossiers sur lui!

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      4. Alexandre dit :

        Oui, Ponnet. Déjà dit : intrinsèquement excellent..mais totalement compromis – à l’échelle belge, du moins.

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      5. Rui Costa dit :

        Après Mendonça je ne sais pas où il aurait joué en sélection. Simoes et Torres étaient sacrément liés à Eusebio. 10 derrière Eusebio? A droite à la place d’Augusto (qui était un client)?
        Après niveau talent il avait sa place, c’est indiscutable et s’il avait eu trouvé une place dans le collectif portugais c’est sur que l’équipe aurait été meilleure. SOn association avec Eusebio parait alléchante mais pas sur qu’elle aurait été « automatique ».

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      6. Khiadiatoulin dit :

        Je ne pense pas qu’il aurait joué en 66. Eusébio et Torres se connaissaient par cœur et c’est sa dernière bonne saison avec l’Atletico. Mais en mettant de côté le fait qu’il jouait à l’étranger, il aurait pu, du, être testé auparavant.

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      7. Khiadiatoulin dit :

        De plus à Madrid, il était positionné au centre de l’attaque, avec les ailiers Collar et Peiro pour le soutenir.

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      8. Khiadiatoulin dit :

        Et pour finir avec Mendonça. En 58, Braga gagne sa demi-finale face à Porto, en ayant les 3 frangins Mendonça qui marquent ! Ça doit être quelque chose de complètement inédit.

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  5. Khiadiatoulin dit :

    Je regrette de ne pas être allé au musée de Benfica les fois où je suis passé à Lisbonne. Ça vaut le coup ? Comme je regrette de n’avoir pu assister à une rencontre des Aigles ou du Sporting. Le dernière fois que j’y suis allé, m’étais renseigné mais pas de bol, c’était la semaine du derby. Impossible d’avoir une place !

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    1. Rui Costa dit :

      Même moi je n’y arrive, ça fait 2-3 fois où je veux amener mon père mais c’est d’un compliqué…
      Même contre des équipes lambdas. En Aout du moins, peut-être le reste de l’année c’est mieux.
      Faut que je fasse le musée aussi un jour, je ne vais pas tous les ans à Lisbonne mais faut que j’y aille la prochaine fois.

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  6. Khiadiatoulin dit :

    Qui est le meilleur club omnisports parmi les 3 gros ? J’ai vu récemment le FC Porto au hand en Coupe d’Europe, à Toulouse, et le Sporting est devenu une valeur sûre de la discipline mais dans l’ensemble ?

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    1. Rui Costa dit :

      Le Sporting avait l’air au-dessus en terme omnisports mais les 3 sont proches. Le Sporting vient de gagner trois C1 en rink hockey, en futsal ils sont le meilleur club portugais (7 finales de C1 contre 2 pour benfica), au hand ils se partagent le palmarès avec Porto (24 titres chacun), Benfica est très loin. En AThlé ils ont eu Carlos Lopes, Rui Silva, Francis Obikwuelu mais Benfica avec ses sauteurs semble être devenu le numéro un. Au Basket Benfica domine de très loin.
      Le Sporting me semble être le club le plus « large » avec des bons clubs dans tous les sports. Porto et Benfica sont plus performants sur certains sports. A noter que seul Benfica a une équipe de rugby, même si dans ce sport c’est Belenenses qui domine actuellement.

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      1. Khiadiatoulin dit :

        Puisque tu parles d’Africains ayant représenté le Portugal dans les compétitions, comme Obikwuelu, j’ai lu récemment qu’Aziz Makukula voulait devenir président de la Fédération de RDC.

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  7. valaisan dit :

    L’inclusion de Maniche est discutable mais il a beaucoup apporté au foot portugais en si peu de temps, que ce soit en club ou en sélection. S’il avait été absent de la liste, ça n’aurait pas été choquant (pour moi en tout cas). Par contre, j’avoue que j’ai du mal à comprendre son passage au Dynamo Moscou (avec tout le respect pour le club moscovite) malgré que son frère s’y trouvait également. Il était top de sa carrière avant d’y être transféré.
    Sinon pour le reste, encore de belles découvertes avec Mendonça et Graça.

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    1. Khiadiatoulin dit :

      Salut Valaisan. Quand je pense au Portugal et la Russie, je pense également à Danny qui a fait la majorité de sa carrière là-bas. Au Dynamo mais surtout au Zénith. Très bon joueur.

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      1. valaisan dit :

        Juste. Mine de rien, le championnat russe a accueilli beaucoup de joueurs portugais avec quelques noms bien connus en plus de Danny comme Eder, João Mario, Bruno Alves.

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    2. Rui Costa dit :

      Finalement après 2004, Porto voulait vendre et la meilleure offre, 16 millions d’euros, record du championnat russe, venait de Moscou. Maniche n’a pas du tout accroché avec la vie en Russie et ça automatiquement été un flop. Maniche c’est clairement le type de joueur qui dans les années 80-90 aurait été une légende d’un des 3 gros. Même s’il avait l’air parfois compliqué à gérer.

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  8. Alfredo Puskás dit :

    Quel talent notre duo hispano-lusitanien !

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  9. Lobos.arouca dit :

    J’ai du mal à comprendre… Il y a une hiérarchie dans le classement ? Parce que Ricardo Quaresma est au-dessus de maniche, et maniche au-dessus de Rúben Dias à mes yeux dans l’histoire du foot portugais.

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